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L’UCI envisage une reprise pour le 1er août avec les Strade Bianche

L’Union Cycliste Internationale (UCI) planche actuellement sur un nouveau calendrier. Selon une information de la RTBF, une version prévisionnelle adressée aux équipes table sur une reprise des compétitions au premier jour du mois d’août avec la tenue des Strade Bianche. Les courses s’enchaîneraient alors jusqu’au mois de novembre.

Le milieu de l’été pour reprendre, la proposition de l’UCI

Des Strade Bianche en août à la Vuelta en novembre… Voici comment s’articulerait désormais le calendrier international. D’après ce que l’UCI aurait transmis aux équipes, la rentrée est programmée, à l’heure actuelle bien évidemment, le 1er août avec les Strade Bianche. Dans la foulée, en tout cas la semaine suivante, cela continuerait en Italie avec Milan-San Remo le 8 août.

Après, il serait question de disputer le Critérium du Dauphiné mais sous une forme différente que d’habitude. La course par étapes pourrait être réduite à quatre jours vers la mi-août avant que ne se tienne les championnats nationaux lors du week-end du 22-23 août. Ce sera alors le temps de se diriger vers le Tour de France (29 août – 20 septembre), qui pourrait aligner un plateau encore plus relevé que les années précédentes.

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Avec le nouveau calendrier, une fin d’année chargée

A l’automne, et après la Grande Boucle, de nombreux événements auront encore lieu. A commencer par les Championnats du monde (20 – 27 septembre) dont le parcours est favorable aux grimpeurs-puncheurs. Puis suivra une période avec des classiques. La Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège et l’Amstel Gold Race se succéderont en l’espace de dix jours. Dans un autre front, il est prévu que le Giro démarre en même temps que la Doyenne des classiques.

Ce mois d’octobre sera très chargé, car après la phase des Ardennaises, les Flandriennes prendront le relais. Le Tour des Flandres est envisagé au 18 octobre alors que ce serait le 25 octobre pour Paris-Roubaix. La saison des classiques devrait se terminer avec le Tour de Lombardie le 31 octobre. Mais ça ne sera pas pour autant complètement fini. Peut-être dans une version légèrement raccourcie, le Tour d’Espagne démarrera à partir du 1er novembre pour aller du coup jusqu’à la deuxième quinzaine du mois. Ainsi, il y aurait à peu près deux mois d’écart entre la fin de cette saison et la rentrée de la prochaine avec le Tour Down Under organisé en Australie vers la mi-janvier.

Dates du nouveau calendrier

  • Strade Bianche (1er août)
  • Milan – San Remo (8 août)
  • Critérium du Dauphiné (mi-août)
  • Championnats nationaux (22-23 août)
  • Tour de France (29 août – 20 septembre)
  • Championnats du monde (20 – 27 septembre)
  • Flèche Wallonne (30 septembre)
  • Giro (départ début octobre)
  • Liège-Bastogne-Liège (4 octobre)
  • Amstel Gold Race (10 octobre)
  • Tour des Flandres (18 octobre)
  • Paris-Roubaix (25 octobre)
  • Tour de Lombardie (31 octobre)
  • Vuelta (départ début novembre)

Romain Bardet doute de la tenue du Tour de France

Dans une chronique parue sur le site du quotidien Le Monde, Romain Bardet a évoqué la tenue du Tour de France 2020 (29 août – 20 septembre). Le coureur d’AG2R La Mondiale fait part de ses doutes sur l’organisation et le maintien de cet événement par rapport à la présence du coronavirus.

Le Tour de France 2020 aura t-il lieu ?

Cela fait désormais une semaine que les nouvelles dates du Tour de France ont été actées. Avec un Grand Départ prévu le 29 août et une arrivée programmée pour le 20 septembre, les premières réactions qui ont suivi étaient globalement positives et enthousiastes. Mais à l’image de Romain Bardet, ces derniers jours, c’est maintenant davantage place aux interrogations, voire à l’inquiétude. Le Français explique son point de vue. « L’annonce du report du Tour de France, ce fut la lumière au bout du tunnel. Puis l’euphorie des premières quarante-huit heures a laissé place à un peu plus de flou. La prudence m’a rattrapé. […] D’ici à septembre, on ne voit pas un traitement médical miracle survenir. Il faudra donc respecter des mesures barrières très, très fortes ; et la question se pose de savoir si elles sont compatibles avec la tenue d’un événement comme le Tour de France. »

Romain Bardet envisage différents scénarios

Pour le leader de la formation AG2R La Mondiale, difficile d’envisager donc une Grande Boucle qui pourrait se disputer comme à l’accoutumée. Il va falloir adopter un comportement différent en prenant en considération que le risque zéro n’existera pas encore à cette période. « Le peloton est un nid de contamination potentielle. Il est strictement impossible de respecter toutes les précautions. J’ai un enthousiasme de sportif, mais un réalisme de citoyen. C’est important pour l’équipe de rester dans cet état d’esprit, on a tout intérêt à faire comme si les courses pouvaient avoir lieu. »

Le Tour, la priorité de la saison de Romain Bardet

Au cas où le signal est donné pour faire s’élancer le Tour de France, Romain Bardet sera pour sa part bien au départ comme un certain Thibaut Pinot. Cette année, le Français avait à l’origine prévu de laisser son Grand Tour national de côté au profit du Giro, mais le coronavirus et le nouveau calendrier a clairement changé les plans. Pour rappel, le vice-champion du monde 2018 est monté à deux reprises sur le podium de la Grande Boucle, c’était en 2016 (2e) et en 2017 (3e).

La liste des coureurs engagés à la Digital Swiss 5

La liste des engagés de la 1e édition de la Digital Swiss 5 (Tour de Suisse virtuel) a tout d’une grande épreuve. Pas moins de 19 équipes seront au départ avec des formations World Tour, ProTeam et Nationale. Parmi les grands noms du cyclisme à noter les présences de Julian Alaphilippe, Remco Evenepoel, le champion du monde Mads Pedersen, Vincenzo Nibali ou encore Primoz Roglic. Tous ces coureurs vont s’affronter en direct à la télévision depuis chez eux sur la plateforme ROUVY.

Composition des équipes – Digital Swiss 5

AG2R La Mondiale

  • Romain Bardet
  • Mikaël Cherel
  • Silvan Dillier
  • Julien Duval
  • Mathias Frank
  • Ben Gastaur
  • Dorian Godon
  • Alexis Gougeard
  • Pierre Latour
  • Oliver Naesen
  • Aurélien Paret-Peintre
  • Nans Peters
  • Alexis Vuillermoz
  • Larry Warbasse

Bahrain McLaren

  • Pello Bilbao
  • Grega Bole
  • Eros Capecchi
  • Sonny Colbrelli
  • Ivan Garcia Cortina
  • Matej Mohorič
  • Jan Tratnik
  • Hermann Pernsteiner
  • Wout Poels
  • Santiago Buitrago Sanchez

Bora-Hansgrohe

  • Emanuel Buchmann
  • Matteo Fabbro
  • Patrick Gamper
  • Lennard Kämna
  • Patrick Konrad
  • Martin Laas
  • Lukas Pöstleberger
  • Max Schachmann
  • Ide Schelling

CCC Team

  • William Barta
  • Victor De La Parte
  • Simon Geschke
  • Joey Rosskopf
  • Michael Schâr
  • Attila Valter
  • Greg Van Avermaet
  • Nathan Van Hooydonck
  • Ilnur Zakarin

Deceuninck – Quick-Step

  • Julian Alaphilippe
  • Kasper Asgreen
  • Andrea Bagioli
  • Sam Bennett
  • Mattia Cattaneo
  • Rémi Cavagna
  • Tim De Clercq
  • Dries Devenyns
  • Remco Evenepoel
  • Bob Jungels
  • Michael Mørkøv
  • Pieter Serry
  • Zdenek Štybar

EF Pro Cycling

  • Sean Bennett
  • Simon Clarke
  • Magnus Cort
  • Lawson Craddock
  • Mitch Docker
  • Moreno Hofland
  • Lachlan Morton
  • Jonas Rutsch
  • Tom Scully
  • James Whelan

Groupama-FDJ

  • Bruno Armirail
  • Kilian Frankiny
  • David Gaudu
  • Simon Guglielmi
  • Stefan Küng
  • Matthieu Ladagnous
  • Fabian Lienhard
  • Tobias Ludvigsson
  • Valentin Madouas
  • Rudy Molard
  • Sébastian Reichenbach
  • Benjamin Thomas

Israel Start-Up Nation

  • Matteo Badilatti
  • Alexander Cataford
  • Davide Cimolai
  • Daniel Navarro Garcia
  • André Greipel
  • Reto Hollenstein
  • Daniel Martin
  • Guy Niv
  • James Piccoli
  • Rick Zabel

Lotto Soudal

  • Sander Armée
  • Steff Cras
  • Jasper De Buyst
  • Stan Dewulf
  • Carl Frederik Hagen
  • Frederik Frison
  • Kobe Goosens
  • Rasmus Iversen
  • Nikolas Maes
  • Gerben Thijssen
  • Tosh Van Der Sande
  • Brian Van Goethem
  • Harm Vanhoucke
  • Florian Vermeersch
  • Viktor Verschaeve
  • Tim Wellens

Mitchelton-Scott

  • Eduardo Affini
  • Michael Albasini
  • Esteban Chaves
  • Luke Durbridge
  • Jack Haig
  • Michael Hepburn
  • Daryl Impey
  • Chris Jull Jensen
  • Mikel Nieve
  • Nick Schultz
  • Adam Yates
  • Andrei Zeits

Movistar Team

  • Hector Carretero
  • Dario Cataldo
  • Gabriel Cullaigh
  • Johan Jacobs
  • Nelson Oliveira
  • Jurgen Roelandts
  • José Joaquin Rojas
  • Einer Rubio
  • Sergio Samitier
  • Albert Torres
  • Carlos Verona

NTT Pro Cycling

  • Edvald Boasson Hagen
  • Victor Campanaerts
  • Stefan de Bod
  • Michael Gogl
  • Roman Kreuziger
  • Ben King
  • Gino Mäder
  • Louis Meintjes
  • Ben O’Connor
  • Rasmus Tiller
  • Max Walscheid

Rally Cycling

  • Ryan Anderson
  • Stephen Bassett
  • Matteo Dal-Cin
  • Gavin Mannion
  • Nicholas Zukowski

Team Jumbo-Visma

  • George Bennett
  • Pascal Eenkhoorn
  • Tobias Foss
  • Robert Gesink
  • Amund Grøndahl Jansen
  • Chris Harper
  • Sepp Kuss
  • Paul Martens
  • Mike Teunissen
  • Primož Roglič
  • Jonas Vingegaard

Team Sunweb

  • Albert Dainese
  • Nico Denz
  • Chris Hamilton
  • Jai Hindley
  • Wilco Kelderman
  • Michael Matthews
  • Nicolas Roche

Total Direct Energie

  • Lilian Calmejane
  • Romain Cardis
  • Jérome Cousin
  • Fabien Grellier
  • Pim Ligthart
  • Paul Ourselin
  • Florian Maitre
  • Lorenzo Manzin
  • Simon Sellier
  • Romain Sicard
  • Julien Simon
  • Geoffrey Soupe
  • Rein Taaramae
  • Anthony Turgis

Trek-Segafredo

  • Gianluca Brambilla
  • Guilio Ciccone
  • Nicola Conci
  • Nicolas Eg
  • Koen de Kort
  • Emils Liepins
  • Bauke Mollema
  • Antonio Nibali
  • Vincenzo Nibali
  • Mads Pedersen
  • Tom Skujins
  • Edward Theuns

Swiss National Team

  • Michael Albasini
  • Matteo Badilatti
  • Stefan Bissegger
  • Filippo Colombo
  • Silvan Dillier
  • Matthias Frank
  • Robin Froidevaux
  • Claudio Imhof
  • Stefan Küng
  • Fabian Lienhard
  • Sébastian Reichenbach
  • Michael Schär
  • Nino Schurter

Elie Gesbert : « Renfiler un dossard avant la fin de l’année »

Membre du Team Arkéa-Samsic, Elie Gesbert est un jeune coureur de 24 ans qui possède déjà quelques références au niveau international. Participant aux trois derniers Tour de France, il a connu un terrible coup du sort en se fracturant la rotule au Challenge de Majorque le 1er février dernier. Depuis, le Français essaie de s’en remettre en se fixant comme objectif de revenir à la compétition cette année.

Elie Gesbert : « On en avait déjà parlé pour prolonger »

TodayCycling : C’est officiel depuis hier. Votre contrat avec le Team Arkéa-Samsic est prolongé jusqu’en 2022. C’était une volonté de votre part de vous inscrire dans la continuité ? 

Élie Gesbert : Il n’y avait pas de raison de partir. Ça se passe bien. J’ai fait une belle saison l’an dernier. Dans ce registre là, il me restait une année de contrat, mais on en avait déjà parlé pour prolonger.

Vous vous sentez très bien dans l’équipe. Tout était réuni pour rester dans la même équipe…

On a une belle équipe et un bon programme de courses aussi. Il y a tout qui va bien. L’équipe grandit petit à petit, ça donne envie de voir ce que cela va donner et jusqu’où ça va aller.

Depuis votre arrivée en août 2016, vous ressentez cette progression. Sur quels aspects vous le remarquez ?

On se perfectionne sur le recrutement des coureurs de plus gros calibre (Nairo Quintana). Mais ça passe aussi par se professionnaliser à travers le matériel, par le fait de ne laisser aucun détail au hasard.

Bien que vous évoluez en ProTeam (2e divison), est-ce que vous constatez un rapprochement par rapport aux meilleures équipes du World Tour ?

Oui, carrément. C’est le but de l’équipe donc on essaie de s’en rapprocher le plus possible. C’est des petits gains marginaux, mais c’est là qu’on voit l’élite vraiment.

« J’aimerais bien faire du home trainer d’ici deux semaines »

Personnellement, depuis votre chute intervenue au Challenge de Majorque, au début du mois de février, comment ça se passe ?

Une fracture (de la rotule), c’est jamais simple. J’aurais aimé que ça se passe dans d’autres conditions. Parce qu’on me dit : « Au vu des conditions actuelles, tu n’as rien loupé ». Mais j’aurais préféré ne rien me fracturer. Je n’ai pas de centre de rééducation, du coup ça avance beaucoup moins vite pour retrouver l’amplitude de mon genou, pour re-muscler. C’est un peu compliqué, j’arrive à m’en sortir. Je fais de la kiné quand même. Mais il y a un mois déjà, j’aurais dû aller en centre de rééducation. Cela va retarder sans doute un peu mon retour.

Est-ce que justement le confinement complique les choses pour récupérer de sa blessure ?

Ça me bloque forcément. J’aurais pu commencer la piscine mais là c’est fermé o. Ou aller faire de la musculation mais c’est pareil.

Avez-vous une idée pour la reprise sur un vélo ?

Vu l’amplitude que je prends au niveau du genou, j’aimerais bien faire du home trainer d’ici deux semaines. Ce serait cool. Et avant de vraiment taper dedans, il va falloir encore attendre.

« Pousser la saison de deux, trois semaines »

Pour la compétition, est-ce envisageable de vous retrouver en fin d’année ou c’est trop prématuré ?

Mon objectif c’est de renfiler un dossard avant la fin de l’année, d’être performant et de retrouver le niveau.

En parlant de la compétition, que pensez-vous de ce nouveau calendrier avec le Tour de France (29 août – 20 septembre), du Giro possiblement en octobre et des coures d’un jour aussi intercalées ?

Il n’y pas de bonne solution. On aurait tous aimé avoir une saison normale. Mais c’est déjà une bonne chose que le Tour de France ait lieu, et c’est important pour la survie de pas mal d’équipes. Il y aussi des coureurs qui veulent s’exprimer, qui sont en fin de contrat. C’est bien pour eux, pour se montrer d’ici la fin de saison. Il ne faut pas aller non plus dans le démesure jusqu’au mois de décembre. Il ne faut pas oublier ensuite que la saison reprendra normalement, enfin j’espère.

Vous n’êtes pas favorable à ce que l’on prolonge trop cette saison ?

Il est possible de pousser la saison de deux, trois semaines par rapport à d’habitude. Après, la saison suivante reprend vite (en janvier en Australie ou au Gabon pour certains). Il en faut un peu pour tout le monde. Je pense surtout aux coureurs qui risquent d’être en fin de contrat, qui vont vouloir prouver qu’ils ont toujours leur place.

De votre côté, avoir prolongé, c’est aussi avoir l’esprit plus serein.

J’aurais été là en fin de contrat, avec la blessure que j’ai, c’est sûr que je me précipiterai peut-être, ce n’est pas forcément une bonne chose. On fait tout à l’envers quand c’est comme ça. Là, ça m’apporte un peu de confort. Je sais que j’ai le temps de revenir et l’équipe me fait confiance, elle sera là pour me soutenir.

« Un Tour d’Espagne, ça m’intéresserait beaucoup »

Est-ce que vous ciblez une course en particulier pour revenir ?

Non, c’est surtout le fait de renfiler un dossard et retrouver un niveau acceptable. Je peux pas me projeter sur une course. A la reprise, je vais courir là où il y aura de la place. Il ne faut pas oublier ceux dans l’équipe qui ont plus un statut de leader. Mois je serai plus dans une optique de retrouver la condition. Je ne dois pas me fixer un objectif précis pour l’instant.

Et pour voir plus loin, en 2021, qu’est-ce qui vous ferait envie ?

Un Tour d’Espagne, ça m’intéresserait beaucoup. Je voudrais vraiment y aller un jour. Et après les belles courses d’un jour, la Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège, que j’aime bien.

Qu’est-ce qui vous intéresse particulièrement dans la Vuelta ?

Il y a énormément d’échappés qui vont au bout. Il y a un peu plus de course, de guerre que sur le Tour où c’est un peu plus cadenassé, un peu plus fermé.

A propos de la Vuelta cette année, le mois de novembre est évoqué. C’est un bel objectif à atteindre. 

Là, ce serait énorme pour moi de faire un Grand Tour cette année. Je pense que dans un premier temps, je dois revenir à la compétition, que je prouve que je reviens à un bon niveau. Et si c’est le cas, avant le mois d’octobre, ce serait beau.

Pour finir, à propos de cette période très particulière, comment la vivez-vous ? Peut-on comparer ça à une coupure hivernale ? 

On voit bien qu’on ne peut pas se relâcher comme une coupure hivernale, car il faut garder une certaine condition physique. Mais là c’est mieux car on connaît les dates de reprise. Ça permet de se projeter. Y en a qui ont besoin de compétition pour garder le niveau, se tester, d’autres qui en ont pas du tout besoin. On le voit à travers Zwift avec toutes ces courses, se prouver qu’ils vont bien.

Si c’était possible, vous auriez participer à des courses connectées ?

J’en aurais fait un petit peu, mais pas tout le temps. Il faut pas tomber dans l’excès non plus. C’est comme la fin de de saison, il faut pas faire quelque chose de démesuré.

Nippo Delko One Provence prolonge son sprinteur Eduard Grosu

La formation Nippo Delko One Provence (ProTeam) a annoncé la prolongation du contrat d’Eduard Grosu (27 ans). Le sprinteur roumain et l’équipe française sont tombés d’accord sur les termes de cette prolongation avec une année supplémentaire.

Eduard Grosu : « Obtenir plus de victoires »

« Je suis très heureux et reconnaissant de la confiance que me porte Philippe Lannes (le manager, ndlr), a déclaré Eduard Grosu dans un communiqué de son équipe. En cette période de COVID-19, difficile pour le monde entier, je suis le premier coureur à signer un nouveau contrat avec le Team Nippo Delko One Provence. Je suis fier de faire partie de cette équipe et de continuer le travail que nous avons commencé il y a 2 ans. Mes objectifs pour la fin de cette saison et pour la prochaine sont d’obtenir plus de victoires que l’année passée et de gagner une première course World Tour. Après deux participations avec Nippo Vini Fantini sur le Giro d’Italia, j’aimerais avoir l’opportunité d’y courir avec l’équipe. Je ferai le maximum pour rester le plus longtemps possible avec cette équipe. »

Nippo Delko One Provence peut compter sur Grosu

Arrivé en 2019, Eduard Grosu a remporté cinq succès pour le compte de Nippo Delko One Provence dont cette étape sur le Tour de Slovaquie. En redoutable finisseur, il avait lancé son sprint très loin de l’arrivée pour prendre les meilleures trajectoires et donc distancer ses adversaires dont Arnaud Démare qui a fini 3e. Une belle carte pour la formation ProTeam qui peut compter sur son sprinteur pour décrocher quelques bouquets. « Sa mentalité, orientée vers l’esprit d’équipe, s’inscrit dans la philosophie et le projet du Team. C’est un coureur qui a le talent nécessaire pour s’imposer dans des épreuves World Tour », a déclaré Philippe Lannes, manager de l’équipe.

Vidéo de Cyclisme
Eduard Grosu en finisseur sur le Tour de Slovaquie

Il y a un an… l’Amstel Gold Race revenait à Mathieu van der Poel

En 2019, à la même date, une des courses les plus marquantes de ces dernières années s’est disputée. Le scénario de l’Amstel Gold Race a débouché sur un final d’exception et a permis à Mathieu van der Poel d’être sacré sur ses terres. Il est devenu le premier Néerlandais à l’emporter sur cette classique depuis 18 ans.

L’Amstel Gold Race 2019, une grand moment de cyclisme

Fantastique, exceptionnel, incroyable,… Les superlatifs ne manquent pas pour qualifier la 54e édition de l’Amstel Gold Race qui a eu lieu le 21 avril 2019. Cette course restera assurément ancrée dans la mémoire des passionnés de cyclisme, et ils sont nombreux. Avec une dernière partie de course animée, surtout un final hors du commun, impossible d’oublier ce qui s’est passé ce jour-là. Et pour le plus grand bonheur du public néerlandais, mais même au-delà, Mathieu van der Poel concluait de manière victorieuse cette épreuve folle.

Déjà au départ, cette édition de l’Amstel Gold Race était particulièrement alléchante sur le papier. Pour ne citer qu’eux, il y avait Peter Sagan, Greg Van Avermaet, Philippe Gilbert, Wout Van Aert, Michal Kwiatkowski et Alejandro Valverde. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le spectacle proposé a été à la hauteur de l’attente suscitée. Si cette classique ardennaise nous a habitué à assister à une course cadenassée, ce fut tout le contraire cette fois-ci. D’ailleurs, rarement une épreuve d’un jour aura été marquée par le mouvement des favoris assez loin de l’arrivée.

A FAIRE AUSSI : Le test de connaissances sur l’Amstel Gold Race

Fuglsang, Alaphilippe, van der Poel en acteurs principaux

Si c’est traditionnel dans un premier temps, une échappée a évolué devant le peloton, le reste est clairement sorti des schémas classiques. A 43 kilomètres de l’arrivée, Mathieu van der Poel est sorti du peloton en plaçant une franche accélération. Le Néerlandais parviendra à sortir en compagnie de l’Epsagnol Gorka Izagirre (Astana Pro Team). Derrière, cela s’est bien organisé pour revenir sur ce duo. Mais à peine repris quasiment, d’autres coureurs sont passés à leur tour à l’attaque. En l’occurrence, Matteo Trentin (Mitchelton-Scott), Jakob Fuglsang (Astana Pro Team) et Julian Alaphilippe (Deceuninck – Quick Step) ont pris leurs distances avec le peloton alors qu’il restait encore 36 kilomètres. D’ailleurs, à cet instant, le Français Alaphilippe a encore haussé le rythme pour partir seul. Il sera seulement accompagné par le Danois Fuglsang.

A l’image de ce qu’ils avaient fait sur les Strade Bianche un mois auparavant, le duo Alaphilippe-Fuglsang démontrait sa supériorité. Les kilomètres suivants, leur avance n’allait pas cesser de croître et pourtant derrière on ne ménageait pas ses efforts à l’image de Michal Kwiatkowski (Team INEOS) et Matteo Trentin qui étaient les premiers poursuivants. Ces derniers se sont même rapprochés sans pour autant faire la jonction. Tout laissait à penser que la victoire allait donc se jouer à deux, mais tout à basculer en très peu de temps.

Mathieu van der Poel, une victoire historique

La mésentente a commencé à se faire ressentir en tête de course alors qu’il y avait plus que quelques kilomètres à parcourir. D’ailleurs, ne souhaitant pas arriver au sprint avec Alaphilippe, Fuglsang a attaqué dans les 4 derniers kilomètres mais sans succès. A partir de là, ça a roulé moins vite et le Danois a même refusé de prendre le moindre relais. Les deux coureurs se sont tellement observés que l’impensable est finalement arrivé. Juste après le passage de la flamme rouge, Kwiatkowski est revenu ! Mais pire pour la tête, un groupe de huit coureurs menait par van der Poel a diminué l’écart dans la dernière ligne droite et s’est relancé pour la victoire. Dans la foulée, le sprint décisif a été lancé par le champion des Pays-Bas auteur d’un final impressionnant. Se montrant le plus rapide, il a coupé la ligne d’arrivée en première position s’offrant du même coup son plus grand succès sur la route. La belle histoire ne s’arrête pas là puisque 29 ans après son père Adrie, il réalise la même performance.

Vidéo de Cyclisme
Mathieu van der Poel gagne l’Amstel Gold Race 2019

Maximilian Schachmann : « Vraiment curieux » à propos du Tour de Suisse virtuel

Maximilian Schachmann (26 ans) a remporté la dernière épreuve au calendrier UCI de la saison 2020 : Paris-Nice. Depuis, le coureur allemand de la BORA-hansgrohe, en plein forme, ronge son frein alors qu’il aurait du, comme beaucoup d’autres, se retrouver au départ d’épreuves d’envergure internationale. A défaut, le voilà engagé sur le Tour de Suisse virtuel : le Digital Swiss 5.

Maximilian Schachmann : « Tester notre condition »

« C’est bien de reprendre la compétition dans le peloton, même dans le monde virtuel, a dit Maximilian Schachmann. J’aime vraiment courir en Suisse, et bien que ce ne soit pas possible pour le moment, le Digital Swiss 5 est une initiative unique pour nous aider à rester motivé et tester notre condition contre d’autres coureurs. Je suis vraiment curieux de voir comment la bataille se déroulera sur les routes virtuelles de la Suisse contre nos concurrents.Ce sera aussi formidable de faire partie de permettre aux fans de cyclisme de voir des courses dans ces temps-ci. »

A LIRE : Comment suivre le Tour de Suisse virtuel à la télévision.

Vidéo de Cyclisme
Max Schachmann (BORA-hansgrohe) remporte Paris-Nice 2020

Un report du Tour de France en 2021 ? « Dans l’intérêt de la santé publique »

Des spécialistes se sont penchés sur la question du maintien du Tour de France 2020 (29 août – 20 septembre) pour le média belge Sporza. L’un des épidémiologistes a déclaré que la tenue de l’événement cet été aurait de graves conséquences sur la santé publique. Cela va dans le sens de ce que pense Alejandro Valverde : « Je doute que l’on puisse courir cette année ».

« Reportons le Tour de France en 2021 »

Dans un entretien pour Sporza, le professeur Benjamin Cowie, médecin et épidémiologiste spécialiste des maladies infectieuses a dit : « Il y aura quelques quelques préoccupations de santé publique assez importantes si le Tour de France se déroule en août ». Et d’ajouter : « De nombreux événements majeurs ont été reportés en 2021. Je pense que c’est une approche prudente et sûre, et qui mérite d’être envisagée. Cela va avoir l’air très différent, quoi qu’il arrive, donc je pense que l’on pourrait plaider pour des raisons de santé publique en disant : reportons cela en 2021″.

Ou un Tour de France à huis clos mais…

Stefano D’Amelia, professeur de maladies infectieuses à l’Université de Rome, interrogé lui aussi par Sporza est un passionné de cyclisme. S’il senti quelque peu orphelin sans les classiques de ce printemps, il est moins pessimiste que son collègue et pense que le Tour de France peut se tenir. « Il y a certaines choses qui sont probablement à faire pour rendre le Tour de France possible. La première serait de ne pas avoir de public (ce que ne veut pas Christian Prudhomme, nldr). Mais c’est différent du football parce qu’ils sont sur la route, et vous avez des ascensions comme le Col de l’Izoard ou le Col du Tourmalet, où il y a des millions de personnes au bord de la route, et il serait impossible que ça continue comme ça. La deuxième chose est le risque entre les coureurs. Si vous passez un bidon, ou quelque chose comme ça, il y a beaucoup de cas de transmission possible entre les coureurs », a-t-il dit en ajoutant que les efforts intensifs répétés altéraient le système immunitaire des cyclistes et les rendaient donc plus vulnérable face au virus.

Vidéo de Cyclisme
Le « Best-of » du Tour de France 2019

Rigoberto Uran : « Seules trois équipes survivraient à une annulation du Tour de France »

Rigoberto Uran (33 ans), qui a subi une lourde chute sur le dernier Tour d’Espagne avec une clavicule, une épaule, des côtes cassées et un poumon perforé, a pensé à abandonner le cyclisme en fin d’année dernière. Après avoir récupéré lentement des 7 heures d’intervention chirurgicale, le Colombien de l’EF Pro Cycling a repris le chemin de l’entraînement et de la compétition. Interrogé par sa fédération, il a déclaré que « seules trois équipes survivraient » si le Tour de France était annulé.

L’annulation du Tour de France : « une catastrophe »

« Le cyclisme est un sport pauvre car il n’est soutenu que par les entreprises. Si le Tour de France n’est pas organisé, ce serait une catastrophe, a déclaré Rigoberto Uran dans une interview de la Fédération colombienne de cyclisme. Par exemple, sur les 18 équipes World Tour, seules trois pourraient survivre et les autres seront confrontées à un avenir très compliqué. Pour le moment, il n’y a que trois équipes économiquement solides. Il n’y a que quelques entreprises dans le monde qui se portent bien pour le moment. Si cela continue, il va y avoir une crise, et lorsqu’une entreprise doit faire des coupes, elle commence par ses plans marketing et cela aura un impact sur le cyclisme. »

Rigoberto Uran pense aux jeunes colombiens

« Dani Martínez ou Sergio Higuita, ils ont signé leurs contrats et ils avaient des objectifs pour les deux prochaines années. Ils ont peut-être acheté une maison pour leur mère et les contrats doivent être réduits. Beaucoup de gens ont été licenciés dans notre équipe. Ils nous ont donné un nouveau contrat et ont réduit les salaires d’environ 40% », a poursuivi Rigoberto Uran qui ne s’inquiète par pour la suite de sa carrière. En effet, le Colombien a développé une marque Go Rigo Go et continue de payer le salaire de ses 82 employés qui travaillent en ligne. Et la suite de la saison ? « S’ils nous disent que nous devons courir dans le froid, nous irons courir dans le froid, a-t-il continué à propos du calendrier étendu jusque novembre. Nous devrons également voir comment tout cela se passera. S’ils nous permettent de voyager, s’ils nous laissent entrer en Europe et donc quitter la Colombie. »

Vidéo de Cyclisme
Rigoberto Uran deuxième du Tour de France 2017

Mads Pedersen : « Faire monter le rythme cardiaque » sur le Tour de Suisse virtuel

Le champion du monde en titre Mads Pedersen sera au départ du Tour de Suisse virtuel, le Digital Swiss 5. Le coureur de la formation Trek-Segafredo peut s’entraîner à l’extérieur au contraire d’un grand nombre de ses collègues. Mais pourtant, il sera bien au départ ce mercredi pour la première édition de la course WT dans un monde virtuel.

Mads Pedersen prolonge son contrat avec Trek-Segafredo

Mads Pedersen au départ du Tour de Suisse virtuel

A défaut d’avoir participé aux classiques flandriennes qu’il affectionne tant, le champion du monde en titre participera au Tour de Suisse virtuel (Digital Swiss 5). « Normalement, je n’aime pas passer du temps sur mon home trainer mais pour l’instant, j’aime vraiment ça, a expliqué Mads Pedersen dans un communiqué de Velon. Surtout avec les courses à venir, c’est vraiment sympa de pouvoir s’affronter et de trouver une solution différente dans cette situation difficile à laquelle tout le monde est confronté. Je pense que c’est génial de pouvoir courir les uns contre les autres tout en gardant nos distances donc j’ai hâte de faire des courses difficiles et de faire monter le rythme cardiaque. »

A LIRE : Comment suivre le Tour de Suisse virtuel à la télévision.

Julian Alaphilippe : « Ma victoire sur la Flèche Wallonne, c’était un déclic »

Alors que la campagne des classiques ardennaises devrait battre son plein, Julian Alaphilippe est revenu sur ses deux succès sur la Flèche Wallonne. Après avoir fini deux fois sur le podium, le puncheur de la Deceuninck – Quick-Step a dompté à deux reprises le Mur de Huy : en 2018 et 2019. Un déclic. Désormais, le coureur français est totalement décomplexé et continue de briller sur les plus grandes épreuves.

Un premier succès sur la Flèche Wallonne 2018

Déjà deux fois deuxième en 2015 et 2016, et surtout privé des classiques la faute à une blessure survenue sur le Tour du Pays basque en 2017, Julian Alaphilippe était arrivé le couteau entre les dents au départ de la Flèche Wallonne 2018, son premier succès au Mur de Huy. « Après avoir terminé deux fois sur le podium à la Flèche Wallonne, j’étais incroyablement motivé pour conquérir le Mur de Huy pour la première fois de ma carrière et j’y suis arrivé en très bonne forme, sachant que j’étais l’un des favoris », a-t-il dit dans une interview sur le site de son équipe Deceuninck – Quick-Step. Ce jour-là, Alaphlippe ne pensait pas avoir gagné, et pourtant« Après la ligne d’arrivée, j’étais complètement vidé. Je suis sûr que vous vous souvenez de ces images, mais mon cousin Frank et les soigneurs de l’équipe sont venus me voir et m’ont dit que j’avais gagné. Cela a déclenché une énorme vague d’émotion, un sentiment incroyable que je n’oublierai jamais. »

Julian Alaphilippe a eu le déclic

« Tout le monde sait que le positionnement est la clé du Mur de Huy et qu’il faut attaquer au bon moment, pas trop tôt, pas trop tard. Le moindre détail peut faire la différence et si vous ne faites pas tout correctement, vous le payez cher, car l’acide lactique ne vous pardonne pas », a continué Julian Alaphilippe, qui a détrôné le maître incontesté du Mur de Huy : Alejandro Valverde. « J’ai déjà eu de belles victoires dans mon palmarès, mais cette victoire était plus qu’une victoire, c’était un déclic, quelque chose dont j’avais besoin pour continuer à gagner et quelque chose qui m’a aidé à gagner en confiance. J’ai senti que cela me propulsait dans une nouvelle dimension. » En effet, les victoires ont très rapidement suivi. Sur le Tour de France, sur les grandes épreuves du calendrier… le puncheur français enchaîne les succès.

Vidéo de Cyclisme
Alaphilippe remporte la Flèche Wallonne 2018

Classement Flèche Wallone 2018 – Top 20

Nom Equipe
1  ALAPHILIPPE Julian Quick-Step Floors 4:53:37
2  VALVERDE Alejandro Movistar Team 0:04
3  VANENDERT Jelle Lotto Soudal 0:06
4  KREUZIGER Roman Mitchelton-Scott ,,
5  MATTHEWS Michael Team Sunweb ,,
6  MOLLEMA Bauke Trek – Segafredo ,,
7  WELLENS Tim Lotto Soudal ,,
8  SCHACHMANN Maximilian Quick-Step Floors ,,
9  BARDET Romain AG2R La Mondiale ,,
10  KONRAD Patrick BORA – hansgrohe 0:12
11  HENAO Sergio Team Sky 0:15
12  SLAGTER Tom-Jelte Team Dimension Data 0:19
13  MOLARD Rudy Groupama – FDJ 0:21
14  ULISSI Diego UAE-Team Emirates 0:25
15  VUILLERMOZ Alexis AG2R La Mondiale 0:28
16  FUGLSANG Jakob Astana Pro Team ,,
17  PAUWELS Serge Team Dimension Data ,,
18  ZAKARIN Ilnur Team Katusha Alpecin 0:30
19  COSTA Rui UAE-Team Emirates 0:32
20  GESINK Robert Team LottoNL-Jumbo 0:34

Ça s’est passé un 20 avril : la Flèche pour Alejandro Valverde devant… Alaphilippe

C’était il y a quatre ans pile, la 80e édition de la Flèche Wallonne se déroulait. Celle-ci a consacré Alejandro Valverde (Movistar Team) pour la quatrième fois, ce qui lui a permis de devenir l’unique recordman de l’épreuve. Mais cette prestigieuse classique a permis aussi à Julian Alaphilippe (Etixx – Quick Step) de se hisser au plus haut niveau.

La Flèche Wallonne, la course d’Alejandro Valverde

Un record et une révélation. Voici comment pourrait être résumé cette Flèche Wallonne disputée le 20 avril 2016. D’un côté, Alejandro Valverde est resté le maître en remportant un troisième succès consécutif sans oublier celui acquis dix ans plus tôt. De l’autre, Julian Alaphilippe, qui commençait à avoir quelques références, démontrait toutes ses qualités de puncheur dans une course significative du calendrier. Et allait à partir de ce jour-là se révéler comme un coureur redoutable dans ce type de classique.

Julian Alaphilippe, le nouveau venu

Dans cette course, Alejandro Valverde a réussi à assumer pleinement son statut de favori. Déjà double vainqueur sortant, c’était l’homme à battre. Mais il n’y avait rien à faire, l’Espagnol a été une fois de plus solide dans la terrible ascension du Mur de Huy. Si les premiers ont avancé assez groupé un bon moment, Daniel Martin (Etixx – Quick Step) a été le premier à placer une franche accélération avant l’arrivée. Mais l’Irlandais va voir revenir dans sa roue Valverde et Alaphilippe qui a été dans son sillage. Puis dépassé, c’était acté que la victoire allait se jouer entre l’Espagnol et le Français.

Alejandro Valverde garde l’avantage

Dans les derniers mètres, Julian Alaphilippe va afficher une belle résistance face au punch de Valverde. Mais à force d’insister, ce dernier parviendra à se détacher légèrement et ainsi à écarter tout retour éventuel. Il a pu avoir le temps de lever les bras en coupant la ligne d’arrivée devant un Français deuxième frustré de sa position. Ce dernier ne sait pas encore qu’il prendra sa revanche deux ans plus tard, et sera celui qui mettra fin au règne d’Alejandro Valverde.

Vidéo de Cyclisme
La Flèche Wallonne 2016 revient à Alejandro Valverde

Classement Flèche Wallonne 2016 – Top 20

 Coureur Equipe
1  VALVERDE Alejandro Movistar Team 4:43:57
2  ALAPHILIPPE Julian Etixx – Quick Step ,,
3  MARTIN Dan Etixx – Quick Step ,,
4  POELS Wout Team Sky 0:04
5  GASPAROTTO Enrico Wanty – Groupe Gobert 0:05
6  SÁNCHEZ Samuel BMC Racing Team ,,
7  ALBASINI Michael Orica GreenEDGE ,,
8  ULISSI Diego Lampre – Merida ,,
9  BARGUIL Warren Team Giant – Alpecin ,,
10  COSTA Rui Lampre – Merida ,,
11  KREUZIGER Roman Tinkoff ,,
12  WOODS Michael Cannondale Pro Cycling Team ,,
13  KELDERMAN Wilco Team LottoNL-Jumbo ,,
14  SIMON Julien Cofidis, Solutions Crédits 0:12
15  GESINK Robert Team LottoNL-Jumbo 0:14
16  JEANNESSON Arnold Cofidis, Solutions Crédits ,,
17  MOLARD Rudy Cofidis, Solutions Crédits ,,
18  VANENDERT Jelle Lotto Soudal 0:17
19  LATOUR Pierre AG2R La Mondiale ,,
20  ROSA Diego Astana Pro Team ,,

Moins fort que Quintana : Chris Froome rigole du manager de Movistar

Dans une interview accordée à El Lenero, Eusebio Unzue est revenu sur la rivalité entre Nairo Quintana et Chris Froome qui a duré quelques années sur le Tour de France. Présentant le Colombien comme plus fort que le Britannique en un contre un, le quadruple vainqueur de la Grande Boucle n’a pas manqué de se moquer gentiment suite à cette déclaration.

Nairo Quintana était-il meilleur que Chris Froome ?

« Quintana a vécu la même adversité que les coureurs qui sont arrivés deuxièmes derrière Miguel Indurain avec un coureur comme Froome. Pas seulement Froome mais Froome plus toute son équipe autour de lui, c’était impossible. Le niveau de Nairo en 2013, 2015 et 2016… le Tour n’a pas rendu justice à Nairo. Et je pense que c’est lui qui a le plus mis Froome en difficulté. Je pense que Froome sans équipe aurait passé un très mauvais moment. Il n’a jamais eu à affronter Quintana en un contre un.» Cette déclaration du manager de l’équipe Movistar Eusebio Unzue, et plus particulièrement la dernière phrase a fait réagir Chris Froome. Celui qui a remporté le Tour de France en 2013, 2015, 2016 et 2017 s’est contenté de répondre par quelques émojis sur compte Twitter.

Le Tour de France 2020 comme nouvelle explication ?

Hilare surtout par rapport à ce qu’il a vu, Chris Froome a de nouveau tweeté quelques minutes plus tard pour expliquer davantage sa réaction. « Pour être clair, j’ai le plus grand respect pour Nairo Quintana et courir contre lui au fil des ans a été un plaisir absolu. Ce titre m’a fait un peu rire.» Dans quelques mois, pour le prochain Tour de France (29 août – 20 septembre), ce sera peut-être l’occasion de les revoir au premier plan en même temps comme ça a pu être déjà le cas. L’un, Froome est toujours dans la même formation le Team INEOS (ex Team Sky), alors que Nairo Quintana évolue désormais sous le maillot du Team Arkéa-Samsic.

Nans Peters : « J’ai peur pour mon sport »

Sur son propre site, Nans Peters a publié une lettre ouverte dans laquelle il évoque lusieurs sujets. Soucieux pour l’avenir du cyclisme, son sport, le coureur d’AG2R La Mondiale s’interroge à la fois sur le calendrier et son impact à court et moyen terme, sur les entraînements et sur les contrôles.

Le calendrier modifié, une incertitude pour Nans Peters

Pour Nans Peters, l’heure est au questionnement. Que va devenir le cyclisme ? A travers différentes thématiques, le Français est dans l’expectative. A commencer par le nouveau calendrier qui semble se dessiner en cas de reprise. Avec le Tour (29 août – 20 septembre) mais pas seulement, il s’attend à courir souvent dans un espace de temps réduit. « La fin de saison va être très très dense et éprouvante.» souligne t-il avant d’ajouter que « le fait de reporter un maximum de courses permet aux organisateurs de pérenniser leurs organisations, c’est une très bonne chose pour l’image et l’économie du cyclisme.»

Mais au-delà de cette fin d’année qui s’annonce, Nans Peters est préoccupé pour 2021. Il prévient d’avance que les coureurs ne pourront pas tout faire. « En revanche n’est-ce pas risqué de prolonger la saison jusqu’en Novembre quand on sait que la saison 2021 reprendra en Janvier en Australie et en Février en Europe ? Pourra-t-on couper pour avoir une vraie trêve hivernale ? Devrons-nous être au niveau dès Janvier 2021 en finissant 2020 fin Novembre ? On coupe jusqu’au 20 Décembre, on passe Noël sur le vélo et remet un dossard avec 3 semaines de « préparation » ? A moins que le calendrier 2021 soit lui aussi impacté ? »

Peters gère sa frustration de ne pas rouler dehors

Parlant aussi du confinement qu’il dit respecter à la règle, le vainqueur d’étape sur les routes du Giro en 2019 regrette tout de même de ne pas pouvoir rouler à l’extérieur. Il estime ne pas pouvoir faire son travail correctement. « En tant que cycliste professionnel je n’ai pas obtenu de dérogation pour effectuer mon travail, sur la route, même seul et dans un rayon limité. La Ligue qui représente les coureurs a pourtant demandé une dérogation au ministère afin que nous puissions nous entraîner convenablement. Nous n’avons pas obtenu de réponse. La Fédération Française de Cyclisme nous proscrit la pratique extérieure du cyclisme sous toutes ses formes.»

Pour pallier à ce manque, Nans Peters essaie quand même de garde la condition. « Je parviens à m’entretenir malgré tout à travers des séances de home-trainer où nous pouvons nous retrouver toute l’équipe virtuellement sur un parcours prédéfini. Je cours aussi, c’est un moyen de s’oxygéner et prendre le soleil quand on vit en appartement. Je réalise aussi des séances de musculation. L’idée est de régresser le moins possible. On ne peut pas progresser dans ces conditions.»

Renforcer les contrôles, la demande de Nans Peters

Mais ce qui le désespère au plus haut point, c’est la lutte anti-dopage. Elle est au point mort selon lui en cette période. Il ne veut surtout pas revivre ce que le cyclisme il y maintenant deux décennies. « J’en ai très peur, en cette période de confinement il n’y a pas de contrôle !!!!! Ne soyons pas naïf, du dopage il y en a encore, bien heureusement beaucoup moins que dans les années 1995 – 2005, mais il y en aura toujours ! Les tricheurs ont alors quartier libre en ce moment ? C’est comme si on nous disait « Vous voulez tricher ? Et bien allez-y ! C’est le moment, faites ce que vous voulez, prenez ce que vous voulez, entraînez-vous comme des malades chez vous maintenant, vous avez jusqu’au 11 mai pour grossir votre moteur et tout écraser à votre retour à la compétition. J’ai peur pour mon sport, pour ma passion et pour ma fin de saison face à des mules ! »

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Nans Peters vainqueur de l’étape 17 du Giro 2019

Élie Gesbert et Thibault Guernalec prolongent chez Arkéa-Samsic

La formation Arkéa-Samsic a annoncé la prolongation des contrats d’Élie Gesbert et de Thibault Guernalec. Respectivement âgés de 24 et 22 ans, les deux coureurs ont signé pour deux ans de plus au sein de la formation d’Emmanuel Hubert.

L’entretien avec Emmanuel Hubert (Arkéa-Samsic).

Arkéa-Samsic mise sur la jeunesse

Thibault Guernalec a réussi un beau début de saison en terminant 4e du Tour de Murcie ou encore 3e du GP de Lillers. Elie Gesbert, quant à lui, a été un peu plus malchanceux en Espagne. Sur le Challenge Majorque, le jeune grimpeur avait bien entamé la saison avec une 15e place sur le Trofeo Serra de Tramuntana. Mais sur le Trofeo Palma, le Breton a été victime d’une lourde chute qui a occasionné une fracture de la rotule. « Élie Gesbert est un jeune coureur qui compte au sein de notre effectif, et en lequel je crois beaucoup. Je sais qu’il reviendra encore plus fort dans quelques mois. L’équipe Arkéa-Samsic a également décidé de prolonger Thibault Guernalec, lui aussi, pour deux saisons supplémentaires, car ce coureur « 100% » breton, comme Élie, incarne également l’avenir », a expliqué le manager général Emmanuel Hubert dans un communiqué de l’équipe Arkéa-Samsic qui déclarait à notre micro il y a peu : « On a recruté pour le Tour de France ».

Gesbert et Guernalec ravis de signer dans ce contexte

« Le fait que Emmanuel Hubert me fasse signer une prolongation de contrat de deux années supplémentaires est une grande marque de confiance de sa part et de toute l’équipe Arkéa-Samsic à mon égard, a commenté Elie Gesbert. Je suis blessé, et savoir que je vais pouvoir disposer d’un contrat pour les saisons 2021 et 2022 c’est excellent pour le moral. » Thibault Guernalec a ajouté : « Cela me permet  aussi de continuer à travailler dans la sérénité. Je vais en effet aborder la fin de saison de manière relâchée. Je ne vais pas courir afin de faire mes preuves mais dans le but de continuer à obtenir de bons résultats à titre pour le compte collectif de l’équipe Arkéa-Samsic, mais aussi bien évidemment à titre personnel ».

Astana vainqueur de la première étape du Giro virtuel

Disputé depuis leurs domiciles respectifs, le Giro virtuel a débuté parfaitement pour la formation Astana. Grâce à ses deux coureurs Davide Martinelli, et surtout Alexey Lutsenko, elle a largement dominé la première étape longue de 32 kilomètres entre San Salvo et Tortoreto.

Astana déjà bien en avance

Un sacrée entame de la part de l’équipe Astana. Parmi l’ensemble des participants au Giro virtuel, celle-ci s’est la mieux comportée en réalisant un temps bien meilleur que ses adversaires. Le duo qui emmenait la formation kazakhe composé de l’Italien Davide Martinelli et du local Alexey Lutsenko a repoussé les premiers poursuivants à près de sept minutes. Représentants de l’équipe nationale italienne, Elia Viviani et Samuele Zoccarato ont fini au deuxième rang à six minutes et quarante-six secondes. Pour ceux qui ont terminé troisième, l’addition a été encore plus salée. Membres de la formation Bahrain-McLaren, Fred Wright et Grag Bole ont concédé neuf minutes et quarante secondes.

Encore six étapes dans le Giro

Avec de tels écarts au général, la hiérarchie est déjà clairement dessiné. Mais rien n’est acquis en sachant qu’une rotation aura lieu à chaque fois. Et dire que ce tracé entre San Salvo et Tortoreto de 32 kilomètres n’est pas le plus difficile parmi les sept étapes virtuelles proposées. D’ailleurs, dès la deuxième étape, du plus lourd les attend avec un parcours à effectuer entre Linaro et Sogliano al Rubicone. C’est le double en terme de dénivelé avec presque 1 000 mètres (980 m) sur une distance équivalente.

Greg Van Avermaet blessé au genou à cause de son VTT

Greg Van Avermaet (34 ans), qui peut continuer de rouler en extérieur en Belgique, s’est blessé au genou après une sortie de VTT. Le Belge met en avant une mauvaise position qui a endommage son tendon. Le coureur de la formation CCC et champion olympique en titre, récent vainqueur du Tour des Flandres virtuel, doit maintenant se reposer pendant une semaine.

Greg Van Avermaet touché au tendon du genou

Alors qu’il utilise son VTT pour diversifier ses entraînements et prendre du plaisir, Greg van Avermaet s’est blessé au genou. « J’ai des problèmes avec mon genou, je pense à cause d’une mauvaise position sur mon VTT, a-t-il déclaré dans une interview avec De Morgen. Cette blessure est une surcharge du tendon au-dessus du genou. Je l’ai aussi en hiver quand je fais trop de choses auxquelles je n’ai pas l’habitude. Pendant la saison avec le vélo de course ordinaire, je ne souffre de rien. » Le coureur belge doit observer une période de repos d’une semaine.

Le coureur de la CCC inquiet face au coronavirus

« J’ai un peu peur de la contamination et je préfère entrer en contact avec le moins de personnes possible », a poursuivi Van Avermaet. En effet, il souligne que certaines personnes dans sa région ont contracté le virus alors qu’elles n’apparaissaient pas comme étant des personnes à risque. Sauf que le Covid-19 les a littérairement affaiblis au point, parfois, de ne même plus les reconnaître. « En tout cas, nous, les cyclistes, avons toujours été un peu méfiants vis-à-vis des virus et des bactéries. »

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Greg Van Avermaet espère que le Tour de France aura lieu

Remco Evenepoel roule 300 kilomètres en soutien du personnel soignant

Dans une démarche totalement solidaire, Remco Evenepoel compte s’impliquer pleinement pour aider les soignants, qui sont en première ligne en cette période. Dans ce cadre, le Belge s’est lancé le défi d’effectuer une sortie de 300 kilomètres, ce qui a été relevé ce week-end.

Remco Evenepoel solidaire à sa manière

Une semaine, un défi. Voici ce que s’est imposé de faire Remco Evenepoel durant cette période où le coronavirus sévit. Pour le jeune coureur de 20 ans, le but principal étant de souligner le dévouement des soignants envers les patients atteints par cette maladie. Ainsi comme il l’avait annoncé sur un live instagram ces derniers jours, le membre de la formation Deceuninck – Quick Step s’était fixé l’objectif de réaliser une grande sortie. Celle-ci aura donc fait finalement 301 kilomètres pour être précis pour une durée avoisinant les dix heures.

D’autres défis à venir pour Evenepoel

Après ce qui s’apparente à un Milan-San Remo réalisé par Remco Evenepoel, ce dernier n’est pas après de s’arrêter. Souhaitant afficher à sa manière son soutien aux personnes travaillant dans les hôpitaux, le dernier vainqueur du Tour d’Algarve en février prépare d’autres défis pour les semaines à venir comme le rapporte le site de la RTBF. « Chaque semaine, je réaliserai un défi pour soutenir les hôpitaux, les prestataires de soins et tous ceux qui contribuent à la lutte contre la Coronavirus.»

Alejandro Valverde : « Je doute que l’on puisse courir cette année »

Alejandro Valverde, bientôt 40 ans, pense que la saison 2020 sera une année perdue. En effet, la conjoncture actuelle, même si elle tend à s’améliorer, permet difficilement de se projeter sur la tenue d’événements de masse. Alors qu’il visait les Jeux Olympiques, le coureur de la formation Movistar pense à repousser d’une année sa retraite… pour terminer sa carrière à la fin de la saison 2022, à 42 ans.

Alejandro Valverde pense perdre une année

« Voyons comment tout cela évolue, a déclaré Alejandro Valverde au journal espagnol El Mundo. Il reste encore beaucoup de temps avant l’été. Il est important que le Tour de France aille de l’avant, mais vu comment les choses se passent – pas bien du tout – je ne sais pas ce qui va se passer. C’est très compliqué. Nous voulons reprendre le sport mais, en étant réaliste, je doute fortement que l’on puisse courir cette année. Au début du confinement, je n’avais pas l’idée de perdre une année mais, voyant comment les choses se passent, j’y pense de plus en plus. »

Une retraite repoussée pour El Imbatido ?

Alors qu’il aura 40 ans le 25 avril, Alejandro Valverde pense à repousser d’une an sa retraite. En effet, l’Espagnol devait prendre part aux Jeux Olympiques, l’une des lignes manquantes à son palmarès très fourni. La fin de sa carrière devait alors intervenir au terme de la saison 2021. Désormais, le coureur de la Movistar pense à 2022. « Il est possible que je repousse ma retraite. La vérité c’est qu’on est face à un changement radical, et vous devez regarder tous les côtés de l’équation », a-t-il dit. Bien évidemment, le redoutable puncheur poursuit l’entraînement à la maison. Non sans un certain dégoût vis-à-vis du home-trainer qui « vous crame physiquement et mentalement ».

Peter Sagan : « Je suis un vrai cycliste, pas un virtuel »

Peter Sagan (30 ans) qui vit à Monaco fait partie des cyclistes qui sont confinés à l’inverse de ses collègues belges ou néerlandais. Le triple champion du monde de la BORA-hansgrohe s’est prêté au jeu de la question-réponse sur Instagram et a répondu aux questions de ses fans.

Peter Sagan réticent sur les courses virtuelles

« Je déteste monter sur home-trainer, mais maintenant c’est mon ami. Nous verrons combien de temps durera cette période, mais les courses sur Zwift, avec ma condition, avec ce que je fais, avec ma préparation et mes trucs, je ne pense pas, a déclaré Peter Sagan qui n’a pas pris part au Tour des Flandres virtuel, notamment. Je suis un vrai cycliste, pas un virtuel. Est-ce que ça va être le futur… Je ne pense pas. Peut-être que je peux faire des courses sur Zwift avec un vélo électrique. Qu’en pensez-vous ? Je rigole. »

Le champion slovaque attend la suite

« Je m’entraîne sur home-trainer et j’exécute mon programme d’entraînement de base au quotidien, mais évidemment m’entraîner et courir sur la route ça me manque, comme tout le monde », a poursuivi Peter Sagan qui dit que toute sa famille va bien et qu’il profite du temps avec son fils. Avec l’annonce récente de l’UCI de remanier le calendrier, le triple champion du monde se doit d’être prêt si la saison venait à repartir. « C’est la première fois que nous rencontrons une telle crise, mais je sais que les experts savent comment procéder, beaucoup mieux que moi. Pour moi, il s’agit simplement d’attendre et de suivre les règles. Lorsque les conditions nous permettront de courir à nouveau en toute sécurité, nous reprendrons la route pour que les fans puissent à nouveau profiter de ce beau sport », a-t-il dit.

Rohan Dennis quitte le confinement et provoque les internautes

Alors que Rohan Dennis (29 ans), qui est confiné chez lui en Espagne à Gérone et a récement participé à l’eRace du Team INEOS sur Zwift, a suscité l’indignation sur ses réseaux sociaux. L’Australien, champion du monde du contre-la-montre, a partagé une photo de lui hors de sa maison avec une phrase plus que provocatrice.

Rohan Dennis a remporté l’eRace du Team INEOS sur Zwift.

Rohan Dennis pète les plombs et quitte le confinement

Il est loin d’être le seul pour qui le confinement devient long. Mais comme tout le monde, Rohan Dennis doit respecter les règles. A l’image de Philippe Gilbert, qui a pris une amende à Monaco pour avoir effectué un entraînement en extérieur. L’Australien, résidant en Espagne, a tout simplement publié une photo sur Instagram avec en commentaire : « Jour 34. J’ai craqué et quitté la maison. Le Covid-19 et la quarantaine peuvent aller se faire foutre ». Bien évidemment, la provocation n’a pas plu aux internautes qui ont tout de suite réagi. « Vous auriez pu juste sortir en voiture, ne pas le poster sur les réseaux sociaux et ne pas avoir ce tollé de commentaires », a écrit un internaute auquel Dennis a répondu : « Pour montrer à quel point la situation est merdique, pour ne pas être l’un de vos drones adorés qui montrent leur « monde parfait » d’athlète de haut niveau. Dans quel monde voulez-vous vivre, le vrai ou le faux ? ». Dans la foulée, l’Australien du Team INEOS a supprimé son compte.

Willie Smit roule 1 000 kilomètres et 37 heures sur Zwift

C’est dans un défi assez dingue que s’est lancé Willie Smit. Le coureur Sud Africain vient de parcourir exactement 1000 kilomètres sur Zwift, la plateforme prisée du moment. Pour réaliser toute cette distance, il a pédalé pendant plus de 37 heures. Le but étant de récolter des fonds pour la fédération d’Afrique du Sud de cyclisme.

Willie Smit solidaire envers sa fédération

Dans cette période de confinement, les sportifs dont les cyclistes sont nombreux à apporter leur contribution pour venir en aide à ceux qui sont dans le besoin. Si Geraint Thomas fait en ce moment trois sessions de douze heures sur son home trainer dans le but de récolter des fonds pour le National Health Service (le service de santé britannique), Willie Smit (Burgos-BH) vient tout juste d’accomplir une performance peu commune. Avec son home trainer et en utilisant la plateforme Zwift, il a parcouru 1 000 kilomètres en roulant 37 heures et 15 minutes. L’objectif étant d’aider la fédération sud-africaine de cyclisme.

Smit, une exemple de dépassement de soi

Pendant deux journées, Willie Smit a clairement donné de sa personne. En plus du nombre important de kilomètres et d’heures passées sur son vélo, le Sud-Africain a dû en passer par 8 100 mètres de dénivelé et dépensé plus de 17 000 calories. Cette prestation remarquable a été réalisée depuis son domicile située en Andorre à plus de 2 000 mètres d’altitude. Sa progression pouvait être suivie sur sa chaîne Youtube dont les vidéos restent toujours accessibles.

Ça s’est passé un 19 avril : 5e sacre d’Alejandro Valverde à la Flèche Wallonne

En ce 19 avril 2017, une nouvelle page de l’histoire du cyclisme s’est écrite. Si Alejandro Valverde était déjà le recordman sur la Flèche Wallonne avec quatre succès obtenus, l’Espagnol a remporté cette année-là pour la quatrième fois consécutivement cette prestigieuse classique. Une performance jamais réalisée par un autre coureur.

Alejandro Valverde lié avec la Flèche Wallonne

Historique ! Il y a exactement trois ans, Alejandro valverde marquait de son empreinte une nouvelle fois la Flèche Wallonne. Après 2006, 2014, 2015 et 2016, il l’emportait une cinquième fois au sommet du Mur de Huy, une montée qu’il a maîtrisé comme un métronome. Durant cette période de domination, personne n’arrivait à trouver la solution pour prendre le dessus sur l’Espagnol qui pouvait pleinement exprimer ses qualités de puncheur. Assurément le meilleur du monde dans ce domaine et cette édition l’a parfaitement démontré.

Une domination sans partage de Valverde

En fait, ce qui était encore plus impressionnant, c’est que sa victoire ne faisait pas l’ombre d’un doute même avant le départ. Sa suprématie était telle que les débats étaient quasiment plus dirigés sur ceux qui allaient arriver à l’accompagner sur le podium. Pour preuve, son début de saison fut proche de la perfection. En l’espace de quelques semaines seulement, il remportait le Tour de Murcie, le Tour d’Andalousie et le Tour de Catalogne, le Tour du Pays Basque deux épreuves du calendrier du WorldTour. De quoi forcément avec un capital de confiance à son maximum et un avantage certain sur ses adversaires. Et ça n’a pas manqué.

La Flèche Wallonne, sa course favorite

S’ils étaient qu’une trentaine au pied de la dernière difficulté, le Mur de Huy, tout s’était déroulé parfaitement pour Alejandro Valverde jusqu’ici. Bob Jungels (Quick Step Floors) avait beau avoir quelques secondes d’avance, ses chances de succès étaient très minimes. Rapidement repris par ce qui restait du peloton, celui-ci a progressé à un rythme élevé mais sans la moindre attaque. Il a fallu attendre à peu près les 200-250 derniers mètres pour voir le jeune David Gaudu (FDJ) tenter de partir seul. Immédiatement, il a été suivi par le triple tenant du titre, qui n’a pas mis beaucoup de temps pour le dépasser et accélérer encore. Personne n’arrivera à prendre sa roue et à le contester dans les mètres restants jusqu’à la ligne dont Dan Martin (Quick Step Floors) et Dylan Teuns (BMC Racing Team) finalement deuxième et troisième. Avec autorité et une certaine marge, Valverde s’est offert ce jour-là sa cinquième victoire et pour l’heure la dernière sur la Flèche Wallonne. Arrivera t-il à s’imposer une sixième fois d’ici la fin de la carrière ?

Vidéo de Cyclisme
Flèche Wallonne 2017, Alejandro Valverde toujours aussi fort

Classement Flèche Wallonne 2017 – Top 20

 Coureur Equipe
1  VALVERDE Alejandro Movistar Team 5:15:37
2  MARTIN Dan Quick-Step Floors 0:01
3  TEUNS Dylan BMC Racing Team ,,
4  HENAO Sergio Team Sky ,,
5  ALBASINI Michael ORICA-Scott ,,
6  BARGUIL Warren Team Sunweb ,,
7  KWIATKOWSKI Michał Team Sky ,,
8  MOLARD Rudy FDJ ,,
9  GAUDU David FDJ ,,
10  ULISSI Diego UAE Team Emirates ,,
11  WOODS Michael Cannondale-Drapac Pro Cycling Team ,,
12  IZAGIRRE Ion Bahrain Merida Pro Cycling Team ,,
13  BARDET Romain AG2R La Mondiale 0:08
14  LATOUR Pierre AG2R La Mondiale ,,
15  GESINK Robert Team LottoNL-Jumbo ,,
16  KONRAD Patrick BORA – hansgrohe ,,
17  VANENDERT Jelle Lotto Soudal 0:13
18  WELLENS Tim Lotto Soudal ,,
19  MCCARTHY Jay BORA – hansgrohe ,,
20  HIVERT Jonathan Direct Energie 0:16

Mathieu van der Poel : « Je veux participer au Tour de France »

Mathieu van der Poel (25 ans) sera-t-il au départ du Tour de France le 29 août ? C’est toute la question qui se pose. Après l’annonce du report des Jeux Olympiques en 2021, van der Poel n’a plus d’autres objectifs que le Tour et les classiques. Le coureur néerlandais a lancé un appel du pied dans le NieuwsBlad où il invite les organisateurs à octroyer deux nouvelles invitations dont une pour son équipe Alpecin-Fenix (Conti Pro).

Mathieu van der Poel sur le Tour de France 2020 ?

Avec le calendrier remanié pour cette fin de saison à cause de la crise du Covid-19, le Tour de France sera l’épreuve phare de cette drôle d’année. Et alors que la Grande Boucle est considérée comme le vecteur économique de nombreuses équipes, Mathieu van der Poel, l’une des stars du peloton, a lancé l’appel à offrir deux nouvelles invitations pour espérer en obtenir une. « Il est encore trop tôt pour une planification claire – tout dépendra si le Tour de France permettra à deux équipes supplémentaires de participer. Dans ce cas, j’espère vraiment que nous y serons. Philip Roodhooft (le manager de l’équipe, ndlr) est déjà en contact avec ASO. Je veux participer au Tour de France. Je ne pense pas vraiment à un autre Grand Tour. Je me concentre sur le Tour et les Classiques », a-t-il dit auprès du NieuwsBlad.

Des classiques attendues par le Néerlandais

« Ça va être très spécial. Et quelles seront les conditions météorologiques ? » s’est demandé Mathieu van der Poel à propos des classiques qui devraient se dérouler en octobre et novembre. En attendant, le champion du monde du cyclo-cross peut toujours s’entraîner aux Pays-Bas. « C’est plus amusant que de rouler sur des rouleaux. Imaginez si je vivais à Monaco, où vous ne pouvez pas faire d’exercice à l’extérieur, alors je deviendrais fou. Je ne suis pas vraiment un programme d’entraînement, je fais ce que j’ai envie pour maintenir la condition. Je fais aussi du VTT une ou deux fois par semaine, en échange », a-t-il continué. « Pour la première fois depuis longtemps, je ne ressens aucune pression. »

Vidéo de Cyclisme
Mathieu van der Poel s’offre l’Amstel Gold Race 2019

Thibaut Pinot : « Le Tour de France reste l’objectif numéro 1 »

Thibaut Pinot (29 ans) a terminé cette première partie de saison avec une place de 3 au sommet de La Colmiane sur Paris-Nice et avec un Top 5 au général. Le coureur de la Groupama-FDJ, qui avait été étincelant sur les routes du Tour de France l’an dernier avec notamment sa victoire au Tourmalet, est revenu dans une longue interview pour son équipe sur la Grande Boucle et la situation actuelle liée au confinement.

Thibaut Pinot a les yeux rivés vers le Tour de France

« Le Tour reste pour moi l’objectif numéro 1, a dit Thibaut Pinot dans un communiqué de l’équipe Groupama-FDJ. D’autant plus qu’il y aura les championnats du monde, qui me plaisent beaucoup, une semaine après. Les nouvelles dates ne changent pas mon cap. Et puis, même s’il peut encore y avoir quelques chaleurs à cette période de l’année, ça n’a rien à voir avec juillet, et ce n’est pas pour me déplaire. C’est une contrainte en moins à gérer. En revanche, tous les meilleurs coureurs seront au départ du Tour de France, c’est une quasi-certitude. Je ne sais pas s’il sera pour autant plus dur qu’il ne l’aurait été en juillet. »

Pinot sait que le Tour peut encore être annulé

« Il y aura inévitablement un peu moins de monde que d’habitude, mais je suis certain qu’il y en aura quand même énormément », a poursuivi celui verra l’une des étapes se dérouler chez lui à propos du Tour de France et de son engouement. « Fin mai, je pense qu’on saura définitivement si le Tour a lieu ou non. Je ne suis ni inquiet ni pessimiste, mais on verra simplement comment cela évolue. En tous cas, je ne pense pas que le Tour sera à nouveau décalé. S’il ne peut pas être organisé à ces dates-là, il sera purement annulé, probablement comme le reste de la saison, puisque cela signifierait que la crise n’est pas passée. On a conscience de cette possibilité, elle est dans un coin de notre tête, mais on essaie de ne pas trop l’envisager. »

Pinot : « J’ai encore du mal à parler du Tour de France »

« On est encore bien ancré dans cette phase de confinement. Personnellement, j’ai d’ailleurs encore du mal à me projeter. Nous traversons une période assez difficile, et c’est le cas aussi pour ma famille. J’ai encore du mal à parler du Tour de France ou de vélo de manière générale. Je pense que c’est la même chose pour mes coéquipiers. On aura encore le temps de se stimuler pour le Tour. Rudy donnait d’ailleurs ce très bon exemple : c’est comme si on était au Tour de Lombardie et qu’on se motivait déjà pour La Marseillaise. Ce n’est pas pressé… » a déclaré Thibaut Pinot. Et d’ajouter : « Mes deux parents sont tombés malades à cause du virus, et mon père l’est toujours, 25 jours après avoir été testé positif. Il y a eu des hauts et des bas ».