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Kometa Cycling Team, nouveau nom de l’équipe de Contador

L’équipe Continental d’Alberto Contador va connaître un changement pour la saison 2019. Kometa sera le sponsor principal de cette formation Kometa Cycling Team, qui a fait son apparition dans le peloton international depuis cette saison.

Kometa Cycling Team remplace Polartec-Kometa

Une année d’existence et déjà du renouveau. En 2019, l’équipe évoluant en troisième division et mené par Alberto Contador mais aussi par Ivan Basso portera le nom de Kometa Cycling Team. Le sponsor principal a changé suite à l’annonce aussi brutale qu’inattendu de la semaine passée de la part de Polartec, qui a déclaré son intention de se retirer avec effet immédiat. Cela a eu pour conséquence de prendre des nouvelles mesures, et vite avant que la prochaine saison ne démarre.

Avec bien évidemment le soutien de quelques autres sponsors, Kometa Cycling Team va pouvoir continuer à se construire et à grandir. La mission de cette toute jeune équipe est nette et claire. L’ambition est de former quelques jeunes talents de demain et de les faire progresser afin qu’ils puissent intégrer ensuite de plus grosses structures, notamment celles du World Tour. Par exemple, cette année a permis à l’un de ses membres Matteo Moschetti de faire ses armes dans des épreuves de second rang mais pas uniquement comme en témoigne sa victoire d’étape au Tour de Burgos (2.HC). Apportant neuf des dix succès obtenus durant l’ensemble de l’année, il va poursuivre sa carrière chez Trek-Segafredo.

https://twitter.com/PolartecKometa/status/1067050148616986624

Alejandro Valverde au départ d’A Travers la Flandre

L’édition 2019 d’A Travers la Flandre peut déjà compter sur la présence assurée d’un grand nom du peloton international. Le porteur du maillot de champion du monde Alejandro Valverde participera à cette classique flandrienne. L’organisation a officialisé la présence du coureur du Team Movistar à cet événement disputé le 3 avril prochain. 

A Travers la Flandre 2019 avec Alejandro Valverde

La saison 2019 d’Alejandro Valverde passera par la Belgique. Le lauréat de la dernière édition des Championnats du monde sera effectivement présent du côté de l’une de ces classiques du nord, en l’occurrence sur A Travers la Flandre. Déjà présent cette année dans le but de se familiariser avec les pavés prévus sur le Tour de France, il avait fait belle impression en terminant à une honorable onzième place et pas très loin du vainqueur Yves Lampaert.

Mais finalement pour 2019, cette présence confirmée par l’organisation n’est pas si surprenante que ça sachant que Valverde a la ferme intention de s’aligner au Tour des Flandres. Le Ronde, deuxième Monument de l’année est d’ailleurs très rapproché dans le calendrier avec A Travers la Flandre, car seulement quatre jours les séparent. Cette course aura donc très certainement valeur de test pour l’Espagnol, qui pourra se jauger par rapport à la concurrence et connaître ses vraies chances de résultat sur un type de terrain loin d’être familier pour lui.

Arnaud Courteille sera indisponible les trois prochains mois

Handicapé par une gêne physique depuis plusieurs semaines, Arnaud Courteille sait désormais de quoi il souffre précisément. Après avoir passé des examens approfondis, le coureur de Vital Concept Cycling Club souffre d’une endofibrose artérielle, qui va l’écarter un moment des compétitions.

Une rentrée différée pour Arnaud Courteille

La saison 2019 n’a pas encore commencée, mais c’est déjà assuré que ses premières semaines se feront sans Arnaud Courteille. Le Français membre de l’équipe Continental Pro Vital Concept Cycling Club va devoir passer sur la table d’opération. Opéré de l’artère iliaque le 30 novembre prochain, cela l’obligera à observer un repos complet durant un mois et demi. Un temps identique sera ensuite dédiée pour la phase d’athlétisation. Malgré cette nouvelle nouvelle, le coureur concerné est prêt à surmonter cette épreuve comme il l’indique dans un communiqué de son équipe.

« Ce n’est pas une intervention anodine mais c’est rassurant de savoir que je serai forcément mieux après l’opération. Les examens ont démontré que, depuis fin septembre, la circonférence de mon artère était réduite de 20% en deux endroits, ce qui explique les douleurs et le manque de puissance que je ressentais à l’effort. Au sein du Club, Patrick (Müller) et Jimmy (Turgis l’une des recrues du Club en 2019) ont eux aussi connu cette intervention chirurgicale en 2018. J’ai pu discuter de ce qui m’attend avec Jimmy, qui a lui aussi été opéré de par le Pr Feugier. Cette intervention est parfaitement maîtrisée, Jimmy m’a montré ce qu’il a mis en place pour reprendre l’entraînement et je sais d’ores et déjà à quoi m’attendre. »

C’est donc bel et bien sans Courteille que les stages de pré-saison de Vital Concept Cycling Club se feront. L’ancien champion de France Espoirs ne pourra pas être présent aux stages prévues en décembre et janvier compte tenu de son état physique. Concernant un retour de sa part à la compétition, il faudra très certainement attendre d’ici la fin mars d’après les premières estimations.

https://twitter.com/VitalConcept_CC/status/1067036586460831744

Mathieu van der Poel remporte la coupe du monde de Coxyde

Une fois de plus, Mathieu van der Poel n’aura laissé aucune chance à ses adversaires. Après seulement quelques minutes de course du côté de Coxyde (Belgique), le Néerlandais s’est retrouvé seul en tête et n’a plus jamais quitté ensuite sa place de leader. Pour lui, il s’agit de sa troisième victoire consécutive en coupe du monde cette saison.

Mathieu van der Poel toujours aussi dominateur

Berne, Tabor, et maintenant Coxyde. Une troisième fois de suite Mathieu van der Poel s’est imposé dans une manche de coupe de monde. Absent lors des deux premières manches inaugurales disputées aux Etats-Unis, le Néerlandais a donc remporté toutes les courses auxquelles il a pris part. Une preuve de son énorme emprise sur la concurrence, qui peut seulement s’avouer vaincu et se battre pour les places d’honneur.

Très peu de temps après que le départ ait été donné, Mathieu van der Poel a filé seul sans que personne puisse parvenir à tenir son rythme. Pas même le champion du monde en titre Wout Van Aert et son plus proche poursuivant a été distancé assez rapidement. Le dénouement était alors connu. Seul un inattendu retournement de situation pouvait éventuellement changer la donner et encore. Jusqu’au bout, Mathieu van der Poel ne s’est pas fait piéger et en ayant montré une belle maîtrise tout au long du parcours. A l’issue des neuf tours à réaliser, son avantage fut assez conséquent. Le deuxième Van Aert a échoué à 25 secondes tandis que Toon Aerts a terminé à 48 secondes. 

Ce dernier reste malgré sa troisième place du jour en tête du classement général de la coupe du monde. Après cinq épreuves, il compte 350 points soit vingt-deux unités de marge par rapport à Wout Van Aert et quatre-vingt six sur Quinten Hermans. Quant à lui, van der Poel poursuit sa remontée et se retrouve désormais septième avec 240 points, tout en sachant qu’il n’a disputé que trois des cinq premières manches cette saison. Le prochain rendez-vous aura lieu dans à peu près un mois, le 23 décembre, du côté de Namur. Une nouvelle occasion pour van der Poel d’affirmer sa supériorité.

Quick-Step Floors au sommet et très proche de la perfection

Auteur d’une saison exceptionnelle à tous points de vue, Quick-Step Floors a été sans conteste l’équipe phare en 2018. Vainqueur à soixante-treize reprises avec de très nombreux coureurs, la formation belge a quasiment tout raflé sur son passage.

Julian Alaphilippe, un des hommes forts de Quick-Step Floors

Inoubliable. Cette année de Quick-Step Floors restera remarquable tout comme pour un certain nombre de leurs coureurs dont Julian Alaphilippe. Le Français a été pour le moins brillant, et c’est peu dire tant son talent et sa classe ont parlé dans les grands événements. Sa réputation de coureur souvent très bien classé mais rarement vainqueur est définitivement derrière lui après ce qu’il a pu faire ces derniers mois. En quête d’une première grande classique à son palmarès, il a décroché le graal lors de la Flèche Wallonne en allant s’imposer avec une belle marge au sommet du Mur de Huy. Une victoire qui sera confirmée par son triomphe sur la Clasica San Sebastian.

Rien qu’avec ce bilan sur les courses d’un jour, cela aurait été déjà amplement satisfaisant. Mais son année a certainement pris une autre dimension grâce à son énorme Tour de France. Lauréat de deux étapes de montagne au Grand-Bornand et à Bagnères-de-Luchon, Alaphilippe s’est aussi emparé du maillot à pois en réussissant à le garder jusqu’aux Champs Elysées. Un été de rêve tout simplement. Et il ne faut pas oublier ses victoires d’étapes au Tour du Pays Basque, au Critérium du Dauphiné ainsi que sa victoire finale sur le Tour de Grande-Bretagne et le Tour de Slovaquie.

Les sprinteurs à la fête

Et que dire des différents sprinteurs de cet effectif qui ont tous affiché d’excellents résultats. A commencer par Elia Viviani, qui est le coureur toutes équipes confondues à avoir le plus gagné en 2018. Pas moins de dix-huit fois l’Italien s’est imposé. Parmi celles-ci, il y en a sept acquises sur les Grands Tours, une performance remarquable. Il a obtenu quatre succès sur le Giro et trois sur la Vuelta assurant sa place dans le gotha des sprinteurs. Autres résultats significatifs, le gain du titre national aux championnats d’Italie et sur une classique World Tour, l’EuroEyes Cyclassics de Hambourg.

Vainqueur à neuf reprises, Fernando Gaviria peut également être satisfait. En confrontation directe avec plusieurs des meilleurs sprinteurs au monde sur le Tour de Californie, le Colombien les a tous dominé sans exception en s’adjugeant trois étapes. Une tendance qui s’est ensuite confirmée en début de Tour de France avec ses deux victoires obtenues durant la première semaine. 

Mais encore plus jeune que lui, son coéquipier et compatriote Alvaro José Hodeg s’est signalé pour sa première année professionnelle complète. Gagnant cinq fois et notamment dans le World Tour au Tour de Catalogne et au Tour de Pologne, il pouvait difficilement prétendre à de meilleurs débuts. Une très belle promesse pour l’avenir tout comme Fabio Jakobsen qui’est imposé sept fois et qui a aussi affiché de belles dispositions. Forcément très intéressant à suivre pour la suite.

Les grimpeurs à la hauteur

Si elle n’avait pas pris l’habitude de briller dans les classements généraux de Grands Tours ces dernières années, Quick-Step Floors s’est amélioré dans ce domaine. Son jeune talent Enric Mas s’est illustré sur le Tour d’Espagne en terminant à la deuxième place finale. Aussi surprenant qu’inattendu au moment du Grand Départ, l’Espagnol s’est révélé au fur et à mesure des trois semaines de course. De quoi envisager de belles choses sur le court et moyen terme.

Plus expérimenté et plus habitué déjà au très haut niveau, Bob Jungels n’a pas forcément été le plus performant là où il était le plus attendu. Catalogué comme un coureur adepte des courses par étapes d’une semaine et des Grands Tours, ses résultats ont été corrects mais sans plus comme en témoigne sa onzième place au Tour de France. Son année restera surtout remarquable grâce à son succès dans Liège-Bastogne-Liège. Son premier Monument décroché à 26 ans et qui en appellent peut-être d’autres à l’avenir.

Une campagne de classiques presque impeccable

Et puis, comment ne pas évoquer la formidable épopée de Quick-Step Floors sur les classiques du nord, son terrain de prédilection. Quasiment aucune d’entre elles lui ont échappé. Seuls Kuurne-Bruxelles-Kuurne avec Groenewegen, Gand-Wewelgem et Paris-Roubaix avec Sagan, ont été remportés par un coureur pas membre de l’équipe belge. C’est dire l’ampleur de la domination. Rémi Cavagna, Alavaro José Hodeg, Fabio Jakobsen ou encore Yves Lampaert ont contribué à ce formidable résultat d’ensemble. Et même Philippe Gilbert et Zdenek Stybar qui se sont montrés à nouveau indispensables sur ce genre de terrain.

Mais s’il faut en retenir qu’un c’est Niki Terpstra. Le Néerlandais aura été très fort durant le printemps dernier en gagnant le GP E3 Harelbeke, mais surtout le Tour des Flandres. Une victoire qui lui a permis d’entrer le cercle fermé des vainqueurs en carrière du Ronde et de Paris-Roubaix. Une performance notable démontrant que c’est une véritable référence sur les épreuves pavés et l’un des meilleurs au monde dans la génération actuelle. C’est ce qui fait d’ailleurs la force en général de Quick-Step Floors, dans chaque domaine ou presque, elle détient au minimum un coureur en capacité de l’emporter. Pas étonnant de la voir autant dominer.

Les étapes des Boucles de la Mayenne 2019 révélées

L’intégralité du parcours des Boucles de la Mayenne 2019 vient d’être dévoilé. Cette course par étapes présentera surtout un changement de marque. Cela concerne la dernière étape avec un circuit final modifié dans les rues de Laval. L’épreuve aura lieu entre le 6 et le 10 juin prochain.

Les Boucles de la Mayenne 2019 : de Laval à Laval

Pour commencer, les Boucles de la Mayenne 2019 ne dérogeront pas à la règle des années précédentes. La course s’élancera avec un prologue disputé à Laval, la plus grande commune du département. Sa distance exacte n’est pas encore connue, mais cette journée aura déjà une importance capitale dans la lutte pour le classement général final tant chaque seconde compte. Etre bien placé sera indispensable pour conserver toutes ses chances.

Ensuite, la première étape en ligne qui se terminera à Changé devrait pouvoir convenir plutôt aux sprinteurs. La donne sera peut être légèrement différente vers Lassay-les-Châteaux. Un jour avant le terme de l’épreuve, les prétendants pour la victoire finale pourraient s’expliquer sur un tracé plus vallonné. A moins que la dernière journée qui se termine habituellement à Laval provoque un ultime bouleversement. D’ailleurs, la boucle finale empruntée dans la ville sera différente. Reste à voir si cela va forcément changer le scénario. En juin dernier, Mathieu van der Poel remportait le classement final pour la deuxième année consécutive. 

Parcours en détail des Boucles de la Mayenne 2019

Jeudi 6 juin : Prologue à Laval, place de Hercé
Vendredi 7 juin : Renault Saint-Berthevin – Changé (183 km)
Samedi 8 juin : La Croixille – Lassay-les-Châteaux (179 km)
Dimanche 9 juin : Cossé-le-Vivien – Laval (place de la Trémoille) (170 km)

https://twitter.com/bleumayenne/status/1065671451129376768

Tour de Colombie 2019 : de la plaine puis de la montagne

Pour sa deuxième édition, le parcours du Tour de Colombie 2019 changera quelque peu par rapport à février dernier. Un contre-la-montre sera introduit lors de la première journée, tandis qu’une étape vallonnée ou de montagne sera disputée en moins. Cette course par étapes de six jours exactement aura lieu entre le 12 et 17 février prochains.

Le Tour de Colombie 2019 dévoilé

C’est un plateau exceptionnel qui sera présent au départ du prochain Tour de Colombie. Chris Froome, Alejandro Valverde, Nairo Quintana, Miguel Ángel López, Vincenzo Nibali, Rigoberto Urán, Julian Alaphilippe seront aux prises pour se disputer la victoire finale dans cette course par étapes, qui est alléchante rien que sur le papier avec ses engagés.

Au niveau du parcours, les coureurs seront confrontés d’abord à un prologue disputé à Medellin et long de 7,2 kilomètres. Puis, les sprinteurs devraient avoir l’avantage sur les trois jours suivants sachant que chaque étape ne représentera pas une grande difficulté. Les choses sérieuses devraient intervenir lors des deux dernières journées avec des finales difficiles. Les arrivées à La Union et au sommet de l’Alto Palmas seront assurément décisives pour l’issue du classement général.

Cette année pour l’apparition de cette compétition au calendrier, les Colombiens avaient été à la fête à domicile. Egan Bernal s’était imposé au final devant deux autres compatriotes Nairo Quintana et Rigoberto Uran.

Profils des étapes du Tour de Colombie 2019

Tour de Colombie 2019 profils

Tour de Colombie 2019 profils

Team Sky, toujours aussi intraitable et dominateur

Comme lors des saisons précédentes, Team Sky a imposé sa loi dans de nombreuses courses par étapes dont le Tour de France en tête. Avec un effectif de grande qualité et des coureurs de grand talent dans quasiment tous le domaines, la réussite de la formation britannique est incontestable. Et cela devrait continuer à durer.

Geraint Thomas, l’avènement au plus haut niveau avec le Team Sky

Une très grande année. Geraint Thomas se souviendra très longtemps de 2018, qui lui a permis d’atteindre le graal, la victoire finale au Tour de France. Impressionnant tout au long des trois semaines de course, le Gallois a été parfait du début à la fin faisant la différence en montagne. Auparavant, souvent malchanceux ou alors mué dans la peau d’un équipier en Grand Tour, il a su endosser le poids du leader malgré la féroce concurrence dans la même équipe de Chris Froome. Un cap indéniable franchi de sa part.

Chris Froome toujours au sommet

S’il n’a pas réussi à devancer Geraint Thomas sur la Grande Boucle, Chris Froome peut se montrer largement satisfait de sa saison. Sur le podium de cette course (3e), le Britannique a surtout rajouté une nouvelle victoire en Grand Tour à son palmarès lors du Giro. Alors qu’il était plutôt en mauvaise posture après deux semaines de course, sa performance au sommet du Monte Zoncolan mais surtout son exploit à l’avant veille de l’arrivée à Bardonecchia lui ont permis de renverser la situation en sa faveur. Un souvenir fort et marquant de cette saison.

Michal Kwiatkowski, brillant sur tous les terrains

Précieux pour ses leaders, Michal Kwiatkowski s’avère tout aussi redoutable quand il prend la peau du leader dans le Team Sky. Cette année, le Polonais est tout de même parvenu à s’imposer au classement général final du Tour d’Algarve, de Tirreno-Adriatico puis du Tour de Pologne. C’est dire sa capacité de rivaliser avec les meilleurs dans les courses par étapes d’une semaine. Dans les Grands Tours, il a été aussi très important dans cet effectif. Sur le Tour, ce fut un équipier essentiel dans la montagne alors que sur la Vuelta il a pu jouer un peu plus sa carte personnelle, ce qui l’a amené vers le gain d’une étape et avec le maillot de leader en début de course. Seule déception, ses résultats dans les différentes classiques mais ceux-ci sont très vite oubliés compte tenu de ce qu’il a fait à côté. Indispensable au Team Sky.

Egan Bernal, la pépite mondiale

Tout autant essentiel, Egan Bernal est le joyau du cyclisme mondial. Très précoce, il est seulement à 21 ans déjà en passe de devenir une référence. Deuxième du Tour de Romandie en avril dernier, le Colombien a encore fait plus parler de lui quelques semaines plus tard. C’était sur le Tour de Californie, autre épreuve du World Tour, dans laquelle il a véritablement écrasé la concurrence pour aller s’adjuger le classement général. Une première pour lui dans une course de ce niveau. L’ex-vainqueur du Tour de l’Avenir ne s’est en plus pas arrêté en si bon chemin, car en juillet lors de sa première participation au Tour de France, il s’est avéré comme un équipier précieux pour Thomas et Froome. Présent en montagne avec les meilleurs du général, son premier Grand Tour s’est fini à la quinzième place. C’est dire à quel point que c’est déjà plus qu’une promesse, mais vraiment un coureur destiné à remporter les plus grandes épreuves.

Une force collective impressionnante

Avec Thomas, Froome, Kwiatkowski, Bernal, Team Sky est déjà bien lotie. Mais ils sont d’autres coureurs à afficher un niveau plus qu’intéressant. A l’image de Gianni Moscon, qui est apparu en très grande forme dans la dernière partie de saison. Une belle revanche alors que la première partie ne s’était pas déroulée comme prévu. Aussi, David De La Cruz et Wout Poels n’ont pas connu que des bons moments mais s’avèrent toujours aussi précieux pour leurs leaders dans la montagne et arrivent de temps en temps à sortir leur épingle du jeu. Pendant toute l’année, les membres du Team Sky auront su être omniprésents et atteindre de nombreux objectifs dont remporter deux des trois Grands Tours récompensant plus globalement un gros travail d’équipe.

Bora-Hansgrohe, une franche réussite grâce à Sagan et d’autres

Lors de cette dernière saison, Bora-Hansgrohe aura particulièrement brillé à travers de nombreuses courses quelles soient d’un jour ou plus. Son coureur le plus emblématique Peter Sagan s’est révélé très performant, mais cette équipe ne repose pas uniquement sur les résultats d’un seul coureur aussi reconnu soit-il. Assurément, une des meilleures références au niveau mondial.

Peter Sagan, le symbole de la réussite de Bora-Hansgrohe

A lui seul, le cyclisme prend une autre dimension. Véritable star de sa discipline mais aussi bien au-delà, du sport en général, Peter Sagan est un coureur d’exception. Il l’a encore confirmé en 2018. S’il n’est plus champion du monde après trois sacres consécutifs, son année fut aussi belle. En comparaison de d’autres coureurs, le Slovaque gagne peut-être moins (huit fois) mais pas n’importe où. Mis à part son championnat national dominé de main de maître, il s’est toujours imposé dans le World Tour. Vainqueur notamment de Gand-Wevelgem, ses victoires les plus significatives resteront sans doute celles obtenues sur le Tour de France avec trois étapes remportées et bien sûr son sacre intervenu lors de Paris-Roubaix. Courant depuis un certain moment à la conquête de l’Enfer du Nord, il y est enfin parvenu, ajoutant une ligne de prestige de plus à son fantastique palmarès.

Des sprinteurs au niveau des meilleurs

Si Sagan est le coureur qui retient le plus l’attention, des équipiers chez Bora-Hansgrohe se sont également illustrés ces derniers mois. Pascal Ackermann a très nettement franchi un cap cette saison et ses résultats le prouvent assez facilement. Alors qu’il comptait encore aucun succès chez les professionnels à 24 ans, l’Allemand en a engrangé neuf en l’espace de quelques mois. Preuve de la nouvelle dimension prise par ce coureur promis à un bel avenir s’il arrive à poursuivre dans cette voie. Porteur du maillot de champion d’Alllemagne, il s’est aussi imposé sur les routes du Tour de Romandie, du Critérium du Dauphiné et du Tour de Pologne. La prochaine étape sera certainement d’en faire de même sur un Grand Tour, et ça dès 2019. Une jolie révélation.

Un peu plus âgé, Sam Bennett a déjà quelques années de plus dans le peloton professionnel, mais il semble que l’Irlandais arrive incontestablement dans ses meilleures années. Cette dernière saison est sans aucun doute la meilleure le concernant. Vainqueur de trois étapes sur le Tour d’Italie, il commence à faire sa place dans le gotha des sprinteurs. C’est la première fois qu’il a remporté des étapes sur un Grand Tour, un marqueur évidemment important pour tout coureur.

Des grimpeurs en pleine progression

S’ils n’ont pas réussi à l’emporter, les grimpeurs de Bora-Hansgrohe se sont signalés par certaines performances. A commencer par Patrick Konrad auteur de son premier top 10 au classement général final d’un Grand Tour, c’était sur le Giro. Une vrai beau résultat pour l’Autrichien qui s’est également distingué en début de saison grâce à deux autres tops 10 acquis sur Paris-Nice (7e) et le Tour de Catalogne (10e).

Emanuel Buchmann a réalisé une saison plutôt pleine avec une belle régularité à signaler, surtout dans les courses par étapes d’une semaine. Quatrième du Tour du Pays Basque, sixième du Critérium du Dauphiné, septième du Tour de Pologne, neuvième du Tour de Romandie sont ses principales références. Sans oublier sa correcte douzième place sur une épreuve de trois semaines, la Vuelta.

Un peu moins en verve qu’attendu, Davide Formolo a quand même signé aussi pour sa part un top 10 dans un Grand Tour. Dixième du dernier Giro, c’est la troisième fois de sa carrière qu’il arrive à terminer dans les dix premiers. Le prochain enjeu va être de passer la marche supérieure. Une étape que n’a pas réussi à franchir Rafal Majka, qui semble désormais se tourner davantage vers les succès d’étapes dans les Grands Tours. Mais cette année, il n’y est pas arrivé que ce soit au Tour de France et d’Espagne, ni même sur une autre course au calendrier. Cela reste néanmoins un élément important de l’effectif, qui comptera sur lui à l’avenir et sur tous les autres coureurs cités précédemment. De quoi aborder la suite avec sérénité.

Tour des Alpes 2019 : un départ d’Autriche, une arrivée dans le Trentin

Comme à son habitude et sans grande surprise, le Tour de Alpes 2019 va réserver un parcours montagneux. Cette course par étapes s’élancera comme en 2017 de Kufstein en Autriche pour se terminer quatre jours plus tard à Bolzano dans le Trentin. Elle aura lieu entre le 22 et 26 avril prochain, et comme il est de tradition se tiendra deux semaines avant le lancement du Tour d’Italie.

Un Tour des Alpes 2019 plus ouvert

A première vue, le parcours du Tour des Alpes 2019 dévoilé par les organisateurs paraît moins difficile que cette année. En effet, si la montagne garde la part belle, certaines arrivées semblent moins redoutables ou en tout cas peuvent permettre à un plus grand nombre de coureurs de s’illustrer. Des baroudeurs dotés de bonnes qualités dans des ascensions plus ou moins longues et des puncheurs pourront tout à fait avoir le dernier mot lors de ces cinq jours de course.

En plus, le tracé de chaque étape ne permet pas vraiment de savoir quels types de coureurs prendront l’avantage. Avec des difficultés qui ne feront pas forcément office d’arrivée, cela devrait pousser les prétendants au général à se dévoiler plus tôt que prévu et à attaquer de plus loin. En avril dernier, c’était Thibaut Pinot qui avait remporté le classement général final après une belle lutte face notamment à Domenico Pozzovivo et Miguel Angel Lopez qui avaient complété le podium. Chris Froome était arrivé en quatrième position.

Profils des étapes du Tour des Alpes 2019

Etape 1 : Kufstein – Kufstein (144 km)

Tur Alpes 2019 etape 1

Etape 2 : Reith im Alpbachtal – Scena (179 km)

Tour des Alpes 2019 etape 2

Etape 3 : Salorno – Baselga di Pinè (106 km)

Tour des Alpes 2019 étape 3

Etape 4 : Baselga di Pinè – Cles (134 km)

Tour des Alpes 2019 étape 4

Etape 5 : Caldaro -Bolzano (148 km)

Tour des Alpes 2019 étape 5

BMC Racing Team, des résultats en demi-teinte

Les résultats obtenues n’ont pas été à la hauteur de la qualité de l’effectif. Logiquement ambitieux avec les coureurs de qualité que composent son équipe, BMC Racing Team n’a pas vécu la meilleure année qui soit. Entre certaines désillusions et contre-performances, certains lignes au palmarès permettent tout de même d’afficher un bilan quand même correct.

Richie Porte, l’éternelle déception de BMC Racing Team dans les Grands Tours

Les années se suivent et se ressemblent. Toujours attendu pour jouer la victoire finale dans les Grands Tours, Richie Porte n’y arrive décidément pas. Une nouvelle fois, 2018 n’a pas dérogé à la règle, malheureusement pour lui. L’Australien a de nouveau perdu toutes ses illusions sur un fait de course qui l’a contraint à l’abandon sur le Tour de France. Décidément quand ça ne veut pas réussir. Pourtant, il arrivait sur la Grande Boucle avec confiance après avoir réalisé un superbe résultat du côté du Tour de Suisse. Vainqueur de cette course par étapes, cela reste avec sa deuxième place au Tour Down Under, son seul bon moment cette saison. Il retentera à nouveau sa chance en 2019. Avec plus de réussite ?

Greg Van Avermaet un peu en retrait

Clairement, Greg Van Avermaet n’a pas été aussi fringant qu’en 2017. A la différence de l’année précédente, les victoires à son compteur ont été moins nombreuses et puis dans les grandes courses, le Belge n’a pas affiché le même niveau de forme. Cependant, il est resté souvent placé mais toujours derrière. Dans les Flandriennes, jamais il n’a vraiment été en mesure de l’emporter. Que ce soit sur le Tour des Flandres, à Paris-Roubaix ou même dans les autres courses préparatoires, un ou plusieurs coureurs lui paraissaient supérieur. Avec une troisième place  au GP E3 Harelbeke, une quatrième place dans l’Enfer du Nord, une cinquième au Ronde, le bilan est loin d’être déshonorant mais cela reste des accessits. Forcément frustrant pour celui qui fait de ces compétitions un objectif majeur dans la saison. Et lors des mois suivants, ces mêmes performances se sont reproduites sur les classiques. Quatrième de la Clasica San Sebastian, troisième du GP de Montréal et deuxième du GP de Québec, Van Avermaet est resté régulier mais toujours avec ce même goût d’inachevé.

Rohan Dennis, le roi du chrono

Par rapport à Richie Porte et Greg Van Avermaet, Rohan Dennis a connu une saison à la hauteur de ses espérances. Fidèle à sa réputation de rouleur, il s’est montré impérial sur le contre-la-montre. Comptant sept succès, ils ont été tous acquis sans exception dans cette exercice solitaire, ce qui prouve bien son aisance dans cette discipline si particulière. Vianqueur d’un chrono au Giro et de deux sur la Vuelta, son année sur les Grands Tours fut bien remplie. Mais le graal a été sans aucun doute atteint au courant du mois de septembre à Innsbruck où il a réussi à conquérir le titre mondial. La récompense ultime le concernant.

Des motifs de satisfaction

Derrière les têtes d’affiche de l’effectif de BMC Racing Team, des coureurs ont fait bonne figure cette saison. A commencer par Alessandro De Marchi, qui aura réussi à s’imposer une fois sur la dernière Vuelta et à enchaîner derrière en remportant le Tour d’Emilie. Deux beaux exploits pour cet Italien réputé pour son tempérament offensif et loin d’être avare de ses efforts. Dans un autre style, Stefan Küng a aussi contribué à améliorer le compteur de victoires de sa formation. Comme un certain Rohan Dennis, il s’est toujours imposé sur le chrono et notamment dans son tour national, le Tour de Suisse.

C’est assurément une valeur sûre comme peut l’être Damiano Caruso. L’Italien aura été au rendez-vous sur les courses par étapes d’une semaine. Deuxième de Tirreno-Adriatico et cinquième du Critérium du Dauphiné, ce coureur complet s’est avéré comme un élément précieux. C’est ce compte d’ailleurs devenir sur le long terme Dylan Teuns, qui aura peut-être été moins impressionnant qu’en 2017 mais a fini sur une très belle note avec son podium acquis du côté du Tour de Lombardie (3e). Autant de signes positions qui laissent penser que BMC Racing Team demeure une référence dans le peloton international.   

Mitchelton-Scott, un collectif qui est arrivé à ses fins

Au vu de ses résultats, Mitchelton-Scott restera comme une équipe phare de la saison 2018. Elle aura marquée de son empreinte ces derniers mois de compétition en parvenant à briller sur de grandes épreuves du cyclisme international grâce à quelques individualités en particulier. Mais fort de trente-sept victoires au total, c’est aussi tout un collectif qui a su se mettre au diapason.

Simon Yates, une aubaine pour Mitchelton-Scott

En grande partie, le bilan très positif de Mitchelton-Scott est dû aux performances d’un coureur, Simon Yates. Le Britannique va rester comme l’un des hommes forts de 2018. Brillant tout au long de l’année écoulée, il sera passé très rarement à travers comme en témoigne son incroyable régularité. Dans les courses par étapes d’une semaine WorldTour par exemple, ses résultats ont été une deuxième place finale sur Paris-Nice et le Tour de Pologne plus une quatrième au Tour de Catalogne avec à chaque fois une victoire d’étape en complément. Une preuve que c’est bien l’un des meilleurs au monde pour ce sytle d’épreuve.

Il est aussi capable de briller bien au-delà des sept, huit jours de course. Sur les Grands Tours, il est passé proche de la perfection. D’abord engagé sur le Giro, le leader de Mitchelton-Scott a eu de nombreux jours le maillot rose sur les épaules et l’a porté jusqu’à l’avant-veille de l’arrivée. Alors qu’il semblait se diriger vers la victoire, une terrible défaillance, une énorme fatigue qui s’est installée l’a empêché d’inscrire son nom au palmarès. Plus d’un coureur aurait pu sombrer après un tel échec si près du but, mais pas lui. Sur la Vuelta, sa revanche a été sans appel. Vainqueur d’une étape à la Camperona, Simon Yates est surtout allé jusqu’au bout cette fois-ci avec la tunique de leader devenant ainsi un gagnant d’un Grand Tour. A 26 ans, il vient de faire son entrée dans ce cercle de coureurs récompensant une saison qu fut exceptionnelle en tous points quasiment. 

Une impression mitigée

Mis à part Simon Yates, les autres coureurs majeurs de cette formation n’ont pas connu l’année escomptée au niveau des résultats. En tout cas, pas de bout en bout comme l’a pu faire le Britannique. Par exemple, son frère Adam avait bien commencé en gagnant une étape sur Tirreno-Adriatico et en faisant cinquième au final. Puis, il terminait quelques semaines plus tard au quatrième rang du Tour de Californie et arrivait deuxième du Critérium du Dauphiné avec une étape en prime. Son meilleur résultat assurément, car dans les Grands Tours, ça ne s’est pas passé comme prévu. Très loin de ce qu’il pouvait espérer sur le Tour de France, Adam Yates s’est avéré ne pas être dans le coup tout comme dans le Vuelta malgré un mieux évident en troisième semaine dans la peau d’un équipier pour son frère jumeau.

Dans le domaine du sprint, Caleb Ewan suscitait aussi une attente particulière. Sa saison va rester plutôt assez frustrante, car l’Australien a accumulé les places d’honneur et n’a pas réussi à gagner beaucoup, seulement trois fois. C’était sur une étape du Tour Down Under, du Tour de Grande-Bretagne et sur la Classique d’Almeria. Un maigre bilan pour un coureur qui a l’intention d’être l’un des plus rapides au monde. Mais à peu de chose près, son année aurait pu prendre une toute autre tournure grâce à sa performance sur Milan-San Remo. Deuxième et seulement battu par Vincenzo Nibali, il était sur cette journée en mesure d’accrocher un Monument à son palmarès mais ça n’a pas été le cas. De plus, son équipe donnant la priorité aux frères Yates pour jouer le meilleur classement général possible dans les Grands Tours, il n’a pu participer à aucun des trois cette année. Sans doute, une grosse désillusion.

Et puis, autre coureur important, Matteo Trentin a sans doute sauvé sa saison sur un seul jour. Mais assez paradoxal, ce n’était pas avec le maillot de Mitchelton-Scott mais avec celui de la sélection italienne. Lors des championnats d’Europe disputés à Glasgow en août, il est parvenu à s’imposer, ce qui lui offre le droit de porter la tunique distinctive durant un an complet. Sinon, il a eu beaucoup de difficultés à briller et s’est très rarement montré à son avantage comme il pouvait l’être l’année précédente chez Quick-Step Floors. Un peu à l’image de ses équipiers, la régularité n’a pas été forcément au rendez-vous, mais certaines performances de premier plan ont permis de rester sur une note globalement positive. Avec en plus les résultats obtenues par SImon Yates, MItchelton-Scott ne peut que se montrer satisfait.

Romain Bardet envisage de participer au Tour d’Italie 2019

En début de la phase de préparation, Romain Bardet réfléchit actuellement à son programme de courses pour la saison prochaine. Le coureur d’AG2R La Mondiale pourrait cette fois-ci donner la priorité au Giro par rapport au Tour de France. Sa décision sera communiquée d’ici la fin du mois.

Le Giro 2019 avec Romain Bardet ?

Du changement en vu ? Pour la saison 2019, une non-présence de Romain Bardet sur le Tour de France est imaginable. En effet, le coureur auvergnat a indiqué dans les colonnes de l’Equipe son intention de prendre part au Giro. Très intéressé par le fait de disputer ce Grand Tour pour la première fois de sa carrière, il prendra an accord avec sa formation AG2R La Mondiale une décision définitive dans les derniers jours de ce mois de novembre. 

« Il y a débat car j’arrive dans mes meilleures années et c’est important de faire les bons choix. […] Le Giro fait partie de mon plan de carrière, alors on étudie toutes les possibilités. C’est important que chacun donne son point de vue et que l’on se décide fin novembre, ou un peu après, car l’entraînement de décembre devra être établi en connaissance de cause. »

Bardet absent du Tour, une possibilité

Si Romain Bardet opte finalement pour le Giro en 2019, clairement sa participation pour le Tour de France sera remise en cause. Lui qui s’est fait connaître du grand public sur cette épreuve avec deux podiums ces dernières années pourrait bien manquer la prochaine édition. En tout cas, d’après ses dires, un enchaînement Giro-Tour de sa part semble assez improbable, surtout pour y jouer à chaque fois le classement général.

« Je ne pourrai pas faire le Tour en suiveur. J’irai en acteur, en étant à 100%, sinon je resterai chez moi. Vu l’amour que j’ai pour cette course et – je suis réaliste – vu les attentes, je dois être en phase avec ce que j’ai déjà fait (2e en 2016, 3e en 2017). »

A cet instant, le choix final sur la participation au Grand Tour italien ou français, voire les deux n’a donc pas été prise. Mais ce n’est plus qu’une question de temps avant que le suspense soit définitivement levé. Par contre, une chose est déjà certaine. En mars prochain, Romain Bardet a confié qu’il reviendra sur les routes de Paris-Nice après avoir fait cette année Tirreno-Adriatico.

Astana Pro Team, du très haut niveau collectif

Avec trente victoires acquises tout au long de la saison, Astana Pro Team aura démontré une belle force collective. Grâce à de nombreux coureurs défendant leurs couleurs, cette formation kazakhe s’est retrouvée de nombreuses fois aux avants-postes pour aller soit remporter des courses reconnues ou s’en rapprocher fortement.

Miguel Angel Lopez, un atout de poids dans les Grands Tours pour Astana Pro Team

A l’image de son équipe, Miguel Angel Lopez peut être fier de ce qu’il a accompli en 2018. L’un des principaux leaders d’Astana Pro Team, qui était particulièrement attendu dans les Grands Tours pour y jouer un rôle au classement général a été largement à la hauteur. C’est le seul avec Tom Dumoulin et Chris Froome à avoir fait deux podiums dans des épreuves de trois semaines cette année. C’est dire le niveau de la performance et le statut qu’est entrain de prendre le Colombien. En ce qui lui concerne, ça a été deux troisièmes places obtenues sur le Giro puis la Vuelta, ce qui révèle une belle régularité.

Toujours aussi brillant en montagne, c’est presque uniquement une victoire d’étape qui lui manque pour bonifier ce très bon bilan. La plupart du temps, il s’est toujours heurté à quelqu’un de plus fort comme ce fut le cas pour lui lors de Milan-Turin terminé à la 2e place et uniquement battu par Thibaut Pinot. Tout de même, Superman a réussi à gagner sur l’étape reine du Tour d’Oman et une étape du Tour de Burgos plus le classement général final. Mais ses principaux faits d’armes resteront bel et bien ses performances faites dans les Grands Tours, qui le placent désormais plus que jamais comme un prétendant sérieux à la victoire finale à l’avenir.

Michael Valgren, le spécialiste des classiques

Auteur de deux podiums en Grand Tour, Astana Pro Team s’est aussi illustré du côté des courses d’un jour grâce surtout à un homme, Michael Valgren. Le Danois a vécu sans aucun doute sa meilleure saison depuis l’entame de sa carrière en glanant au passage deux classiques du WorldTour. Vainqueur d’abord de l’Omloop Het Nieuwsblad puis de l’Amstel Gold Race, il a montré en quelques semaines sa capacité à briller tant sur les classiques flandriennes que les ardennaises. Et c’est sans oublier sa quatrième place lors du Tour des Flandres, preuve de son intérêt pour ce genre d’épreuve. Mais aussi sur un terrain différent comme sur la Bretagne Classic à Plouay, Valgren peut être un redoutable client comme le démontre sa deuxième place derrière Oliver Naesen. Un coureur évidemment à continuer de suivre de très près sachant qu’il n’a que 26 ans.

Un groupe plus ou moins expérimenté très solide

Astana Pro Team n’a pas seulement pu compter sur Lopez et Vlagren, car ils ont été plusieurs à avoir connu des bons moments dans cette année. A commencer par Magnus Cort Nielsen, qui a gagné une étape sur les routes du Tour de Yorkshire et du BinckBank Tour. Mais avant tout le Danois est allé débloquer son compteur sur les Grand Tours en remportant une étape sur le Tour de France. Une performance notable également réalisé dans cette même édition par Omar Fraile, qui avait gagné quelques semaines auparavant sur le Tour de Romandie et le Tour du Pays Basque. 

Autre Espagnol à s’être mis en valeur, Luis Leon Sanchez a brillé à titre individuel notamment au Tour de Murcie et au Tour des Alpes. Et s’est avéré toujours aussi précieux comme équipier pour favoriser les plans de d’autres coureurs. Et puis, impossible de ne pas citer non plus Pello Bilbao qui aura affiché un niveau très intéressant dans le dernier Giro. Pas forcément très attendu au terme des trois semaines pour lutter ua général, l’Espagnol aura signé une jolie place d’honneur (6e). Une des nombreuses satisfactions dans cette saison pour Astana.

Changement de nom et de parcours pour le GP E3

Célèbre course disputée dans les Flandres, le GP E3 va changer d’aspect en 2019. D’abord son appellation va évoluer pour devenir E3 BinckBank Classic. Mais surtout son tracé va subir quelques modifications tant au niveau du kilométrage total que celui des difficultés proposées.

UN GP E3 nouvelle version verra le jour en 2019

Une refonte importante. Le GP E3 qui se nomme désormais E3 BinckBank Classic va vivre un tournant dans son histoire. En plus de son changement de nom, d’autres modifications vont être apportées pour la prochaine édition. Elles concernent essentiellement le nouveau tracé qui vient d’être dévoilé. Par rapport à cette année, le final sera identique autrement-dit dans les quarante derniers kilomètres, il n’y a rien de significatif à signaler avec toujours la présence du Vieux Quaremont et du Tiegemberg. Pour le reste, des évolutions sont à noter.

En raison de l’Eikenberg, qui se retrouve impraticable, la route change quelque peu. Cette difficulté n’enchaînera donc pas avec le Taaienberg. Tout ça est à environ 70 kilomètres du terme de l’épreuve. De plus, quelques bosses supplémentaires seront rajoutées portant à quinze le nombre de monts à escalader sans oublier les cinq secteurs pavés prévus au programme. Au départ d’Harelbeke et jusqu’à l’arrivée, 203,9 kilomètres seront à parcourir soit une distance quasi similaire par rapport à 2018 (206,4 kilomètres). En mars dernier, c’est Niki Terpstra qui avait remporté cette classique pour la première fois de sa carrière. Le Néerlandais avait conclu en solitaire s’imposant devant son coéquipier Philippe Gilbert et Greg Van Avermaet. En 2019, la 62e édition se tiendra le vendredi 29 mars.

Stig Broeckx, victime d’un coma, est remonté sur le vélo

C’est à coup sûr une histoire poignante que celle de l’ex-coureur cycliste professionnel Stig Broeckx. Plongé pendant plus de six mois dans le coma, le Belge poursuit depuis un rétablissement progressif et ne cesse de gravir certaines étapes. La dernière en date a été pour lui de reprendre le vélo et effectué une première sortie.

Stig Broeckx renoue avec le vélo

La détermination n’a pas de limites. En voyant Stig Broeckx, ce dernier ne peut susciter que de l’admiration par rapport aux épreuves qu’il a dû traverser et voir où il se retrouve aujourd’hui. En effet, il y a encore deux ans et demi environ, le Belge était un coureur professionnel de la formation Lotto Soudal. Mais engagé sur le Tour de Belgique en mai 2016, son destin va alors basculer. Chutant lourdement à cause de deux motos, le Belge a connu de sérieuses complications par la suite. Subissant de graves dommages au cerveau, il a passé plus de six mois de sa vie dans le coma après avoir été déclaré en état végétatif.

Après cela, Stig Broeckx s’est réveillé et a dû se mettre à réapprendre les gestes a priori les plus simples. Il fallait notamment pour lui de nouveau se remettre à marcher et à parler. Une chose qu’il est parvenu à accomplir avec le temps. Mais ces derniers jours, une autre marche importante vient d’être franchie. En postant une photo de lui sur les réseaux sociaux, il était de nouveau sur un vélo en effectuant une sortie avec son VTT. Apparaître sur un vélo de route sera la prochaine étape a t-il assuré en se confiant à une ra.

Esteban Chaves prévoit un retour pour le mois de février

Absent de toutes compétitions depuis la fin mai, Esteban Chaves est en passe de voir le bout du tunnel. Le coureur de Mitchelton-Scott compte reprendre sur son tour national, le Tour de Colombie, qui se tiendra du 12 au 17 février prochain.

Esteban Chaves bientôt aligné au départ d’une course

Depuis quasiment six mois, Esteban Chaves n’a pas effectué le moindre jour de course. En cause, des pépins physiques qui l’ont éloigné tout ce temps loin de la compétition. Victime d’une mononucléose mais aussi d’une série d’allergies, sa dernière apparition date de la 21e et dernière étape du Tour d’Italie, soit le 27 mai. Une éternité pour un coureur, qui doit clairement être en manque et ne doit penser qu’à une seule chose, revenir dans le peloton au plus vite.

Après avoir vécu donc une saison 2018 très difficile malgré une victoire d’étape au Giro au sommet de l’Etna, la prochaine année aura certainement une saveur particulière pour le Colombien. Il s’apprête d’ailleurs à revenir en premier lieu sur ses terres à l’occasion du Tour de Colombie disputé à la mi-février. C’est en tout cas ce que le coureur de 28 ans a confié dans un entretien accordé à ciclo21.com. Son objectif est d’arriver fin prêt pour cette course par étapes. Et pour cela, cette période d’intersaison relèvera d’une importance toute particulière.

Tom Dumoulin pas certain de participer au Tour de France 2019

Deuxième de la dernière édition de la Grande Boucle, Tom Dumoulin ne sait pas encore ce qu’il fera en juillet prochain. Alors que le Tour de France devait normalement faire partie de son programme en 2019, le parcours dévoilé il y a un mois environ qui ne lui plaît pas beaucoup pourrait changer la donne.

Le Tour de France 2019 sans Tom Dumoulin ?

La saison 2019 est déjà dans les esprits, et notamment dans celui de Tom Dumoulin. Interrogé par le quotidien néerlandais De Telegraaf, le coureur du Team Sunweb a largement évoqué le Tour de France. Selon lui, remporter cette prestigieuse épreuve est son plus grand challenge. C’est pourquoi il nourrissait beaucoup d’ambitions pour la prochaine édition. Mais après avoir vu le tracé complet, rien n’est moins sûr qu’il y participe à court terme. 

« Je l’avais déjà dit en juillet, c’est mon objectif principalMais je ne sais pas si je vais tout miser là-dessus en 2019. »

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Dumoulin n’est pas emballé à première vue par le Tour qui s’annonce l’été prochain. Pas favorisé par rapport à ses caractéristiques, il n’y aura que 27 kilomètres de contre-la-montre et beaucoup de montagne à très haute altitude (les 2 500 mètres seront dépassés à plusieurs reprises). Ce sont autant d’éléments qui semblent refroidir nettement le vainqueur du Giro 2017.

« Le parcours est loin d’être idéal pour moiEn fait, ces dernières années, je ne crois pas qu’il y ait eu un autre tracé qui me corresponde aussi peu. »

D’ici la fin de l’année, Dumoulin devrait annoncer ses priorités pour la saison 2019. S’il est déjà certain qu’il ne fera pas comme cette année le Giro puis le Tour de France, reste à savoir désormais quel Grand Tour aura sa préférence.

Bahrain Merida, encourageant mais peut mieux faire

Lors de cette saison 2018, Bahrain Merida n’aura pas démérité bien au contraire. Certains de leurs coureurs auront réussi à atteindre des performances significatives. Mais tous les points ne sont pas uniquement positifs, quelques désillusions ont émaillé l’ensemble du parcours. Des progrès sont encore à faire pour prétendre être meilleur.

Vincenzo Nibali l’âme de Bahrain Merida

S’il n’y a qu’un coureur à citer chez Bahrain Merida, c’est bel et bien Vincenzo Nibali. Leader charismatique de cette formation, son année fut en grande partie belle. Déjà vainqueur d’un Monument du cyclisme le Tour de Lombardie, il est parvenu à en rajouter un second à sa palette en l’occurrence Milan-San Remo. Un exploit d’autant plus remarquable que cette course davantage favorable aux sprinteurs, voire aux puncheurs n’est pas a priori celle qui convient le mieux au transalpin. Mais le requin de Messine a prouvé une nouvelle fois que c’était un coureur à part.

Pas réputé pour être un attentiste, son choix offensif s’est avéré payant. Jusqu’au bout, le champion italien a résisté au retour de la meute pour entrer un peu plus encore dans l’Histoire de son sport. Pour Bahrain Merida, leur chance est de l’avoir toujours dans ses rangs au moins une saison supplémentaire. Et ses dernières performances démontrent toujours sa compétitivité au plus haut niveau. Deuxième sur le Tour de Lombardie, il est seulement tombé sur un Thibaut Pinot des grands jours. Seul ombre au tableau, ses résultats dans les Grands Tours, mais qui sont facilement explicables. Toujours en lice pour faire un podium sur le Tour de France, une chute à la montée de l’Alpe d’Huez est venu ruiné tous ses espoirs. Et sur la Vuelta, cette course lui a servi davantage pour retrouver ses meilleures sensations, une chose bien réussie ensuite.

Matej Mohoric, la grande satisfaction

Autre coureur qui mérite d’avoir des éloges chez Bahrain Merida, c’est Matej Mohoric. Le Slovène a franchi une nouvelle étape dans carrière grâce à ses récentes performances. Vainqueur d’une étape au Tour d’Italie, il a débloqué son compteur dans ce Grand Tour après en avoir fait de même sur la Vuelta l’année précédente. Mais durant l’été, ce baroudeur et descendeur reconnu a dévoilé une autre palette. Sa capacité à briller sur des courses par étapes. Vainqueur à la fois du BinckBank Tour et du Tour d’Allemagne, il sera resté comme l’homme fort du mois d’août. Des résultats qui peuvent permettre d’avoir de belles perspectives pour la suite des événements.

Un groupe solide qui peut s’améliorer

Sinon, Bahrian Merida peut aussi compter sur ses membres plus expérimentés. A la tête de ceux là, Domenico Pozzovivo une nouvelle fois régulier cette saison. A 35 ans, il a égalé son meilleur résultat au classement général final du Tour d’Italie (5e). Une sacrée satisfaction alors qu’il occupait le statut de leader de sa formation. Il n’a pas démérité non plus sur les courses d’un jour comme le Tour de Lombardie (8e) et Liège-Bastogne-Liège (5e).

Une preuve s’il en fallait une que Pozzovivo demeure un élément essentiel au même titre qu’un certain Sonny Colbrelli. Mais ce dernier a dû attendre la toute fin de saison pour enfin l’emporter sur la Coppa Bernocchi et le Gran Piemonte. Pourtant, c’est pas faute d’avoir essayer auparavant notamment sur le Tour de France avec deux deuxièmes places. De quoi laisser un léger sentiment de frustration. Les frères Izagirre ont quant à eux affiché de belles performances sur les courses d’une semaine et même au-delà. Ion a terminé à la 4e place de Paris-Nice et à la 3e place du Tour du Pays Basque et fait un top 10 final sur la Vuelta (9e). Son frère Gorka est allé sur le podium de Paris-Nice (3e) mais surtout a obtenu une grande victoire en décrochant le titre de champion d’Espagne.

Movistar Team entre accomplissements et déceptions

En 2018, Movistar Team est réellement passé par tous les états. Cette équipe réputée du World Tour a alterné entre le bon, voire le très bon et plusieurs déceptions. C’est à l’image de leurs leaders qui ont chacun d’entre eux connu des fortunes diverses, parvenant plus ou moins à atteindre les objectifs fixés. Tout n’est pas à jeter, loin de là, l’équipe espagnole s’en tire quand même plutôt bien.

Alejandro Valverde, la figure emblématique de Movistar Team

Sans lui, la saison globale de Movistar Team n’aurait certainement pas la même dimension. Alejandro Valverde a grandement contribué à sa manière pour qu’elle soit plutôt une réussite. Toujours aussi fringant et compétitif malgré ses 38 ans, l’Espagnol a certainement surpris plus d’une personne au vu de ses résultats obtenus ces derniers mois. Du début à la fin de la saison, il aura été performant ce qui lui a permis de glaner un nombre important de succès. Pas moins de treize victoires ont été engrangées de sa part entre février et septembre. Un impressionnant total qui le place dans les coureurs les plus prolifiques en compagnie des sprinteurs que sont Elia Viviani et Dylan Groenewegen. C’est dire l’ampleur de la performance.

Ses deux moments forts de la saison avec le maillot de Movistar resteront très certainement son gain au classement général du Tour de Catalogne et ses deux victoires d’étapes acquises sur la Vuelta. Dans ce Grand Tour, il aura même pu croire un long moment remporter l’épreuve, voire monter sur le podium mais finalement le Murcian a dû se contenter d’une cinquième place. Mais cette déception relative a été vite oublié sachant ce qui s’est passé ensuite. Son année va rester une immense réussite grâce à sa conquête du maillot arc-en-ciel. Désormais champion du monde, c’est le graal suprême qu’il est parvenu à atteindre. Pendant la majeure partie de la prochaine saison, Valverde avec ce maillot prestigieux sur les épaules pourra se rappeler au bon souvenir de sa performance réalisée du côté d’Innsbruck.

Quintana-Landa, un duo qui déçoit

Si pour Alejandro Valverde, la saison a été une immense réussite. Nairo Quintana, autre coureur emblématique de Movistar Team, ne peut pas en dire autant. Décevant sur les Grands Tours, le Colombien n’aura pas réussi à atteindre son objectif de victoire finale, ni même de podium. Dixième du Tour de France et huitième de la Vuelta, les faits ne se sont pas déroulés comme espéré. Le grimpeur colombien a affiché certaines limites dans son domaine de prédilection, la montagne. Dans ces deux courses de trois semaines, il n’a pas été en mesure de suivre les meilleurs sur la longueur. Heureusement, sa victoire d’étape au Tour de Suisse et sur le Tour à Saint-Lary-Soulan sauvent un peu les apparences. Mais pour un coureur de sa stature, c’est un tout autre résultat qui pouvait être souhaité.

Mikel Landa a connu encore plus de difficultés pour sa première année dans cette équipe. Arrivé du Team Sky, l’Espagnol souhaitait s’affirmer comme un leader, et bien il s’est raté dans cette mission. Après des débuts prometteurs comme en témoigne sa victoire d’étape sur Tirreno-Adriatico et sa deuxième place finale au Tour du Pays Basque, la machine s’est enrayé par la suite. En retrait sur les classiques ardennnaises comme au Tour de Suisse, il ne va pas briller davantage au Tour de France malgré sa correcte septième place. Mais après avoir terminé quatrième l’année précédente, il peut être légitimement déçu. Puis, les dernières semaines se sont transformées en calvaire pour lui. Tombé à la Clasica San Sebastian, sa fin de saison a été largement perturbé.

Soler, Carapaz, la jeunesse florissante

Pour la suite, Movistar Team va pouvoir compter sur une nouvelle génération qui pousse fort et qui a déjà fait parler d’elle en bien en 2018. Marc Soler, a indéniablement passé un cap cette année. Le jeune coureur de 24 ans s’est particulièrement illustré dans les courses par étapes d’une semaine. Cinquième du Tour de Catalogne, il a surtout remporté Paris-Nice. Un premier accomplissement important dans sa carrière. Mais cela reste à confirmer dans les Grands Tours où Richard Carapaz, aussi jeune (25 ans), s’est révélé performant sur le dernier Giro. Pas forcément attendu au moment du Grand Départ, l’Equatorien a conclu la course au quatrième rang démontrant de belles dispositions dans la montagne. Son point culminant de l’année et une base très intéressante pour Movistar Team, qui peut voir l’avenir avec sérénité.

Team Sunweb proche de la saison inoubliable

La saison 2018 peut laisser quelques regrets au Team Sunweb. Souvent placée mais rarement vainqueur, cette formation n’est pas passé loin de vivre une année exceptionnelle. Pour autant, ses leaders se sont montrés à la hauteur et ont largement contribué à la réussite collective.

Tom Dumoulin, le symbole du Team Sunweb

Une très belle régularité au plus haut niveau, mais qui laisse un goût amer. Paradoxale, la dernière saison écoulée offre un double sentiment à Tom Dumoulin. A la fois celle du devoir accompli mais aussi celle d’une certaine frustration. Le Néerlandais aura accumulé les deuxièmes places dans les grandes compétitions. Terminant à la place de dauphin sur le Giro, la Grande Boucle et aux championnats du monde du chrono, il est passé proche de la perfection. Très peu de coureurs peuvent se targuer d’avoir fait aussi bien durant ces derniers mois. Compétitif sur une grande partie de la saison, le leader du Team Sunweb a démontré une nouvelle fois que c’était bel et bien une référence au niveau des Grands Tours. Seuls des immenses Chris Froome et Geraint Thomas ont réussi à le devancer au final du classement général. C’est dire tout de même le niveau de la performance atteinte.

Avec deux podiums supplémentaires récoltés de la part de Dumoulin, son palmarès sur les Grands Tours prend de plus en plus d’épaisseur. Cela en fait de manière logique un grand favori pour l’année prochaine. Faisant partie des meilleurs en montagne, et grand spécialiste de l’exercice du contre-la-montre, c’est évidemment un candidat redoutable à l’avenir. En tout cas, il aura à cœur de franchir en 2019 la dernière marche qui lui manque et voudra assurément reconnaître la joie du succès connu au terme du Giro 2017.

Des leaders au rendez-vous

En plus de Tom Dumoulin, deux autres coureurs ont permis au Team Sunweb de s’afficher au sommet de la hiérarchie. Même s’ils ont connu à un certain moment un creux, Michael Matthews et Soren Kragh Andersen se sont révélés performants dans le World Tour. Concernant le premier cité, sa saison peut être vraiment divisée en deux parties. Jusqu’à l’été, l’Australien a été davantage frustré, soit par les blessures ou le manque de victoires. Mais celles-ci sont arrivées en l’espace d’un mois entre août et septembre. Vainqueur d’une étape au BinckBank Tour mais surtout auteur du doublé GP de Québec et Montréal, cela lui aura permis de finir sur une excellente note.

La saison s’est également très bien terminée concernant Kragh Andersen. Le Danois est assurément l’une des révélations parmi la jeune génération. Le coureur de 23 ans commence véritablement à faire sa place dans le gotha du cyclisme mondial. Vainqueur d’une étape au Tour de Suisse, il aura surtout fait parler de lui en remportant Paris-Tours. C’est sa première grande classique inscrite au palmarès, ce qui laisse augurer de belles choses pour la suite. Mais le plus dur arrive désormais, le temps de la confirmation tout en affirmant son nouveau statut.

Le nombre de victoires, un point noir

Malgré ses nombreuses satisfactions, Team Sunweb peut clairement rester sur sa faim concernant les succès engrangés. Avec seulement onze victoires, c’est l’un des plus faibles totaux parmi l’ensemble des équipes du World Tour. Cette statistique décevante révèle certains manques dans cet effectif. En manque d’un sprinteur de carrure international tel que Fernando Gvairia, Elia Viviani ou Dylan Groenewegen, il est difficile de pouvoir prétendre à mieux. Mais aussi, cette formation repose fortement sur les performances de quelques coureurs. Mis à part Dumoulin, Matthews, Kragh Andersen, voire Kelderman ou Oemen, les autres sont davantage cantonnés au rôle d’équipier et ont rarement l’occasion de briller. Un point d’amélioration évident qui efface en rien les performances notables réalisées durant toute cette année.

Mathieu van der Poel une nouvelle fois impérial à Hamme

Un jour seulement après avoir remporté la manche de coupe du monde disputé à Tabor, Mathieu van der Poel est parvenu à enchaîner en signant une nouvelle victoire. Dominateur, le Néerlandais s’est imposé sur le tracé de Hamme, une épreuve comptant pour le DVV Trofee. 

Onzième succès de la saison pour Mathieu van der Poel

Qui va réussir à arrêter Mathieu van der Poel ? Visiblement personne pour le moment tant le Néerlandais affiche une supériorité déconcertante vis-à-vis de la concurrence. Une fois de plus et comme lors des dernières compétitions, il n’y a pas eu photo. Durant la troisième manche du DVV Trofee qui s’est faite à Hamme dans les Flandres, le porteur du maillot de champion d’Europe a dominé les débats comme attendu. Cependant par rapport à la veille à Tabor (République Tchèque) pour le compte de la coupe du monde, un adversaire aura su rester en sa compagnie un long moment.

Tom Meeusen, finalement deuxième de la course, aura réussi l’exploit de rester au contact du prodige du cyclo-cross jusque dans l’avant-dernier tour avant de devoir décrocher. A cet instant précis, c’était plié concernant l’issue de cette compétition avec un Mathieu van der Poel, qui reste au sommet et ne montre aucun signe de faiblesse. Vainqueur même avec 44 secondes d’avance, sa marge fut importante tandis que le troisième Laurens Sweeck a quasiment concédé pour sa part deux minutes, une minute et cinquante secondes pour être précis. Le leader actuel du DVV Trofee, qui est Toon Aerts, a de son côté finit à la huitième place lors de cette journée à deux minutes et une seconde de la tête. Si le Belge est encore en position idéale au général, Mathieu van der Poel revient très fort sur lui. Et il se pourrait bien qu’un changement en haut de classement intervienne dans les prochaines semaines.

André Cardoso conteste la sanction de l’UCI

Contrôlé positif à l’EPO en juin 2017 à l’approche du Tour de France, André Cardoso n’a pourtant connu sa sanction qu’il y a quelques jours, après seize mois d’attente. Finalement suspendu pour les quatre prochaines années, le portugais à décidé de faire appel de la décision du Tribunal Antidopage de l’UCI.

André Cardoso, un cas particulier

Même si il n’est pas rare pour des sportifs accusés de dopage de contester leur sentence, le cas de l’ancien coureur de la Trek-Segafredo est cependant différent des autres. En effet, après que l’échantillon du premier test antidopage (l’échantillon A) se soit avéré positif, André Cardoso avait demandé l’analyse d’un deuxième échantillon (l’échantillon B) comme l’autorise la règle de l’UCI. Mais à l’issue de cette seconde batterie de tests, l’échantillon B s’était révélé être « non concluant » : ni positif, ni négatif. Malgré cette incertitude, un an et demi plus tard, l’Union Cycliste Internationale a finalement validé la sanction de l’ancien équipier de Contador.

André Cardoso, qui clame son innocence depuis des mois, a donc annoncé faire appel de cette décision, affirmant que la procédure régulière antidopage n’a pas été respectée dans son cas. Dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, le grimpeur de 34 ans a expliqué ce qu’il comptait faire pour sa défense : « À ce stade, je dois examiner toutes les options mais je compte collecter des fonds pour continuer la bataille juridique et prouver mon innocence. Pour moi, c’est une question de justice, car à moins de disposer des ressources financières d’un grand cycliste, il est impossible de se battre« .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mathieu van der Poel maîtrise son sujet à Tabor

Pour le compte de la quatrième manche de coupe du monde de cyclo-cross, Mathieu van der Poel s’est une nouvelle fois imposé. Largement dominateur, le Néerlandais tout récent champion d’Europe a disposé notamment de Michael Vanthourenhout et Lars van der Haar, qui ont réussi à finir sur le podium. Derrière, le champion du monde Wout van Aert a dû se contenter de la septième place.

Mathieu van der Poel gagne une 2e fois en coupe du monde cette saison

La razzia se poursuit ! Mathieu van der Poel est dans une période faste où il enchaîne les succès les uns après les autres. Récemment vainqueur des championnats d’Europe, en Superprestige à Gavere ou encore pour le compte du DVV Trofee, le Néerlandais s’est cette fois-ci illustré dans le cadre de la coupe du monde. Déjà lauréat il y a un mois environ à Berne, il vient de signer un second succès consécutif à Tabor en République Tchèque. Une victoire nette qui s’est rapidement dessinée.

Assez vite dans cette course, Mathieu van der Poel est parvenu à se détacher. Et comme lors des précédentes semaines, personne n’a été en mesure de le suivre, pas même Wout van Aert, l’actuel champion du monde qui est clairement en retrait pour le moment. A l’image des autres concurrents, le Belge pourtant une référence de la discipline a vu de loin la démonstration offerte par le coureur de Corendon Circus. Ce dernier a semblé en plus ne pas être au maximum de ses capacités. Une fois que l’écart avec ses plus proches poursuivants étaient faits, soit plus d’une trentaine de seconde, il a davantage géré son effort.

Après un peu plus d’une heure de course, van der Poel a finalement devancé d’environ quinze secondes Michael Vanthourenhout et Lars van der Haar. Toon Aerts toujours leader au classement général de la coupe du monde a terminé sur cette manche à la quatrième place. Le Belge a même conforté sa place de leader, car il a désormais 27 longueurs d’avance par rapport à Wout van Aert. Absent sur les deux premières manches aux Etats Unis, Mathieu van der Poel se retrouve désormais onzième mais à distance respectable, à 125 points exactement de la tête. Si ses espoirs de remporter le classement final sont quasiment nuls, sa remontée est sans doute loin d’être terminée. La cinquième épreuve comptant pour la coupe du monde aura lieu dans une semaine seulement à Coxyde en Belgique. 

Team LottoNL-Jumbo, une année accomplie et remplie de succès

De bout en bout, Team LottoNL-Jumbo aura marqué de son empreinte cette saison. Et plus particulièrement, ce sont ses leaders qui auront réussi à se mettre en évidence. Grâce à leurs différentes performances, ils ont permis assurément à leur formation de réaliser une saison plus qu’aboutie. Très prometteur pour la suite.

Roglic, Groenewegen les meilleurs éléments du Team LottoNL-Jumbo

Ils ne seront pas près d’oublier cette saison 2018. A la fois, Primoz Roglic et Dylan Groenewegen auront été des acteurs majeurs des derniers mois de compétition. Ils auront su s’imposer chacun dans leurs domaines de prédilection comme l’un des meilleurs sprinteurs au monde et spécialistes de courses par étapes. Une année à coup sûr charnière dans leurs carrières respectives.

Groenewegen a été parmi les coureurs ayant accumulé le plus de succès. Quatorze fois cette année, le Néerlandais aura levé les bras. Un impressionnant total qui a débuté au Dubai Tour en début février et qui s’est achevé en octobre sur le Tour of Guangxi. Entre temps, il se sera illustré sur Paris-Nice mais surtout au Tour de France avec deux victoires engrangées. Très impressionnant, le jeune coureur de 25 ans a encore passé un cap supplémentaire se plaçant comme l’un des plus rapides dans la dernière ligne droite.

Autre coureur qui s’affirme au plus haut niveau, Primoz Roglic a fait parler de lui sur de nombreuses épreuves. A l’aise dans les courses par étapes, il a dominé à la fois le Tour du Pays Basque et le Tour de Romandie sans oublier sa quatrième place obtenue au général du Tour de France. Arrivé sur le tard dans le cyclisme professionnel, le Slovène se révèle déjà comme une référence au haut niveau et devient de plus en plus un candidat crédible à un podium, voire une victoire finale dans un Grand Tour. Assurément, le prochain objectif à viser le concernant.

Un collectif homogène

En plus de ces deux individualités qui ressortent, d’autres coureurs ont réussi à tirer leur épingle du jeu. A commencer par Steven Kruijswijk qui aura renoué avec un très bon niveau. En tout cas, c’est ce qu’il aura affiché dans les Grands Tours. Cinquième du Tour de France et quatrième du Tour d’Espagne, le Néerlandais s’est montré super régulier. Des bases très solides pour faire encore mieux la saison prochaine.

En 2019, Sepp Kuss sera aussi fortement attendu car les derniers mois lui ont permis de se révéler. Démontrant de belles qualités de grimpeur, l’Américain a été l’auteur d’une semaine incroyable sur le Tour de l’Utah. Cela demande évidemment confirmation, mais le potentiel est assurément intéressant. Tout comme chez Danny van Poppel, qui est l’autre sprinteur majeur de cet effectif. Vainqueur à deux reprises, le Néerlandais a sinon été souvent placé dans les sprints où il a montré un niveau prometteur. Sans oublier des coureurs comme George Bennett ou encore Enrico Battaglin, Team LottoNL-Jumbo aura été omniprésente et peut largement avoir le sentiment du devoir accompli.