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Du changement pour Paris-Camembert

Le vainqueur de Paris-Camembert est habitué depuis 82 années à lever les bras à Vimoutiers. Mais les choses vont changer. C’est Livarot qui accueillera l’arrivée de cette 78e édition de la classique française.

Un tout nouveau Paris-Camembert

Mardi soir se sont réunis le directeur du Comité d’Organisation de Paris-Camembert (COPC), le directeur de la Ligue Nationale de Cyclisme et Daniel Mangeas pour annoncer officiellement ce changement. La classique française partira de Pont-Audemer le mardi 11 avril 2017.

Guy Brien, directeur du COPC, décrit ce changement de parcours. « Dans un premier temps, il y aura la traversée de Notre-Dame-de-Courson avant un passage par Les Moutiers-Hubert. Les coureurs feront alors une incursion dans l’Orne, sur le parcours traditionnel avec Les Autels-Saint-Bazile, avant un retour dans le Calvados, vers Tortisambert. Pour Livarot, c’est quelque chose d’historique. Ce sont les routes des courses de début de saison. Ensuite, on redescend sur Herteuvent pour revenir sur Mesnil-Bacley et Livarot. Il était important pour nous de passer par le coeur de ville. On s’est organisé de manière à passer deux fois par la ville. Il y a 1,6 km de ligne droite en guise de final. »

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Le nouveau parcours de Paris-Camembert

On rappelle que Cyril Gauthier s’était imposé en 2016 devant Anthony Delaplace et Romain Feillu.

 

 

Christian Meier se retire

Âgé de seulement 31 ans, Christian Meier (Orica BikeExchange) a choisi de mettre un terme à sa carrière. Souvent cantonné au rôle d’équipier, le Canadien a tout de même remporté en 2008 son championnat national, la seule victoire de sa carrière chez les professionnels.

Christian Meier, l’inépuisable coéquipier

Depuis son arrivée au sein de la formation Orica BikeExchange (GreenEDGE auparavant) en 2015, Christian Meier a beaucoup ouvré dans les victoires de ses leaders. « Le cyclisme a été une période incroyable de ma vie, mais maintenant je suis très heureux de ce que l’avenir peut m’apporter. Je serai en mesure de consacrer plus de temps pour moi-même et mon entreprise dans le monde du café. Nous avons aussi des projets et des idées que nous espérons explorer », a dit le coureur canadien.

Tim Wellens : « Je me suis longtemps senti mal »

Tim Wellens, vainqueur l’an dernier du Grand Prix de Montréal, aborde les classiques canadiennes dans une position incertaine. Pas dans son assiette au lendemain des Jeux olympiques, le coureur belge de la formation Lotto Soudal a mis du temps avant de se remettre dans le bain. D’après ses dires, cela commence à aller mieux mais est-ce trop tard ?

Tim Wellens : « Québec me plaît le moins »

« Après les Jeux Olympique de Rio, je me suis longtemps senti mal. J’avais du mal à retrouver les bonnes jambes et ma préparation n’était pas idéale non plus. Ma dernière épreuve était Plouay et là aussi, je n’étais pas bien. Heureusement, je me sens mieux depuis hier et les entraînements progressent. Je guette toujours les épreuves au Canada. L’organisation est très bien et les hôtels sont beaux. J’aime les circuits locaux. Il y a beaucoup de monde et l’atmosphère y est agréable. Des deux épreuves, Québec me plaît le moins, mais le fait que ce soit une belle ville le rend agréable », a déclaré Tim Wellens dans un communiqué de l’équipe Lotto Soudal.

Lotto Soudal pour les Grands Prix de Québec et Montréal (9-11 septembre 2016) : Lars Bak, Tiesj Benoot, Kris Boeckmans, Sean De Bie, Pim Ligthart, Jürgen Roelandts, Jelle Vanendert et Tim Wellens.

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Tim Wellens s’adjuge le Grand Prix de Montréal 2015

https://www.youtube.com/watch?v=MBn7R8xSAq0

Championnat d’Europe de Cyclisme : un enjeu politique

Le championnat d’Europe de Cyclisme qui se tiendra du 14 au 18 septembre à Plumelec est un événement qui s’est organisé dans une relative indifférence, les regards en 2016 s’étant braqués sur les JO et non cette nouvelle compétition réservée auparavant aux juniors. Pour autant, un camion meurtrier a failli provoquer l’annulation de cette compétition.

Un remplacement dans l’urgence

Le championnat d’Europe Elite devait être la grande nouveauté de la saison 2016. Pour autant, cette compétition a failli ne pas avoir lieu. En effet, suite à la tragédie du 14 juillet sur la promenade des anglais à Nice, la ville  n’était plus en mesure de garantir le dispositif de sécurité nécessaire à la bonne tenue de la compétition, et a donc décidée le 5 août, par la voix de son maire, Philippe Pradal, d’annuler la compétition, soutenu également par la fédération monégasque qui devait également accueillir la compétition.

Dans l’urgence, 4 candidatures régionales ont été transmises à l’Union Européenne de Cyclisme (UEC) : le  Yorshire, le  Trentin, la ville d’Offida (Marche)  et enfin la Bretagne (Plumelec).  Pour la France cette proposition a été soutenue fortement par David Lappartient, maire de la commune de Sarzeau situé à 50 km de la ville bretonne candidate, président de la Fédération Française de Cyclisme, et accessoirement… président du comité d’organisation du weekend cycliste de Plumelec ET président de Union européenne de cyclisme, organe décisionnaire en la matière.

David Lappartient : juge et partie  ?

Décision d’autant plus politique car David Lappartient déclarait également par rapport aux autres candidatures : « (…) C’était le cas du Yorkshire en Angleterre, mais la fédération ne voulait pas. Il y avait aussi le Trentino en Italie, mais en vue des Jeux Olympiques 2024, nous voulions prouver que nous étions capables d’organiser de manière rapide une grande compétition ». Les jeux Olympique devenaient donc un argument éminemment politique dans le choix de la ville. D’autant plus que Paris sera en compétition avec Rome, donc l’Italie,  pour cette organisation en 2024. Et plus dangereux, l’organisation en urgence d’un tel événement devenait également un enjeu.

Les arguments de Plumelec repose sur un passé propice aux grandes compétitions et aux courses de circuits : le Tour de France y est passé cinq fois, dont la dernière fois en 2015 et  trois championnats de France professionnels s’y sont déroulés. En plus de l’habituel GP de Plumelec, épreuve UCI classée en catégorie 1.1 dont Samuel Dumoulin (AG2R) est le dernier Lauréat.

Un challenge ambitieux

Pour autant, le challenge sera dur à relever et pourrait être à double tranchant. Il faudra l’intervention de plus de 300 bénévoles, une logistique conséquente à mettre en place, et des exigences en matière de sécurité allant bien au-delà de la simple organisation de l’habituel Grand Prix. La ville en est capable, en atteste son historique dans les grandes compétitions avec l’épreuve la plus importante du calendrier, pour autant les délais s’avèrent tellement courts, que la moindre anicroche pourrait avoir des conséquences que le temps ne permettrait pas de résoudre. Car les chiffres font peurs : 50 fédérations, 800 coureurs, 12 compétitions, 200 journalistes, 25 000 spectateurs attendus la journée du dimanche pour admirer les Peter Sagan, Philippe Gilbert et autres Julian Alaphilippe.

Dans un calendrier UCI 2017 faisant la part belle aux courses World Tour, au détriment des compétitions nationales, le symbole pourrait être fort afin de mettre en valeur ces acteurs locaux que l’UCI ne souhaite plus voir: Plumelec avec sa côte de Cadoudal longue de 1 kilomètre 800 et présentant un dénivelé moyen de 7,8% présente un parcours alléchant, avec un historique solide qui justifie sa sélection. Les bénévoles et la commune ont prouvé qu’ils étaient tout à fait capable de réaliser cet exploit. On espère juste qu’ils ne manqueront ni de temps ni de moyens, au vu de l’enjeu.

La 110e édition du Tour de Lombardie change de parcours

Le Tour de Lombardie se renouvelle. Comme souvent, RCS, la société organisatrice du dernier Monument de l’année, a choisi de corser encore un peu plus le parcours. De Como à Bergamo, les coureurs devront gravir près de 4400 mètres de dénivelé pour un final tout aussi difficile avec une dernière bosse pavée (et des passages à 12%) à moins de 5 kilomètres de l’arrivée.

Le parcours du Tour de Lombardie 2016

TODAYCYCLING - Le parcours et le profil du Tour de Lombardie 2016.
TODAYCYCLING – Le parcours et le profil du Tour de Lombardie 2016.

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Vincenzo Nibali devient les siens – Tour de Lombardie 2015

Tour of Britain, passion jersey

Le Tour of Britain propose quatre maillots distinctifs dont, non pas celui récompensant le meilleur jeune mais, celui du patron des sprints intermédiaires. A quand Sir Paul Smith au design ?

Quatre jerseys

Tout d’abord, le maillot jaune est yellow et sponsorisé par Eisberg, leader britannique du vin sans alcool. Une incongruité que nous laissons à la perfide Albion.
Le maillot vert est blue & white. Il consacre le champion des points glanés à l’arrivée (les 15 premiers scorent) et est sponsorisé par Chain Reaction Cycles (numéro un de la vente en ligne de cycles en Grande-Bretagne).
Le maillot à pois est black. Sponsor du vert sur le Tour, Skoda, schizo, parraine le maillot du King of Moutains.
Enfin, l’ancien maillot rouge du Tour des sprints intermédiaires est green & magenta et sponsorisé par Yodel, un Chronopost d’outre-manche.

 Expecting Sir Paul Smith…

Non pas que les maillots distinctifs conçus par Dare 2b déçoivent, quoique, mais que la plus importante course du Royaume ne fasse pas appel au maître Paul Smith est assez frustrant.
Jeune coureur il a découvert l’univers de la création et de la mode à la suite d’un sale accident l’ayant cloué au lit des mois durant. Fervent suiveur, il possède une remarquable collection d’anciens maillots et collabore de temps à autre avec des organisateurs.

Sir Paul Smith a conçu les maillots du Giro 2013 et ceux du Dubai Tour 2015.

TODAYCYCLING - Les élégants reconnaîtront la finition du maître au bout de la manche gauche. Photo : Giro d'Italia
TODAYCYCLING – Les élégants reconnaîtront la finition du maître au bout de la manche gauche. Photo : Giro d’Italia
Camarade de Cavendish, Wiggins et Millar, à la demande duquel il a designé une paire de chaussures unique, le styliste avait auparavant travaillé étroitement avec Rapha de 2010 à 2013. En outre, à l’invitation du gouvernement britannique, il a réalisé trois affiches pour célébrer le grand départ du Tour 2014 en Angleterre. Enfin, il a sorti un bouquin au printemps dernier sur sa passion jersey.
Côté Tour de France, espérons qu’ASO ne contacte pas Castelbajac.

La présélection française pour les Championnats d’Europe

Une présélection de treize coureurs vient d’être établie pour les Championnats d’Europe sur Route qui se disputeront la semaine prochaine à Plumelec. Julian Alaphilippe et Tony Gallopin en seront les chefs de file.

Treize coureurs pour neuf places

Comme annoncé la semaine dernière sur notre site, Julian Alaphilippe a été sélectionné pour participer aux Championnats d’Europe de cyclisme sur route. Il sera accompagné de Tony Gallopin, premier Français choisi pour arpenter la mythique côte de Cadoudal. L’équipe devrait ainsi se composer autour de ces deux coureurs, ils sont pour l’instant treize pour neuf places.

Les Français présélectionnés

ALAPHILIPPE Julian // BOUET Maxime // CALMEJANE Lilian //  CHEREL Mickael // DELAPLACE Anthony // DUMOULIN Samuel // EDET Nicolas // GALLOPIN Tony // GAUTIER Cyril // GENIEZ Alexandre // HARDY Romain // LATOUR Pierre // MARTIN Guillaume

Fernando Gaviria mènera la sélection colombienne aux championnats du monde

La sélection colombienne pour le prochain championnat du monde au Qatar (16 octobre) vient de tomber. Sans surprise, c’est Fernando Gaviria (22 ans, Etixx-Quick Step) qui portera les espoirs des cafeteros.

La Colombie, 2e nation au classement UCI

C’est une récompense bien méritée. 2e au classement UCI, la Colombie pourra emmener 9 coureurs au Qatar, soit bien plus que certaines des nations traditionnelles du cyclisme. L’Allemagne par exemple sera plafonnée à 6 coureurs, un véritable casse-tête pour le sélectionneur, contraint de trancher entre Kittel et Greipel. Ironie du sort, c’est au moment où les cafeteros sont au sommet du cyclisme international grâce à leurs grimpeurs ailés (Quintana, Chavez, Pantano notamment), que pointe à l’horizon un championnat du monde d’une désespérante platitude.

Gaviria à la rescousse

Dans ce contexte, c’est le sprinteur Fernando Gaviria qui aura la lourde tâche, pour sa première saison complète sur le World Tour, de mener la sélection colombienne vers la victoire. Un apprentissage accéléré pour le double champion du monde en titre de l’omnium, qui n’a commencé que cette saison à frotter aux côtés des meilleurs sprinteurs sur les plus grandes courses telles que Gand-Wevelgem et Milan-San Remo. Dans sa mission, Gaviria pourra compter sur des pistards de confiance (l’autre spécialité du cyclisme colombien avec les grimpeurs), et des gros rouleurs tels que Rigoberto Uran Uran. Esteban Chavez et Jarlinson Pantano seront aussi du rendez-vous, Nairo Quintana, lui, est épargné.

La sélection colombienne

Fernando Gaviria (Etixx-Quick Step), Rigoberto Uran (Cannondale-Drapac), Edwin Alcibiades Avila Vanegas (Team Illuminate), Carlos Eduardo Alzate Escobar (UnitedHealthcare), Jarlinson Pantano (IAM Cycling), Esteban Chavez (Orica-BikeExchange), Walter Fernando Vargas Alzate (Orgullo Antioqueno), Omar Alberto Mendoza Alzate  et Brayan Steven Ramirez Chacon (Movistar America)

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Le meilleur de Fernando Gaviria

Bahrain – Merida : levier de soft power

Faute d’épreuve cycliste sur son territoire restreint, au contraire de ses voisins du Qatar, d’Oman et de Dubaï, l’émirat du Bahreïn a sorti le chéquier pour s’offrir une équipe WorldTour, un puissant outil de marketing territorial à l’Astana.
Avec Nibali en tête de gondole, la Bahrain – Merida Pro Cyling Team a pour objectif de concurrencer les plus grosses écuries cyclistes et de promouvoir l’émirat comme un destination business et touristique de rang mondial (et restaurer son crédit international aussi).

Le Golfe, nouvelle terre cycliste

En octobre 2016, les championnats du monde de cyclisme se courront à Doha, au Qatar. Il s’agira seulement de la seconde édition hors d’Europe et d’Amérique ! En 1990, Rudy Dhaenens et Catherine Marsal avaient emporté l’arc-en-ciel à Utsunomiya, au Japon (un certain Jean-Philippe Dojwa y avait, quant à lui, enlevé la médaille de bronze chez les amateurs, catégorie devenue U23 en 1996).
Affable, l’UCI propose un calendrier qui n’est que bonté. Ainsi, depuis une dizaine d’années, en février avant le Het Nieuwsblad, on roule aussi au Moyen-Orient.

Le Tour du Quatar (TOQ) est organisé par ASO depuis 2002

Cette épreuve, aussi plate que l’Arc de Triomphe, le championnat du monde de galop sponsorisé par le Qatar Racing Equestrian Club depuis 2008, est dédiée aux sprinteurs (et à Niki Terpstra, qui l’a déjà emporté deux fois). Ce n’est pas tout. La Qatar est le terrain d’un tournoi ATP World Tour 250 à Doha depuis 1993 et du premier GP Moto de la saison depuis 2004. Le pays a également accueilli le Championnat du monde de handball masculin en 2015. Enfin, le petit émirat qui monte a candidaté à l’organisation des JO d’été de 2020 (qui auront lieu à Tokyo), recevra les Mondiaux d’athlétisme de 2019 et a gagné à prix d’or le droit d’organiser la Coupe du monde de football en 2022. C’est ce que l’on appelle une golden decade. La marque Qatar, pour bien se démarquer de ses voisins de l’OPEP, c’est aussi bien sûr la chaîne d’information mondiale Al Jazeera, Qatar Airways et le rachat et le développement du PSG.

Lancé par ASO, le Tour of Oman (TOO) se court depuis 2010

Il a nettement gagné en intérêt à partir de 2011 et le passage obligé en haut de Jabal al Akhdhar, la fameuse Montagne verte domptée début 2016 par Vincenzo Nibali devant Romain Bardet.
 
Dernier né, en 2014, au cœur de l’un des sept émirats arabes unis, le Dubai Tour (DT)
L’épreuve est co-organisée par Dubai Sports Council (DSC, l’agence gouvernementale en charge du développement d’une culture partagée du sport) et RCS Sport, l’ASO italien (Giro, Primavera, Tirreno et d’autres courses bientôt retransmises par L’Equipe d’ailleurs). A l’instar du Qatar, ce vrai plat pays consacre les grosses cuisses (celles de Marcel Kittel ont succédé en 2016 à celles de Mark Cavendish).
Hub mondial majeur (compagnie Emirates), Dubaï développe depuis longtemps une stratégie de séduction à l’international avec un tournoi ATP World Tour 500 depuis 1993 (7 titres pour Federer) et une étape du World Rugby Sevens Series depuis 1999.

Bahreïn met le paquet dans la petite reine

Seul un GP de Formule 1 s’y déroule depuis 2004. Pas facile d’organiser une belle course cycliste d’intérêt de quelques jours sur moins de 800 km².

Échaudé par le succès de la diplomatie sportive qatarienne, le royaume a développé un projet de constituer une équipe WorldTour dès 2017. Pari réussi pour Dr Nasser et Mr Al-Khalifa, entre autres commandant de la garde royale, Président du Conseil suprême de la Jeunesse et des Sports et de Président du Comité Olympique du Bahreïn.

La classe à l’italienne

Depuis début août, la Bahrain – Merida Pro Cycling Team égrène ses recrues officielles dont certaines relevaient d’un secret de polichinelle. A commencer par Vincenzo Nibali qui a lui même annoncé son arrivée au sein de l’équipe bahreïnie.
Nibali vient entouré de ceux qui le pratiquent le mieux : Paolo Slongo, directeur sportif chez Astana, son entraîneur perso depuis ses débuts pros, et Michele Pallini, son physiothérapeute.

Ont suivi Giovanni Visconti (Movistar), Manuele Boaro (Tinkoff), Kanstantsin Siutsou (Dimension Data), Borut Bozic (Cofidis), Sonny Colbrelli (qui monte en WorldTour en provenance de la Bardiani CSF), Luka Pibernik (espoir slovène de la Lampre-Merida), Grega Bole (vainqueur du Tour de Corée cette année chez Nippo – Vini Fantini) et Heinrich Haussler (avec une solide campagne printanière 2016 chez IAM : 7ème de la Primavera et 6ème à Roubaix).
Au total, on dénombre neuf coureurs ayant déjà signé. Ce qui est assez maigre par rapport à l’effectif pro des équipe WorldTour 2016 : entre 21 (Orica) et 27 (Sky). Il en manque encore une bonne douzaine ce qui laisse présager de belles annonces pour le Golfe Team. Louis Meintjes (Lampre) est évoqué avec insistance, tout comme Salvatore Puccio (Sky). Pas de Rui Costa ni de Diego Ulissi futurs leaders de la nouvelle Lampre sous pavillon chinois (130 millions € sur quatre ans mine de rien, soit pas loin de 30 millions par an, davantage que les 18 – 20 millions annoncés pour le Team Bahrain – Merida).
Et comme Vincenzo Nibali a également la classe en ville, son tailleur, la marque de prêt-à-porter Lebole, rejoint l’aventure.

Un encadrement pas très MPCC

Pour mémoire, le Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC, présidé depuis sa mise en place en 2007 par Roger Legeay, alors patron de Crédit Agricole) est une association qui a pour but de défendre l’idée d’un cyclisme propre, en se basant notamment sur les notions de transparence, de responsabilité et de mobilisation de ses adhérents. Il s’agit ni plus ni moins de strictement respecter le code d’éthique mis en place par l’UCI. Ce qui semble assez contraignant pour pas mal d’équipes défaillantes (Astana et Katusha récemment, voire Orica officiellement davantage tentée par le club Velon).
En tout cas, le peloton MPCC se réduit comme peau de chagrin avec seulement sept équipes WorldTour en 2016 contre dix l’an dernier, et 73 % des équipes Pro Continental contre 95 % en 2015 (dont la Bora).

Dans les voitures de la Bahrain – Merida, trois directeurs sportifs du sérail :

  • le slovène Gorazd Stangelj, directeur sportif chez Astana depuis 2012 et accessoirement contrôlé positif à l’éphédrine en 2000
  • l’italien Mario Chiesa, ex-Carrera au service de l’immense Claudio Chiappucci, ancien patient du Docteur Conconi (« il signor EPO ») et directeur sportif depuis 2001 (notamment du jeune Nibali chez Fassa Bortolo et Liguigas, puis à la Katusha et enfin IAM depuis 2 ans)
  • le néerlandais Tristan Hoffman en provenance de Tinkoff, un ancien flahute (notamment deuxième à Roubaix derrière Magnus Bäckstedt en 2004) qui a commencé sa reconversion aux côtés de Bjarn Riis chez Saxo.

Sans oublier le Docteur Emilio Magni, officiant chez Astana, qui s’occupait en son temps de Marco Pantani.

Caution ? Le sudaf Brent Copeland hérite de la double casquette de manager général + ambassadeur après trois ans passés à la tête de la Lampre – Merida

Il a réussi l’internationalisation de l’équipe italienne réussie après la tourmente de l’Affaire de Mantoue qui mettait en cause quelques coureurs Lampre (Ballan, Cunego, Santambrogio, etc.) et son encadrement (le fameux Guiseppe Saronni qui d’ailleurs va revenir aux affaires à la tête de la future Lampre sous pavillon chinois de JT Sport). Loin d’être un parangon d’éthique, Brent a claqué la porte du MPCC en 2015 à la ré-intégration d’Ulissi dont le contrat n’avait pas été rompu durant sa suspension.
Dans ses bagages, il emporte le constructeur de cycles taiwanais Merida. Créé en 1972 à Yuanlin, comme Giant (numéro un mondial du cycle), Merida équipait la Lampre depuis 2013.

Des vélos taiwanais, une licence bahreïnie, Nibali et un siège en Italie. La globalisation du cyclisme en somme, n’en déplaise à Marc Madiot qui en dit pis que pendre :

 « Je veux bien aller courir au Qatar et à Oman, on y va, mais je ne veux pas que ce soit au détriment de l’Etoile de Bessèges ou du Grand prix Cholet-Pays de Loire. Si la FDJ est dans ce sport, c’est aussi parce qu’on va à Cholet-Pays de Loire. On ne vend pas de tickets de loto au Qatar ».
Pédale ! La grande aventure du vélo. Juin 2016
Et ouais, en février se courent aussi La Méditerranéenne et le Tour du Haut-Var avant les classiques.

Brice Feillu n’a pas la « côte »

En cette fin de saison plus que jamais, tout est histoire de côte pour Brice Feillu (31 ans, Fortuneo-Vital Concept). Le grimpeur de la formation bretonne, 5e à Finhaut-Emosson sur le dernier Tour de France, et meilleur grimpeur du Tour du Luxembourg, doit mettre pied à terre en raison d’une… côte fracturée lors d’une chute sur le Tour du Poitou-Charentes. Un repos forcé de courte durée, puisque le coureur devrait faire son retour à la compétition dès le 15 septembre à l’occasion de la Coppa Agostoni.

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Brice Feillu l’emporte à Andorre-Arcalis lors du Tour de France 2009

Les Français pour le chrono de Plumelec sont connus

Bernard Bourreau vient d’annoncer la sélection française pour le contre-la-montre des Championnats d’Europe à Plumelec. Sylvain Chavanel et Anthony Roux porteront les couleurs tricolores sur le parcours exigeant du Morbihan.

Avec Chavanel et Roux, sans Pinot

Le staff français a donc décidé de faire confiance au récent médaillé du Championnat de France de la discipline, Anthony Roux. Mais il s’appuie également sur une valeur sûr qu’est Sylvain Chavanel, véritable spécialiste du chrono et par ailleurs six fois champion de France. Le sélectionneur national a dû composer avec l’absence de Thibaut Pinot, titré cette année à Vesoul, qui a récemment mis un terme à sa saison.

#RestDay

Poseyyy sur la Vuelta. Hier, à l’occasion de la journée de repos, les coureurs se sont accordés quelques moments de douceur. Reprise des hostilités dès aujourd’hui. Morceaux choisis.

10 minuts where you forget to be at the vuelta! #restday #enjoy #only10minuts

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Arrivée de la terrible 14e étape au sommet de l’Aubisque

Christopher Froome aurait continué seul la Vuelta

C’est au tour de Christopher Froome de polémiquer ! Le leader de la Team Sky n’est pas du goût de la décision du jury concernant le repêchage des 93 coureurs à la suite de l’explosive 15 ème étape de la Vuelta. Malgré les délais fixés par les organisateurs (31 minutes), tous les coureurs hors délais ont été repêchées au grand damne de bons nombre de coureur y compris chez le vainqueur du Tour 2016, dont tous les équipiers auraient dû être éliminés ! «Ce n’est pas moi qui a pris cette décision, c’est le jury. Personnellement, je pense que tous ces coureurs n’auraient pas dû être repêchés, mais je comprends la décision finale, a déclaré le Britannique à Cycling Weekly. Mais la règle est ce qu’elle est, et ne doit pas exister sans raison.» La règle c’est la règle pour le triple vainqueur du Tour mais cela aurait donné une mauvaise image au cyclisme selon les organisateurs. Moreno Moser s’est également montré en désaccord sur Twitter : «Quid des coureurs qui ont tout donné, seuls, pour franchir la ligne d’arrivée à temps?»4969543_6_7b47_chris-froome-continue-l-etape-du-ventoux-en_2fe690257ea9c14f257c0b166fbb7f4f

Que devient Christopher Horner, vainqueur de la Vuelta 2013 ?

En cette seconde journée de repos sur le Tour d’Espagne à Castellón, les favoris Quintana, Froome, Contador and co se ressourcent avant de livrer les dernières batailles à la conquête du maillot rouge de leader de cette 71 ème Vuelta. Les favoris répondent présents et ne se laissent pas déborder face aux outsiders. Une situation qui s’est avérée différente en 2013 lors de la 68 ème édition. Christopher Horner, l’éternel grégario de ses leaders s’est imposé avec grande surprise lors de la Vuelta 2013 … à 41 ans ! Il remporte deux victoires d’étape en costaud et remonte de la quatrième à la première place pour conquérir le maillot rouge de leader lors de la 19 ème étape et aller chercher la victoire finale devant Vincenzo Nibali et Alejandro Valverde. Chris devient le plus vieux vainqueur d’un Grand Tour. Engagé à la FDJ en 1997 pour ses premiers pas en Europe, l’américain quitte le vieux continent en 2000 pour s’envoler sur ses terres aux Etats-Unis où il engrange les victoires et la confiance nécessaire à un retour en Europe en 2005 chez Saunier Duval-Prodir. Dès lors, Horner prend les rôles de lieutenant de Luxe pour Cadel Evans chez Lotto puis d’Alberto Contador et de Levi Leipheimer chez Astana avant de devenir leader chez RadioShack où il parvient à décrocher le Graal. En 2014, sous les couleurs de la Lampre, il vient avec ambition sur la Vuelta pour défendre son titre mais un taux de cortisol, résultant de la prise de corticoïdes sous autorisation thérapeutique pour soigner sa bronchite, brise son rêve de doubler. Horner n’est pas conservé par la formation italienne et il s’envole aux USA pour s’engager chez la modeste équipe continentale Airgas-Safeway en 2015. Il court depuis le début de l’année chez la team Lupus, autre formation continentale américaine. A bientôt 45 ans au mois d’octobre, le vétéran américain n’est pas prêt de s’arrêter et compte bien continuer à rouler pour le plaisir sur le sol américain.

Horner sur les pentes de l'Angliru
Horner sur les pentes de l’Angliru (breketrough media) 

Le Tour « n’obsède pas » Esteban Chaves

Le talentueux grimpeur colombien Esteban Chaves, vainqueur du Tour de l’Avenir 2011, ne semble pas accorder de priorité au Tour de France pour la saison 2017. L’actuel troisième de la Vuelta a déclaré que la Grande Boucle de « l’obsède pas » lors de la seconde journée de repos du Tour d’Espagne. A 26 ans, l’un des fers de lance de la team Orica-BikeExhange, reste sur une deuxième place au dernier Giro, une confirmation suite à une Vuelta 2015 prometteuse où il termina à la cinquième place du classement général final après avoir porté le maillot de leader durant cinq jours et signé deux belles victoires.

Chaves en plein effort
Chaves en plein effort (Y. Sunada/Presse Sport)

Romain Hardy renoue avec Fortuneo-Vital Concept

Le coureur normand, Romain Hardy, rejoindra la formation Fortuneo Vital-Concept, a annoncé cette dernière mardi. Il a signé pour une saison avec l’équipe d’Emmanuel Hubert avec laquelle il entretient une relation particulière.

Romain Hardy renoue avec Emmanuel Hubert

Romain Hardy retrouvera Emmanuel Hubert et sa structure dès 2017, et ce, pour une saison. Actuellement sur les routes de la Vuelta où il trône à la 22e place du classement général, le grimpeur-puncher de la Cofidis connaît bien la formation bretonne puisqu’il a déjà roulé sous ses couleurs jusqu’à 2013. C’était d’ailleurs lorsqu’il était chez Bretagne-Schuller qu’il a remporté la 1re étape du Tour du Haut-Var 2012, seule victoire en individuel à son palmarès. « J’ai passé trois bonnes années avec Bretagne Schuller, j’avais un bon feeling avec Manu Hubert et son staff. J’ai envie de retravailler avec eux. Pour bien faire mon métier, j’ai besoin de me sentir bien dans l’équipe, je sais que cela sera le cas chez Fortuneo Vital Concept. Le service course est situé à 10 kilomètres de chez moi, je suis voisin et très copain avec Armindo Fonseca, c’est un vrai plaisir de revenir dans l’équipe bretonne. Pour un coureur, sa première formation est souvent sa formation de cœur, on est content d’y revenir », confie le coureur sur le site de Fortuneo-Vital Concept.

 Romain Hardy ou l’envie de bien faire

Depuis que Romain Hardy a quitté l’équipe Fortuneo-Vital Concept, celle-ci n’a cessé de prendre de l’ampleur, ce qui n’est pas pour déplaire au Normand. En effet, le coureur a à cœur de bien faire pour son retour dans la formation d’Emmanuel Hubert. « L’équipe a évolué depuis mon départ. Le calendrier de course est de plus en plus intéressant, je pense notamment à Paris-Nice, au Tour de France mais aussi aux Ardennaises qui me tiennent à cœur. L’équipe pourra compter sur moi pour aider les leaders en montagne. J’ai bien sûr suivi le recrutement. De très bons coureurs ont rejoint l’équipe, je suis content de faire partie de cette aventure », ajoute Romain Hardy.

Toute l’actualité cyclisme « Transfert » est à retrouver sur TodayCycling en cliquant ici.

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Romain Hardy remporte la 1re étape du Tour du Haut-Var 2012

Valerio Conti et Jan Polanc liés à l’équipe chinoise

Comme leurs actuels coéquipiers chez Lampre-Merida (qui cède sa licence à une structure chinoise) Diego Ulissi et Rui Costa, Valerio Conti et Jan Polanc ont décidé de poursuivre l’aventure au sein de la nouvelle équipe qui verra le jour pour les deux prochaines saisons.

Valerio Conti et Jan Polanc, la jeunesse prime

Valerio Conti, âgé de 23 ans, a de belles saisons devant lui. Présent sur les routes du Tour d’Espagne en ce moment, le jeune coureur italien est allé chercher la 13e étape en solitaire. Jan Polanc, 24 ans, a quant à lui brillé sur les routes du Tour d’Italie 2015 où il s’est imposé à l’occasion de la 5e étape.

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Valerio Conti aux anges

Meilleur jeune : au tour de Simon

En ce jour de repos à Castellón, place au classement disparu du meilleur jeune de la Vuelta. Après Adam sur la Grande Boucle, c’est au tour de son jumeau Simon de mener la danse des coureurs de moins de 26 ans sur le Tour d’Espagne.

En pleine forme après ses quatre mois de suspension pour « dopage non intentionnel », Simon Yates a repris à la Klasikoa fin juillet avec une belle septième place. Vainqueur de la sixième étape de la Vuelta, il pointe au cinquième rang du général.

Le podium des jeunes est complété par Davide Formolo, huitième du général, qui pointe à plus de deux minutes de Yates, et par Kenny Ellisonde, plus loin mais en pois, à un quart d’heure (19ème au général).

Déception pour Louis Meintjes, seulement cinquième, derrière le prometteur Russe Matvey Mamykin (pas encore 22 ans, troisième du Tour de l’Avenir 2015), 26ème du général à la faveur d’une belle huitième place dimanche en compagnie de Contador et Quintana.

Bonus pour les aficionados du maillot gris : Samuel Sanchez (maillot gris du Tour 2015) compte une bonne minute d’avance sur Michele Scarponi et cinq sur Jean-Christophe Péraud (maillot gris du Tour 2014). La Vuelta semble de trop pour Alejandro Valverde, quatrième, après avoir réalisé le doublé gris Giro – Tour. Il est à six minutes d’un triplé mémorable.

 

Annemiek Van Vleuten va mieux, beaucoup mieux !

Annemiek Van Vleuten (33 ans, Orica-AIS), s’adjuge le prologue du Lotto Belgium Tour.

C’était l’une des images des Jeux Olympiques de Rio, la terrible chute d’Annemiek Van Vleuten dans l’épreuve de course en ligne. La Néerlandaise restée inerte au sol avait glacé l’ambiance. Mais ça, c’était avant ! Aujourd’hui, pour son grand retour à la compétition, Van Vleuten a survolé le prologue du Lotto Belgium Tour. 4,4 kms avalés à près de 49 kms/h de moyenne !

Il reste 3 étapes en ligne, mais d’ores et déjà, la Hollandaise, victorieuse en 2014 prend rendez-vous.

Le parcours et le profil du Grand Prix de Montréal 2016

Deux jours après le Québec, c’est à Montréal d’accueillir le peloton World Tour. Le dimanche 11 septembre, les coureurs devront effectuer 17 tours d’un circuit long de 12,1 kilomètres présentant une ascension de près de 2 kilomètres  la côte de Camillien-Houde, 1,8 kilomètres à 8%). La répétition du circuit et de cette bosse, notamment, entraînera un dénivelé total de presque 4000m au terme des 205,7 kilomètres. L’an dernier, Tim Wellens l’avait emporté devant Adam Yates et Rui Costa.

La liste des engagés des Grands Prix de Québec et Montréal 2016 : cliquer ici.

Le parcours et le profil du Grand Prix de Montréal 2016

TODAYCYCLING - Le parcours et le profil du circuit du Grand Prix de Montréal 2016.
TODAYCYCLING – Le parcours et le profil du circuit du Grand Prix de Montréal 2016.

VIDEO CYCLISME
Tim Wellens remporte le Grand Prix de Montréal 2015

https://www.youtube.com/watch?v=MBn7R8xSAq0

Ian Stannard garde ses distances

Le format original du Tour of Britain a encore permis une course palpitante. Ian Stannard (Team Sky), remporte la 3e étape après avoir tenu ses poursuivants et le peloton en respect pendant 40 kms.

Le World Tour ? Le plus tard possible

Des patronymes dignes d’un jeu vidéo sans licence (Rick Zabel, Caleb Ewan), une équipe nationale qui squatte le peloton des équipes de marque (Great Britain National Team) et un leader qui donne son nom à son équipe (Team Wiggins)… qu’on se le dise, le Tour of Britain est un ovni ! Pourtant, alors que la Vuelta gonfle ses muscles dorés par le soleil méditerranéen, son pendant britannique n’a pas à rougir, pas même à pâlir ! Le motif : des équipes limitées à 6 coureurs, gage d’une course débridée et indécise ! Souhaitons au Tour of Britain de se tenir le plus longtemps possible à l’écart du Word Tour…

Les échappés ont la belle vie

L’arrivée du jour pouvait bien être située à quelques encablures du vélodrome national de Manchester, haut lieu du sprint britannique, les sprinteurs allaient devoir se faire violence  pour arriver groupés. Objectif : maîtriser les échappés et passer les deux cols de 1ère catégorie placés sur le parcours. Si les deux cols étaient avalés sans problème, l’échappée du jour, composée de Ian Stannard, Kristian House (One Pro Cycling) et Graham Briggs (JLT Condor) a mené la grande vie avec 6 minutes et 30 secondes d’avance en haut du dernier sommet. Incapable de s’organiser pour réagir, le peloton souffre du plafond de 6 coureurs imposé aux équipes. Impossible de poursuivre plusieurs lièvres à la fois. Chez Dimension Data, par exemple, priorité à Stephen Cummings pour le général sur Mark Cavendish pour l’étape. Conséquence : toute l’équipe reste au frais.

Stannard préfère voyager seul

Ian Stannard est un roublard. Il a compris la situation et appuie fort sur les pédales, très fort même. A 40 kms de l’arrivée, il part seul. Le bras de fer est osé, mais le peloton reste inerte. Le Britannique lève les bras avec près de 6 minutes d’avance sur le peloton et signe  une nouvelle victoire de prestige après son doublé sur Het Nieuwsblad (2014 et 2015). Julien Vermote reste en jaune. Tony Gallopin, premier français est 6e au général.

CLASSEMENT DE L’ETAPE

Rank Name Nat. Team Age* Result PaR PcR
1 Ian STANNARD GBR SKY 29 4:14:12 20 20
2 Graham BRIGGS GBR JLT 33 +1:46 10 10
3 Kristian HOUSE GBR ONE 37 +1:46 5 5
4 Nicola RUFFONI ITA BAR 26 +5:43
5 Danny VAN POPPEL NED SKY 23 +5:43
6 Ramon SINKELDAM NED TGA 27 +5:43
7 Christopher LATHAM GBR WGN 22 +5:43
8 Rick ZABEL GER BMC 23 +5:43
9 Dylan VAN BAARLE NED CDT 24 +5:43
10 Luka MEZGEC SLO OBE 28 +5:43
11 Boy VAN POPPEL NED TFS 28 +5:43
12 Ian BIBBY GBR NPC 30 +5:43
13 Diego RUBIO ESP CJR 25 +5:43
14 Nicolas VEREECKEN BEL SKT 26 +5:43
15 Oliver WOOD GBR GBR 21 +5:43
16 Hayden MCCORMICK NZL ONE 22 +5:43
17 Mark CHRISTIAN GBR WGN 26 +5:43
18 Alexandre BLAIN FRA MGT 35 +5:43
19 Tony GALLOPIN FRA LTS 28 +5:43
20 Stephen CUMMINGS GBR DDD 35 +5:43

CLASSEMENT GENERAL

Rank Name Nat. Team Age* Result
1 Julien VERMOTE BEL EQS 27 12:53:15
2 Stephen CUMMINGS GBR DDD 35 +6
3 Daniel MARTIN IRL EQS 30 +1:04
4 Ben SWIFT GBR SKY 29 +1:08
5 Xandro MEURISSE BEL WGG 24 +1:08
6 Tony GALLOPIN FRA LTS 28 +1:08
7 Dylan VAN BAARLE NED CDT 24 +1:12
8 Guillaume MARTIN FRA WGG 23 +1:12
9 Tom DUMOULIN NED TGA 26 +1:12
10 Nicolas ROCHE IRL SKY 32 +1:16
11 Jacopo MOSCA ITA TFS 23 +1:16
12 Rohan DENNIS AUS BMC 26 +1:17
13 Mark CHRISTIAN GBR WGN 26 +3:00
14 Ruben ZEPUNTKE GER CDT 23 +4:33
15 Edmund BRADBURY GBR NPC 24 +4:37
16 Erick ROWSELL GBR MGT 26 +4:39
17 Ian BIBBY GBR NPC 30 +4:41
18 Dion SMITH NZL ONE 23 +4:41
19 Marco MARCATO ITA WGG 32 +4:41
20 Jack BAUER NZL CDT 31 +4:43

VIDEO CYCLISME

Ian Stannard l’emporte sur Het Nieuwsblad 2015

Wilco Kelderman signe chez Giant

Giant-Alpecin, qui deviendra Sunweb-Giant en 2017, a annoncé le recrutement de Wilco Kelderman. La venue du Néerlandais au sein de l’effectif allemand montre bel et bien l’envie de la structure de se diriger de plus en plus vers les classements généraux. Il sera l’un des fers de lance de l’équipe aux côtés de Tom Dumoulin, Warren Barguil et de Michael Matthews qui a lui aussi signé en faveur de Giant.

Wilco Kelderman avec Giant pour deux ans

C’est un contrat de deux ans qu’a signé Wilco-Kelderman avec la structure Giant. Âgé de 25 ans, le coureur néerlandais n’a pas encore inscrit son nom au palmarès d’une grande épreuve mais a montré de belles aptitudes sur les courses à étapes comme le Tour d’Italie, le Critérium du Dauphiné, entre autres… « L’équipe me permet de grandir vers un rôle de leader pour les Grands Tours, en utilisant une approche progressive. Ils ont réussi leur philosophie, en mettant l’accent sur la science et la technologie, comme la mise au point d’experts dans la performance du chrono, par exemple », a dit l’intéressé.

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Kelderman deuxième de la 2e étape du Tour du Pays-Basque 2016

Benoît Cosnefroy intégrera AG2R La Mondiale le 1er août 2017

La formation Ag2r La Mondiale a été l’une des plus actives sur le marché des transferts cette saison avec sept signatures. Par ailleurs, elle a annoncé l’arrivée de Benoît Cosnefroy dès le 1er août 2017, actuellement stagiaire.

Benoît Cosnefroy chez Ag2r La Mondiale

Avec les signatures de Rudy Barbier, Oliver Naesen, Stjin Vandenbergh, Mathias Frank, Sondre Holst Enger, Clément Chevrier et Alexandre Geniez, la formation savoyarde Ag2r La Mondiale a été l’une des équipes les plus actives sur le marché des transferts. À ces sept noms s’ajoutent ceux des jeunes Nans Peters et Benoît Cosnefroy. Ce dernier a signé un contrat de deux ans et demi avec la structure de Vincent Lavenu à compter du 1er août 2017. Actuellement coureur à Chambéry Cyclisme Formation, le centre de formation d’Ag2r La Mondiale, Cosnefroy suit les traces de Nans Peters qui, lui, intégrera l’effectif professionnel le 1er janvier. « Pour moi, c’est un rêve et un aboutissement, explique le Normand. C’est la concrétisation de deux ans au CCF et de dix belles années dans mon club de Briquebec. Je suis heureux d’intégrer l’équipe Ag2r La Mondiale que j’ai pu découvrir comme stagiaire. C’est un collectif, une ambiance et des valeurs que j’aime. À moi maintenant d’être digne de cette confiance. Je suis un coureur passe-partout. Je ne me projette pas pour l’instant sur ce que va être ma carrière chez les pros », pontue Benoît Cosnefroy sur le site de l’équipe Ag2r La Mondiale.

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Nos cols en sable

Les vacances d’été semblent bien derrière nous. Yann et Antoine, deux enfants fan de cyclisme ne semblent pas vouloir se plier à la raison académique en pratiquant cet après-midi l’école buissonnière sur une plage de Loire-Atlantique. Avec leurs petits coureurs en plomb, à coups de pichenettes, ils se refont une étape montagneuse du Tour de France 2016 sur un circuit qu’ils ont tracé en ensablant  involontairement ou pas leurs cartables. Chacun sa bille, quelques mouettes alentour en spectatrices gueulantes, Froome (Antoine) et Bardet (Yann) en décousent sur des cols « dos d’âne » éphémères qu’emportera dans son humeur montante l’océan.

 

-Vas-y commence.

-Non à toi. Moi je suis Froome j’ai déjà un avantage.

-Ok.

-Pas mal. T’es pas sorti du circuit. Mais on est encore dans la plaine.

-C’est parti !

C’est alors que les commentaires sportifs prennent place au rythme de l’envoi des billes.

-Incroyable les deux champions sont quasiment à la même hauteur !

-Oui et nous allons aborder le premier col de la journée.

-Attaque de Bardet !

-Froome se lance derrière lui et le rejoint.

-Redémarrage de Bardet !

-Froome passe devant !

-Bardet revient presque à son niveau.

-Froome commence à prendre de l’avance et se trouve au pied du premier col.

-On sent Romain Bardet bien en jambe malgré qu’il soit un peu distancé.

-Oui les deux ont l’air dans une très grande forme.

-Froome passe très bien le premier col.

-Bardet le passe aussi mais reste tout de même à distance du britannique.

-L’anglais prend de plus de plus d’avance.

-Oh là là sortie de route du français !

-Chris Froome à l’air de s’envoler dès le premier col passé.

-Romain Bardet remonte sur son vélo. Il n’a pas l’air trop touché. Pas de fracture apparemment. Il se relance.

-Le champion britannique a de plus en plus d’avance maintenant et semble bien s’envoler vers une victoire d’étape même s’il reste un col à franchir.

-Romain Bardet revient bien mais semble tout de même touché par cette chute.

-L’anglais fait cavalier seul maintenant sur la route du Tour.

-Ah c’est dommage, le français avait l’air en forme.

-Oui on aurait voulu que cette étape se termine autrement.

-Chris Froome passe le dernier col assez tranquillement.

-Romain Bardet tente de revenir mais on voit bien que le coup de pédale n’est plus le même.

-Dernière ligne droite pour l’anglais. Il passe sous la flamme rouge.

-Oh là là nouvelle chute pour Romain Bardet ! Il a tenté un truc incroyable ! Il a voulu revenir d’un seul coup !

-Victoire de Chris Froome !

-Tu viens on va se baigner ?

-Non il faut que je rentre.

-Ouais moi aussi j’ai entrainement de vélo.

-Ah tu as repris !

-Non c’est fin septembre mais je vais m’entrainer tout seul dans mon quartier.

-La prochaine fois j’amènerai mes petites voitures pour faire la caravane et celles des directeurs sportifs.

-A Demain Yann.

-A demain Antoine.

-Qu’est-ce qu’on va prendre en rentrant.

-J’m’en fous de toute façon j’veux faire coureur cycliste professionnel pas professeur de math.

-Ouais moi aussi j’veux faire champion.

-Salut.

-Salut.

Un final plus usant au programme

Le mercredi 14 septembre prochain se tiendra la 57e édition du GP de Wallonie (1.1). L’épreuve, qui partira de Beaufays et rejoindra la Citadelle de Namur 205,5 kilomètres plus tard, a subi quelques modifications dans son final.

Un final plus difficile

Si l’arrivée du prochain Grand Prix de Wallonie sera jugée au sommet de la Citadelle de Namur comme c’est le cas depuis plus de dix ans, le final, lui, s’est vu quelque peu modifié. En effet, des travaux dans la région namuroise ont obligé les organisateurs à revoir le parcours. Des modifications qui devraient, espérons-le, apporter un peu plus de piment à la course. « Ces changements nous conduisent à orienter le parcours sur des routes plus petites et plus sinueuses qui offrent peu ou pas de récupération aux coureurs », explique Christophe Brandt, l’organisateur de la course, sur le site de la RTBF. « Ces changements vont proposer une course de mouvement et non plus une course d’attente. Nous sommes très curieux de voir ce que cela donnera. Quant au peloton, nous proposons un beau plateau avec des équipes fidèles qui continuent à privilégier le programme européen durable et fiable », poursuit l’ancien coureur auprès de la chaîne belge. L’année passée, l’ancien champion de Belgique Jens Debusschere (Lotto Soudal) avait surpris Jan Bakelants (AG2R La Mondiale) et le Français Christophe Laporte (Cofidis) après une course marquée par des conditions climatiques très difficiles.

Propos recueillis par la RTBF.

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Jens Debusschere remporte le GP de Wallonie 2015