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Simon Gerrans passe du cyclisme … à la finance

C’est une nouvelle pour le moins surprenante qu’a annoncé Simon Gerrans sur ses réseaux sociaux il y a quelques jours. En effet, l’ancien coureur australien de 38 ans (retraité depuis seulement quelques semaines) entamera prochainement une reconversion dans la finance, au sein de l’antenne londonienne de la banque américaine Goldman Sachs.

Simon Gerrans, futur banquier à Londres

Dans une vidéo publiée jeudi sur son compte Twitter, l’ancien puncheur de la BMC a expliqué qu’il allait prochainement rejoindre le monde de la finance, après treize années de cyclisme professionnel : « ce sera un immense changement que de passer du cyclisme à la finance, mais je suis très impatient de débuter« .

Si cette radicale reconversion peut paraître étonnante au premier abord, elle n’est cependant pas due au hasard. En effet, ce changement de carrière de Simon Gerrans s’inscrit dans un programme mis en place par Goldman Sachs pour aider les sportifs de haut niveau à la retraite à retrouver du travail. Avant lui, d’autres athlètes avaient déjà bénéficié de cette opportunité, comme la joueuse de hockey sur gazon et médaillée olympique Emily Maguire.

 

 

Julian Alaphilippe commencera au Tour de San Juan et zappera Paris-Nice

Les premières lignes du programme de Julian Alaphilippe pour la saison 2019 sont désormais connues. Le Français a notamment annoncé au Berry Républicain qu’il ferait ses débuts au Tour de San Juan à la fin du mois de janvier. Autre choix important de sa part, Paris-Nice ne fera pas partie de son calendrier.

Julian Alaphilippe va mettre le cap sur l’Amérique du Sud

L’Argentine pour commencer. En 2019, la rentrée de Julian Alaphilippe aura lieu du côté du Tour de San Juan. Une course par étapes à laquelle va participer pour la première fois de sa carrière le coureur de Deceuninck – Quick-Step. Dans cette compétition, il devrait notamment croiser Peter Sagan, Fernando Gaviria, Mark Cavendish et devrait en toute logique faire équipe avec Remco Evenepoel, le dernier champion du monde juniors.

Après avoir disputé cette épreuve entre fin janvier et début février, Julian Alaphilippe restera quelques jours de plus en Amérique du Sud. Il enchaînera avec le Tour de Colombie, une autre course par étapes qu’il avait par contre déjà disputé l’an passé. Lors de cette première édition, le coureur auvergnat s’était même adjugé une victoire d’étape lançant de manière idéale son année. Bis repetita en 2019 ?

Pas de Paris-Nice en 2019

Pour son retour en Europe, Alaphilippe a choisi de privilégier l’Italie à la France. En mars, l’un des leaders de la formation Deceuninck – Quick-Step prendra part aux Strade Bianche avant de participer à Tirreno-Adriatico suivi de Milan-San Remo. Assurément, les premiers grands objectifs dans la saison du Français.

Ensuite, il n’y aura pas de changements par rapport à ce qui était connu en 2018. Le Tour du Pays Basque, qui lui avait permis de ravir deux étapes, sera de nouveau à son programme. La dernière compétition avant de se diriger vers les classiques ardennaises (Amstel Gold Race, Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège)il fera figure d’épouvantail.

Programme complet première partie de saison d’Alaphilippe

  • Tour de San Juan (27 janvier – 3 février)
  • Tour de Colombie (12 – 17 février)
  • Strade Bianche (9 mars)
  • Tirreno-Adriatico (13-19 mars)
  • Milan-San Remo (23 mars)
  • Tour du Pays Basque (8-13 avril)
  • Amstel Gold Race (21 avril)
  • Flèche Wallonne (24 avril)
  • Liège-Bastogne-Liège (28 avril)

Peter Sagan remporte le Critérium de Shanghaï, Geraint Thomas 2e

Au terme des 60 kilomètres de course, le Critérium de Shanghaï est revenu cette année à Peter Sagan (Bora Hansgrohe). Le triple champion du monde s’est adjugé la victoire au sprint devant Geraint Thomas (Team Sky) et Matteo Trentin (Mitchelton Scott).

Peter Sagan vainqueur du Critérium de Shanghaï 2018

Un maillot vert, un maillot jaune et un maillot de champion d’Europe… Le Critérium de Shanghaï s’est conclu par un podium royal avec trois coureurs qui auront marqué de leur empreinte cette saison. Que ce soit Peter Sagan lauréat de Paris-Roubaix, Geraint Thomas vainqueur du Tour de France et Matteo Trentin nouveau champion du continent européen, ils ont fait le spectacle dans cette épreuve chinoise.

C’est dans la dernière partie de course que ces coureurs accompagnés de Pierre Latour (AG2R La Mondiale) se sont portés à l’avant. A 10 kilomètres du terme, ils ont creusé un avantage conséquent de près de 20 secondes. Ensuite, Thomas et Trentin ont essayé chacun leur tour de filer en solitaire, mais Sagan s’est montré vigilant et surtout un ton au-dessus physiquement. Au sprint, le Slovaque n’a pas rencontré de difficultés pour remporter cette édition. 

Si l’enjeu était assez mineur, ce critérium organisé par ASO sert avant tout à promouvoir la discipline en Chine et plus généralement en Asie. Il y a deux semaines, certains coureurs s’étaient déjà retrouvés lors du Critérium de Saitama qui se déroulait au Japon et avait été remporté par Alejandro Valverde, l’actuel porteur du maillot arc-en-ciel.

https://twitter.com/LeTour/status/1063678061411917824

Wout van Aert autorisé à trouver une équipe pour la saison 2019

Depuis le mois de septembre, Wout van Aert était en conflit avec Sniper Cycling, qui n’acceptait pas la rupture du contrat de son coureur phare intervenu dans le même temps que la fusion avec Veranda’s Willems-Crelan. L’Union Cycliste Internationale a pris la décision d’autoriser le champion du monde de cyclo-cross à s’engager avec n’importe quelle équipe d’ici le 31 décembre. 

Wout van Aert libre pour la prochaine saison

Le verdict est tombé. Après plusieurs semaines d’incertitude, l’affaire mettant aux prises d’un côté Wout van Aert et de l’autre Sniper Cycling a été résolue. C’est l’UCI qui s’est saisi de ce conflit et a donné le droit au coureur belge de s’engager où il le souhaite pour disputer la prochaine saison sur route. C’est l’avocat du spécialiste de cyclo-cross Walter Van Steenbrugge qui a rendu publique cette annonce auprès de l’agence Belga.

« Nous avons reçu un message officiel de l’unité légale de l’UCI aujourd’hui indiquant que Wout van Aert peut négocier librement avec un nouvel employeur, dans la mesure où ce transfert est réalisé avant le 31 décembre 2018. Cela signifie que Wout van Aert peut désormais entamer des négociations avec une nouvelle équipe, afin qu’il puisse débuter la prochaine saison de cyclisme sur route. »

Une nouvelle qui enlève assurément un sacré poids des épaules de Wout van Aert, qui va pouvoir aborder les discussions sur son avenir avec plus de sérénité. Il avait rompu son contrat avec Sniper Cycling depuis deux mois environ et avait décidé désormais de défendre les couleurs de Cibel-Cebon lors de la saison de cyclo-cross. Reste à voir quel sera son choix pour la future saison sur route. Déjà certain de courir pour le Team LottoNL-Jumbo en 2020, rejoindre la formation néerlandaise plus tôt que prévu est une possibilité plus que crédible. A moins qu’il ne décide de signer en faveur d’une autre structure pour l’an prochain.

AG2R La Mondiale poursuit sa progression dans l’élite mondiale

AG2R La Mondiale est une équipe qui tente de faire sa place parmi les plus grands. Cela n’est pas une mince affaire, mais certains résultats obtenus cette saison démontrent que cette formation française est sur la bonne voie. Capable de beaux coups d’éclats et de se révéler performant dans l’environnement extrêmement concurrentiel World Tour, elle devra l’être constamment pour prétendre atteindre le sommet de la hiérarchie.

Bardet, Naesen, des valeurs sûres chez AG2R La Mondiale

Briller sur tous les types de courses, des pavés du nord au classement général des Grands Tours. Tel était l’ambition affichée par AG2R La Mondiale pour cette saison. Cet objectif a été relevé en partie grâce particulièrement à de beaux résultats obtenus dans le calendrier World Tour. Des classiques aux courses par étapes, des coureurs de la formation française se sont révélés brillants. Pour autant, tout n’a pas été au beau fixe. Certaines déceptions ont été connues tout comme le nombre de victoires (15) qui restent assez faible par rapport à d’autres concurrents.

Passé un peu par tous les sentiments, l’exemple de Romain Bardet en est la meilleure illustration pour qualifier la saison générale d’AG2R La Mondiale. Son leader fidèle au rendez-vous est passé à peu de choses près de rendre sa saison exceptionnelle tout simplement. Particulièrement brillant dans les courses d’un jour, le Français a terminé à la deuxième place des Strade Bianche, à la troisième place de Liège-Bastogne-Liège et fini comme vice-champion du monde, seulement battu par Alejandro Valverde. Une incroyable régularité dans de très grandes épreuves du cyclisme qui manque seulement d’une victoire de prestige pour couronner le tout. Mais cela n’enlève en rien aux elles performances du grimpeur tricolore.

A l’avenir, il peut même nourrir à travers ces résultats de fortes ambitions sur d’autres rendez-vous que simplement les courses par étapes où il reste aux avants-postes. Troisième du Critérium du Dauphiné, c’est surtout sa sixième place finale au Tour de France qui a laissé un goût amer. Venu pour faire au moins aussi bien, voire mieux que ses deux podiums précédents, le leader d’AG2R La Mondiale est tombé sur plus fort durant cette édition. Sa fin de saison a prouvé largement sa capacité de rebond. De quoi être confiant pour les prochaines échéances.

Autre leader majeur de l’effectif, Oliver Naesen a aussi un peu tout connu en l’espace de quelques mois. Très peu en réussite sur les Flandriennes malgré quelques places d’honneur, celui qui portait le maillot de champion de Belgique a profité de la deuxième partie de saison pour signer son principal fait d’arme de l’année. Vainqueur de la Bretagne Classic (épreuve du World Tour), il a véritablement écœuré la concurrence ce jour-là démontrant toutes ses qualités qui pourraient bien faire mal prochainement sur les classiques telles que le Tour des Flandres et Paris-Roubaix.

AG2R La Mondiale, un effectif de plus en plus solide

En plus de ses têtes d’affiche, impossible de ne pas évoquer Silvan Dillier. Recrue phare de la précédente intersaison, le Suisse s’est montré à la hauteur des attentes et a même surpris tout son monde. Sur Paris-Roubaix alors qu’il n’était pas le plus attendu, le coureur de 28 ans a réalisé une course fantastique qui s’est achevée à la deuxième place, battu seulement au sprint par un énorme Peter Sagan. C’est dire à quel point il est passé proche d’empocher un Monument et d’offrir par la même occasion le premier à AG2R La Mondiale depuis son apparition dans les pelotons.

Autre recrue, Tony Gallopin s’est montré aussi à la hauteur. Pourtant pendant un long moment dans cette saison c’était mal engagé, tout pouvait laisser présager à la saison pourrie. Mais après avoir connu de la malchance, le Français s’est affiché sous son meilleur jour lors de Vuelta en remportant au passage une étape. Venue au meilleur moment possible, cette victoire l’a permis assurément de finir sur une très belle note. Dans cette même compétition, Alexandre Geniez a également raflé une étape, ce qui porte son total à trois victoires sur la Vuelta. Se montrant une nouvelle fois important dans le dispositif d’AG2R La Mondiale, il a été à la fois capable de tenir un rôle de leader, d’équipier mais aussi de chasseur d’étapes.

Puis, d’autres coureurs ont confirmé qu’ils poursuivaient leur progression. Clément Venturini, Nico Denz, Benoît Cosnefroy ont chacun d’entre eux effectué des performances notables. Ils représentent la jeune génération dans cet effectif et au vu de leurs récents résultats, de belles choses peuvent être espérées de leur part pour la saison à venir. En plus de leurs leaders qui restent tous dans l’équipe, les prochains mois s’annoncent plus qu’intéressants.

André Cardoso suspendu 4 ans pour EPO

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Contrôle positif à l’EPO en juin 2017, André Cardoso a attendu jusqu’au mois de novembre 2018 pour connaitre sa sentence. L’Union Cycliste Internationale a tranché et a suspendu le coureur portugais pour 4 ans. A 34 ans, autant dire qu’il aura beaucoup de mal à revenir au cyclisme professionnel…

André Cardoso banni des pelotons pour 4 ans

Lors de l’annonce de son contrôle positif en juin 2017 après le Critérium du Dauphiné qu’il a fini à la 19e place et quelques jours avant le Tour de France pour lequel Trek-Segafredo l’avait sélection, André Cardoso a reçu une notification de l’UCI concernant un contrôle antidopage positif à l’EPO. Dès lors, le Portugais avait demandé l’analyse de l’échantillon B, qui s’avérait ni positif, ni négatif mais « non concluant ». « Le Tribunal Antidopage a reconnu le coureur coupable d’une violation du règlement antidopage (usage d’érythropoïétine *) et a prononcé une suspension de quatre ans à l’encontre du coureur », indique le communiqué de l’UCI. Cardoso pourra donc prétendre à un retour à la compétition en… 2021. Il aura alors 37 ans.

A LIRE : André Cardoso (Trek) positif à l’EPO, ici.

Une carrière en demi-teinte pour Cardoso

Après avoir fait ses gammes dans de petites formations Continentales, André Cardoso a franchi les paliers un à un. D’abord chez Caja-Rural, il intègre le World Tour par le biais de l’équipe Garmin-Sharp, devenue Cannondale peu après. Le Portugais ne compte qu’une victoire à son palmarès. Elle date de 2011. C’était sur ses routes nationales à l’occasion du Tour du Portugal. En World Tour avec Cannondale, il a notamment fini 14e d’un Giro et 18e d’une Vuelta montrant ainsi ses aptitudes en haute montagne. Cependant, sa carrière semble avoir pris fin brutalement.

UAE Team Emirates, un vrai goût d’inachevé

En 2018, UAE Team Emirates aura clairement souffert et affiché certaines limites à travers certains coureurs. Cependant, quelques uns d’entre eux ont tout de même permis à cette formation de briller durant certains moments de cette saison. Mais trop peu nombreux, ils laissent l’impression que les résultats auraient pu être bien meilleurs.

Kristoff, Martin sauvent la mise pour UAE Team Emirates

Sans eux ou presque le bilan n’aurait pas été loin d’être catastrophique. Alexander Kristoff et Dan Martin permettent clairement à leur équipe UAE Team Emirates de relever la tête. Vainqueurs respectivement d’une étape au Tour de France, ils sont à eux deux les rares satisfactions de cette saison qui aura été particulièrement difficile. En effet, cette formation n’a pas beaucoup eu les honneurs du succès. De janvier à la mi-octobre, seulement douze victoires ont été comptabilisées dont celles justement acquises lors de la Grande Boucle. Ce sont sans conteste les deux plus prestigieuses. Martin avait ouvert le compteur sur la sixième étape en s’imposant en solitaire au Mûr de Bretagne avant que son coéquipier norvégien Kristoff suive la même voie en gagnant l’étape des Champs Elysées. Ce dernier a sinon remporté quatre autre succès mais sur des épreuves plus modestes tandis que Martin a aussi levé les bras sur le Critérium du Dauphiné.

Au rang des satisfactions, Diego Ulissi peut également en faire partie même si sa saison n’a pas été parfaite. Vainqueur d’une étape au Tour de Suisse, l’Italien a quand même au moins fois pu goûter à la victoire. Sinon comme à son habitude, ce puncheur a affiché quelques belles places d’honneur sur des courses relevées comme le Tour Down Under, le GP de Montréal ou encore le Tour de Turquie.

Des déceptions légitimes

Parmi les figures importantes de cet effectif, Rui Costa s’est plutôt révélé décevant. Habitué à de fabuleux coups d’éclats, l’ex champion du monde a été cette fois-ci plus discret. Ne comptant pas le moindre succès ces derniers mois, sa performance réalisée sur le Tour de Romandie reste assurément la plus belle. Cinquième du classement général, il aura atteint un niveau qui lui a quasiment permis de lutter avec les meilleurs. C’est quasiment la seule fois que ce cas de figure s’est présenté en 2018. Sinon, le Portugais a davantage été dépassé.

Mais la grosse désillusion chez UAE Team Emirates est assurément à mettre à l’actif de Fabio Aru. Fortement attendu, l’ex champion d’Italie a connu une saison galère, il n’y a pas d’autres mots. A aucun moment de la saison, le coureur de 28 ans n’a semblé en mesure de pouvoir lutter avec les meilleurs. Très souvent dépassé, ses résultats ont été pour l’intégralité d’entre eux assez modestes. Lui qui avait notamment de grandes ambitions sur les Grands Tours est passé totalement au travers. Contraint à l’abandon sur le Giro, il a terminé la Vuelta à une anecdotique 23e place finale. Une saison clairement à oublier. Une revanche va être attendue de sa part en 2019 comme pour la majorité de ses équipiers.

Trek-Segafredo, des leaders qui assurent, des coureurs qui déçoivent

Atteignant la barre des vingt succès cette saison, Trek-Segafredo a connu plusieurs satisfactions avec des coureurs plus ou moins expérimentés. Les coureurs phares de l’effectif ont su tenir leur rang. De quoi effacer les quelques déceptions qu’a pu vivre la formation américaine World Tour avec certains de leurs éléments.

Les tauliers de Trek-Segafredo affichent un joli bilan

En 2018, Trek-Segafredo est une équipe qui aura fait parler d’elle grâce à ses coureurs les plus emblématiques. Heureusement car sans eux, le bilan affiché aurait été tout autre. Dans cet effectif, un retour au premier plan est particulièrement à souligner, celui de John Degenkolb. L’Allemand qui avait connu des dernières saisons plus compliquées, passées plus dans l’anonymat, s’est très bien rattrapé ces derniers mois. Le sommet de son année a même été atteint sur la plus grande course au monde, en l’occurrence au Tour de France où il a enlevé la neuvième étape. Celle-ci amenait les coureurs jusqu’à Roubaix et exigeait de franchir plusieurs secteurs pavés empruntés sur Paris-Roubaix. L’ancien vainqueur de l’Enfer du Nord s’est rappelé à ce bon souvenir en réalisant la journée parfaite. Une victoire qui marque en quelque sorte son retour au premier plan. Cela est forcément prometteur pour la suite.

Un optimisme qui peut être également partagé concernant Jasper Stuyven. Le Belge qui aura gagné trois fois cette saison aura démontré surtout une très belle régularité. Désormais considéré comme un coureur très attendu dans les courses flandriennes, il a été plus qu’à la hauteur même s’il a manqué un résultat vraiment significatif, de grande ampleur. Entre le Het Nieuwsblad, le GP E3 Harelbeke, Gand-Wevelgem, A Travers la Flandre, le Tour des Flandres et Paris-Roubaix, le coureur de 26 ans n’est jamais sorti du top 10. Une très belle promesse pour l’avenir et forcément un sérieux prétendant dès l’année prochaine pour accrocher l’une de ces épreuves à son palmarès. C’est d’ailleurs en Belgique que toutes ses dernières victoires ont été obtenues (étape du BinckBank Tour, GP de Wallonie, GP Jef Scherens). Preuve qu’il peut briller sur un très grand nombre d’épreuves et tout au long de la saison.

Des révélations au plus haut niveau

Si Degenkolb et Stuyven était déjà des coureurs reconnus dans le peloton international, ce n’était pas le même cas de figure pour Mads Pedersen. Mais assurément, le jeune danois s’est fait connaître en l’espace d’une seule journée. Cela remonte en avril dernier sur le Tour des Flandres. Un des cinq Monuments du cyclisme que va éclabousser de toute sa classe le coureur de 22 ans. Auteur d’une course remarquable, il va terminer en deuxième position, seulement battu par Niki Terpstra. Un podium aussi inattendu que révélateur d’un très grand talent, qui reste à confirmer sur le long terme. En tout cas dans le reste de la saison, il ne s’est pas arrêté en si bon chemin s’imposant sur le Tour de l’Eurométropole.

Pour sa part, Toms Skujins est un peu plus âgé déjà (27 ans) mais il a véritablement connu la meilleure de sa carrière et de loin. Un cap a été franchi par le Letton, qui a affiché un niveau de performance plus qu’intéressant. Vainqueur au passage d’une étape au Tour de Californie et aux Trois Vallées Varésines, ses deux succès sont loin d’être anodins. Obtenus face à une rude concurrence, ils lui ont permis de se construire une certaine réputation. A voir maintenant s’il arrivera à rester sur cette même dynamique sachant qu’il est aussi plus attendu.

Des failles dans l’effectif

A défaut de posséder dans ses rangs notamment Degenkolb, Stuyven, Pedersen ou encore Skujins, Trek-Segafredo manque d’un sprinteur de grande renommée ainsi que d’un coureur capable de jouer le classement général d’un Grand Tour. Dans ses deux aspects, cette formation est clairement en retrait par rapport à ses concurrents. Considéré comme un homme rapide, Giaccomo Nizzolo n’a trouvé la solution qu’une seule fois à l’occasion d’une étape du Tour de San Juan. Mais autrement à chaque fois, l’Italien souvent placé dans le top 3 ou top 5 est tombé sur plus fort que lui.

Un sentiment qui peut être partagé par Bauke Mollema, qui n’aura pas été avare de ses efforts comme il en a pris l’habitude, mais ça n’a pas forcément payé pour lui. Ce constat a été surtout visible sur le Tour de France et la Vuelta où ses nombreuses échappées n’ont mené à aucune victoire. Celle-ci tant convoitée est arrivée après sur le GP Bruno Beghelli sauvant quelque peu les différentes frustrations connues précédemment. Comme lui, Jarlinson Pantano n’a pu lever les bras qu’à une seule reprise. Vainqueur sur une étape du Tour de Catalogne, le Colombien n’a pas réussi à retrouver le même niveau par la suite. Un peu décevant. Mais globalement, il y a pas mal de signaux positifs à retenir de cette saison et une jolie dynamique à entretenir pour la prochaine.

Thomas De Gendt partant pour faire les trois Grands Tours en 2019

Si la saison est achevée depuis à peine quelques semaines, la prochaine est déjà à l’esprit des coureurs. Cette période de l’intersaison est propice à planifier un programme de courses, un moment important pour connaître les intentions de chacun. En ce qui concerne Thomas De Gendt, le menu s’annonce copieux avec notamment le Tour d’Italie, de France et d’Espagne. Rien que ça.

A LIRE AUSSI : Thomas De Gendt un coureur de Lotto Soudal jusqu’en 2020

Thomas de Gendt s’aligne sur toutes les courses de trois semaines

Giro, Tour, Vuelta. En 2019, pas un seul Grand Tour ne devrait se faire sans Thomas De Gendt. C’est en tout cas l’intention du coureur belge à cet instant. Et dire que cet incroyable défi que risque de se lancer l’un des membres de la formation Lotto Soudal est d’abord parti d’un sondage lancé sur le réseau social Twitter le 8 novembre. A travers son compte personnel, il avait demandé aux personnes qui le suivaient de donner leur avis sur les Grands Tours qu’il devaient inclure à son programme. La proposition Giro-Tour-Vuelta est celle qui est le plus revenue, atteignant le total de 45% sur 7 389 votes. De Gendt va donc bien suivre le résultat de ce sondage comme il l’a annoncé dans les colonnes du Het Nieuwsblad.

« Je vais commencer par le Tour Down Under puis je ferai Paris-Nice, le Tour de Catalogne, le Tour de Romandie, le Giro, le Tour et La Vuelta. Je dois encore en discuter avec l’équipe mais je peux plus ou moins choisir mon programme »

Si cela se confirme, ce sera bien la première fois que Thomas De Gendt va participer la même année aux trois Grands Tours. Un sacré défi en perspective pour celui qui en a fait quatorze depuis le démarrage de sa carrière. Depuis 2011, le coureur de 32 ans a pris part à six Tour de France, six Tour d’Espagne et deux Tour d’Italie pour trois victoires d’étapes obtenues au total et un maillot distinctif de meilleur grimpeur décroché sur la dernière Vuelta en septembre.

Rick Zabel (Katusha-Alpecin) se fracture la clavicule

La formation Katusha-Alpecin a révélé sur Twitter que son coureur Rick Zabel s’était fracturé la clavicule. Le coureur allemand est en effet tombé lourdement sur son épaule alors qu’il circulait sur une piste cyclable. Cette dernière était recouverte de feuilles selon l’intéressé, ce qui aurait provoqué la chute.

Rick Zabel opéré aujourd’hui

Relevé avec une fracture de la clavicule, Rick Zabel va être opéré dès aujourd’hui. Le coureur allemand âgé de 24 ans était déjà en pleine préparation pour la saison 2019. Il devait également se rendre ce weekend sur le Critérium de Shanghai. Malheureusement, celui qui est réputé pour sa pointe de vitesse ne pourra s’y rendre et devra également retarder sa préparation. « Je suppose que c’est la vie. De retour à zéro, récupérer de la blessure et recommencer à zéro », a-t-il publié sur sa page Facebook. Pour rappel, le jeune allemand s’était fait percuter par une voiture au mois de juin lors d’un entrainement. Décidemment malchanceux.

Rick Zabel encore deux ans chez Katusha-Alpecin

Arrivé en provenance de l’équipe BMC Racing Team au début de l’année 2017, Rick Zabel n’a pas encore su s’imposer comme le sprinteur de référence chez Katusha-Alpecin. Avec Marcel Kittel, la tâche s’annonce d’autant plus compliquée. A son palmarès, le jeune sprinteur allemand ne compte qu’une seule victoire : une étape du Tour d’Autriche acquise en 2015. Cette saison, sa meilleure place reste 4e de la 5e étape du Tour de Californie.

Groupama-FDJ s’affirme au plus haut niveau

La dernière saison écoulée restera comme un moment fort depuis la création de l’équipe FDJ (appelé désormais Groupama-FDJ) à la fin des années 90. Sur de nombreuses courses de très haut niveau, la formation française a largement prouvé qu’elle pouvait lutter avec les meilleurs mondiaux et même réussir à battre tout le monde. Un collectif à la hauteur des objectifs fixés.

Arnaud Démare, homme fort de Groupama-FDJ

Au démarrage de cette saison, les attentes étaient importantes autour de Groupama-FDJ mais surtout auprès de Thibaut Pinot et Arnaud Démare. Principaux leaders de cet effectif, ils avaient différents objectifs à relever. S’ils n’ont pas tous été atteints, ils ressortent incontestablement grandis de ces derniers mois de compétition. Vainqueur dans des épreuves de prestige, ils ont assurément leur place parmi l’élite du cyclisme mondial.

Arnaud Démare s’est particulièrement distingué dans l’Hexagone. En mars dernier, le sprinteur français s’était imposé à l’occasion de la première étape de Paris-Nice. De quoi ajouter pour lui une très belle ligne à son palmarès dans la première partie de la saison 2018. Ensuite, il a fallu attendre un peu pour regoûter au succès. Les honneurs de la première place sont revenus sur la dernière étape, la neuvième du Tour de Suisse. Un joli prémisse de ce qui allait se dérouler un mois plus tard avec une victoire obtenue du côté de Pau sur le Tour de France. Comme l’année précédente, l’ancien vainqueur de Milan-San Remo n’est pas reparti bredouille de la Grande Boucle. Une véritable performance à souligner sachant la concurrence existante dans ce Grand Tour.

Mais ce bel été ne s’est pas arrêté là car seulement quelques semaines plus tard, Démare a été l’auteur d’une incroyable performance au Tour du Poitou-Charentes. Vainqueur de l’intégralité des étapes, il a réalisé un grand chelem inédit. Un vrai coup de force alors que cette épreuve comportait un contre-la-montre individuel, ce qui lui a permis de remporter au passage le classement général final.

Thibaut Pinot, une année charnière dans sa carrière

Autre homme fort de Groupama-FDJ, Thibaut Pinot est lui vraiment passé par tous les sentiments cette année. D’abord, la déception, l’amertume, le sentiment d’échec a prédominé avec son abandon intervenu du côté du Tour d’Italie. Lors de ce Grand Tour alors que tout semblait bien parti pour finir sur le podium, tout s’est écroulé à l’avant-dernier jour. Tous ses espoirs de finir un Giro quasiment parfait à la 3e place sont partis en quelques minutes après une terrible défaillance. D’autant plus décevant qu’avant le Grand Départ, il s’était distingué en remportant le Tour des Alpes, une course par étapes de cinq jours.

Sa saison a pris assurément un autre tournant à partir du mois d’août. Pour son retour après une assez longue coupure sur le Tour de Pologne, le Français va terminer à une satisfaisante troisième place au général. Un beau signal de ce qui va se passer quelques semaines plus tard. A l’occasion de la Vuelta, le leader de Groupama-FDJ va se montrer à la hauteur du rendez-vous en remportant deux étapes et non des moindres. Il s’est imposé en solitaire aux Lacs de Covadonga, arrivée mythique et à Andorre en battant au passage Simon Yates futur vainqueur de l’épreuve. Ce Grand Tour lui a permis de passer un cap et cela va se confirmer sur la dernière partie de saison.

En Italie durant le mois d’octobre, Thibaut Pinot va entrer dans une autre dimension. Vainqueur de Milan-Turin, sa première grande classique au palmarès, il va faire encore mieux en s’offrant son premier Monument. Impérial sur le Tour de Lombardie, le Franc-Comtois est allé s’imposer en solitaire après avoir livré un splendide duel face à Vincenzo Nibali dont il est sorti vainqueur. Le genre de course, de journée qui donne à un coureur une nouvelle réputation. Avec cet immense succès, il est seulement devenu le 2e coureur tricolore du 21e siècle à accrocher un Monument après… Arnaud Démare, son coéquipier chez Groupama-FDJ.

Un collectif compétitif et plein d’espoirs

Outre Démare et Pinot, ses deux leaders, Groupama-FDJ a pu compter à la fois sur des coureurs d’expérience qui se sont montrés à leur avantage tout comme des jeunes en pleine progression. Obtenant le titre de champion de France, Anthony Roux a atteint le graal national à 30 ans passé. une belle preuve de persévérance pour ce coureur souvent placé mais pas souvent vainqueur et qui a été plus d’une fois dans la peau de l’équipier de luxe. Il va rester six mois au Lorrain pour briller avec sa tunique bleu-blanc-rouge avant de devoir la céder. Un maillot prestigieux que pourrait bien viser à l’avenir Marc Sarreau, qui a indéniablement franchi le niveau supérieur lors de ces derniers mois. Vainqueur cinq fois entre février et mai, le Français a affiché ses progrès dans le sprint. De là à prendre la même voie qu’un certain Arnaud Démare, cela demande confirmation.

Continuer à progresser va être aussi le but poursuivi par Valentin Madouas, qui a déjà montré toute l’étendue de son talent pour sa première année professionnelle. Très souvent placé dans les manches de Coupe de France et affichant un tempérament offensif, sa persévérance a payé lors de Paris-Bourges en octobre dernier. Sur cette classique, il a décroché sa première victoire. Peut-être la première d’une longue série qui ne fait que commencer pour le jeune coureur de 22 ans. En conservant tous ses éléments, un avenir radieux s’annonce pour Groupama-FDJ. Si 2018 a été un très bon cru, 2019 pourrait être encore meilleur. A suivre.

La Groupama-FDJ dévoile son équipe Continentale

Groupama-FDJ aura bien une seconde équipe en Continentale (3ème division) la saison prochaine. En effet, les dirigeants de la formation française ont présenté ce matin à la presse ce nouveau projet dans les locaux parisiens de leur sponsor titre. Les coureurs retenus et leur futur calendrier ont ainsi été dévoilés.

La « Conti » Groupama-FDJ, un objectif de formation

« L’idée est de développer et de former des coureurs qui puissent évoluer dans un avenir proche au plus haut niveau ». Tels ont été les mots de Marc Madiot pour décrire son nouveau projet. Le directeur de la Groupama-FDJ a en effet présenté ce matin l’effectif, le calendrier, et le staff de l’équipe Groupama-FDJ Continental, qui participera à la saison 2019. Et l’objectif est donc clair, il sera de former des coureurs, sans objectif chiffré de victoire.

Un effectif international

Pour ce faire, les dirigeants ont donc choisi d’aligner douze coureurs, de six nationalités différentes. Et à l’exception du capitaine Morgan Kneisky (31 ans), tous ont moins de 23 ans, et sont par conséquent dans la catégorie Espoirs. Réunissant des jeunes de tous profils, il y a de quoi être optimiste, d’autant que certains d’entre eux ont déjà de belles performances à leur actif, à l’image de  Christian Scaroni, 4ème des derniers Championnats d’Europe Espoirs. L’effectif complet :

Alexys Brunel (FRA, 20 ans), Clément Davy (FRA, 21 ans), Kevin Geniets (LUX, 22 ans), Simon Guglielmi (ITA, 22 ans), Kevin Inkelaar (NED, 21 ans), Ziga Jerman (SLO, 20 ans), Morgan Kneisky (FRA, 31 ans), Karl-Patrick Lauk (EST, 22 ans), Samuele Manfredi (ITA, 18 ans), Théo Nonnez (FRA, 20 ans), Christian Scaroni (ITA, 22 ans), Jake Stewart (GBR, 20 ans).

Au programme : des courses françaises … mais pas que

Côté calendrier, ne pouvant pas participer aux même courses que sa grande soeur du World Tour, la Groupama-FDJ Continental ciblera donc principalement des épreuves françaises de Classe 2. Ainsi, le Tour de Bretagne, ou encore le Tour de Normandie seront au programme. Mais disposant d’un effectif Espoirs, l’équipe pourra aussi prendre part à des grandes épreuves en catégorie U23, comme le Giro d’Italia, ou encore Liège-Bastogne-Liège.

Pour voir débuter l’aventure, rendez-vous en février, puisque les coureurs commenceront la saison sur l’Essor basque, un série de courses d’un jour dans les Pyrénées-Atlantiques.

 

 

 

Le Colombien Hernando Bohorquez chez Astana

La formation Astana a annoncé l’arrivée du grimpeur colombien Hernando Bohorquez (Manazan-Postobon). A 26 ans, le récent deuxième du Tour of Quinghai Lake rejoint donc le World Tour pour au moins une saison.

Du renfort pour Miguel Angel Lopez

Seul Colombien, l’un des leaders de la formation Astana Miguel Angel Lopez devait parfois se sentir seul. Désormais, il pourra compter parmi les rangs de l’équipe kazakhe son compatriote Hernando Bohorquez. Cette année, Bohorquez s’est fait remarquer grâce à sa deuxième place sur le Tour of Quinghai Lake en Chine derrière son coéquipier Hernan Aguirre. Reconnu comme un bon grimpeur ayant également des facultés en contre-la-montre, le transfuge aura un rôle d’équipier important autour de son nouveau leader Miguel Angel Lopez. « Je suis prêt à tout donner pour aider l’équipe à atteindre les plus grands objectifs. J’espère que la nouvelle saison 2019 sera une réussite pour toute l’équipe Astana », a-t-il dit.

A LIRE : Astana recrute les frères Izagirre pour les deux prochaines saisons, ici.

Hernando Bohorquez, le nouvel équipier modèle ?

A 26 ans, on en connait encore peut sur les réelles capacités du grimpeur colombien sur les plus grandes épreuves. Néanmoins, il possède quelques résultats qui peuvent parler : deux Top 10 sur les championnats du monde espoirs et une 3e place au championnat de Colombie du contre-la-montre derrière Rigoberto Uran en 2015, entre autres. Pour Alexandre Vinokourov, le manager de la formation Astana, cette recrue sera un atout de taille. « Nous sommes curieux de voir les débuts en World Tour d’Hernando Bohórquez, mais il a déjà montré de bonnes performances en Europe, notamment aux Championnats du monde, a-t-il commenté. Nous avons amené Hernando en tant que coureur qui peut fournir une aide précieuse en haute montagne à notre leader Miguel Angel Lopez. Ils se connaissent très bien, ils s’entraînent ensemble et je pense que cela pourra aider l’équipe sur les Grands Tours. »

A LIRE : Astana signe l’Erythréen Merhawi Kudus pour la prochaine saison, ici.

Arnaud Gérard débute sa reconversion de directeur sportif

A tout juste 34 ans, Arnaud Gérard en a fini avec le cyclisme professionnel. Fini ? Pas totalement. En effet, le tout jeune retraité des pelotons professionnels a d’ores et déjà choisi sa reconversion et il restera dans le monde du cyclisme en tant que directeur sportif.

Arnaud Gérard se reconvertit en directeur sportif

Professionnel depuis 2005, Arnaud Gérard a d’abord fait ses gammes au sein de la formation au trèfle FDJ. En 2013, il rejoint Bretagne-Séché environnement qui changera de nom plusieurs fois avant d’être Fortuneo-Samsic, l’équipe pour laquelle il courait en cette année 2018. Au cours de sa carrière, le coureur originaire de Dinan a remporté deux victoires : la Polynormande en 2008 et une étape du Tour Poitou-Charentes en 2015. En 2002, il avait été sacré champion du monde chez les juniors. Ces dernières années, il a notamment fini 2e de la Ronde de l’Oise (2017), 10e de la Classic Sud Ardèche (2015), et c’est classé à deux reprises 6e sur le Grand Prix de Plouay (2011 et 2008).

Arnaud Gérard : « Poursuivre dans le monde du vélo »

« J’avais envie de poursuivre dans le monde du vélo. Depuis quelques années, j’avais un rôle de capitaine de route dans l’équipe. Bien sûr, ce n’est pas la même chose d’être dans la voiture DS mais il y a une certaine continuité. Cette année, ça va être une vraie découverte ! Je vais retrouver mes anciens coéquipiers dès le stage de cohésion de novembre. Il y aura un temps d’adaptation mais je pense que c’est un avantage de les avoir côtoyés sur le vélo. Je connais leur fonctionnement, leurs attentes et je pense qu’ils n’hésiteront pas à venir me voir pour me parler. Je suis impatient de vivre mes premières courses depuis la voiture », a déclaré Arnaud Gérard.

Philippe Mauduit devient directeur sportif chez Groupama-FDJ

C’est un renfort non négligeable que vient d’annoncer la formation Groupama-FDJ. En effet, Philippe Mauduit intègre les rangs de l’équipe française en tant que directeur sportif. Son expérience et ses succès au sein des plus grandes équipes au cours de ces dernières années seront des atouts majeurs pour la saison 2019.

Philippe Mauduit de retour en France

Depuis la saison 2006, Philippe Mauduit arpente les courses en tant que directeur sportif. D’abord chez Bouygues Telecom, il est notamment passé par Saxo-Bank puis Lampre-Merida, Bahrain-Merida et plus récemment UAE Team Emirates.

« Le projet de l’équipe me plait. Je parlais avec Marc Madiot depuis plusieurs années et j’ai pu constater que tout ce qu’il disait se concrétisait sur le terrain. Je ne pouvais pas refuser cette chance qu’il m’offre. Cela fait dix ans que je suis à l’étranger et je suis très content de revenir dans une équipe française. Je vais d’abord devoir apprendre de l’équipe et de son fonctionnement. Il faut que tout le monde apporte une touche pour continuer de faire grandir cette équipe », a-t-il dit dans un communiqué.

Davide Cimolai rebondit chez Israël Cycling Academy

Non conservé par l’équipe Groupama-FDJ, Davide Cimolai a tardé avant de signer un nouveau contrat pour la saison 2019. Heureusement pour l’Italien, l’histoire se termine plutôt bien puisqu’il portera les couleurs de la prometteuse formation Israël Cycling Academy.

Davide Cimolai, deux années chez FDJ et puis s’en va

Recruté en 2017 par Marc Madiot, Davide Cimolai (29ans) s’inscrivait dans le projet de créer un groupe solide autour du sprinteur maison Arnaud Démare. Avec Jacopo Guarnieri, il était l’un des lanceurs du coureur français. Le sprinteur italien s’était montré à son aise en 2017 en remportant notamment une victoire d’étape sur le Tour de Catalogne. Mais depuis 2018, la formation Groupama-FDJ a acté l’arrivée de Ramon Sinkeldam qui a fait descendre Cimolai dans la hiérarchie. A la recherche de résultats et de performances, l’Italien est passé au travers de sa saison mais a quand même prouvé ses qualités à l’occasion du Championnat d’Europe où il a aidé Matteo Trentin à l’emporter.

Le profil de Davide Cimolai prisé par Isarël Cycling

Un sprinteur qui sait scorer quand on lui en donne les moyens et un sprinteur qui sait se mettre à la planche pour d’autres, voilà le profil de Davide Cimolai qui intéresse sa nouvelle formation Israël Cycling. « Ce que nous aimons le plus, c’est qu’il peut faire des courses difficiles, ces courses où le terrain, le niveau et l’intensité sont très difficiles, à l’instar des classiques. Ce n’est un secret que nous avons manqué d’un petit quelque chose dans ces courses la saison passée », a déclaré le manager Kjell Carlstrom. Fan de Marco Pantani ou encore Peter Sagan, le plus grand rêve de Cimolai est de remporter Milan-San Remo. « J’ai choisi Israël Cycling Academy parce que je crois beaucoup en ce projet unique : une équipe israélienne qui veut changer le cyclisme en Israël en remportant des succès avec des Israéliens et des coureurs internationaux. Je pense qu’avec cette équipe je peux réaliser ce rêve de remporter Milan San Remo et d’autres grandes victoires. »

Chris Froome débutera la saison 2019 en Colombie

C’est en espagnol, à travers une vidéo, que Chris Froome a annoncé sa participation au Tour de Colombie (sous l’appellation Colombia 2.1, ndlr) en 2019. Cette épreuve, qui se disputera du 12 au 17 février, marquera le retour à la compétition du coureur du Team Sky.

Chris Froome en Colombie pour la première de la saison

Le Britannique Chris Froome, 33 ans, débutera donc la saison en Colombie à l’occasion du tour national. Pour sa deuxième édition seulement, l’épreuve sud-américaine peut déjà se vanter de belles réussites. L’an dernier, c’est le local Egan Bernal qui s’était imposé au général. Julian Alaphilippe avait notamment enlevé une victoire d’étape au sommet. « Je suis très content de confirmer ma participation au Tour de Colombie, dit-il en espagnol. Merci à la Fédération colombienne de cyclisme pour l’invitation. » Le quadruple vainqueur du Tour de France était en effet en Colombie il y a peu où il a participé à la randonnée de Rigoberto Uran le « Giro de Rigo » avec notamment la présence d’Egan Bernal. Le coureur du Team Sky en a profité pour confirmer sa présence auprès de l’instance colombienne de cyclisme.

https://twitter.com/fedeciclismocol/status/1060246855693545473

Changement de programme pour Chris Froome

Il faut dire que Chris Froome est un habitué des changements de programme en début de saison. Une fois en Europe, une fois en Australie et maintenant en Amérique-du-Sud. En 2018, il avait débuté sur la Ruta del Sol qu’il avait fini à la 10eme place. En 2016 et 2017, l’un des leaders du Team Sky s’était rendu sur l’Herald Sun Tour et s’y était même imposé, d’entrée !  A coup sûr, le vainqueur du dernier Tour d’Italie y trouvera un terrain à sa mesure dans la région Antioquia avec notamment une arrivée en altitude à Las Palmas à plus de 2 500 mètres.

Pieter Serry contrôlé lors du Gala du Flandrien

Mardi soir, Yves Lampaert a été élu Flandrien de l’année 2018 à Ostende au cours d’une cérémonie de gala. Mais ce n’est pas le seul événement qui a marqué cette soirée. En effet, son coéquipier chez Quick-Step Pieter Serry a lui été contraint de passer un contrôle antidopage en plein milieu des festivités, ce qui n’a pas du tout plu au coureur belge.

« Ce n’est pas une blague, mais je demande à Pieter Serry de se présenter à la sortie auprès des contrôleurs »

C’est une scène qui a forcément fait beaucoup parler d’elle. Alors que Pieter Serry assistait à la cérémonie de remise du prix de Flandrien de l’année, le coureur de 29 ans a été prié en plein milieu de l’événement de sortir de la salle afin de passer un contrôle antidopage. Les inspecteurs en charge de ce contrôle s’étaient préalablement présentés au domicile du belge (alors en route pour le gala), avant de prendre la direction du casino ou se déroulait la cérémonie.

Le CPA (association des cyclistes professionnels) s’est immédiatement plaint de cet incident, qui, comme l’a expliqué son président Gianni Bugno, est loin d’être une nouveauté : « Il y a eu des cas, qui nous ont été rapportés, où des coureurs ont été contrôlés le jour de leur mariage, lors d’un enterrement ou le premier jour d’école de leur petit enfant »

De son côté Pieter Serry s’est lui aussi offusqué, exprimant tout son énervement depuis ses réseaux sociaux « Un contrôle antidopage au milieu du Gala du Flandrien. Il n’était pas possible d’attendre une heure, le temps que l’événement se termine ? C’est mon second contrôle en deux semaines. Quel gâchis d’argent de la part de l’UCI! C’est une honte. »

 

Natnael Berhane rejoint l’équipe Cofidis

Le recrutement chez Cofidis est clos ! En effet, la formation française dirigée par Cédric Vasseur a annoncé ce matin l’arrivée du 28e et dernier coureur : l’Erythréen Natnael Berhane. Après quelques saisons passées au sein de la formation Dimension Data, il est de retour en France.

Natnael Berhane boucle l’effectif de Cofidis

Avec les arrivées de Darwin Atapuma cette année et des frères Herrada l’an dernier, Cofidis semble s’orienter de plus en plus vers les courses à étapes. Avec Natnael Berhane, elle conforte son effectif des grimpeurs. L’Erythréen s’est en effet imposé sur le Tour de Turquie et la Tropicale Amissa Bongo notamment. A bientôt 28 ans, il a acquis beaucoup d’expérience notamment sur les Grands Tours qu’il a tous courus. « Comme je suis un coureur polyvalent, j’aurai la possibilité de me mettre au service des leaders dans les différentes épreuves. Mais je pourrai aussi m’illustrer dans les courses par étapes où j’ai obtenu mes meilleurs résultats », a-t-il dit. Et d’ajouter : « Je suis le plus heureux des hommes car j’avais très envie de revenir courir en France après les deux belles années connues chez Europcar. Cofidis Solutions Crédits était dans mon viseur et je n’ai pas hésité longtemps avant de signer mon contrat ».

A LIRE : Darwin Atapuma nouveau coureur du Team Cofidis, ici.

Cédric Vasseur, un manager comblé par son effectif

« En planifiant la prochaine saison, ma volonté était d’étoffer et de renforcer le niveau du groupe. C’est pour cette raison que je me suis tourné vers des coureurs évoluant au niveau du World Tour. Natnael a prouvé sa capacité de rivaliser à cet échelon et surtout d’endosser plusieurs rôles en raison de sa polyvalence. Il est arrivé à maturité et nous voulons aussi lui redonner cette possibilité de redevenir un gagneur après s’être mis au service de ses leaders », a déclaré Cédric Vasseur (manager Cofidis). Outre la montagne où la formation Cofidis s’est clairement renforcée, le sprint ne demeure pas moins le domaine où elle devrait le plus se montrer. Avec Nacer Bouhanni ou encore Christophe Laporte qui ne cesse de progresser, Vasseur pourrait bien mener son équipe vers plus de succès en 2019.

Jonathan Cantwell, ancien coureur Saxo-Tinkoff, meurt à 36 ans

L’ancien cycliste professionnel Jonathan Cantwell, notamment passé par des équipes comme Saxo-Tinkoff ou encore Drapac, est décédé ce mercredi 6 novembre. Les causes de sa mort ne sont pas encore connues.

Jonathan Cantwell, un sprinteur australien

Jonathan Cantwell a démarré sa carrière aux Etats-Unis avant de retourner chez lui en Australie puis d’atteindre le World Tour avec la formation Saxo Tinkoff en 2012 et 2013. Réputé comme bon sprinteur, l’Australien comptait quatre victoires à son actif : deux étapes de l’Herald Sun Tour (2009) et deux étapes du Tour de Taiwan (2012). En 2014, il rejoint alors la formation Drapac au niveau Continental mais est licencié au bout d’une saison. S’en suit une bataille juridique que Cantwell remporte finalement au milieu de l’année 2018.

Une vie très active pour Jonathan Cantwell

Après avoir mis un terme à sa carrière de cycliste professionnel en 2014, Jonathan Cantwell s’est, comme beaucoup d’ancien coureur, consacré au triathlon. En septembre dernier, il terminait notamment 10e dans sa catégorie d’âge d’un triathlon de niveau mondial. Ce n’est pas tout, il était aussi le PDG de la marque de vélo Swift en Australie et avait fondé avec Matthew Goss la marque Speedpro Cycling, une entreprise de composants carbone pour le vélo.

Il laisse derrière lui une femme et deux enfants. TodayCycling adresse ses sincères condoléances à la famille de Jonathan Cantwell.

Natura4Ever sponsorisera l’équipe Roubaix Lille Métropole à compter de 2019

Incertaine de disputer la saison 2019 faute de sponsor majeur, l’équipe française Roubaix Lille Métropole (Continentale) est maintenant fixée sur son avenir. En effet, la formation nordiste a annoncé ce mardi avoir signé un partenariat de plusieurs années avec la société de networking Natura4Ever.

Natura4Ever – Roubaix Lille Métropole

C’est une nouvelle rassurante pour le cyclisme français. Alors que l’équipe Roubaix Lille Métropole risquait de mettre la clef sous la porte il y a encore quelques semaines, la récente arrivée de Natura4Ever en tant que sponsor titre va finalement permettre sa survie. Ces difficultés financières étaient dues au désistement surprise le mois dernier d’un important partenaire, l’entreprise Baie par Baie, qui comptait pour un cinquième de leur budget (soit 200 000 euros). Mais après un appel à l’aide et un mois d’inquiétudes, la formation créée en 2007 pourra bel et bien courir la saison prochaine, sous le nouveau nom de Natura4Ever – Roubaix Lille Métropole.

Natura4Ever partage de multiples valeurs avec le sport cycliste et l’équipe Roubaix Lille Métropole telles que le respect, l’esprit d’équipe, la solidarité, le dépassement de soi, la persévérance, l’éthique… En devenant le sponsor partenaire titre de l’équipe Natura4Ever – Roubaix Lille Métropole, Natura4Ever souhaite exposer et valoriser sa marque tout en collaborant avec des sportifs de haut niveau

Mathieu van der Poel conserve son titre de champion d’Europe

Dominateur, c’est un Mathieu van der Poel en très grande forme qui est allé décrocher la première place aux Championnats d’Europe disputés à Rosmalen. A domicile, le talentueux néerlandais a devancé assez largement de 14 secondes Wout Van Aert et de 18 secondes Laurens Sweeck. Premier français, Steve Chainel a pris la 14e place à plus de deux minutes du vainqueur.

Mathieu van der Poel impose sa loi sur les Championnats d’Europe

Un pur récital ! Mathieu van der Poel aura été l’auteur d’une très grande performance à l’occasion des Championnats d’Europe. Et dire qu’il y a trois jours lors du Koppenbergcross, il avait connu toutes les peines du monde en terminant à un anecdotique 21e place. Preuve que ça peut aller très vite d’un côté comme de l’autre.

Assez rapidement dans cette course longue de neuf tours, le Néerlandais a tué tout suspense. D’abord parti plus prudemment que son plus grand rival Wout Van Aert qui s’était retrouvé en tête de course, il a réussi à revenir progressivement au contact avant de produire une accélération dévastatrice. Le Belge n’a même pas pu suivre un seul instant, et les positions entre les deux hommes se sont alors figées petit à petit. Au fil des tours, l’écart s’est creusé et la messe était dite concernant l’identité du futur vainqueur.

Isolé à l’avant, Mathieu van der Poel n’a jamais relâché la pression pour ne laisser aucun espoir à ses adversaires de revenir. La prestation tout simplement parfaite et la forme affiché par le coureur de Corendon-Circus ne pouvait pas déboucher sur un autre résultat que la victoire. Il n’y avait donc rien à faire pour le reste de la concurrence, qui a bataillé pour les deux places restantes sur le podium.

Wout Van Aert, le porteur du maillot de champion du monde a pris la médaille d’argent et a encore dû se contenter de la place de dauphin comme depuis le début de cette saison. En coupe du monde sur les trois premières manches, le Belge avait toujours fini à ce rang. Une belle preuve de régularité, mais aussi forcément frustrant pour lui de ne pas parvenir à s’imposer. Son coéquipier Laurens Sweeck a terminé à la troisième place. Mais assez loin derrière Mathieu van der Poel, le surdoué et le roi de la discipline qui endosse le maillot européen pour la deuxième année consécutive.

https://twitter.com/Dolfy8/status/1059103533453242369

Victoire d’Alejandro Valverde sur le Critérium de Saitama

Alejandro Valverde signe sa première victoire en tant que champion du monde ! L’espagnol de l’équipe Movistar a en effet dominé Geraint Thomas (Sky) dans un sprint à deux, lors du Critérium de Saitama. Arrivé quelques secondes après le duo ce tête, c’est le japonais Yukiya Arashiro (Bahrain-Merida) qui complète le podium.

Premier succès avec le maillot arc-en-ciel pour Alejandro Valverde

La 6ème édition du Critérium de Saitama (course labellisée Tour de France) proposait un parcours de 58,9 kilomètres dans les rues de Saitama, une ville située au nord de Tokyo, au Japon. Réunissant équipes World Tour et équipes locales, cette course d’exhibition était l’occasion de retrouvailles entre les différents protagonistes de la dernière Grande Boucle.

Après une première grosse échappée composée de Vincenzo Nibali, Matteo Trentin et Alexander Kristoff, c’est finalement la tentative initiée par Geraint Thomas qui s’est avérée décisive. Le gallois, accompagné par Valverde et Arashiro a faussé compagnie au peloton à 15 kilomètres de l’arrivée, et les trois fuyards ont ainsi pu se jouer la gagne devant un public survolté. Mais au sprint, le vainqueur du dernier Tour de France n’a pas fait le poids, et c’est bien le champion du monde Alejandro Valverde qui a levé les bras sur la ligne. Décroché dans le dernier kilomètre, Arashiro s’est lui offert une belle troisième place sur ses terres.

 

Annemarie Worst décroche sa première couronne européenne

Après avoir affiché une très belle maîtrise tout long de la course, Annemarie Worst a gagné pour la première fois de sa carrière les championnats d’Europe. Mais elle n’est pas la seule néerlandaise à s’être montré à son avantage car ses coéquipières Marianne Vos et Denise Betsema ont complété le podium. Une véritable démonstration des Oranje sur leurs terres à Rosmalen.

Le titre européen pour Annemarie Worst

La délégation néerlandaise n’a rien laissé à ses adversaires. Sur la course élites femmes des championnats d’Europe de cyclo-cross, sa domination a été totale en occupant les trois places du podium. En tête, Annemarie Worst s’est montrée impériale en réalisant la course parfaite. Dans un premier temps dans le bon tempo et bien placé dans le groupe des leaders, elle s’est mise ensuite à accélérer à l’approche de l’arrivée, un peu avant le dernier tour. Creusant un écart avec ses adversaires, jamais personne ne reviendra sur elle jusque dans les derniers mètres, ce qui lui a permis de profiter des ultimes secondes dans la dernière ligne droite.

Derrière celle qui a conquis la médaille d’or, la principale favorite désignée avant le départ Marianne Vos a dû se contenter de l’argent. Cela reste tout de même une belle performance pour cette dernière et confirme ainsi son bon début de saison, car actuel leader du classement général de la coupe du monde. Quant à elle, Denise Betsema est allé prendre la médaille de bronze confirmant l’emprise des Pays-Bas sur cette épreuve. Les principales battues sont avant tout les belges et surtout Sanne Cant. Championne du monde et d’Europe la saison dernière, elle vient déjà de perdre l’une de ses deux tuniques. Reste à voir désormais si les prochains rendez-vous confirmeront ou non cette tendance aperçue lors de ce premier très grand événement de cette saison.

https://twitter.com/flobikes/status/1059077097581350912

Un Tour de France et un Paris-Roubaix au féminin dans les tuyaux

Dans un entretien accordé au Telegraph, David Lappartient président de l’Union Cycliste Internationale (UCI) a déclaré que le Tour de France et le Paris-Roubaix pourrait bientôt avoir sa version féminine. Amaury Sport Organisation (ASO) qui s’occupe d’organiser cet événement travaille actuellement sur l’accomplissement de ce projet pour la saison 2020.

Le Tour de France et le Paris-Roubaix dans le calendrier féminin ?

Une hypothèse, un souhait qui pourrait vite se transformer en réalité. Le Tour de France et le Paris-Roubaix, mythiques épreuves du calendrier masculin pourraient bientôt voir le jour chez les femmes. L’objectif est fixé à l’horizon 2020. C’est en tout cas ce qu’a révélé David Lappartient président de l’UCI, qui a précisé le travail actif de la part d’ASO pour réussir cette mission.

Précision importante à ajouter, le nouveau Tour de France s’il arrive à naître devrait être une course longue de dix jours, soit la même longueur qui est connu en ce moment sur le Giro. La version actuelle qui dure une seule journée, voire deux comme en 2017 pourrait ainsi vivre ses derniers instants en 2019. Pour cette 6e édition, les participantes disputeront la course le 23 juillet prochain du côté de Pau.

En ce qui concerne l’ajout de Paris-Roubaix, cela enrichirait encore un peu plus le calendrier féminin qui dispose déjà de plusieurs grandes classiques comme leurs homologues masculins. Mais il est vrai que certains manques existent dont Paris-Roubaix. Cette anomalie sera peut-être réparée d’ici le printemps 2020.