Présent aux Championnats du monde, la République Tchèque est une nation à surveiller de près. Avec Zdenek Stybar, voire Roman Kreuziger, elle peut être l’agréable surprise de la course en ligne disputée le 24 septembre prochain.
Zdenek Stybar parmi les outsiders
Une chose est certaine, la République Tchèque n’aura pas à assumer le poids de la course sur les Championnats du monde. Avec six coureurs engagés, et pas un immense favori dans son équipe, la pression n’est pas de son côté. Pour autant, ses chances sont là pour réaliser un très bon résultat à Bergen, en Norvège. La présence de Zdenek Stybar peut leur permettre de rêver. C’est sans aucun doute la meilleure chance pour faire une médaille, voire mieux. Habitué des grandes courses avec la Quick-Step Floors, et plus particulièrement des flandriennes, ce coureur a quelques sérieuses références. Par exemple, il a termine à la deuxième place de Paris-Roubaix cette année. Le voir à l’avant de la course au moment fatidique serait tout sauf pas une surprise.
Plusieurs possibilités de s’illustrer
En tenant compte de son palmarès, mais aussi du parcours proposé, Zdenek Stybar est le leader de son pays pour ce Championnat du monde. Mais la République Tchèque peut compter sur d’autres coureurs pour peser sur la course, qui évoluent toute l’année dans le World Tour. Roman Kreuziger est un homme d’expérience, qui pourrait se transformer en un leader de rechange ou équipier de luxe en fonction de la physionomie de course. Il va être un élément important, tout comme Petr Vakoc, une étoile montante dans le pays. Porteur du maillot de la Quick-Step, ce jeune puncheur est sur un parcours qui devrait lui convenir, encore plus si la forme suit. Il y a de quoi faire pour cette nation, qui pourrait être le parfait trouble-fête de cette édition 2017.
Après chacune de ses victoires sur un Grand Tour, Alberto Contador a pris l’habitude de fêter son succès avec ses supporters dans sa ville natale de Pinto, dans la banlieue de Madrid. Cette fois-ci, la raison est différente puisque le coureur de la Trek-Segafredo a réuni une foule considérable pour dire au revoir aux siens. Ainsi, Alberto Contador fête sa retraite mais ne restera pas inactif longtemps puisque de nouveaux projets vont bientôt l’occuper à plein temps.
Alberto Contador fête sa retraite entouré des siens
Hier, Alberto Contador s’est présenté devant la foule sur le balcon de la mairie de Pinto, dans la banlieue de Madrid, pour fêter sa fin de carrière. La Plaza de la Constitucion, noire de monde, n’a cessé de chanter « un año más, un año más », encourageant le coureur de la Trek-Segafredo à rempiler pour une saison supplémentaire. Mais non, le Tour d’Espagne 2017 fut bel et bien la dernière course d’Alberto Contador.
« Participer à son 1er Grand Tour, c’est spécial. Mais celui-ci est différent de tous car c’est le dernier », explique Alberto Contador dans les colonnes de AS. « Je pense qu’il n’y a pas de meilleur moment pour partir, cela ne pouvait pas mieux se passer. Quand j’ai commencé le vélo, j’avais trois rêves: être professionnel, participer au Tour et le gagner. »
Pour la dernière course de sa carrière, Alberto Contador s’est fait plaisir. A l’attaque sur la plupart des étapes accidentées et montagneuses, le leader de la Trek-Segafredo nous a offert un spectacle que lui seul pouvait nous donner. Lors de la dernière journée – la 21ème étape de la Vuelta – il a pris quelques longueurs d’avance sur le peloton et est entré seul dans les rues de Madrid. En s’offrant un tour d’honneur sur le circuit final, il a commencé à dire au revoir à une foule qui s’est principalement déplacée pour saluer son héros.
Alberto Contador fête sa retraite. Il effectue un tour d’honneur dans les rues de Madrid – Photo : Tim De Waele
L’Angliru, le mythique sommet du Tour d’Espagne, a été dompté par Alberto Contador sur cette édition de la Vuelta. En attaquant avant même le début de l’ascension, El Pistolero a repris un à un les coureurs qui le précédaient. Intraitable dans les forts pourcentages, personne n’a été en mesure d’accrocher sa roue et c’est en solitaire qu’il s’est imposé au sommet. Il devient ainsi le premier coureur à gagner à deux reprises à l’Angliru (il y avait déjà levé les bras lors de la Vuelta 2008).
Alberto Contador va désormais se consacrer à sa fondation, qui est divisée en deux branches. D’abord, il veut travailler avec son équipe cycliste qu’il aimerait développer et voir grandir. Ensuite, il souhaite sensibiliser les gens aux accidents vasculaires cérébraux. Pour rappel, le Madrilène en a été victime en 2004. Victime d’une lourde chute au Tour des Asturies, les médecins lui diagnostiquent une fracture de la mâchoire et surtout, un début d’AVC qui expliquerait alors ses convulsions et sa chute. Par la suite, son état s’est aggravé et il a été opéré d’urgence pour se faire retirer un oedème au niveau du crâne.
« Je vais me tourner vers ma fondation, qui a deux branches », explique Alberto Contador. « Nous avons une équipe qui continue de croître et notre intention dans quelques années est d’atteindre la catégorie supérieure du cyclisme. La seconde partie de ma fondation est moins connue, elle est consacrée à l’accident vasculaire cérébral. J’en ai souffert et je veux que les gens soient sensibilisés à la maladie et surtout, qu’ils sachent comment la détecter à temps. »
Dans une dizaine de jours a lieu le contre-la-montre par équipes des Championnats du monde. La Sky va se présenter avec un fort collectif à Bergen (Norvège), capable de rivaliser avec les autres prétendants à la victoire. Parmi les six coureurs engagés, à noter la présence remarquée de Christopher Froome.
La Sky dévoile sa sélection
Difficile de faire mieux. Les six coureurs qui vont défendre les couleurs de la Sky sur les Championnats du monde de Bergen forment un groupe très solide. Tous ont de très bonnes références sur le contre-la-montre, dont le leader de cette équipe Christopher Froome. Il sera aussi présent pour cette épreuve, après avoir appris sa participation à la course individuelle du chrono. Réputé comme l’un des meilleurs au monde de la discipline, le vainqueur de la Vuelta 2017 va être en très bonne compagnie. Vasil Kiryenka a eté champion du monde en 2015 avant de confirmer l’année suivante avec une seconde place. Geraint Thomas, vainqueur du premier contre-la-montre du Tour de France 2017 est également au départ. C’est dire la force de cette équipe Sky.
Cette saison est déjà exceptionnelle pour la Sky ! Un Tour de France et une Vuelta remporté par Christopher Froome, plus un Milan-San Remo gagné par Michal Kwiatkowski démontrent un très bon bilan. Sans oublier les multiples succès d’Elia Viviani, notamment à Plouay et Hambourg. La Sky a une nouvelle prouvé que c’est la meilleure équipe du monde, et capable de gagner sur tous les terrains. Mais ce n’est pas fini pour la formation britannique. Une performance de premier plan sur le Championnat du monde manque encore au palmarès. Depuis la création de cette épreuve en 2012, leur meilleur résultat reste une 3e place acquise en 2013. L’objectif est clair avec cette équipe au départ, se donner tous les moyens pour battre la Quick-Step et BMC, les deux grands favoris. Et peut-être une nouvelle distinction prestigieuse en 2017 pour l’effectif phare du peloton international.
Equipe Sky : Christopher Froome, Vasil Kiryenka, Geraint Thomas, Michal Kwiatkowski, Gianni Moscon, Owain Doull.
La très belle saison 2017 d’Arnaud Démare est désormais terminée. Les deux classiques canadiennes auront été ses dernières courses cette année. Avec dix victoires dont le titre de champion national, le Français a encore passé un cap supplémentaire.
Arnaud Demare en vacances
Place au repos ! Il est mérité pour Arnaud Démare, incontestablement l’un des hommes forts de l’année 2017. Après avoir remporté Milan-San Remo en 2016, le Français était attendu au tournant. Le plus difficile reste la confirmation dans les plus grandes épreuves du calendrier international. Le sprinteur a été à la hauteur, c’est le moins que l’on puisse dire. En s’illustrant particulièrement sur le Tour de France, la plus grande course du monde, il a rivalisé avec tous les autres cadors au niveau mondial. Et même fait encore mieux. Sa victoire d’étape empochée lors de la 4e étape du Tour de France a démontré que le pays possédait l’un des meilleurs sprinteurs au monde. Sa régularité sur l’ensemble de la saison a été remarquable. Ce qui peut laisser penser à une saison 2018 aussi fructueuse.
Après plusieurs semaines à l’écart des courses, Arnaud Demare se replongera dans sa préparation d’avant-saison, avec sans doute plein d’objectifs en tête. Les courses flandriennes notamment le font rêver, et encore plus Paris-Roubaix. L’édition 2018 risque forcément d’être particulière pour le Picard, car il portera le maillot bleu-blanc-rouge. Depuis juin dernier, il est devenu double champion de France, preuve du nouveau statut pris par le coureur de la FDJ. Sa sixième place sur Paris-Roubaix acquise cette année peut lui permettre de rêver grand. Après une victoire de prestige sur Milan-San Remo, le palmarès serait tout simplement impressionnant à seulement 26 ans. C’est tout le bien que l’on peut souhaiter à Arnaud Démare en vue de la prochaine saison.
Après cinq années passées chez la Quick-Step, Gianluca Brambilla achève son aventure avec la formation belge. Dès la saison prochaine, il va rejoindre une autre équipe du World Tour, la Trek Segafredo. C’est une signature jusqu’à 2019 inclus.
Gianluca Brambilla nouveau coureur de la Trek
Un renfort de poids ! La Trek Segafredo vient d’annoncer le recrutement de Gianluca Brambilla (30 ans) pour les saisons 2018 et 2019. Le coureur italien habitué à évoluer au plus haut niveau avec la Quick Step va apporter toute son expérience dans sa nouvelle formation. Avec le vide laissé par le départ à la retraite d’Alberto Contador, il y a un besoin de construire un effectif compétitif pour les années à venir. Le renfort de Gianluca Brambilla vient confirmer cette tendance. Le puncheur pourrait avoir un rôle encore plus important par rapport à la Quick-Step, notamment sur des courses d’un jour ou les Grands Tours.
C’était vraiment le bon moment pour Gianluca Brambilla de partir. Cette année 2017 est loin des espérances de l’Italien qui n’a aucune référence au niveau des résultats dans les plus grandes épreuves. Tout le contraire de 2016, qui reste sa période faste. Son excellente forme lui avait permis de briller sur les routes du Giro avec une victoire d’étape et surtout porteur du maillot rose pendant deux jours. Un rêve pour tout transalpin. Il avait aussi performé sur la Vuelta avec une victoire. Et dans les courses d’un jour, de très beaux résultats signés par futur coureur de la Trek Segafredo avec notamment une seconde place dans son championnat national. Maintenant, reste à savoir si l’Italien va retrouver son meilleur niveau ou continuer sur les bases actuelles.
La Direct Energie a prolongé des coureurs de son effectif ce mardi 12 septembre. Avec Bryan Nauleau et Jérémy Cornu, l’équipe française continue de leur faire confiance. Ils poursuivent leurs aventures pour deux et une saison respective.
Deux coureurs toujours chez Direct Energie en 2018
Deux bonnes nouvelles pour la formation Direct Energie ! Ils ont obtenu la prolongation de contrat de Bryan Nauleau et Jérémy Cornu pour 2018 au minimum. Ces jeunes coureurs et fidèles équipiers seront encore présents dans l’équipe vendéenne, qui évolue à l’échelon ContinentalPro, soit la seconde division. Pour Bryan Nauleau c’est une issue logique, car il est dans le même effectif depuis sa première année professionnelle en 2013. C’est une relation de confiance qui s’est installée au fil du temps avec Jean-René Bernaudeau, le patron de l’équipe. Pour Jérémy Cornu, ça continue également sous ses couleurs jaune et noir en 2018. Cette année, il a connu son tout premier succès sur les routes du Tour Rhône Alpes-Isère.
La Direct Energie continue une grande partie de son effectif actuel pour la saison 2018. Malgré le départ de Thomas Voeckler à la retraite et Bryan Coquard chez VitalConcept, Direct Energie compte rester compétitif. Un coureur comme Lilian Calmejane reste dans cette formation avec autour de lui, des équipiers fidèles comme Romain Sicard, Yohann Gene ou Perrig Quemeneur. Les bonnes nouvelles continuent donc pour cette équipe française dans cette période agitée du mercato, qui garde une majorité de ses coureurs. De très belles occasions de s’illustrer s’offrent à elle avec cet effectif. Reste à le prouver sur le terrain, en continuant comme elle sait le faire, miser et faire confiance sur de jeunes talents.
Réputé pour sa force collective, l’équipe Quick-Step Floors est l’une des principales favorites pour devenir championne du monde par équipes cette année. Son objectif est de reprendre ce bien à la BMC, vainqueur l’an passé. La formation belge a déjà remporte à quatre reprises cette épreuve.
La Quick-Step Floors aligne une grosse équipe
Le contre-la-montre par équipes est une priorité pour Quick-Step ! Depuis son introduction aux championnats du monde en 2012, cette équipe s’est imposée à quatre reprises. C’est dire leur domination dans cette épreuve spécifique. Mais l’an dernier, la BMC avait pris le pouvoir, de quoi remotiver les troupes du manager général Patrick Lefevere. Pour cette cette édition 2017, c’est la grosse artillerie qui est sortie. Parmi les six coureurs sélectionnés, il y a Yves Lampaert, le champion de Belgique du contre-la-montre et aussi vainqueur de la seconde étape de la Vuelta cette année. Avec lui, à noter la présence de Nikki Terpstra ou Bob Jungels connus pour leurs grandes qualités sur l’effort chronométré. De sacrés points forts qui démontrent toute l’ambition de la Quick-Step sur cette compétition.
Engagé depuis cette saison avec la Katusha, l’Allemand est pour la première fois absent de la sélection de la Quick-Step. Un manque qui doit être impérativement comblé pour conquérir ce titre de champion du monde. Ne plus avoir chez soi un quadruple champion du monde individuel de la discipline est nécessairement un coup dur. Mais la qualité de l’effectif devrait compenser cette absence pour rivaliser avec les autres favoris. Le contre-la-montre par équipes de Bergen se disputera sur 42,5 km et proposera un parcours plus difficile que Doha l’an passé. L’équipe belge vient au minimum pour un podium, mais compte tenu de leur palmarès, tout autre résultat qu’une victoire serait une déception. L’heure de la revanche est arrivé.
Equipe Quick-Step : Nikki Terpstra, Bob Jungels, Yves Lampaert, Philippe Gilbert, Julien Vermote, Jack Bauer.
Aux Championnats du monde, les Etats-Unis ne fera pas parti des équipes favorites. Leur meilleur chance est sans aucun doute Tejay Van Garderen, même si ces chances d’obtenir une médaille à Bergen sont minces.
Tejay Van Garderen mène l’équipe américaine
Rien à perdre ! Tel doit être le motif au départ de la course en ligne des Championnats du monde le 24 septembre de la part des Etats-Unis. Avec aucun véritable coureur capable d’accrocher les meilleurs mondiaux, cette équipe devra animer la course. Le coureur le plus réputé au haut niveau reste Tejay Van Garderen, même si ces dernières saisons sont plus compliquées. La dernière Vuelta, terminé à la dixième place peut lui redonner espoir. Mais l’Américain n’a jamais véritablement brillé sur une course d’un jour. Plus grimpeur que puncheur, ce parcours ne devrait pas trop l’avantager, surtout contre des coureurs tels que Peter Sagan ou Michael Matthews. Il devrait apprécier beaucoup plus le profil de l’année prochaine à Innsbruck (Autriche) pour l’édition 2018.
Aucun favori ou outsider
L’effectif américain est loin d’être le plus fort au moment d’aborder ces Championnats du monde. Avec six coureurs seulement pour sa sélection, le choix était en plus restreint. Sur le profil proposé à Bergen, aucun des américains engagés ne semblent en mesure de réaliser une très grande performance. A moins d’une énorme surprise, mais cette nation n’attend que ça. Personne n’a un résultat marquant dans son palmarès sur une course d’un jour. Pour le contre-la-montre, cela risque d’être la même histoire avec Joey Rosskopf et Tejay Van Garderen. Face à la densité qui existe au niveau mondial, ces deux représentants ne devraient pas faire le poids. Une médaille de n’importe quel métal relèverait de l’exploit.
Vainqueur de la Vuelta 2017 il y a deux jours, Christopher Froome n’arrête pas sa saison. Il va la poursuivre jusqu’aux prochains Championnats du monde de Bergen sur l’épreuve du contre-la-montre. Véritable spécialiste de l’effort solitaire, le Britannique peut prétendre à un podium mondial, voire mieux.
Christopher Froome sur le contre-la-montre des mondiaux
Le doublé Tour-Vuelta ne suffit pas ! Après réalisé ce somptueux exploit sur les Grands Tours, Christopher Froome part à la conquête d’un nouvel objectif. Celui de devenir pourquoi pas champion du monde de la discipline du contre-la-montre. Le Britannique en est tout à fait capable, comme le prouve son dernier résultat dans cet exercice. C’était sur la dernière Vuelta, lors de la seizième étape avec une distance totale de 40 kilomètres jusqu’à Logrono. Le coureur de la Sky s’était imposé avec une marge d’environ trente secondes sur ses plus proches poursuivants. En Norvège, ce sera 31 km à effectuer sur un parcours plutôt vallonné. Mais surtout le contexte, l’enjeu, les conditions et la concurrence seront différents.
Réaliser un triplé inédit
Christopher Froome va avoir fort à faire sur ces Championnats du monde. Pour espérer devenir champion du monde, il devra battre des coureurs comme Rohan Dennis, Tom Dumoulin, Tony Martin notamment. A propos de ces trois coureurs, leur préparation n’a pas été la même par rapport au champion britannique. Le fait de ne pas avoir participé au Tour d’Espagne pourrait être un avantage au niveau de la fraîcheur physique. Mais avec le détenteur de cinq Grand Tours à son palmarès, rien n’est impossible. Surtout qu’il est toujours à la recherche de son premier titre mondial, ce qui lui permettrait de faire sa place un peu plus parmi les plus grands. En s’imposant le 20 septembre prochain, Christopher Froome deviendrait le premier coureur de l’Histoire à remporter le Tour, la Vuelta et un titre de champion du monde la même année.
Pour la course en ligne des Championnats du Monde (24 septembre) à Bergen, l’Australie mise tout sur Michael Matthews. Le dernier maillot vert du Tour de France est l’unique leader de cette équipe. Il fait parti des grands favoris pour conquérir le titre mondial dans un peu moins de deux semaines.
Michael Matthews, la meilleure chance australienne
Un Australien champion du monde, c’est possible ! C’est tout un pays qui compte sur Michael Matthews pour décrocher le maillot arc-en-ciel. Seul Cadel Evans à Mendrisio (Suisse) en 2009 à réussi cet exploit. Mais cette année, le sprinteur-puncheur pourrait bien lui succéder. Après une saison accomplie, ce sacre mondial serait la confirmation de ses récents résultats probants. En point d’orgue, le Tour de France, avec deux victoires d’étape mais surtout un maillot distinctif amené sur les Champs Elysées, le vert celui du classement par points. Sur les routes norvégiennes, le parcours semble lui convenir à merveille. Assez difficile pour lui permettre de faire la différence par rapport à d’autres concurrents. A part en haute montagne, il est capable de gagner sur tous les terrains. C’est une très grande force au moment de se présenter à Bergen.
Une équipe entièrement dévouée à son service
Les coureurs qui vont accompagner Michael Matthews sont conscients d’être avec un potentiel champion du monde. C’est pour cette raison que l’Australie va se tourner essentiellement sur ce coureur. Plus la course sera dure, plus leur sprinteur sera avantagé. En cas d’arrivée en petit comité, l’Australien peut tout à fait rivaliser sur les derniers mètres avec Peter Sagan ou Greg Van Avermaet. Autour de lui, le coureur de la Sunweb pendant toute l’année, va pouvoir compter sur des hommes d’expérience et de confiance comme Matthew Hayman, vainqueur de Paris-Roubaix 2017, Luke Durbridge ou encore Mitchell Docker. Ce collectif devra être à la hauteur de ses attentes pour devenir le second champion du monde australien de l’Histoire.
Sélection Australie : Michael Matthews, Mathew Hayman, Rory Sutherland, Simon Clarke, Luke Durbridge, Jack Haig, Jay McCarthy, Heinrich Haussler, Mitchell Docker.
Présent dans la présélection italienne des mondiaux de Bergen 2017, Vincenzo Nibali ne défendra pas ses chances en Norvège, le 24 septembre prochain. Sa chute sur l’avant-dernière étape de la Vuelta le fait souffrir aux côtes et l’oblige à renoncer. Un vrai coup dur pour la Squadra Azzura.
Un Championnat du monde sans Vincenzo Nibali
Une terrible nouvelle pour l’Italie ! Elle devra se présenter sur la course en ligne des Championnats du monde (17-24 septembre) sans son coureur charismatique Vincenzo Nibali. Le récent deuxième de la Vuelta 2017 était pourtant en très bonne forme. Mais sa chute sur la 20e étape dans la descente avant d’aborder l’Angliru l’oblige à prendre un peu de repos. En effet, une douleur aux côtes ne lui permet pas de s’aligner sur ce grand événement avec l’intégralité de ses moyens physiques. Le vainqueur des trois Grands Tours aurait pu prétendre à un titre mondial sur un parcours réputé compliqué. Sa présélection parmi 15 autres coureurs étaient déjà une première indication sur son ambition. Malheureusement pour lui, il devra attendre au minimum une année pour remporter le maillot arc-en-ciel.
Ancora sul podio in un Grande Giro. È il decimo! Traguardo da festeggiare…grazie ragazzi per il vostro affetto, ve lo dedico! #LV2017pic.twitter.com/xKfJq78xCx
Pour autant, la saison du Requin de Messine n’est pas finie. Un grand objectif le motive pour cette fin d’année. Il s’agit du Tour de Lombardie, qui fait parti des Monuments du cyclisme, et constitue la classique la plus abordable pour les grimpeurs. C’est une course qui a déjà réussi à l’Italien, vainqueur en 2015. Pourquoi pas rééditer une telle performance ? En plus, le parcours est similaire, de quoi rappeler d’excellents souvenirs pour le grand cycliste actuel du pays. Mais quoi qu’il arrive, cette saison est déjà une réussite pour Vincenzo Nibali. Ses deux podiums au classement général sur le Giro (3e) et la Vuelta (2e) sont là pour le prouver.
Look a sorti ses nouvelles pédales en ce début septembre. Baptisée Kéo Blade Carbon, ces pédales en carbone utilisent la technologie à lame « Blade » créée par l’équipementier français qui n’hésite pas à qualifier son produit « d’arme redoutable conçue et développée pour gagner ».
André Greipel, ambassadeur de la Kéo Blade Carbon
Quand on sait que le colosse allemand André Greipel est l’ambassadeur de la Kéo Blade Carbon et que ce produit équipe un peu plus de 15 formations professionnelles, on peut se douter que l’on touche ici à un équipement fiable et performant. En effet, les nouvelles pédales développées par Look sont extrêmement légères (95 g en version titane) et présentent une surface d’appui de 700 mm² pour maximiser le transfert de puissance. Et il en a besoin, Greipel, quand il pousse plus de 1 300 watts lors d’un sprint massif… Et Look a cherché avec ses nouvelles pédales à améliorer et optimiser les performances. D’ailleurs, la Kéo Blade Carbon est le choix de nombreux coureurs, aussi bien professionnels qu’amateurs.
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André Greipel (Lotto Soudal), ambassadeur de la nouvelle Look Kéo Blade Carbon=
La nouvelle Look Kéo Blade Carbon : Zoom sur l'axe et la surface d'appui
La Look Kéo Blade Carbon, conçue pour gagner
Les pédales Look sont disponibles en deux versions. La première, la plus légère : avec un axe en titane pour un total de 95 g par pédale. La deuxième version est dotée d’un axe Chromoly + et est pesée à 110g la pédale. Quant à l’axe de la nouvelle Kéo Blade Carbon, il a été repensé. « Elle est construite autour d’un axe surdimensionné et d’une ligne d’axe traversante composée d’un roulement à billes en position interne et d’une douille à aiguilles centrée sous la surface d’appui », décrit Look qui estime un gain de 2 watts à 100 trs/min.
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Les Look Kéo Blade Carbon :
👍 Légèreté : 95 g la pédale avec l’axe titane
👎 Prix : 260€, prix conseillé
Les pédales Look Kéo Blade Carbon présentent un petit concentré de technologie afin d’optimiser le pédale et le transfert de la puissance. Avec 95 g la pédale (en version axe en titane), ce périphérique se montre léger. Utilisées par les professionnels et notamment par André Greipel son ambassadeur, les pédales Look, de fabrication française, sont considérées comme une référence fiable sur le marché. Mais si nous devions retenir un point négatif cela serait son prix. Compter presque 260€ (prix conseillé). Un budget pour les amateurs…
Vidéo : Présentation Look Kéo Blade Carbon
Le site Look pour découvrir tous les produits de la marque française.
Le continent sud-américain a fourni un beau contingent de champions au cyclisme depuis le début de la décennie. Tandis que certains ont déjà acquis une grande renommée, d’autres poussent derrière et envisagent l’avenir avec gourmandise. C’est le cas de Richard Carapaz. Cet Equatorien de 24 ans a fait ses débuts professionnels en 2017, obtenant des résultats très prometteurs. Le jeune coureur nous a accordé une interview avant de faire ses bagages et de retrouver ses Andes natales…
Richard Carapaz : « Encouragé par ma 2e place à la route du Sud »
Dans un pays où le football est roi, et où seul le volley parvient à lui faire un peu d’ombre, le cyclisme est bien marginal en Equateur. Richard Carapaz, premier professionnel de ce sport dans l’histoire de son pays, fait office de pionnier : « Je suis arrivé au vélo un peu par hasard, je suis d’ailleurs le seul de ma famille à le pratiquer. L’Equateur, contrairement à la Colombie, n’a pas de tradition cycliste. Mais je vis non loin de la frontière et j’ai pu courir régulièrement en Colombie chez les amateurs. Avec la sélection nationale, j’ai également pu me faire un nom lors des jeux panaméricains ou lors du Tour du Guatemala. Tout cela m’a servi de vitrine et me permet de courir aujourd’hui au plus haut niveau« .
Second du GP de l’Industrie début mars, le jeune grimpeur signait une performance de choix dès ses débuts professionnels : « Finir 2e derrière Adam Yates était une belle performance, c’est vrai, souligne-t-il avec son habituelle retenue. L’équipe m’avait donné carte blanche et j’ai pu démontrer ma bonne condition ce jour-là.» Après avoir cumulé les tops 10 lors des courses suivantes (dix au total cette saison), Richard Carapaz a de nouveau tutoyé la victoire lors de la Route du Sud. Une épreuve terminée à la 2e place, à sept petites secondes de Silvan Dillier. Loin d’être déçu, Carapaz voyait surtout dans cet accessit des motifs de satisfaction : « Cette deuxième place a davantage été une récompense qu’une déception. Elle m’a permis de montrer mon niveau et de valider tout mon travail préparatoire. C’est surtout une motivation pour continuer à travailler dur à l’entraînement. »
Richard Carapaz lors de la 20e étape de la Vuelta 2017. Photo : Movistar Team
« La journée de l’Angliru a été grandiose »
Mais le clou de la saison a évidemment été le Tour d’Espagne. Etre néo-pro et disputer un Grand Tour n’est pas chose commune. Le terminer encore moins… Ce fut pourtant le cas du dossard 53. Et le garçon a bien terminé. 13e à Calar Alto puis 14e à la Pandera, Richard signait sa plus belle performance lors de la fameuse étape de l’Angliru. Alors qu’Alberto Contador vivait l’un des plus beaux moments de sa carrière en triomphant du colosse pyrénéen, l’Equatorien profitait également pleinement de sa montée. Un souvenir mémorable : « Ca a vraiment été une très belle étape. Etre là, avec tous les grands noms du cyclisme, c’était grandiose. Savoir que je suis capable d’être performant à ce niveau [11e de l’étape, NDLR], c’est une grande satisfaction. »
Après une saison 2017 pleine (près de 10.000 kilomètres en compétition), Richard Carapaz se projette déjà vers 2018. Il rejoint l’Amérique Latine fort d’une motivation décuplée par ses débuts prometteurs. Et quel plus beau théâtre d’entraînement que la majestueuse cordillère des Andes ? Les montagnes arpentées par le coureur de Movistar dans son pays sont bien différentes des sommets alpins ou pyrénéens : « Les cols européens ne ressemblent pas du tout à ceux des Andes. Les rampes à plus de 20% qui existent dans les Andes ne sont pas asphaltées et ne sont donc pas praticables. La difficulté là-bas tient surtout à l’altitude, nettement plus élevées. Par contre on jouit, au Nord de Quito, d’un climat spectaculaire toute l’année, c’est un plus ».
C’est optimiste mais conscient du chemin à parcourir que Richard Carapaz va traverser l’Atlantique : « De nouveaux défis m’attendent désormais pour 2018. Je sais qu’il me reste beaucoup de travail à effectuer, dès cet hiver. L’objectif est de gagner une course l’an prochain, mais mon bilan de la saison 2017 me permet d’être optimiste. C’est très motivant ! » Au vu de ce qu’a démontré le bonhomme ces huit derniers mois, difficile de ne pas partager son optimisme. Sa marge de progression semble encore importante, et il a toutes les cartes en main pour se faire une place au soleil de Movistar.
Propos recueillis par David Guénel
Vidéo : Présentation de Richard Carapaz (en espagnol)
Pour ne rien rater de l’actualité cycliste, c’est ICI Fiche de Richard Carapaz
C’est au lendemain de la Vuelta que le maillot de l’équipe Movistar a été dévoilé pour la saison 2018. Le partenaire technique reste le même avec Endura. La modification vient surtout du code couleur qui passe au bleu.
Le maillot de l’équipe Movistar bleu en 2018
A l’occasion de ce rassemblement post-Vuelta, les encadrants et les coureurs ont pu dévoiler le maillot de l’équipe Movistar pour la saison 2018. Next les couleurs ternes, place au bleu turquoise qui rappellera sans doute la formation Astana. Ce changement de couleur intervient au moment où l’entreprise de téléphonie a elle aussi changé son apparence. L’une des autres raison invoquées par l’équipe de Nairo Quintana et d’Alejandro Valverde est la visibilité sur la route. Le nouvel équipement répond en effet aux contraintes de la visibilité avec une couleur plus claire que celle des maillots précédents.
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Movistar développe une équipe féminine
Outre le maillot de l’équipe Movistar dévoilé, c’est aussi une autre grande annonce qui a animé le rassemblement. En effet, une équipe féminine verra le jour dès la saison prochaine. Le but de cette formation sera d’offrir aux cyclistes espagnoles un encadrement digne des grands groupes pour les propulser sur les courses internationales. Les féminines utiliseront exactement le même équipement que l’équipe masculine.
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Le maillot de l’équipe Movistar 2018 sous toutes ses formes
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Vidéo : Nairo Quintana s’impose au sommet du Blockhaus (Giro 2017)
A l’occasion de la 9e étape du Giro 2017, Nairo Quintana a fait parler ses aptitudes de grimpeur. Sur la pente sèche du Blockhaus, le Colombien s’est défait de Thibaut Pinot (FDJ) et de Tom Dumoulin (Sunweb) pour aller chercher l’étape et le maillot rose. Cependant, quelques jours plus tard, il s’inclina face au Néerlandais à l’issue du contre-la-montre final.
Cette année sur les Grands Tours, un coureur a dominé la concurrence. Il s’agit de Christopher Froome (Team Sky), qui vient de remporter la Vuelta, quelques semaines seulement après le Tour de France. C’est le premier coureur à réaliser ce doublé depuis Bernard Hinault en 1983. La performance du britannique s’inscrit dans l’Histoire du cyclisme.
Deux Grands Tours la même saison pour Christopher Froome
Historique ! C’est ainsi que l’on peut décrire le dernier Tour d’Espagne de Christopher Froome. Sa victoire finale au classement général est exceptionnel à plusieurs titres. C’est son premier succès acquis dans ce Grand Tour disputé dans la dernière partie de saison. Avant, c’est une course qui lui avait toujours échappé de peu. Terminé à la seconde place, à trois reprises, lors des éditions 2011, 2014, 2016. Mais cette fois-ci, c’est la bonne tentative. En s’imposant après trois semaines et vingt-et-une étapes, il accroche également son cinquième Grand Tour à son palmarès. Mais c’est surtout la dernière statistique qui retient particulièrement l’attention.
En enchaînant Tour de France et d’Espagne en quelques semaines, le coureur de la Sky intègre un cercle très fermé. Le Britannique devient seulement le troisième coureur à réaliser pareil exploit dans une même année. Il rejoint deux Français : Jacques Anquetil et Bernard Hinault. Rien que cela peut nous permettre de dire que Christopher Froome est entré dans une nouvelle dimension, celle des très grands champions de ce sport. La performance est d’autant plus remarquable qu’un grand nombre de cyclistes n’ont jamais réussi à faire aussi bien. Les quatre semaines qui séparent la fin du Tour et le début de la Vuelta rendent difficiles le doublé en ayant le même niveau de forme. Mais pas de quoi effrayer un spécialiste de ces épreuves comme lui.
Remporter la Vuelta 2017 est un grand objectif accompli par Christopher Froome, mais pas un aboutissement. Dès la saison prochaine, le Britannique aura à cœur de prouver une nouvelle fois qu’il est le plus fort pour accrocher le classement général. Quelques records symboliques peuvent être dans le viseur de celui qui a 32 ans. En gagnant le prochain Tour de France, c’est l’occasion de faire sa place parmi les plus grands de cette épreuve mythique. Eddy Merckx, Jacques Anquetil, Miguel Indurain et Bernard Hinault l’ont tous remporté à cinq reprises. L’exploit majeur est à portée de mains, tant le leader de la Sky continue d’impressionner ainsi que son équipe.
Mais il y a aussi le Giro où il ne s’est plus aventuré depuis un moment, 2010 exactement. C’est le seul Grand Tour qui lui manque à son palmarès. La tentation d’y participer, mais surtout de s’y imposer est grande. Gagner dans une carrière les trois grandes courses de trois semaines, Tour d’Italie, de France et d’Espagne n’est pas chose aisée. Ils sont seulement six dans toute l’Histoire de ce sport à l’avoir fait, dont Alberto Contador et Vincenzo Nibali, qui ont couru la dernière Vuelta. Avec le trophée italien et son célèbre maillot rose, Christopher Froome ferait son entrée dans ce club très fermé. Une occasion supplémentaire d’entrer définitivement dans la légende du cyclisme.
Quelques heures après la fin de la Vuelta, la sélection de l’équipe espagnole pour les prochains Championnats du Monde de Bergen 2017 a été annoncé. Sans grands leaders, cette nation mise sur plusieurs cartes pour prétendre conquérir le maillot arc-en-ciel.
L’Espagne se présente en outsider pour Bergen 2017
Pas une tête d’affiche pour l’Espagne aux Championnats du monde cette année ! Pour l’édition 2017, à Bergen, l’absence d’un coureur tel que Alejandro Valverde pourrait être préjudiciable. Les neuf représentants ibériques vont devoir faire preuve d’audace pour obtenir un grand résultat. Aucun ne semble en mesure de s’imposer en n’anticipant pas l’accélération des favoris que sont Peter Sagan, Greg Van Avermaet, Julian Alaphilippe notamment. Le rôle de l’Espagne est donc un peu différent de ces dernières années. Mais en ayant le contingent maximum possible sur une course comme un Championnat du monde, c’est à dire neuf coureurs, une stratégie efficace peut être mise en place.
Dynamiter la course
Ni le meilleur puncheur ou sprinteur est présent dans l’équipe espagnole. Par contre, sa force collective est clairement un atout. Luis Leon Sanchez est le coureur avec le palmarès le plus imposant, celui qui a davantage d’expérience. A côté de lui, il ne faut surtout pas oublier Marc Soler ou David de La Cruz, ces deux grimpeurs représentent le futur du cyclisme en Espagne. Pour ce rendez-vous, la meilleure chance est peut-être Jonathan Castroviejo aligné sur le contre-la-montre. En tout cas, cet effectif n’a rien à perdre sur cette course d’un jour. Une place sur le podium, voire mieux serait une agréable surprise. L’occasion est belle de se racheter après Grand Tour disputé à domicile en demi-teinte.
Sélection Espagne : Jonathan Castroviejo, Gorka Izagirre, Jose Joaquin Rojas, Marc Soler, Imanol Erviti, Jesus Herrada, Lluis Mas Bonet, Luis Leon Sanchez, David De la Cruz.
Contre-la-montre : Jonathan Castroviejo, Gorka Izagirre.
La Vuelta 2017 s’est achevée sur une victoire de Christopher Froome. Pendant vingt-et-une étapes, la lutte entre les coureurs a été haletante. Parmi eux, les Français présents ont tout donné pour remplir leurs objectifs, avec plus ou moins de succès.
Une victoire tricolore sur la Vuelta 2017
Ça aurait pu être mieux, mais aussi pire. Tel est le résumé de l’édition 2017 de la Vuelta pour le clan français. Avec un succès décroché, la France s’en tire plutôt pas mal, et confirme son retour au plus haut niveau du cyclisme international. Que ça soit pour le Giro, le Tour ou la Vuelta, il y au minimum une victoire d’étape. Peu de nations peuvent se targuer d’un tel bilan. Gagner su un Grand Tour n’est jamais anodin et embellit le bilan d’un coureur dans une saison. C’est ce que peut dire sans aucun doute Julian Alaphilippe.
Ce Tour d’Espagne marque clairement la rédemption du coureur de la Quick-Step. Après une saison gâchée par une blessure suite à une chute sur le Tour du Pays Basque, le Français retrouve petit à petit son meilleur niveau. En étant quasiment au meilleur de sa forme, il fait déjà parti des meilleurs cyclistes au monde. Sa victoire lors de la huitième étape à Xorret de Cati a été en tout points de vue remarquable, autant sur la tactique que la manière. Résistant aux attaques de Rafal Majka dans la montée, le sprnt a été une formalité pour lui. De quoi faire le plein de confiance et assumer un rôle de leader aux Championnats du monde, le 24 septembre. Et qui sait avec le maillot arc-en-ciel sur les épaules ?
Un petit goût d’inachevé
Pour les autres français, le bilan reste contrasté. La victoire leur a échappée, mais c’est pas faute d’avoir essayé. A l’image de Romain Bardet et Alexis Gougeard, très présents à l’avant de course. Ils ont été des importants animateurs, mais sans avoir la réussite au final. Malgré leurs plusieurs offensives, il ne manque que la joie de lever les bras. Le troisième du dernier Tour de France était venu dans cette optique, sans jouer le général. Même si l’objectif n’a pas été atteint, cette Vuelta 2017 va assurément lui servir pour la suite de sa carrière. Pour Alexis Gougeard, il retrouve assurément ses meilleurs jambes, une très bonne nouvelle pour AG2R La Mondiale qui compte grandement sur lui à l’avenir.
Une certaine dose de frustration existe aussi pour Warren Barguil, symbole de la nouvelle génération dorée du cyclisme français. Le coureur de la Sunweb n’a pas pu s’exprimer jusqu’au bout à cause d’une suspension de son équipe pour ne pas avoir respecté les consignes. Ne protégeant pas Wilco Kelderman, il est entré à la maison plus vite que prévu. Impossible de savoir ce qu’il aurait pu faire dans les étapes de montagne et notamment à l’Angliru. Un regret qui n’altère en rien son très beau Tour de France. Les courses se suivent mais ne se ressemblent pas forcément.
Dimanche, le champion olympique Greg Van Avermaet (BMC) n’a pas réussi à réaliser le doublé sur le Grand Prix Cycliste de Montréal, lui qui a terminé septième (Peter Sagan 9e). Dommage, il semblerait, car à l’arrivée le Belge a confié qu’il tenait la grande forme. Selon ses dires, jamais il n’avait eu d’aussi bonnes sensations à Montréal ! Info ou intox à l’approche des championnats du monde de cyclisme sur route de Bergen (17 au 24 septembre 2017) ?
Greg Van Avermaet sort d’un bon Week-End Canadien
De sa fin de semaine Canadienne, GVA s’en sort avec tous les honneurs mais sans succès. Il prendra le chemin de la Norvège avec en poche seulement deux accessits en vue des prochains Mondiaux de Bergen, ce qui témoigne tout de même que le coureur de l’équipe BMC Racing Team, âgé de 32 ans, profite d’une bonne forme actuelle, et qu’il a d’ailleurs confirmée : « Le groupe qui s’est joué la victoire est parti dans l’avant dernier tour et rapidement ils sont pris de l’avance. Il a été très difficile de revenir sur eux car les gars devants étaient vraiment forts. Dans mon groupe, nous avons essayé, mais en fin de compte, je n’avais plus personne (équipiers) avec moi, et nous n’avons que fait de perdre du temps. J’ai alors su que j’allais sprinter pour un Top 10… C’était une course différente de celle de l’année dernière. J’ai remporté le sprint de mon groupe. J’ai eu de très bonnes sensations pendant la course, probablement les meilleures jamais eues à Montréal, mais je n’ai pas gagné. »
« Je suis un peu déçu car j’étais probablement l’un des plus forts de la course et je me voyais bien l’emporter » . G.V.A
Le coureur de la BMC, encore sous contrat avec l’équipe américaine jusque fin 2018, a notamment remporté sept succès cette saison, donc quatre en WorldTour : Omloop Het Niewsblad, GP E3 Harelbeke, Gent-Wevelgem et Paris-Roubaix. Ses trois autres succès, il les a glanés sur le Skoda-Tour de Luxembourg (deux étapes et classement général final). Quant à ses accessits, ils sont forts nombreux à l’image de : 7e de Kuurne-Bruxelles-Kuurne, 2e de Strade-Bianche, 2e du Tour des Flandres, 11e de l’Amstel Gold Race ou encore 12e de Liège-Bastogne-Liège.
Tour d’Espagne 2017 – Le rideau est tiré sur Alberto Contador et sa carrière XXL. Faite d’ombres et de lumières. Une carrière interrompue à son climax pour usage de produits dopants. Paradoxalement, Alberto Contador aura connu sa plus forte popularité lors des années qui ont suivies son retour. Le coureur était moins flamboyant, mois performant, mais sans doute plus humain. Dans l’attente de sa nouvelle vie de directeur de sa fondation, le double vainqueur de l’Angliru est revenu hier soir sur l’incroyable engouement qui l’a précédé tout au long de ses dernières semaines de course.
Alberto Contador : « C’est le bon moment pour arrêter »
D’emblée, Alberto Contador l’affirme, le choix de terminer sa carrière au terme de la Vuelta 2017 est le bon : « Bien sûr, je pense que c’est le moment d’arrêter. Quand j’ai commencé ma carrière, j’ai dit que je voulais la terminer au top niveau. J’ai tout donner sur cette Vuelta, et je dois remercier Trek Segafredo de m’avoir donné l’opportunité d’attaquer quand je le voulais, de me laisser profiter de ma course ; j’en ai savouré chaque minute. Avec l’affection que le public m’a montré, je peux juste dire merci, merci et merci. Lors de ces 15 dernières années, j’ai donné 100% de moi-même, je me suis entraîné dur et je l’ai fait avec tout mon coeur. Je pense que c’est très important. Bien sûr, le cyclisme est un sport où le plus important est la victoire, mais je pense qu’il est également important de donner du spectacle. »
Et dans ce secteur, le double vainqueur du Tour en connait un rayon… « Je suis très fier, j’ai entendu des « Vamos Alberto » encore et encore tout au long de la Vuelta, et ça veut dire que les gens ont apprécié me regarder courir, qu’ils reconnaissent mon travail. Je n’aurais pas pu choisir un meilleur endroit pour me retirer. Ca a été un Tour d’Espagne difficile, mais j’en ai apprécié chaque minute. Dans une ascension, quand mes jambes faisaient vraiment mal, et que je voyais tous ces signes d’encouragement, c’était comme un cadeau pour moi… »
« Je ne pouvais pas rêver de plus bel au revoir que celui-là »
Le natif de Pinto, dans la banlieue de Madrid, a souhaité franchir seul sa dernière ligne d’arrivée. Un choix qui l’a fait passé de la 4e place finale à la 5e, au profit de Wilco Kelderman. Une péripétie qui n’en est pas une pour celui qui ne visait que la victoire, et qui a ainsi vécu pleinement ses derniers instants de coureur cycliste : « Je n’ai pas de mot pour expliquer ce que je ressens maintenant. Ca a été incroyable de franchir, seul, la ligne d’arrivée de ma ville natale. La journée a été incroyable, j’ai roulé le long de routes que je connais très bien et ai reçu l’affection de beaucoup de monde. Je me sens béni. C’est un rêve, et je ne pouvais pas rêver de plus bel au revoir que celui-là. »
Si toutes les courses auxquelles a participécette année Alberto Contador (Trek-Segafredo)s’étaient déroulées sur le territoire espagnol,« El Pistolero »aurait probablement fait l’unanimité auprès des suiveurs et de tous ceux qui ont considéré qu’il faisait l’année de trop. Porté par un public déchaîné qui galvanisa les objectifs finaux de leur champion, le Madrilène a dynamité la Vuelta 2017 même si ses débuts sur l’épreuve dans l’étape d’Andorre-la-Vieille l’ont privé d’une place sur le podium à Madrid. Une cerise sur le gâteau qui manque dans sa belle année de plus.
Alberto Contador va attaquer la retraite avec du baume au cœur
Si son dernier Tour d’Espagne avait été à l’image de sa dernière saison dans le peloton professionnel, Alberto Contador aurait probablement eu quelques regrets d’être remonté sur son vélo pour conclure sa carrière. Mais courir sur ses terres a eu le gros avantage de décupler ses forces et d’honorer au mieux sa participation sur son ultime épreuve. Il se devait de finir en beauté et d’une manière à auréoler son énorme palmarès. Gagner à l’Angliru marquera les esprits à jamais. Cette deuxième victoire au sommet de ce col mythique situé au cœur du massif de l’Áramo marqua sa sortie et le fait entrer indiscutablement au panthéon des attaquants. Ce juge de paix inhumain réputé pour être le plus dur au monde a accueilli dans son coeur de pierre un ami qui le sera de très longue date et qui le restera jusqu’à ce qu’il disparaisse géographiquement dans un cataclysme auquel nous ne serons jamais les témoins.
Des adieux sous les yeux de la Madone de son équipementier
Alberto Contador a donc atteint la cible en plein milieu et a flingué ceux qui le considéraient comme un « has been ». La Vuelta 2017 fut une séance de rattrapage qui bien que de courte durée aura fait son travail de sape. Il ne faut pas se fier à la mine grise des mauvais jours de son Trek Emonda SLR customisé. Son Madone est resté dans le camion de l’équipe Trek-Segafredo mais n’a pas oublié de lui donner la bénédiction avant qu’il se fasse acclamer dans les rues de Madrid. Là où l’enfant de Pinto roulait avec dans l’idée qu’un dimanche de septembre il en terminerait avec sa carrière en ayant la mine des beaux jours.
Alors qu’il lui restait encore un an de contrat avec Dimension Data, Tyler Farrar (33 ans) a choisi de mettre un terme à sa carrière à l’issue des Grands Prix de Québec et Montréal.
Tyler Farrar quitte le cyclisme après 29 victoires
Bon sprinteur, Tyler Farrar a souvent fait parler sa pointe de vitesse pour gagner. Et l’Américain était l’un des plus rapides du peloton à l’époque. D’ailleurs, le coureur qui porte les couleurs de l’équipe Dimension Data (ex-MTN-Qhubeka) depuis 2015 a remporté au moins une victoire d’étape sur les trois Grands Tours. Mais depuis quelques années, Farrar est en perte de vitesse et sa dernière victoire date de 2014 lors du Tour de Pékin (aujourd’hui disparu). Pour rappel, le coureur américain est passé professionnel dans les rangs de l’équipe française Cofidis avant de rejoindre Garmin puis Dimension Data.
De bons et de moins bons souvenirs pour Tyler Farrar
« Je pense que tout a été incroyable, c’est une grande aventure, mais parfois il est temps de commencer un nouveau chapitre, et je suis prêt pour ça. Il y a beaucoup de souvenirs, il y a de grandes victoires qui sont agréables, il y a de beaux moments au sein de l’équipe » se remémore l’Américain pour The Peloton Brief en évoquant notamment son premier Tour de France. « Il y a aussi eu des moments difficiles, évidemment, avec ce qu’il s’est passé avec mon ami Wouter (Weylandts) il y a quelques années sur le Giro. »
Vidéo : Tyler Farrar rend hommage à son ami Wouter Weylandts
Quelques mois après la tragique mort de Wouter Weylandts sur les routes du Giro, Tyler Farrar signe d’un « W » sa victoire sur la 3e étape du Tour de France 2011 en hommage à son ami belge.
Et de six ! C’est déjà la sixième recrue pour le compte de la formation Fortuneo-Oscaro qui renouvelle et renforce son effectif. En effet, Emmanuel Hubert a choisi de faire confiance au grimpeur norvégien Sindre Lunke pour une saison.
Warren Barguil voulait Sindre Lunke avec lui
Âgé de 24 ans, Sindre Lunke n’a pas encore marqué les esprits. Passé professionnel en 2016 au sein de l’équipe Sunweb, il a souvent été l’équipier modèle. Le dernier exemple en date est le Giro 2017 où il était aux côtés de Tom Dumoulin lors de sa victoire finale. Réputé grimpeur, le Norvégien a suivi Warren Barguil qui a demandé à ce qu’il soit présent. « Warren me voulait à ses côtés pour l’épauler, l’équipe était également intéressée par mon profil et pour moi c’est une opportunité et un nouveau challenge. Mon objectif sera d’accompagner les meilleurs grimpeurs en haute montagne et j’espère sur les plus grandes courses », a précisé Lunke dans le communiqué de l’équipe Fortuneo-Oscaro.
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Une nouvelle opportunité pour Sindre Lunke
Au sein d’une équipe comme Fortuneo-Oscaro, Sindre Lunke aura ce qu’il recherche. Le Norvégien sait qu’il aura un rôle d’équipier, mais il pourra bénéficier de circonstance de course pour jouer sa carte personnelle. « Je sais également que chaque coureur aura sa chance à un moment ou un autre, alors je vais aussi me montrer pour espérer lever les bras », a-t-il dit. Emmanuel Hubert, le manager général, a déclaré : « Nous construisons un projet sur le long terme, nous avons besoin de jeunes coureurs comme Sindre Lunke pour l’incarner. C’est un excellent grimpeur et il possède déjà l’expérience du World Tour ».
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Vidéo : Le Tour de France 2017 de l’équipe bretonne Fortuneo-Oscaro
Retrouvez en vidéo les moments forts de l’équipe Fortuneo-Oscaro sur les routes du Tour de France 2017. Des instants en immersion au sein de la formation d’Emmanuel Hubert.
Dimanche, c’est l’Italien Diego Ulissi (UAE Emirates) qui a remporté au sprint le Grand Prix Cycliste de Montréal. Les deux principaux favoris, Peter Sagan (9e) et Greg Van Avermaet (7e) ont été piégés et ont du se contenter de simples accessits.
Diego Ulissi signe à Montréal un de ses plus beaux succès
Une fois les deux échappés Canadiens du jour rattrapés, une seconde échappée de quatre coureurs s’est formée, sans pour autant réussir à aller au bout de la course. A 40 kilomètres de l’arrivée, tout était à refaire et c’est un course usante, décousue, qui a fait l’affaire de l’Italien Diego Ulissi. Au terme des 205,7 kilomètres de course, le sextuple vainqueur d’étape sur le Tour d’Italie a devancé au sprint, avec autorité, l’Espagnol Jesus Herrada (Movistar) et le Néerlandais Tom-Jelte Slagter (Cannondale-Drapac). Le Français Tony Gallopin (Lotto Soudal) qui a tenté seul sa chance dans le final a terminé sixième. Ulissi succède ainsi au palmarès à Van Avermaet.
La Vuelta 2017 se termine par une nouvelle victoire de Matteo Trentin (Quick-Step). Au sprint, l’Italien a encore une fois dominé la concurrence. C’est son quatrième succès dans cette édition, qui restera historique. Christopher Froome réalise le doublé Tour-Vuelta, et Alberto Contador tire sa révérence.
La Vuelta 2017 passionnante jusqu’au bout
Du grand spectacle ! Les coureurs ont bataillé même le dernier jour ! A l’image de Christopher Froome, déjà assuré de remporter le classement général à part accident, il a tout fait pour ramener aussi le maillot vert. Une mission accomplie par le Britannique. Preuve qu’il n’est jamais rassasié. En terminant à la douzième place du sprint, le coureur de la Sky empoche assez de points pour conserver une petite marge par rapport à Matteo Trentin. Il a manqué deux points seulement pour le porteur du maillot de la Quick-Step, mais cette déception est compensée par ses quatre succès empochés sur la Vuelta 2017.
Dès le sprint intermédiaire dans les rues de Madrid, le message était clair. Christopher Froome allait défendre ardemment le classement par points, ce qui a obligé Matteo Trentin et toute sa formation à faire un premier effort. Mais cela n’a pas été préjudiciable pour l’arrivée de cette dernière étape du Tour d’Espagne. Vainqueur avec de la marge, l’Italien était le meilleur sprinteur sur cette édition. Il prouve sa grande forme moment, une excellente nouvelle pour l’Italie lors des prochains Championnats du monde. Sa cote augmente de plus en plus par rapport à ses récents résultats. A noter la très jolie performance de Lorenzo Manzin (FDJ), le Français termine deuxième dans ce final. Une belle manière de conclure ce dernier Grand Tour de la saison.
A jamais, cette édition entre dans l’Histoire du cyclisme ! Pour deux raisons principales, l’une est exceptionnelle et l’autre est nostalgique. Les deux coureurs concernés sont Christopher Froome et Alberto Contador. Pour le Britannique, il s’inscrit dans la légende de son sport. Faire le doublé Tour-Vuelta est un exploit à part. Seuls Jacques Anquetil et Bernard Hinault avaient réussi cette performance. Le coureur de la Sky fait dorénavant parti de ce cercle fermé, et ce qui porte son palmarès à cinq victoires finales dans les Grands Tours. Il lui reste un défi majeur, rejoindre notamment Alberto Contador comme vainqueur du Giro-Tour-Vuelta dans sa carrière.
Du côté de l’Espagnol, c’est l’heure de tirer sa révérence. Et de quelle manière ! Sa victoire d’étape à l’Angliru lui permet de sortir par la très grande porte. Même si ça n’aurait rien enlevé à ses merveilleuses années professionnelles. C’est une page qui se tourne. C’est tout un pays, même plus qui célèbre un grand nom du sport mondial. Son dernier tour d’honneur ou la montée sur le podium seront des images gravées dans la mémoire collective. Décidément, que d’événements marquants dans cette Vuelta 2017, qui va avoir une place à part.
Deux jours après le GP Cycliste de Québec, remporté pour la seconde année consécutive par le double champion du monde sur route Peter Sagan (Bora-hansgrohe), le match Sagan-Van Avermaet va de nouveau avoir lieu ce soir à l’occasion du GP cycliste de Montréal 2017. En 2016, la victoire avait tourné à l’avantage du champion olympique Belge. Début du Live à 17h00.
205,7 kilomètres pour remporter le GP Cycliste de Montréal 2017
Le Grand Prix Cycliste de Montréal est une épreuve WorldTour qui succède depuis huit ans au Grand Prix Cycliste de Québec. Il s’agit d’une épreuve impitoyable pour les coureurs avec au total quelque 3.893 mètres de dénivelé positif, équivalant à une étape de montagne difficile d’un grand Tour. Au delà de la course qui réunit des coureurs de rang mondial, bon nombre d’entre eux présents au départ des deux épreuves finalisent leur préparation en vue des Mondiaux de Bergen qui débuteront dans une semaine, le 17 septembre, et qui s’achèveront le 24 à l’occasion de l’épreuve Elites Messieurs.
Le Grand Prix Cycliste de Montréal, c’est 17 tours de circuit long chacun de 12,1 kilomètres. Et chaque tour du Circuit du Mont-Royal est ponctué de trois ascensions. La répétition des ces ascensions insignifiantes sur un ou quelques passages, use au fur et à mesure que les kilomètres et les ascensions s’accumulent les organismes. Pourtant, à observer le profil de l’épreuve, le dénivelé du circuit n’est que de 229 mètres. Au total, les coureurs auront à parcourir quelque 205,7 kilomètres pour tenter de l’emporter et envisager de succéder à Greg Van Avermaet. La saison passée, le coureur de l’équipe BMC s’était imposé devant le slovaque Peter Sagan et l’Italien Diego Ulissi.
Le site officiel des Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal