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Arnaud Démare : « Paris-Roubaix est à ma portée »

Arnaud Démare a pris du galon cette saison en remportant Milan-San Rémo, sa grande victoire après laquelle il courrait depuis quelques années. Le pensionnaire de la formation FDJ a pris confiance et se voit désormais briller sur le Tour de France, mais aussi sur l’Enfer du Nord comme il l’explique à L’Equipe.

La FDJ construit un train pour Arnaud Démare

Paris-Roubaix est le monument, hormis la Primavera, où les sprinteurs peuvent prétendre d’inscrire leur nom au palmarès. Et le protégé de Marc Madiot pense avoir les jambes de gagner. « C’est LA course qui me fait vibrer. Je ne sais pas si je l’ai dans les pattes, mais je sais que Paris-Roubaix est à ma portée, même si je n’ai pas eu beaucoup de chance sur cette épreuve depuis que je suis passé pro (12ème : meilleure performance acquise en 2014). » En effet, il connait bien la course puisqu’il l’a gagné lorsqu’il était en catégorie Juniors.

« J’espère arriver un jour pour la gagne. Quand je vois comment on me parle de Milan-San Remo (qu’il a remporté cette année), je n’imagine même pas ce que ce serait… » En recrutant les deux Italiens Davide Cimolai et Jacopo Guarnieri, l’effectif au trèfle semble s’être renforcé pour les sprints. « Cette année, avec un effectif renforcé et une équipe qui s’investit plus, on sent une dynamique autour du sprint. Avant, on était montagne, montagne. »

Frédérique Grappe, l’entraineur de la FDJ, va dans le sens de Démare : « C’est vrai que, les années précédentes, on a mis le paquet sur le chrono et les courses par étapes, relève Fred Grappe, le directeur de la performance. En sprint, on peut mieux faire en ayant une meilleure prise en considération du train. » Ce dernier est en train de mener une réflexion avec les différents coureurs pour mettre en place le meilleur train possible pour le sprinteur de la maison. « On va essayer de réunir un maximum d’infos (données physiques, de puissance, etc.), puis Arnaud prendra les décisions en fonction de son ressenti. »

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Arnaud Démare remporte Milan-San Remo

AG2R La Mondiale avec Domenico Pozzovivo

Pour la 19e fois, AG2R La Mondiale sera au départ du Tour Down Under en Australie. Désormais dans le calendrier World Tour, l’épreuve australienne qui lance la saison de beaucoup de coureurs accueillera l’équipe terre-et-ciel avec beaucoup de reconnaissance. En effet, la formation de Vincent Lavenu a gagné à quatre reprises avec Gilles Maignan en 2000, Mikel Astarloza en 2003, Simon Gerrans en 2006 et Martin Elmiger en 2007.

Domenico Pozzovivo et Jan Bakelants en chefs de file

Si elle s’est imposée par quatre fois sur les routes australiennes, AG2R La Mondiale n’a encore jamais remporté le Tour Down Under depuis son passage en World Tour en 2008. Avec Domenico Pozzovivo, le Top 10 est largement envisageable. Au cours de ses deux participations, l’Italien a fini 6e et 7e. Jan Bakelants est quant à lui de retour en Australie. Depuis la saison 2014, le Belge n’y était plus venu. En 2012, il était parvenu à prendre la 6e place au général. Avec ces deux hommes, AG2R La Mondiale espère briller.

Actualité cyclisme : toutes les informations du Tour Down Under 2017 par ici.

L’équipe AG2R La Mondiale pour le Tour Down Under 2017 (17-22 janvier) : Jan Bakelants, Julien Berard, Francois Bidard, Ben Gastauer, Clement Chevrier, Matteo Montaguti et Domenico Pozzovivo.

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Teaser du Tour Down Under 2017

Giacomo Nizzolo : « Gagner sur le Giro en 2017 »

Fraîchement consacré Giglio d’Oro 2016, comprenez cycliste Italien de l’année, Giacomo Nizzolo (Trek-Segafredo) sort de sa meilleure saison. Les objectifs sont donc résolument ambitieux pour celle à venir. Il les a détaillés à nos confrères Sud-Américains de ciclismointernacional.com.

La Primavera et le Giro en ligne de mire

Au sortir d’une saison à 7 victoires et 14 podiums, le sprinteur transalpin ne fait pas la fine bouche devant la saison accomplie. Il attribue ses progrès principalement à un entrainement hivernal sans anicroche : « L’année dernière, j’ai eu quelques soucis au cœur de l’hiver, explique-t-il, et j’ai senti pendant la saison qu’il me manquait ce petit quelque chose pour être à 100%. Mais l’excellent hiver 2016 a porté ses fruits. J’ai tout de suite senti que quelque chose avait changé, même quand la victoire se faisait attendre ».

Pour autant, il reste un pallier important à franchir au champion d’Italie : Lever les bras sur une course World Tour. Il se veut confiant à ce sujet : « Je ne crois pas qu’il me manque quoi que ce soit pour y parvenir, si ce n’est du temps. J’ai déjà battu les meilleurs sprinters et j’ai prouvé être compétitif sur les parcours exigeants, ceux où la plupart des autres sprinters coincent. Je dois être intelligent et me focaliser sur ces parcours-là ».

La première victoire en World Tour aurait d’ailleurs pu tomber dans son escarcelle dès mai dernier : « Je préfère ne pas revenir sur mon déclassement lors du Tour d’Italie, déclare-t-il un brin agacé. Je pense que ce jour-là j’ai été plus que « près » de la victoire. Cette décision m’a donné la rage de vaincre pour la suite de la saison. Gagner sur le Giro n’est pas une obsession mais c’est certainement l’un de mes principaux objectifs pour 2017, avec  le championnat du monde, les classiques du Nord et Milan-San Remo, qui m’a toujours fait rêver ».

« Gagner encore plus en 2017 »

Après un début de saison programmé au Tour de San Juan (Argentine), les classiques du Nord constitueront un objectif majeur. A 27 ans, le sociétaire de Trek-Segafredo se montre impatient d’apprendre quelques trucs aux côtés de son coéquipier John Degenlkob, lui qui expliquait récemment n’être pas du tout effrayé par les pavés. Vainqueur de Paris-Roubaix 2015, l’Allemand et lui se répartiront les rôles. « La saison est longue, il y a suffisamment de courses pour que nous ayons chacun nos chances […] Ainsi, John sera leader sur les Flandres ou Roubaix, et moi je devrais l’être sur des classiques comme Gand-Wevelgem ».

Pour les Grands Tours, Italie et Espagne sont déjà cochés. Le crédo pour 2017 étant de « gagner encore plus », et rendre ainsi la confiance du sponsor. Le coureur déclare : « J’ai toujours bénéficié du soutien de Luca Guercilena [Directeur général de l’équipe NDLR]. Ma rénovation au sortir du Giro a d’ailleurs été cruciale dans mon succès au championnat d’Italie », avoue-t-il, même s’il assure également ne pas ressentir plus de pression du fait de cette confiance, juste un « surplus de motivation ».

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Championnat d’Italie 2016 – Victoire de Giacomo Nizzolo

https://www.youtube.com/watch?v=YbrtFKHSNE8

Katusha-Alpecin : L’internationale !

La Katusha va connaître un virage important en 2017. En effet, l’équipe va radicalement s’internationaliser. Cette formation, soutenue par le milliardaire Igor Magarov, va passer sous bannière helvétique la saison prochaine. Avec également la venue du nouveau sponsor Alpecin -une marque allemande de shampooing-, elle a pu être active sur le marché des transferts. Elle s’est attachée les services notamment du rouleur Tony Martin. Pour en savoir plus, la rédaction de TodayCycling vous propose une présentation détaillée de l’équipe.

🏆 Bilan Saison 2016 : Des leaders absents

Alexander Kristoff et Joaquim Rodriguez n’ont pas répondu présents cette année. Le premier, leader pour les sprints massifs et sur certaines classiques, a levé les bras à seize reprises, mais jamais sur une épreuve World Tour. Il a également échoué au pied du podium lors du Tour des Flandres. Le second n’a pas gagné une seule fois. On retiendra tout de même une 7ème place sur le Tour de France. La surprise, ou plutôt la confirmation, est venue d’un Russe, Ilnur Zakarin. Ce dernier, très en jambe sur le Tour d’Italie, n’était pas loin de décrocher le premier podium de sa carrière, mais une chute l’a contraint à l’abandon, tout proche de l’arrivée à Milan. Le coureur originaire du Tartastan s’est rattrapé en étant très offensif sur la Grande Boucle. Il a été récompensé par une belle victoire à Finhaut-Emosson. Le bilan reste donc mitigé pour l’équipe qui n’a pas pu accrocher de grandes victoires à son palmarès, même si elle fait partie des trois équipes à avoir réussi à gagner une étape sur les trois grands tours en une saison.

🖋 Transfert : Vers une internationalisation

⇦ Les départs

La Katusha-Alpecin a été l’une des équipes les plus actives. Tout d’abord, on a assisté à une purge de coureurs russes. En effet, pas moins de neuf coureurs n’ont pas été conservés. On pense notamment à Sergey Lagutin, vainqueur d’étape sur la Vuelta. Joaquim Rodriguez a lui préféré signer avec Bahrain-Merida, après avoir annoncé prendre sa retraite. Jurgen van den Broeck et Jacopo Guarnieri ont respectivement fait le choix de s’engager avec la LottoNL-Jumbo et la FDJ.

Départs : Alexander Porsev, Sergey Lagutin, Dmitry Kozontchuk et Alexey Tsatevich (Gasprom-RusVelo), Joaquim Rodriguez (Bahrain-Merida), Jacopo Guarnieri (FDJ), Sergei Chernetckii (Astana Pro Team), Jurgen van den Brock (LottoNL Jumbo), Eduard Vorganov, Anton Vorobyev, Vladimir Isaychev et Egor Silin (sans équipe).

⇨ Les arrivées

Concernant les arrivées, le transfert qui a fait le plus parler est celui de Tony Martin, multiple champion du monde du contre-la-montre. Son compatriote Rick Zabel a fait le même choix. Il sera certainement un renfort pour Alexander Kristoff. Jose Goncalves et Robert Kiserlovski ont également été engagés pour épauler le leader Ilnur Zakarin. Il faudra également suivre un certain prodige Danois de 22 ans : Mads Würtz Schmidt (voir plus bas).

Arrivées : Baptiste Planckaert (Wallonie-Bruxelles), Maurits Lammertink (Roompot-Oranje Peloton), Mads Würtz Schmidt (Virtu Pro Veloconcept), José Goncalves (Caja Rural Seguros RGA), Marco Mathis (Rad-Net Rose Team), Reto Hollenstein (IAM Cycling), Robert Kiserlovski (Tinkoff), Rick Zabel (BMC Racing Team), Rente Biermans (SEG Racing Academy) et Tony Martin (Etixx-Quick Step).

🎯 Quels objectifs en 2017 pour Katusha-Alpecin ?

Sur les Grands Tours

Ilnur Zakarin, la meilleure pièce de l’équipe Katusha-Alpecin sur les courses de trois semaines, a annoncé qu’il faisait une croix sur le Tour de France pour se concentrer sur le Tour d’Italie et le Tour d’Espagne. Il se sent capable de finir sur le podium de l’épreuve transalpine qu’il connait bien. Mais avec le nombre impressionnant de leaders, la tâche s’annonce rude. D’autres coureurs comme Simon Spilak ou Rein Taaramae peuvent espérer des accessits. Le Portugais Jose Goncalves, brillant chez Caja-Rural, excelle sur les courses d’une semaine (vainqueur cette année du Tour de Turquie et du Tour du Portugal). Mais on ne connaît pas le niveau qu’il peut atteindre sur un grand tour même s’il a disputé la Vuelta à deux reprises. Bien évidemment, pour les sprints massifs, Alexander Kristoff sera le patron. Son train est renforcé avec la venue de Rick Zabel, mais aussi du rouleur Tony Martin.

Sur les classiques

Concernant les courses d’un jour, l’équipe suisse a plusieurs options. Tout dépendra de l’épreuve. Sur Milan-San Remo, Kristoff sera l’un des grandissimes favoris, surtout qu’en on regarde son palmarès dans cette épreuve (vainqueur 2014, 2ème en 2015 et 6ème en 2016). Il se débrouille également sur les pavés. Le Tour des Flandres pourrait également être un objectif pour lui (quatre fois dans le top 5 ces quatre dernières années). Viacheslav Kuznetsov et Michael Morkov seront aussi des coureurs à suivre sur les courses du printemps. Le premier cité a fini 3ème de Gent-Wevelgem cette année. Pour les Ardennaises, seul Ilnur Zakarin peut espérer quelque chose. Mais il n’est pas certain qu’il soit au départ de ces épreuves.

Notation de l’effectif Katusha-Alpecin 2017

🔵🔵🔵🔵⚪ Course d’un jour
🔵🔵🔵⚪⚪ Classement général sur les Grands Tours
🔵🔵🔵🔵⚪ Contre-la-montre
🔵🔵🔵⚪⚪ Sprint
🔴🔴🔴⚪⚪ Niveau global

🏅 Pronostique de TodayCycling : Ilnur Zakarin finit sur le podium d’un grand tour.

📊 La statistique : 5. Il n’y aura que cinq coureurs russes dans l’effectif version 2017. A titre de comparaison, il y en avait quatorze en 2016.

Le coureur à suivre : 🇩🇰 Mads Würtz Schmidt

L’un des coureurs à suivre dans cette formation est le Danois Mads Würtz Schmidt. Âgé de seulement 22 ans, il est suivi par les connaisseurs depuis de nombreuses années et surtout depuis sa victoire sur Paris-Roubaix Juniors en 2012. Cette année, pensionnaire de Virtu Pro Veloconcept, il a confirmé au plus haut niveau en finissant 3ème du difficile Tour de Danemark. Il a remporté le chrono individuel en devançant notamment Lars Boom. Il a également remporté le Triptyque des Monts et Château. Le staff de l’équipe suisse devrait le tester sur plusieurs terrains pour voir de quoi il est capable au plus haut niveau. Il est très difficile de deviner ce qu’il pourrait réaliser, mais dans un futur proche, il faudra compter sur lui, c’est une certitude.

Effectif 2017 de la Katusha-Alpecin

Maxim Belkov, Jenthe Biermans, Sven Erik Bystrøm, José Gonçalves, Marco Haller, Reto Hollenstein, Robert Kišerlovski, Pavel Kochetkov, Alexander Kristoff, Viacheslav Kuznetsov, Maurits Lammertink, Alberto Losada, Tiago Machado, Matvey Mamykin, Tony Martin, Michael Mørkøv, Baptiste Planckaert, Nils Politt, Jhonatan Restrepo, Simon Špilak, Rein Taaramäe, Ángel Vicioso, Mads Würtz Schmidt, Rick Zabel, Ilnur Zakarin.

VIDEO CYCLISME
Tour de France 2016 : Retour sur la victoire d’Ilnur Zakarin

Le 81e Tour de Suisse dévoile son parcours

L’organisation du Tour de Suisse a dévoilé la carte de la 81e édition de la course helvète qui se déroulera du 10 au 18 juin 2017. Comme à son habitude, l’épreuve suisse proposera tous les types de parcours : contre-la-montre, sprint et montagne.

Un Tour de Suisse 2017 montagneux

Si le Tour de Suisse débutera par un prologue et quelques étapes réservées au sprinteur, les coureurs prendront très vite de la hauteur. C’est au cours de la 4e étape que la montagne interviendra avec une arrivée à Villars-sur-Ollon. L’étape la plus attendue et la plus décisive sera probablement l’étape 7 du fait de son arrivée au sommet du terrible glacier de Sölden. Les détails de toutes les étapes seront dévoilés le 2 mars prochain.

Les étapes du Tour de Suisse 2017

1e étape : Cham – Cham (Prologue)
2e étape : Cham – Cham (Circuit)
3e étape : Menziken – Berne
4e étape : Berne – Villars-sur-Ollon
5e étape : Bex – Cevio TI
6e étape : Locarno – La Punt
7e étape : Zernez – Sölden
8e étape : Schaffhouse – Schaffhouse (Circuit ou CLM)
9e étape : Schaffhouse – Schaffhouse (Circuit ou CLM)

VIDEO DE CYCLISME
Les temps forts du Tour de Suisse 2016

Yuri Trofimov heureux de pouvoir enfin jouer sa carte

Yuri Trofimov, qui n’a pas reçu de sanction suite à son contrôle positif au meldonium, a signé pour la saison prochaine avec l’équipe espagnole Caja Rural-RGA Seguros. Le coureur russe passe donc de la Tinkoff, l’une des plus grandes structures du World Tour, à une équipe de niveau Continental Pro. Ce changement est une source de motivation pour le coureur.

Le Tour d’Espagne, objectif 2017 de Yuri Trofimov

« La Vuelta (Caja Rural-RGA Seguros devrait recevoir comme chaque année une wild card, ndlr) sera mon objectif de la saison. Pendant de nombreuses années, j’ai dépensé toute mon énergie à aider mes leaders, et j’étais pourtant toujours là, avec les meilleurs », explique-t-il avec une certaine amertume de ne pas avoir jouer sa carte personnelle. « Je vais enfin avoir l’occasion d’être leader dans un Grand Tour. Et je ne veux pas gâcher cette chance qui s’offre à moi. »

Sur les grands tours, Trofimov a obtenu des résultats encourageants. Le coureur russe a en effet briller sur le Tour d’Italie avec une 10ème place au général sur l’édition 2015 (douzième également en 2013). Il a également signé une belle 14ème place sur le Tour de France 2014. Ses deux plus belles victoires ont été acquises sur le Critérium du Dauphiné (deux victoires d’étape en 2008 et 2014).

« Je cherchais un groupe qui me donnerait la possibilité de jouer ma carte. Bien sûr, je vais aider mes coéquipiers dans certaines périodes de l’année, et je serai leader sur mes courses préférées. La plus grande certitude est que je vais beaucoup miser sur le Tour d’Espagne. Et sûrement sur d’autres courses espagnoles, mais mon programme doit encore être détaillé. Je suis venu ici pour décrocher les victoires qui m’ont échappé ces derniers temps. Je pense que c’est mon heure désormais. Il me reste trois ou quatre ans pour accomplir tout ce que je n’ai pas fait jusqu’à ce jour. Le meilleur est encore devant moi. »

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Yuri Trofimov gagne sur le Dauphiné

Et si Peter Sagan optait pour les freins à disque ?

Lors du premier camp d’entraînement de la formation Bora-Hansgrohe, Peter Sagan a eu la possibilité de tester sa nouvelle monture : le Specialized SWorks Roubaix. Ce vélo avait la particularité de posséder des freins à disque. Lars Teutenberg, le directeur technique de la marque, a expliqué à nos confrères de CyclingTips que l’actuel champion du monde de la discipline pourrait utiliser ce genre de freins lors des classiques du printemps, et notamment Paris-Roubaix.

Un avantage primordial ?

Teutenberg ajoute que Sagan a fait sa première sortie avec un modèle autorisé par l’Union Cycliste Internationale depuis fin octobre. « Les freins à disque sont également disponibles sur le modèle Venge pour les coureurs. Pendant le mois de février, nous allons faire des tests sur le parcours de Paris-Roubaix. L’avantage est que vous avez beaucoup plus de dégagement de pneu que avec tout autre système de freinage traditionnel. »

Avoir un coureur aussi influent dans le monde de la petite reine avec des freins à disque serait un gros coup de publicité pour la marque. « Peter voulait essayer ses freins. On devra faire des ajustements pour que ce système corresponde à ses préférences, à ses sensations. Il ne sait pas encore décidé. Il a besoin de tester ce genre de freins dans toutes les conditions qu’il peut rencontrer. »

Plus de sécurité pour les coureurs selon l’UCI

L’Union Cycliste Internationale a annoncé le retour des freins à disque pour la saison 2017. Cette expérimentation avait été suspendu après les terribles blessures dont ont été victimes les coureurs et notamment Francisco Ventoso.

« Cette décision intervient après plusieurs mois de discussion entre les représentants des équipes, des coureurs et des fabricants, et suite à la confirmation des Cyclistes Professionnels Associés (CPA) et de l’Association Internationale des Groupes Cyclistes Professionnels (AIGCP) qu’ils soutenaient l’expérimentation », explique l’instance internationale dans un communiqué. Elle ajoute que les freins à disque ont été modifiés dans le sens de la sécurité par rapport aux modèles précédents.

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Peter Sagan champion du monde à Doha

Anton Vorobyev rejoint Gazprom-RusVelo

Après avoir clôturé son recrutement, l’équipe russe de catégorie Continentale Professionnelle Gazprom-RusVelo s’est finalement ravisée et a signé un bail d’un an avec Anton Vorobyev.

Une recrue de dernière minute

Déjà en vue sur le marché des transferts avec 7 arrivées, l’équipe russe a donc décidé d’ajouter une huitième corde à son arc en enrôlant le jeune Russe Anton Vorobyev (26 ans). Excellent rouleur, le coureur avait même été sacré champion du monde espoir de la spécialité en 2012. Il vient donc renforcer une équipe déjà performante sur les contre-la-montre par équipe. S’il n’a pas encore répondu à tous les espoirs placés en lui (seulement 4 victoires en professionnel), le directeur général de la formation, Renat Khamidulin, reste persuadé que le transfuge de Katusha peut apporter beaucoup à son équipe : « A l’heure actuelle Anton est l’un des meilleurs rouleurs de Russie, il a beaucoup de potentiel et nous allons faire le maximum pour développer ses forces. Nous avons des objectifs ambitieux pour la saison à venir et son expérience nous aidera à les atteindre« .

Quant au coureur, il s’est également montré heureux : « Je tiens à remercier le staff qui m’accorde sa confiance. Même si la campagne de recrutement de l’équipe était terminée, nous avons pu parvenir à un accord. L’équipe progresse et je vais faire de mon mieux pour jouer un rôle dans ces progrès« .

Un nouveau fournisseur pour un maillot quasi inchangé

La présentation de l’effectif et de l’équipement 2017 de Gazprom-RusVelo a eu lieu le 17 décembre dans la commune transalpine de Desenzano del Garda en présence des présidents des fédérations de cyclisme italienne et russe. Pas de grand changement à signaler dans le nouveau maillot, conçu cette saison par la société X-Bionic, avec laquelle un partenariat a été signé jusqu’en 2020.

TodayCycling - Le nouvel équipement de l'équipe russe a été présenté ce week-end. Photo : Gazprom-RusVelo
TodayCycling – Le nouvel équipement de l’équipe russe a été présenté ce week-end. Photo : Gazprom-RusVelo

Effectif 2017 de Gazprom-RusVelo

Ildar Arslanov, Igor Boev, Pavel Brutt, Artur Ershov, Sergey Firsanov, Alexander Foliforov, Dmitry Kozonchuk, Sergey Lagutin, Roman Maikin, Sergey Nikolaev, Artem Nych, Artem Ovechkin, Alexander Porsev, Ivan Rovny, Aleksey Rybalkin, Ivan Savitskiy, Evgeny Shalunov, Andrei Solomennikov, Kirill Sveshnikov, Nikolay Trusov, Alexey Tsatevich, Anton Vorobyev, Aydar Zakarin

Quick-Step Floors : retrouver les sommets en 2017

Tom Boonen, Marcel Kittel, Philippe Gilbert… Quick-Step Floors présente une équipe redoutable pour les courses d’un jour en 2017. Avec Alaphilippe, Dan Martin ou encore Fernando Gaviria, les hommes de Patrick Lefevere feront régulièrement partie des favoris sur les classiques la saison prochaine. Avec aucune course historique au palmarès en 2016, les Belges ont à cœur de redorer le blason bleu dès les premières courses de l’année. 

🏆 Bilan Saison 2016 : Aucun monument au palmarès

C’est le difficile bilan de l’équipe managée par Patrick Lefevere. Habituée à briller sur les Classiques printanières, la formation belge s’est loupée en 2016, tant sur Milan-San Remo que sur Paris-Roubaix, où Tom Boonen s’est fait surprendre par l’inattendu Matthew Hayman. Fanny également sur les Ardennaises, Etixx-Quick Step, renommé Quick-Step Floors, avait davantage brillé sur le Giro que sur les courses d’un jour. En effet, Kittel, puis Brambilla et enfin Jungels, ont porté le maillot rose de leader. Quatre victoires d’étapes étaient venues rendre un Tour d’Italie plus que réussi pour la formation belge.

🖋 Transferts : Quick-Step recrute de bons jeunes

⇦ Les départs

Champion du monde du contre-la-montre pour la quatrième fois en 2016, Tony Martin est le départ le plus marquant de la formation anciennement nommée Etixx-QuickStep. Le rouleur allemand de 31 ans va découvrir une nouvelle équipe, la Katusha-Alpecin, et a en point de mire le contre-la-montre inaugural du Tour de France, au sein de son pays où il pourrait y décrocher le premier maillot jaune de l’édition 2017. Autre départ remarqué, celui de Gianni Meersman double vainqueur d’étape sur la Vuelta, pour la formation française, Fortuneo-Vital Concept. Le Belge y retrouve son ami, Maxime Bouet. Redoutable coureur de classique, Stijn Vandenbergh prend lui la direction d’AG2R La Mondiale.

Départs : Tony Martin (Katusha), Stijn Vandenbergh (AG2R La Mondiale), Carlos Verona (Orica-Scott), Maxime Bouet (Fortuneo-Vital Concept), Gianni Meersman (Fortuneo-Vital Concept), Nicolas Maes (Lotto-Soudal) et Lukasz Wisniowski (Sky).

⇨ Les arrivées

Philippe Gilbert rejoint Quick-Step Floors pour se relancer. Champion du monde en 2012, le Belge a baissé de régime depuis deux saisons. Pour autant, l’ancien pensionnaire de la FDJ est champion de Belgique en titre, et à 34 ans, espère pouvoir retrouver les sommets en 2017. A noter également, l’arrivée de Rémi Cavagna, depuis l’équipe réserve. Le Français, champion national espoir du contre-la-montre, va entamer sa première saison professionnelle, à 21 ans seulement.

Arrivées : Dries Devenyns (IAM Cycling), Philippe Gilbert (BMC), Tim Declerq (Topsport), Eros Capecchi (Astana), Jack Bauer (Cannondale), Rémi Cavagna (Klein Constantia), Enric Mas Nicolau (Klein Constantia) et Maximilian Schachmann (Klein Constantia).

🎯 Quels objectifs en 2017 pour la Quick-Step Floors ?

Sur les Grands Tours

Quick-Step Floors devrait compter principalement sur Dan Martin pour jouer le classement général sur un Grand Tour. L’Irlandais, 9e du dernier Tour de France, reste néanmoins un pur grimpeur/puncheur, et semble davantage en mesure de décrocher une victoire d’étape, qu’un podium sur une course de trois semaines. Bob Jungels, meilleur jeune du Giro, sera un coureur à suivre pour jouer un éventuel top10 sur un Grand Tour. Mais les Belges devraient se concentrer autour de leurs deux sprinteurs, Marcel Kittel et Fernando Gaviria. Le premier a déjà gagné à neuf reprises sur le Tour, trois sur le Giro, et à même porté les deux maillot de leader de la course. Le second n’a jamais pris le départ d’un Grand Tour, mais pourrait découvrir ce type de course dès 2017.

Sur les Classiques

Quick-Step Floors sera évidemment une des équipes à suivre sur les Classiques. Flandriennes, avec Tom Boonen, Niki Terpstra ou encore Yves Lampaert, les hommes de Patrick Lefevere feront, comme chaque année, figure de favoris sur les courses marquées par le froid, la pluie et surtout les pavés. Sur les Ardennaises, Julian Alaphilippe, encore fanny malgré trois deuxième places, sera l’un des prétendants sur la Flèche Wallonne ou l’Amstel Gold Race. Néanmoins, Quick-Step Floors aura plusieurs cartes dans son jeu, avec Dan Martin, Zdenek Stybar, Philippe Gilbert ou encore Petr Vakoc.

Notations de l’effectif de la Quick-Step Floors 2017

🔵🔵🔵🔵🔵 Course d’un jour
🔵🔵⚪⚪⚪ Classement général sur les Grands Tours
🔵🔵🔵⚪⚪ Contre-la-montre
🔵🔵🔵🔵🔵 Sprint
🔴🔴🔴🔴⚪ Niveau global

🏅 Pronostique de TodayCycling : Victoire de Fernando Gaviria sur Milan-San Remo.

📊 La statistique :  2. C’est le nombre de Champions du Monde dans l’effectif de Quick-Step Floors. Avec Tom Boonen et Philippe Gilbert, la formation belge est celle qui détient le plus de lauréats du maillot arc-en-ciel.

Le coureur à suivre : 🇨🇴 Fernando Gaviria

C’est l’une des pépites du cyclisme. Fernando Gaviria, 22 ans, représente avec Caleb Ewan, le futur du sprint mondial. Si la Colombie est réputée pour avoir d’infatigables grimpeurs, comme Nairo Quintana, elle possède avec le coureur de la Quick-Steps Floors, un sprinteur redoutable. Issu de la piste, Gaviria s’est vite adapté à la route, et l’an dernier, pour sa première saison professionnelle, il s’est imposé sur Paris-Tours, et a décroché une étape sur Tirreno-Adriatico. Le Colombien avait failli signer un succès retentissant sur Milan-San Remo, mais une chute à quelques centaines de mètres de la ligne d’arrivée, lui avait enlevé tout espoir de remporter la Primavera.

Effectif 2017 de l’équipe Quick-Step Floors

Julian Alaphilippe, Jack Bauer, Tom Boonen, Gianluca Brambilla, Eros Capecchi, Rémi Cavagna, David De la Cruz, Laurens De Plus, Tim Declerq, Dries Devenyns, Fernando Gaviria, Philippe Gilbert, Bob Jungels, Iljo Keisse, Marcel Kittel, Yves Lampaert, Daniel Martin, Davide Martinelli, Enric Mas Nicolau, Maximiliano Ariel Richeze, Fabio Sabatini, Maximilian Schachmann, Pieter Serry, Zdenek Stybar, Niki Terpstra, Matteo Trentin, Petr Vakoc et Julian Vermote.

VIDEO CYCLISME
Le succès de Fernando Gaviria sur Paris-Tours

Lampre-Merida devient UAE Abu Dhabi

Alors que Lampre-Merida était sur la sellette depuis quelques jours, l’Union Cycliste Internationale a annoncé qu’elle lui accordait la licence World Tour pour 2017 et 2018. Et pour cause, le projet chinois TJ Sport n’a pas abouti et c’est un investisseur d’Abu Dhabi qui a permis aux coureurs et à l’encadrement de bénéficier d’une licence Ô combien désirée.

UAE Abu Dhabi nouvelle équipe World Tour

C’est donc bel et bien 18 équipes qui évolueront au niveau World Tour après l’ajout de l’équipe UAE Abu Dhabi. Si le lancement de cette nouvelle formation a été laborieux, les voilà rassurés avec leur licence qui leur accorde le statut World Tour pour les deux prochaines saisons. De bon augure pour Rui Costa, Louis Meintjes, Darwin Atapuma et les autres…

Pierre Rolland : « Le Tour est devenu presque mathématique »

Sur le prochain Tour de France, Pierre Rolland ne cherchera pas à réaliser un classement général correct. Son objectif sera d’aller chercher des victoires d’étapes ainsi que le maillot à pois. Pourtant, son arrivée chez Cannondale devait faire de lui l’un des outsiders sur la Grande Boucle. Cela ne sera pas le cas en 2017.

Pour Pierre Rolland, le Tour de France est devenu « fade »

Dans une interview réalisée par Cyclingnews sur le camp d’entraînement de l’équipe Cannondale, Pierre Rolland ne mâche pas ses mots. « Le Tour est devenu presque mathématique. Vous pourriez faire un test de puissance sur tous les coureurs et vous aurez le classement général, à peu près. C’est tellement fade. » Le problème pointé du doigt est celui du Team Sky qui depuis l’ère Bradley Wiggins cadenasse les courses. « Vous savez exactement ce qui va se passer, a-t-il continué. Vous savez comment les ascensions seront montées […] ça manque un peu de dynamisme », et d’ajouter : « Pour les coureurs du général, oui, c’est devenu ennuyeux. La seule chose que vous pouvez presque faire est de suivre ».

Le Tour d’Italie de retour au programme de Rolland

Pierre Rolland n’a participé qu’une fois au Tour d’Italie, en 2014. Cette année-là, il était parvenu à prendre la 4e place au classement général avant de prendre le départ de la Grande Boucle et de terminer 11e. Le doublé, Rolland l’a dans les jambes. Mais cette fois, il pourrait ne pas jouer le général du Giro même s’il est plus accessible. « Le classement général au Giro est différent. Vous pouvez attaquer à peu près n’importe où. C’est moins contrôlable. Le parcours le rend aussi plus ouvert : vous avez des tas de petites montées partout sur la route, de la pluie, de la neige, peut-être une étape sur les strade bianche, et les routes sont généralement pire. C’est moins fade. »

Les victoires, seuls objectifs de Rolland

« Je veux juste redécouvrir le sentiment de gagner, a continué Pierre Rolland, dont les dernières et les seules victoires sur les Grands Tours sont intervenues en 2011 et 2012. J’ai terminé parmi les 10 premiers du Tour à plusieurs reprises. J’ai été quatrième du Giro aussi. Un autre top 10 au Tour, je ne vois pas ce que ça m’apporte. » Après cette année qu’il qualifie volontiers de transition, le grimpeur français devrait posséder toutes les cartes en main pour remplir ses objectifs et retrouver le chemin de la victoire.

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Pierre Rolland s’offre l’Alpe d’Huez !

Geraint Thomas : « Le bon endroit pour débuter la saison »

Si l’équipe Sky n’a pas encore dévoilé l’effectif qui sera présent au Tour Down Under pour le lancement de la saison, certaines individualités se montrent peu à peu. Elia Viviani a confirmé il y a quelques jours qu’il serait au départ de l’épreuve australienne et c’est au tour de Geraint Thomas de l’annoncer.

Geraint Thomas, une habitude depuis 2011

Depuis 2011, Geraint Thomas ne loupe aucune édition du Tour Down Under. Malgré toutes ses tentatives, le coureur britannique du Team Sky n’est monté qu’une fois sur la boîte, c’était en 2013. Cependant, pour le vainqueur sortant de Paris-Nice, le passage en Australie reste incontournable : « C’est un très bon endroit pour débuter la saison. C’est une bonne course, difficile et le temps est toujours agréable, donc je suis capable d’obtenir un bon bloc d’entraînement pendant que je suis là ».

Actualité cyclisme : toutes les informations sur le Tour Down Under 2017.

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La victoire de Geraint Thomas lors du Tour Down Under 2013

Vicente Reynes met un terme à sa carrière

L’Espagnol Vicente Reynes, 35 ans, a annoncé via Twitter qu’il mettait un terme à sa carrière. Le pensionnaire de l’équipe IAM Cycling depuis trois saisons évoque des problèmes de santé qui l’empêchent de continuer au plus haut niveau.

Vicente Reynes, une carrière bien remplie

Passé pro en 2004 au sein de l’équipe Illes Balears, Vicente Reynes s’est rapidement distingué comme un coéquipier infatigable. Son statut coïncide avec le peu de victoires acquises au cours de sa carrière : une étape de Paris-Nice en 2005 et une manche du Challenge Majorque en 2007. Il a notamment servi dans le train d’André Greipel chez Columbia et Lotto Belisol. Sa dernière apparition en compétition s’est conclue par un abandon lors de la 4e étape du Tour d’Espagne.

Tony Gallopin coche les classiques pavées

Habitué aux classiques ardennaises, Tony Gallopin a changé de fusil d’épaule pour la saison 2017. Le coureur français de la formation Lotto Soudal a en effet coché les classiques pavées qu’il avait découvertes aux côtés de Fabien Cancellara chez Radioshack-Nissan en 2012.

Programme français pour Tony Gallopin

Comme à son habitude depuis trois années, Tony Gallopin reprendra la saison fin janvier en France à l’occasion du Grand Prix La Marseillaise. Ensuite, il prendra le départ de l’Etoile de Bessèges en tentant de finir sur la plus haute marche du podium après avoir fini deux fois deuxième ces deux dernières années. La suite du programme sera constituée du Paris-Nice au mois de mars avant de mettre le cap sur de nouveaux objectifs.

Tony Gallopin sur les pavés en 2017

Alors qu’il a plus souvent participé aux classiques ardennaises que flandriennes, Tony Gallopin semble avoir jeté son dévolu sur les pavés en 2017. Si l’ensemble de son programme n’a pas encore été dévoilé par son équipe Lotto Soudal, on imagine bien le Français prendre le départ du Tour des Flandres qui correspond à ses qualités de puncheur. Autre épreuve qui peut également lui convenir : le GP E3. Souvent débridée, la course convient aux coureurs offensifs. Sa vitesse de pointe est également un atout non négligeable en cas d’arrivée en petit comité. Quant à Paris-Roubaix, sa seule participation remonte à 2012 et elle s’était soldée par un abandon…

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Tony Gallopin remporte le Grand Prix de Wallonie 2016 sur le fil

Thibaut Pinot : « Content de casser la routine »

A 26 ans, Thibaut Pinot prend un nouveau tournant dans sa carrière. Après avoir axé ses saison en vue du Tour de France, le leader de l’équipe FDJ s’est fixé de nouveaux objectifs. En 2017, il découvrira le Tour d’Italie avec l’envie de bien faire. Et après une longue absence en compétition, le voilà remotivé.

Thibaut Pinot : « J’ai tiré sur la corde »

Depuis plusieurs saisons, Thibaut Pinot suit une progression constante faisant de lui l’un des principaux outsiders lors des épreuves par étapes. Bon en montagne, le franc-comtois a également beaucoup progressé dans l’épreuve du contre-la-montre. Cependant, depuis 2014, Pinot se livre pleine bourre. Peut-être trop. « J’ai tiré sur la corde depuis ma troisième place dans le Tour de France 2014 et je n’ai pas arrêté. J’ai beaucoup donné, enchaînant les objectifs et je l’ai payé dans le Tour de France 2016. Cela ne signifie pas que j’ai des regrets parce que dans cette période de deux ans, j’ai obtenu de très beaux résultats », a-t-il dit dans une entrevue réalisée par l’équipe FDJ. Depuis son abandon sur la Grande Boucle 2016, le champion de France du contre-la-montre a « pris le temps de vivre » comme il ne l’avait « jamais fait au cours des 15 dernières années » et d’ajouter : « Aujourd’hui, je me sens bien. J’ai de l’envie ».

Objectif Tour d’Italie !

Pour se remotiver, quoi de mieux que de changer le programme habituel ? C’est ce qu’a fait Thibaut Pinot. Si certains ont renoncé à participer au Tour d’Italie à l’image de Romain Bardet, Pinot lui a décidé de s’y lancer pleinement en faisant de l’épreuve rose son principal objectif de la saison. « Je vais changer complètement de programme, a-t-il déclaré. A vrai dire, je suis content de casser la routine, de ne plus faire les mêmes grosses courses qui étaient à mon calendrier depuis cinq ans. Comme chaque année, je vais reprendre dans La Marseillaise puis enchaîner le Tour de la Communauté de Valence et le Tour Algarve en février. En mars, Tirreno-Adriatico sera un objectif puis je vais activer ma préparation au Giro, partir en stage et disputer le Tour du Trentin, qui me tente depuis longtemps, avant le Giro. Il n’y a plus de Tour du Pays-Basque, plus de Tour de Romandie. Je suis heureux de changer. »

Thibaut Pinot : « La pression du Tour c’est une ânerie »

Malgré les désillusions connues ces dernières années sur le Tour de France, Thibaut Pinot arrive à y signer de bons résultats. Victoires d’étapes, podium final, l’atmosphère de la Grande Boucle lui convient. Et il est loin de bouder la grand-messe de juillet puisqu’en 2017 il prendra le départ avec d’autres ambitions : les étapes et pourquoi pas le maillot à pois. « Cette histoire de pression du Tour c’est une ânerie. Ou alors le podium et le maillot blanc en 2014 n’auraient pas existé et ma victoire dans l’Alpe d’Huez l’année suivante non plus. De toute façon, jusqu’au 28 mai, je vais me focaliser sur le Giro sans penser au Tour. On verra ensuite comment ça se passe, c’est la première fois de ma carrière que je tente ce doublé. C’est un défi à relever. »

Actualité cyclisme : l’intégralité de l’entretien réalisé par la FDJ avec Thibaut Pinot ici.

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Thibaut Pinot remporte la 6e étape du Dauphiné 2016

L’équipe Funvic Soul suspendue 55 jours

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Promue en division continentale professionnelle en 2016, la formation brésilienne Funvic Soul espérait probablement un tout autre dénouement. Si elle n’a pas marqué de son emprunte la saison écoulée grâce à ses résultats, elle s’est distinguée auprès de l’Union Cycliste Internationale en présentant trois coureurs aux analyses anormales. 

55 jours de suspension pour Funvic Soul

Conformément à l’article 7.12.3 du Règlement antidopage de l’UCI, l’équipe Funvic Soul a été suspendue « pour une période de 55 jours à partir du 19 décembre 2016 jusqu’au 12 février 2017 » a déclaré l’organisme international dans un communiqué. La sanction de l’équipe brésilienne aurait pu être beaucoup plus corsée puisqu’elle ne ratera finalement que quelques épreuves de début de saison.

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L’équipe Funvic Soul au Brésil

Lotto Soudal sur tous les fronts

Comme depuis ces dernières années, Lotto Soudal n’emmènera pas André Greipel en Australie. Pourtant vainqueur à deux reprises du général et de 16 étapes, le champion allemand boude une nouvelle fois le Tour Down Under. L’équipe belge sera tout de même compétitive avec Rafael Valls leader désigné pour le général.

Lotto Soudal sans grand leader mais avec de l’ambition

Huitième de l’édition 2016, Rafael Valls tentera de porter haut les couleurs de la formation Lotto Soudal lors de la première épreuve World Tour de l’année. En 2017, la concurrence sera rude sur le Tour Down Under puisque des coureurs comment Peter Sagan, Richie Porte, Rohan Dennis, Esteban Chaves, Simon Gerrans ou encore Geraint Thomas ont d’ores et déjà annoncé leurs ambitions sur l’épreuve australienne. Bien sûr, les victoires d’étapes seront également un objectif prioritaire et Thomas De Gendt, Adam Hasen ainsi que Sean De Bie auront pour rôle d’animer la course.

L’équipe Lotto Soudal pour le Tour Down Under 2017 (17-22 janvier) : Thomas De Gendt, Lars Bak, James Shaw, Sander Armee, Rafael Valls, Sean De Bie et Adam Hansen.

Actualite cyclisme : les informations sur le Tour Down Under 2017 c’est ici !

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Teaser du Tour Down Under 2017

Bahrain-Merida dévoile totalement son nouveau maillot

Alors que le maillot avait été en partie dévoilé le mois dernier par le Cheikh Nasser ben Hamad Al Khalifa, propriétaire de Bahrain-Merida, la nouvelle formation World Tour a présenté l’équipement que porteront ses coureurs en 2017.

Bahrain-Merida voit rouge

Équipée par Sportful, la formation Bahrain-Merida affiche un ensemble relativement sobre avec un maillot à dominante rouge qui représente le pays d’origine de l’équipe et un cuissard tourné vers le bleu. Une petite touche de vert est également présente sur les équipements pour rappeler la couleur principale du second sponsor et du fournisseur de vélo : Merida.

TODAYCYCLING - Le maillot de l'équipe Bahrain-Merida pour la saison 2017. Photo : Bettini/Bahrain-Merida
TODAYCYCLING – Le maillot de l’équipe Bahrain-Merida pour la saison 2017. Photo : Bettini/Bahrain-Merida

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Bahrain-Merida en camp d’entraînement

 

Marco Mathis : « Un rêve d’être à Düsseldorf »

Alors que son premier camp d’entraînement avec sa nouvelle formation Katusha-Alpecin s’est terminé, Marco Mathis a réagi auprès de nos confrères allemands de la RadSport au sujet de sa promotion au niveau professionnel.

Prendre le temps d’apprendre pour Marco Mathis

« C’est vraiment excitant ! Ici, tout est plus grand. On a un staff pléthorique qui s’occupe de nous », indique l’actuel champion du monde U23 du contre-la-montre. Le néo-professionel, qui a quitté Radnet Rose pour l’équipe suisse, se sent bien auprès de ses nouveaux coéquipiers. Il a même retrouvé des coureurs avec qui il roulait plus jeune comme Nils Politt et Rick Zabel, eux aussi nouveaux au sein de la Katusha-Alpecin.

Il a également pu faire connaissance avec l’un de ces coureurs préférés : Tony Martin, le spécialiste de l’effort en solitaire. « Tony est quelqu’un de sympa. Je suis vraiment impatient de rouler avec lui. J’essaie de profiter de chaque instant avec lui pour apprendre car nous n’aurons certainement pas le même programme de courses. »

L’objectif de Mathis sera d’être au top de sa forme pour le printemps et les classiques. Mais ce sera difficile pour lui car la place est chère quand on voit le niveau de l’effectif. Concernant une participation à un grand tour, il ne pense pas que cela soit au programme en 2017 : « Je pense qu’il est trop tôt pour faire une épreuve de trois semaines », a-t-il déclaré. « Il est clair qu’être à Dusselörf (ville qui accueillera le grand départ du Tour de France) serait un rêve, mais c’est trop tôt. Je dois connaître les courses pro et peut-être faire plusieurs courses par étapes d’une semaine. »

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Marco Mathis vainqueur du chrono des Mondiaux de Doha 2016

https://www.youtube.com/watch?v=r4uZ9iQkWyc

Lars Boom quitte Astana après une année 2016 compliquée

Lars Boom n’a pas vécu une saison calme au sein de la structure Astana en 2016. En effet, le coureur néerlandais a passé une bonne partie de l’année avec le moral dans les chaussettes, par manque de motivation.

Lars Boom démotivé par le staff d’Astana

La cause à cela ? Un management du staff critiquable selon lui. Ses supérieurs ont en effet dit qu’il n’était pas au niveau attendu au printemps. « Nous avons fait un débriefing après les classiques et la conclusion était que je n’avais pas donné le meilleur de moi-même », explique le coureur à Omroep Brabant. « Mais ce n’était pas le cas. J’avais un corps douloureux, des muscles et des articulations qui n’étaient pas au top. Dans ce cas-là, on ne peut rien y faire. »

Malgré une sixième place à l’E3 et une onzième place au Tour des Flandres, Boom n’est pas allé au bout des autres classiques du printemps. La performance du Néerlandais n’a pas été jugée suffisante. En conséquence, Alexandre Vinokourov et son staff n’a pas respecté son programme de course et l’a même retiré de la sélection du Tour d’Espagne.

« Si vous n’avez pas un programme détaillé, qui vous plaît, il est difficile de trouver la motivation », a-t-il ajouté. Sa deuxième partie de la saison a été moins intense en compétition. Au final, Boom a décidé d’aller voir ailleurs. Il a finalement signé un contrat avec Lotto NL-Jumbo, équipe avec qui il a roulé entre2009 et 2014.

« Les gens qui composent cette formation sont proches de moi et c’est important », a-t-il déclaré. Sa saison commencera probablement au Portugal lors du Tour d’Algarve. Ensuite, il enchainera par l’Omloop Het Nieuwsblad, Paris-Nice et les grands classiques du printemps jusqu’à la Amstel Gold Race.

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Les meilleurs moments de Lars Boom

Nippo-Vini Fantini : le nouveau maillot présenté

L’équipe Nippo-Vini Fantini a dévoilé aujourd’hui l’équipement qui sera le sien lors de la saison prochaine. A prédominance d’orange, il devrait permettre aux coureurs de l’équipe continentale professionnelle de ne pas passer inaperçus dans le peloton…

Du changement dans l’équipement !

L’équipe italienne a choisi, pour réaliser la séance photo de présentation, un cadre pittoresque mis à disposition par son sponsor Vini Fantini : des caves immenses situées dans la commune de Roseto degli Abruzzi.

Avec une teinte résolument orange, une touche de bleu foncé, une pointe de rose fluo et un soupçon de vert, le nouvel ensemble maillot-cuissard représente au mieux les nombreux sponsors de l’équipe. Marcel Tinazzi, ex-coureur professionnel et fondateur de la société MSTina, équipementier officiel de Nippo-Vini Fantini, a profité de l’occasion pour afficher sa satisfaction : « Pour la deuxième année consécutive, nous sommes fiers d’être le fournisseur de Nippo-Vini Fantini […] Ce partenariat représente un défi qui nous pousse à nous améliorer en termes de design et de technologie. Le retour des coureurs nous est très important pour améliorer les performances et le confort de nos produits ».

Damiano  Cunego, Julian Arredondo ou encore Ivan Santaromita, seront les leaders chargés de faire reluire ces maillots sur les podiums en 2017.

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GP Costa degli Etruschi 2016 – Victoire de Grega Bole

Orica-Scott veut surfer sur 2016

Auteur d’une saison 2016 remarquable et remarquée avec notamment la victoire surprise de Mathew Hayman sur Paris-Roubaix, Orica-Scott, anciennement ORICA-BikeExchange, veut confirmer en 2017. Avec Adam Yates et surtout Esteban Chaves, troisième de la dernière Vuelta, la formation australienne veut miser briller sur les Grands Tours, sans délaisser le sprint et ses jeunes prodiges, Caleb Ewan et Magnus Cort Nielsen.

🏆 Bilan Saison 2016 : Une grande année, marquée par une victoire sur Paris-Roubaix

Le moment fort de la saison 2016 d’ORICA-BikeExchange restera à coup sûr la victoire sur Paris-Roubaix de Mathew Hayman. Issu de l’échappée matinale, l’Australien de 37 ans s’est payé le luxe de battre au sprint Tom Boonen sur le vélodrome de Roubaix après avoir résisté aux différentes accélérations, pour soulever son premier pavé. Cette victoire restera probablement la plus grosse surprise de la saison 2016. Quelques mois plus tard, Esteban Chaves remportait la deuxième grande classique pour la formation australienne, sur le Tour de Lombardie. Cette victoire est venue conclure un très beau mois de Septembre, où le Colombien est également monté sur la troisième marche du podium de la Vuelta. Cumulée à sa deuxième place sur le Giro, Esteban Chaves a grandement participé à la belle saison de son équipe. Et même s’il était absent sur le Tour, le maillot d’ORICA-BikeExchange a brillé. Maillot blanc de meilleur jeune pour Adam Yates, 4e du classement général final, et victoire d’étape pour Michael Matthews. Seul point noir de cette saison, la suspension pour quatre mois de Simon Yates après un contrôle positif sur Paris-Nice. Pour autant, le Britannique a gardé la confiance d’Orica-Scott, et leur a bien rendu en décrochant fin juillet, la Klasika d’Ordiziako.

🖋 Transferts : Orica-Scott mise sur la continuité

⇦ Les départs

Orica-Scott enregistre trois départs pour la saison 2017. Agé de 31 ans, et surtout à cours de forme  tout au long de l’année 2016, Christian Meier a décidé de mettre un terme à sa carrière professionnelle. La retraite, c’est peut être ce qui trotte désormais dans la tête de son ex-coéquipier, Amets Txurruka. Après seulement deux saisons avec l’équipe australienne, le basque de 34 ans n’est pas conservé par la formation World Tour et n’a, pour l’instant, pas trouvé d’équipe pour l’année prochaine. Enfin, et même s’il fait moins de bruit que ceux de Sagan ou Contador, le transfert de Michael Matthews vers le Team Sunweb-Giant est l’un des moment marquant de ce mercato 2016. A 26 ans, le multiple vainqueur d’étapes sur les trois Grands Tours se lance un nouveau défi, et tentera de briller sur les classiques.

Départs : Michael Matthews (Giant-Sunweb), Christian Meier (Retraite) et Amets Txurruka (?).

⇨ Les arrivées

Trois départs compensés numériquement par autant d’arrivées. Et le type de coureur recruté nous confirme l’idée que l’équipe Orica-Scott souhaite renforcer la garde rapprochée de ses leaders sur les Grands Tours. Et pour ce faire, la formation australienne s’est payée le luxe de recruter Roman Kreuziger dans ses rangs. Le Tchèque, vainqueur de l’Amstel Gold Race en 2013, aura notamment pour mission d’épauler Esteban Chaves dans la montagne, mais également de jouer sa carte personnelles sur certaines courses d’une semaine. A ses côtés, arrive également le jeune coureur polyvalent espagnol, Carlos Verona, d’Etixx-QuickStep. Enfin, libre après l’arrêt de la formation IAM Cycling, Roger Kluge vient renforcer les rangs d’Orica-Scott. Vainqueur d’étape sur le dernier Giro, ce rouleur infatigable devrait également pouvoir apporter toute sa puissance aux leaders de l’équipe.

Arrivées : Roger Kluge (IAM Cycling), Roman Kreuziger (Tinkoff) et Carlos Verona (Etixx-QuickStep).

🎯 Quels objectifs en 2017 pour Orica-Scott ?

Sur les Grands Tours

Deuxième sur le Giro, troisième sur la Vuelta, Esteban Chaves a démontré en 2016 qu’il était capable de rivaliser avec les meilleurs du classement général sur les Grands Tours. Avec le recrutement de Roman Kreuziger, Orica-Scott souhaite renforcer la garde rapprochée de son grimpeur colombien, dans l’objectif de remporter dès 2017, sa première course de trois semaines. Avec Adam Yates, la formation australienne possède également une belle cartouche pour jouer le top5 du Tour de France, comme il a pu le faire cette saison avec une très honorable quatrième place.

Sur les Classiques

Sur les classiques, les Australiens devraient également s’en remettre à leur prodige colombien, vainqueur du Tour de Lombardie il y a quelques semaines. Mais pas que. Les frères Yates seront de belles cartouches sur les classiques accidentées et destinées aux puncheurs. Sur les parcours moins vallonnés, la petite bombe australienne, Caleb Ewan sera la plupart du temps le leader désigné, mais il faudra compter également sur le jeune danois, Magnus Cort Nielsen. Enfin, et même si Mathew Hayman, s’est imposé sur Paris-Roubaix l’an dernier, les coéquipiers de Simon Gerrans devraient avoir plus de difficultés à briller sur les classiques flandriennes, et pourraient s’en remettre à un exploit de Luke Durbrigde ou Jens Keukelaire.

Notations de l’effectif Orica-Scott

🔵🔵🔵⚪⚪ Course d’un jour
🔵🔵🔵🔵🔵 Classement général sur les Grands Tours
🔵🔵🔵⚪⚪ Contre-la-montre
🔵🔵🔵⚪⚪ Sprint
🔴🔴🔴🔴⚪ Niveau global

🏅 Pronostique de TodayCycling : Esteban Chaves remporte la Vuelta.

📊 La statistique : 13. A 36 ans, Simon Gerrans va entamer sa 13e saison professionnelle.

Le coureur à suivre : 🇩🇰 Magnus Cort Nielsen

Double vainqueur d’étape sur la dernière Vuelta, Magnus Cort Nielsen s’est révélé au grand public en fin de saison dernière. Mais à 23 ans, le Danois a tout l’avenir devant lui et pourrait être l’une des étoiles montantes du sprint mondial en 2017. Son succès à Madrid sur la dernière étape du Tour d’Espagne démontre sa capacité a encaisser un Grand Tour de trois semaines tout en restant performant. Amoureux des classiques printanières, Cort Nielsen aura également à cœur de démonter tout son talent dès les premiers mois de la saison. Affaire à suivre.

Effectif 2017 de l’équipe Orica-Scott

Michael Albasini, Sam Bewley, Esteban Chaves, Mitchell Docker, Luke Durbridge, Alexander Edmonson, Caleb Ewan, Simon Gerrans, Jack Haig, Mathew Hayman, Michael Hepburn, Damien Howson, Daryl Impey, Christopher Juul Jensen, Jens Keukelaire, Roger Kluge, Roman Kreuziger, Christian Meier, Luka Mezgec, Magnus Cort Nielsen, Ruben Plaza Molina, Robert Power, Svein Tuft, Amets Txurruka, Carlos Verona, Adam Yates et Simon Yates.

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Le résumé de Paris-Roubaix 2016 remporté par Mathew Hayman

Stef Clement, capitaine de route chez LottoNL-Jumbo

Après deux saisons au sein de la structure IAM Cycling, Stef Clement fait son retour dans l’équipe de LottoNL-Jumbo où il a passé six ans entre 2009 et 2014. Dans une interview pour le média néerlandais Omroep Brabant, il révèle qu’il mettra fin à ses ambitions personnelles pour endosser un rôle de coéquipier de luxe.

Embauché pour épauler Steven Kruijswijk

Chez IAM, Clement a pu jouer sa carte, notamment cette saison. Il a pris une belle quinzième place au Critérium du Dauphiné et a accroché un top 20 au Tour de France (18ème), son meilleur résultat sur un Grand Tour. Désormais, il veut rouler pour son compatriote Steven Kruijswijk. « J’ai été embauché pour faire le Giro avec Steven, alors mon programme dépendra du sien. Une fois que Steven connaîtra son programme, le mien sera calqué sur celui-ci. »

Stef Clement veut apporter de la séreinité au sein de son équipe. En mettant de côté ses ambitions personelles, il veut endosser le rôle de capitaine de route et aider Kruisjwijk a brillé sur les courses de trois semaines et pourquoi pas faire mieux que 2016 et sa 4ème place sur le Tour d’Italie.

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Chute de Steven Kruijwijk sur le Giro 2016

Le cyclisme et son dialecte

Lecteurs Todayeurs, comme vous le savez, le cyclisme possède ses codes et surtout son jargon qui est né au cœur du peloton professionnel. Récupéré par les cyclistes amateurs et du dimanche, en ce jour même, peut-être en avez-vous fait l’usage ce matin lors de votre sortie en groupe ou seul à vous faire un délire anthologique auquel vous en étiez le héros, évidemment.

La liste de ses expressions qui semblent tout droit sortir de l’imagination gouillante de Michel Audiard en comporte au moins 200 reconnues. Elle est exhaustive et évolue à la mesure de la grandeur lexicale de ce sport. Alors je m’échappe avec quelques-unes…à vous de me suivre avec les vôtres, préférées ou pas…

 

AVOIR DE LA LAINE SOUS LES ONGLES 
Le coureur victime d’une telle accusation est celui qui a tenté, lors d’un sprint, de gagner en s’accrochant délibérément au maillot de son adversaire, se servant de cet appui, pour se propulser en avant. Cette expression n’est plus de mode, en raison des nouveaux matériaux utilisés pour la fabrication des maillots, la laine ayant disparue, mais elle dit bien ce qu’elle veut dire.

 

FAIRE DEGUEULER SA BOUILLIE
Obliger un adversaire à fournir un effort intense, le plus longtemps possible, jusqu’à la nausée, pour lui faire lâcher prise et abandonner la lutte.

 

BECQUETER DE L’AILE 
En terme juridique, on dit : « rétropoussette sur aile de voiture ». Le coureur profite, au cours d’une montée de col, de la présence d’une voiture pour s’appuyer sur l’aile et relancer sa cadence. Cet acte est sévèrement puni, lorsque le coureur se fait prendre.

 

ROULER DANS LE JARDIN
Ne pas avoir su se placer dans la formation de l’éventail, et tenter de s’y incorporer en roulant sur le bas-côté de la route, à la même allure, en prenant le risque d’une chute.

 

FAIRE CONNAISSANCE DE L’HOMME AU MARTEAU
Avoir une défaillance telle, que l’on a l’impression d’avoir été assommé. Elle est si soudaine, que le coureur qui en est victime, reste sans force, et dans l’impossibilité de reprendre la course, sans un temps de récupération. L’homme au marteau a frappé ; il a été immortalisé par les dessins de Pellos.

 

COURIR EN RAT
Faire la course sans participer à l’action ; profiter des efforts des autres, alors que l’attitude du coureur laisse à penser, qu’il peut participer à l’action. Cette façon de courir n’est pas très appréciée des autres concurrents.

 

ETRE DANS LE RONDIN
Se trouver derrière un concurrent qui pédale rapidement, et se placer de la même façon que derrière une moto munie d’un rouleau, la roue avant prête à toucher la roue arrière dudit concurrent, et n’en plus bouger.

 

DESCENDRE COMME UNE CAISSE A SAVON
Descendre très mal un col, par manque de confiance en soi ; freiner sans arrêt, à faible allure, s’aider de ses pieds pour ralentir, ne pas savoir utiliser la trajectoire de la route, tout comme une caisse savonneuse, donc glissante, rejetée d’un bord à l’autre. Pour le coureur, c’est une grande perte de temps.

 

VISSER LA POIGNEE
Augmenter soudainement son allure, et la soutenir comme le ferait le motard en tournant la poignée des gaz.

 

SCIER DU BOIS
Donner le spectacle d’un coureur qui, malgré sa petite condition, n’en essaie pas moins de se maintenir dans le peloton. Sa façon de pédaler, heurtée, pénible, l’oblige à utiliser tout son corps. Son buste, alors, monte et descend au rythme de sa pédalée.

 

PRENDRE PAR EN DESSOUS
Il s’agit du guidon. Si le coureur a l’intention d’imprimer à la course une allure plus soutenue, ou si, dans une épreuve contre la montre, il veut donner toute sa mesure, il prend le guidon par les tiges inférieures, pour mieux tirer dessus avec ses bras, et donner plus de force à son pédalage.

 

IMPOSER LE TRAIN

Se placer en tête de la course, et obliger les autres à suivre à la cadence voulue. Ceux qui ne pourront pas suivre seront lâchés. Si un coureur veut faire ralentir l’allure, il tentera de passer devant, mais l’autre reprendra la tête et pourra, a nouveau, imposer l’allure qu’il souhaite.

 

FUMER LA PIPE
Rien de plus facile lorsque l’on est en grande forme et que l’on voit a ses cotes, les coureurs pédaler avec rage, et produire des efforts pour rester dans l’allure. Le coureur voit cela d’un oeil tranquille, rappelant le monsieur détendu installe dans son fauteuil, fumant sa pipe, en observant la situation avec calme.

 

ETRE TOUT « CAMPA » 
« campa » est l’abréviation de Campagnolo, considéré comme la marque d’accessoires la plus chic et la mieux dessinée. Par extension, on dit d’une belle femme, à l’allure seyante, qu’elle est montée « tout campa ». Cette expression fut créée par l’écrivain René Fallet.

 

Source : Le dictionnaire professionnel du jargon cycliste. Aux éditions Rehonnaises.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Taylor Phinney change sa vision du cyclisme

Victime d’une grave chute en mai 2014, à l’occasion des championnats des Etats-Unis sur route, Taylor Phinney a souffert de multiples fractures au tibia et à la rotules ainsi que d’une rupture du tendon rotulien. La convalescence du coureur américain, qui a rejoint Cannondale-Drapac cet hiver, a duré plus d’un an. Un long moment qui a parfois laissé place aux doutes.

Donner un sens au cyclisme après les épreuves traversées

Incertain quant à son avenir dans le cyclisme professionnel en raison de la gravité de ses blessures, Taylor Phinney s’est armé de courage et de patience pour faire face aux difficultés et retrouver ainsi sa place au sein du peloton. Cette épreuve a d’ailleurs changé sa vision de la vie et sa façon de voir le vélo, comme il l’a confié à Cyclingnews: « Le vélo est un sport où on réfléchit en watt, on grimpe, on roule. Nombreux sont ceux qui perdent le sens des réalités. Regardez un gamin comme Campbell Flakemore. Il est devenu professionnel avec la BMC, a couru la moitié de la saison et a abandonné. Il faut donner un sens à tout ça. Pour moi, l’essence même ce ce sport c’est la découverte, l’aventure, une bonne hygiène de vie physique et mentale. »

Le futur pensionnaire de la Cannondale-Drapac souhaite revenir aux origines de son sport et privilégier l’aspect humain plutôt que technique. « Il y a 15 ans, toutes ces analyses techniques n’étaient pas aussi développées. C’est important de davantage ressentir les choses sinon nous ne sommes que des robots. Le cyclisme est l’expérience la plus sensorielle que nous pouvez vivre. Vous êtes en équilibre, grimpez et descendez des montagnes, vous volez. Voilà le coeur et l’âme du cyclisme. On doit revenir à ça. »

Un nouveau départ chez Cannondale-Drapac

Qui dit nouvelle vision du cyclisme dit changement d’équipe pour Taylor Phinney qui a porté les couleurs de la BMC Racing Team ces six dernières années. Le rouleur américain souhaite prendre un nouveau départ. « BMC est la meilleure équipe lorsqu’on veut rouler et gagner, mais tout ce qui est en rapport avec le psychique fait défaut. »

Taylor Phinney n’a jamais pris le départ du Tour de France et en fait son principal objectif la saison prochaine. Il vise le maillot jaune dès la première étape, au terme du contre-la-montre individuel de 13 kilomètres dans les rues de Düsseldorf. « Je dois battre Rohan Dennis et je pense que j’en ai les moyens« .

VIDEO CYCLISME
Taylor Phinney remporte la 1ère étape du Tour du Colorado 2015

https://www.youtube.com/watch?v=sWKOtzwZKf0