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Bernhard Eisel prolongé une année par Dimension Data

La retraite, ce n’est pas pour tout de suite. Bernhard Eisel, qui a désormais 37 ans, sera encore dans le peloton professionnel lors de la saison 2019. Son contrat qui le lie à la formation Dimension Data vient d’être prolongé pour un an supplémentaire.

Bernhard Eisel va disputer une 4e saison chez Dimension Data

Encore une année de plus pour Bernhard Eisel. L’Autrichien qui a démarré sa carrière en 2001 sera toujours en activité la saison prochaine. L’équipe Dimension Data, qui évolue dans le World Tour, a officialisé la prolongation du contrat de ce coureur d’expérience de l’effectif. Cette nouvelle intervient très peu de temps après le fait que Mark Renshaw reste aussi dans cette formation. C’est le fidèle train du leader Mark Cavendish qui a tout simplement choisi de rester. Le Cav a également décidé de rester dans le même environnement.

Bernhard Eisel, qui fera partie des capitaines de route, aura pour mission principale de rouler pour ses leaders sur les différentes courses auxquelles il prendra part. Un rôle qu’il a l’habitude d’endosser depuis déjà plusieurs saisons. Capable de jouer les victoires dans le milieu de sa carrière, il s’est transformé au fur et à mesure en équipier modèle. La prochaine saison sera surtout une occasion pour lui de refaire une année complète, ce qu’il n’a pas pu faire en 2018. La faute à une chute subie sur Tirreno-Adriatico où un poignet a été fracturé mais c’est bien une opération au niveau du cerveau suite à un hématome sous-dural chronique qui l’a éloigné un temps des compétitions.

https://twitter.com/TeamDiData/status/1055111935493095424

Ben Swift redevient un coureur du Team Sky

Après avoir passé les deux dernières saisons avec UAE Team Emirates, Ben Swift va faire son retour dans le Team Sky. Le Britannique qui avait déjà couru pour cette équipe entre 2010 et 2016, a resigné un contrat pour la saison 2019.

Team Sky annonce le recrutement de Ben Swift

C’est un retour aux sources pour Ben Swift. Il va de nouveau intégré l’effectif du Team Sky, une équipe où il a passé la majeure partie de sa carrière en effectuant sept saisons. Parti au terme de la saison 2016 pour ne pas être uniquement cantonné à un rôle d’équipier, il avait rejoint alors UAET Team Emirates, autre membre du World Tour. Mais finalement cette collaboration n’aura pas aussi fructueuse qu’espérée. Le Britannique n’a pas empoché la moindre victoire lors de ce passage. Il attend même de regoûter à la saveur d’une première place depuis mars 2015 et une victoire obtenue sur une étape de la Semaine Coppi et Bartali. Cela fait un bail et pas sûr que cette série soit stoppée aussi rapidement en rejoignant le Team Sky.

En revenant dans l’équipe qui lui a permis de signer ses plus beaux résultats, Ben Swift signe son retour dans un environnement qu’il connaît par cœur. Pour autant, ça ne devrait pas être un coureur protégé dans cet effectif ultra compétitif. C’est certainement davantage un rôle d’équipier qui devrait l’attendre. En tout cas, comme le démontre sa réaction dans le communiqué du Team Sky, il est impatient d’en découdre.

« C’est un grand plaisir de revenir chez SkyÀ l’évidence je connais bien l’équipe, j’y ai grandi comme coureur et je m’y sens à l’aise. Il n’y aura pas de problème ou de temps d’intégration. J’espère que ce sera comme si je n’étais jamais parti. Je vais continuer d’avoir des ambitions et des objectifs pour ma propre carrière mais je suis aussi impatient de travailler avec les jeunes. Il y a un incroyable vivier de jeunes talents qui arrive et j’ai beaucoup d’expérience désormais que je peux partager. Sur le vélo j’ai des capacités un peu sur tous les terrains. Je veux être quelqu’un qui fait le travail et qui sache saisir sa propre chance quand l’opportunité est là. »

https://twitter.com/TeamSky/status/1054296322294071296

Tony Martin va porter le maillot du Team LottoNL-Jumbo

Son passage au sein de l’effectif du Team Katusha Alpecin aura été bref. Après deux saisons passées dans l’équipe russe, Tony Martin s’est engagé en faveur du Team LottoNL-Jumbo qu’il rejoint pour les saisons 2019 et 2020. Un renfort de poids et de très grande expérience pour la formation néerlandaise.

Tony Martin, nouveau membre du Team LottoNL-Jumbo

Un nouveau challenge pour se relancer. Après avoir vécu une période en demi-teinte chez Katusha-Alpecin, Tony Martin tentera de renouer avec son meilleur niveau de manière plus régulière dans un nouvel environnement, celui du Team LottoNL-Jumbo. Dans cette formation, l’Allemand sera assurément en très bonne compagnie avec notamment Primoz Roglic, Dylan Groenewegen et Steven Kruijswijk pour ne citer qu’eux. Son apport devrait être indéniable pour ces coureurs leaders quand il s’agit de jouer une place au classement général d’une course par étapes ou pour décrocher un succès au sprint.

Présent au haut niveau depuis de très nombreuses années, Tony Martin affiche un palmarès impressionnant. Sa réputation au niveau mondial s’est d’ailleurs construite surtout sur le contre-la-montre. Quadruple champion du monde de l’effort solitaire, il est réputé comme l’un des meilleurs spécialistes. Mais ces derniers temps, le coureur de 33 ans n’arrive plus à l’emporter sur son point fort, ni même ailleurs. Avec Katusha Alpecin en 2017 et 2018, le surpuissant rouleur allemand n’a pu décrocher la moindre victoire. Une chose qu’il va vouloir certainement rétablir lors de son passage chez Team LottoNL-Jumbo. Dans quelques semaines, il étrennera ce nouveau maillot et aura pour mission d’être à la hauteur des attentes fixées envers lui.

https://twitter.com/LottoJumbo_road/status/1054007996777410560

Le Team Sky se voit interdire d’enfiler une combinaison du chrono

Fortement discuté et remis en question, la combinaison du chrono utilisé par le Team Sky lors du Tour de France 2017 est désormais interdite. Cette décision a été prise par l’Union Cycliste Internationale qui a récemment modifier ses règlements.

L’UCI remet en cause l’utilisation d’une combinaison utilisée par Team Sky

La fin d’une polémique. Au Tour de France de l’année dernière, le Team Sky avait fait parler de lui d’entrée de jeu. A l’occasion de la première étape, un contre-la-montre individuel disputée dans les rues de Düsseldorf, l’équipe britannique se démarquait en utilisant une combinaison différente de toutes les autres formations. Celle-ci a fait surtout l‘objet de critiques car aurait donné un avantage au niveau de l’aérodynamisme. Hasard ou coïncidence ? Beaucoup de coureurs de l’effectif comme Geraint Thomas vainqueur du chrono, ou encore Chris Froome, Vasil Kriyienka et autres trustaient les premières places.

Pour faire ce parcours, leur combinaison fabriquée par la marque italienne Castelli contenait des éléments dans la doublure, a priori interdits selon le règlement. Cet usage à l’avenir sera à coup sûr proscrit car la nouvelle règle exige aux équipes de limiter notamment à un millimètre la taille des éléments incorporés.

Première course au Gabon pour André Greipel avec Fortunéo-Samsic ?

Les débuts d’André Greipel sont très attendus ! Et pour ses premiers pas avec l’équipe bretonne Fortunéo-Samsic, le sprinteur allemand de 36 ans devrait être aligné sur la Tropicale Amissa Bongo, une course par étapes disputée au Gabon.

André Greipel, un vétéran toujours au niveau

L’annonce surprise du départ d’André Greipel de la Lotto-Soudal en juillet dernier après 8 ans de bons et loyaux services avait fait beaucoup de bruit. C’est pourquoi sa première apparition sous ses nouvelles couleurs risque d’être scrutée par beaucoup d’amateurs de cyclisme. Habitué de démarrer sa saison sur le Tour Down Under, le Gorille de Rostock devrait cette fois-ci commencer l’année avec la Tropicale Amissa Bongo (2.1). Cette course  pour sprinteurs disputée au Gabon sur sept jours pourrait en effet bien lui convenir !

À 36 ans, le nouveau coéquipier de Warren Barguil n’a pas perdu de sa superbe. Totalisant 155 victoires sur l’ensemble de sa carrière professionnelle, André Greipel a encore levé les bras à huit reprises cette année, sur le Tour de Belgique ou encore lors du Tour de Grande-Bretagne. Il pourrait donc faire le bonheur de l’équipe Fortunéo-Samsic, et pourquoi pas ramener d’Afrique un premier trophée dès le mois de janvier.

Andrea Tafi veut participer au prochain Paris-Roubaix

Ancienne gloire du sport cycliste à la fin des années 90 et début 2000, Andrea Tafi est prêt pour un retour à la compétition. L’Italien de 52 ans a fait savoir que son but sera de prendre le départ de Paris-Roubaix en avril prochain, une course qu’il a remporté dans sa carrière. Un immense défi en perspective.

Andrea Tafi et le défi fou de Paris-Roubaix

Participer à Paris-Roubaix à 52 ans, c’est l’incroyable objectif que va tenter d’accomplir l’ex-coureur cycliste professionnel Andréa Tafi. Retraité depuis 2005, cet Italien s’est construit une réputation de grand champion en remportant plusieurs grandes classiques du calendrier dont le Tour de Lombardie en 1996, Paris-Tours en 2000, le Tour des Flandres en 2002 mais aussi Paris-Roubaix en 1999. Et justement, celui qui a porté notamment les couleurs de l’équipe Mapei aujourd’hui disparue veut à nouveau défier l’Enfer du Nord. Cela semble d’autant plus invraisemblable alors que c’est désormais un cinquantenaire, mais c’est bien la réalité.

En plus de vouloir participer, qui serait déjà un premier accomplissement, Andrea Tafi ne veut pas en rester là. D’après ses propos relayés dans la Gazzetta Dello Sport et par la chaîne Sporza, il compte bien se révéler compétitif et peser sur cette course, l’un des cinq Monuments de la saison.

« J’ai disputé treize Paris-Roubaix et je les ai tous terminés. J’ai disputé une course en Hongrie en juillet. J’étais au milieu de gamins à une moyenne de 48 km/h, par 37 degrés. J’étais bien. Je me suis dit pourquoi ne pas refaire Paris-Roubaix ? Si j’en ai l’opportunité, j’irai à Roubaix pour repousser des limites physiques. Cela fait partie d’un projet plus large par lequel j’observe l’évolution du cyclisme depuis ma victoire à Roubaix (1999) à maintenant. Je sais à quoi m’attendre. Tout peut arriver mais si j’y arrive, ce serait une expérience magnifique et unique pour un quinquagénaire. »

Voir donc Tafi défier les Philippe Gilbert, Greg Van Avermaet, Nikki Terpstra, Sep Vanmarcke, Peter Sagan et autres est tout sauf une utopie. C’est quelque chose qui pourrait bien arriver. À ce jour, l’ex-champion d’Italie a déjà prévenu l’Union cycliste internationale, qui impose une période de six mois avant tout retour à la compétition afin de se soumettre à la législation antidopage.

Alejandro Valverde remporte le Vélo d’Or 2018

Sacré champion du monde il y a seulement un mois, Alejandro Valverde vient d’être nommé comme le lauréat du Vélo d’Or 2018 dans la catégorie international. Après Miguel Indurain et Alberto Contador, c’est le troisième espagnol récompensé depuis que cette distinction existe. Il succède au palmarès à Christopher Froome, désigné vainqueur en 2017.

Alejandro Valverde fait son entrée dans les vainqueurs du Vélo d’Or

Une nouvelle ligne dans un palmarès bien fourni. Vainqueur du Vélo d’Or 2018, la régularité et surtout les grandes performances réalisés par Alejandro Valverde lui ont permis d’obtenir ce prix. Brillant du début jusqu’à la fin de la saison, l’Espagnol a eu très peu de moments faibles ces derniers mois, qui ont été plutôt marqués par ses nombreux coups d’éclats.

Dans le World Tour, l’Espagnol s’est d’abord distingué en remportant le général du Tour de Catalogne, une course par étapes de sept jours qui a lieu à la fin du mois de mars. Avec deux étapes à la clé, il était dominateur durant cette épreuve. Ensuite, une période pas totalement à la hauteur de ses espérances est arrivée. A l’occasion des classiques ardennaises, le coureur du Team Movistar a dû se contenter de places d’honneur, battu notamment par Julian Alaphilippe sur la Flèche Wallonne (2e). Au Tour de France aussi, les résultats obtenus n’ont pas été ceux escomptés. Après trois semaines de course, ça s’était fin pour lui avec aucune victoire d’étape et une quatorzième place au général.

Mais la dernière partie de saison a été tonitruante. D’abord sur la Vuelta, Alejandro Valverde a été un grand acteur du dernier Grand Tour de l’année. Vainqueur de deux étapes, il aura porté pendant plusieurs journées le maillot de leader et a fini à la cinquième place finale laissant filer le podium à la veille de l’arrivée. Mais son principal fait d’arme restera de très loin le Championnat du Monde disputé à Innsbruck. En Autriche, l’expérimenté coureur de Movistar est allé conquérir le maillot arc-en-ciel. Le graal absolu alors que sa fin de carrière approche.

Résultats d’Alejandro Valverde en 2018

  • Vainqueur du Championnat du Monde, du Tour de Catalogne, Tour d’Abu Dhabi, Tour de la Communauté de Valence, GP Miguel Indurain, Route d’Occitanie et deux étapes de la Vuelta (x2)
  • Deuxième de la Flèche Wallonne, du Tour de Murcie, du Championnat d’Espagne
  • Troisième de Milan-Turin
  • Quatrième des Strade Bianche
  • Cinquième de l’Amstel Gold Race, de la Vuelta

https://twitter.com/velomagazine/status/1055824817046409216

Thibaut Pinot vainqueur du Vélo d’Or Français 2018

Au terme d’une saison riche en succès et autres résultats positifs, Thibaut Pinot vient d’obtenir le premier prix du Vélo d’Or Français 2018. Le coureur de la Groupama-FDJ a été élu grâce notamment à ses deux victoires d’étapes décrochées sur la Vuelta et à sa première place sur le Tour de Lombardie. Il succède à Romain Bardet lauréat les deux années précédentes.

Thibaut Pinot, meilleur coureur français de l’année

Après 2015, Thibaut Pinot apparaît de nouveau au palmarès du Vélo d’Or Français attribué par Vélo Magazine. Le Franc-Comtois a reçu cette distinction après avoir accompli de très beaux résultats en cette saison. Il a même certainement vécu la meilleure de sa carrière. Son succès sur le Tour de Lombardie, un des cinq Monuments du cyclisme, l’a indéniablement fait passer dans une nouvelle dimension au niveau international. Preuve de son exceptionnelle performance, il est seulement le deuxième français dans le 21e siècle à avoir remporté l’une des plus grandes classiques au monde. Le précédent était Arnaud Démare, coureur de la même équipe Groupama-FDJ, et vainqueur de Milan-San Remo en 2016.

En plus d’accrocher cette course mythique à son palmarès, Thibaut Pinot avait déjà fait quelques coups d’éclat précédemment. Sur le Tour d’Espagne, le coureur de 28 ans s’était illustré en signant deux victoires d’étapes aux Lacs de Covadonga puis à Andorre. un Grand Tour qui a été à la hauteur de ses attentes, même s’il n’y a pas eu de podium au général (6e). Celui-ci, il l’avait en possession lors du Giro cette année. A un jour de l’arrivée, le Français était encore troisième et bien parti pour y rester, mais son corps l’avait lâché ruinant tous ses espoirs et causant son abandon. Mais depuis cette légitime déception, le rebond a été impressionnant et cela s’est terminé même en apothéose.

Résultats de Thibaut Pinot en 2018

  • Vainqueur du Tour de Lombardie, de Milan-Turin, du Tour des Alpes et d’étapes au Tour d’Espagne (x2)
  • 2e des Trois Vallées Varésines
  • 3e du Tour de Pologne
  • 5e du Tour d’Emilie et du Tour du Haut Var
  • 6e du Tour d’Espagne
  • 9e des Championnats du Monde
  • 10e du Tour de Catalogne

https://twitter.com/GroupamaFDJ/status/1055801310514163718

Adrien Costa, amputé, est remonté sur un vélo

Victime d’un grave accident d’escalade l’été dernier, le destin d’Adrien Costa a basculé depuis cette période. Mais l’Américain ne s’apitoie pas sur son sort, bien au contraire. Amputé partiellement de sa jambe droite, l’Américain s’est affiché de nouveau sur un vélo.

Adrien Costa reprend le vélo

A peine trois mois après son amputation d’une partie de sa jambe droite, Adrien Costa est déjà sur le vélo. C’est l’étonnante mais très agréable nouvelle qu’a dévoilé lui-même l’ex coureur cycliste sur les réseaux sociaux. Visiblement épanoui et plein sourire, l’image le montre avec une prothèse qui lui permet de pouvoir pédaler et renouer avec l’une de ses passions, le cyclisme.

Promis à un formidable avenir dans ce sport au vu de son immense talent, cet élan a été brutalement stoppé il y a quelques mois. Alors qu’il avait déjà observé une pause dans son début de carrière pour revenir certainement un peu plus tard, c’est malheureusement un accident d’escalade qui a précipité encore un peu plus les choses. Obligé d’âtre amputé suite à cet événement, la pratique du cyclisme à l’échelon professionnel est depuis ce temps définitivement terminé. Cependant, le cyclisme fait toujours bel et bien partie de sa vie. L’ancien lauréat du Tour de Bretagne et troisième du Tour de l’Avenir n’a donc pas fini de pédaler. Un message plein d’espoirs d’autant plus qu’Adrien Costa s’est également remis à l’escalade. 

Une suspension à vie à l’encontre de Johan Bruyneel

Johan Bruyneel ne pourra plus jamais exercer une quelconque activité dans le monde sportif. En effet, le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) après appel de l’Agence Mondial Antidopage (AMA) a pris la décision d’adresser une suspension à vie, soit la peine maximale, à l’ancien manager de l’US Postal.

Johan Bruyneel écarté à vie du monde sportif

Le Tribunal Arbitral du Sport s’est montré ferme envers Johan Bruyneel. Celui-ci est reconnu comme l’un des protagonistes principaux du système de dopage mis en place autour de Lance Armstrong dans la formation US Postal. Il n’aura plus l’opportunité de remettre le pied dans n’importe quelle organisation en rapport avec le sport. Il est désormais suspendu à vie alors que sa sanction précédente était à dix ans. Le Belge de 54 ans a accepté le verdict en adressant un message sur Twitter.

« Je tiens à souligner que je reconnais et accepte pleinement le fait que de nombreuses erreurs ont été commises dans le passéIl y a beaucoup de choses que j’aurais aimé pouvoir faire différemment, et je regrette profondément certaines actions. La période que j’ai vécue, à la fois en tant que cycliste et en tant que chef d’équipe, était très différente de celle d’aujourd’hui. Sans entrer dans les détails dans cette lettre, je voudrais simplement rappeler que l’on était tous des enfants de notre époque, devant se confronter aux pièges et tentations qui faisaient partie de la culture de cette période. Nous n’avons pas toujours faire les meilleurs choix. »

Tour de France 2019 : une troisième semaine de folie

Après quinze jours de course qui auront déjà fait leurs effets sur les organismes, les coureurs en auront pas fini avec les difficultés sur le Tour de France 2019. C’est même des dernières journées redoutables qui va les attendre avec un triptyque alpestre dantesque en prévision. 

A LIRE AUSSI : Le parcours du Tour de France 2019

Une dernière semaine de tous les dangers au Tour de France 2019

Une montée en puissance. C’est à quoi va ressembler la troisième et dernière semaine du Tour de France 2019. Au fil des jours, la difficulté du tracé ne cessera d’augmenter pour finir en apothéose à la veille de l’arrivée à Paris. D’abord, ce sera une reprise en douceur du côté de Nîmes après avoir passé la seconde journée de repos. Cette étape sera surtout forte en enjeu pour les sprinteurs, car ce sera la dernière opportunité pour ce type de coureur de jouer la victoire avant de rejoindre les Champs Elysées. Pour d’autres, il faudra surtout éviter les problèmes pour conserver le maximum de fraîcheur.

Avant d’entrer véritablement dans les choses sérieuses dans les Alpes, une arrivée à Gap apparaît vraiment comme un hors d’oeuvre. Une journée idéale pour les baroudeurs, qui ont toutes les chances de rallier l’arrivée en tête de course. Une dernière difficulté dans le final permettra de provoquer d’éventuelles différences. Cela peut également donner des idées pour des concurrents du général, à part si garder de l’énergie sera privilégié. Une option qui a davantage de chances d’avoir lieu.

Trois étapes de haute montagne consécutives

Quand le peloton va entrer dans les Alpes, il sera tout de suite dans le dur. Entre Embrun et Valloire, les mythiques cols d’Izoard et du Galibier seront au programme, sans oublier le Col de Vars grimpé plus tôt. Une journée type que devrait apprécier les différents grimpeurs. Avec une arrivée après la descente du Galibier, une bataille entre les cadors est à prévoir. En tout cas, le profil leur permet de passer à l’offensive avec trois difficultés qui dépassent les 2 000 mètres, voire les 2 500 mètres d’altitude. Et ça ne s’arrêtera pas les deux jours suivants.

Tour de France etape 18 parcours
Embrun – Valloire (207 km)

A l’avant-veille du dénouement, le plus haut point du Tour 2019 sera atteint. La dix-neuvième étape disputée entre Saint-Jean-de-Maurienne et Tignes passera notamment par le Col de l’Iseran à 2 770 mètres d’altitude. Rarement emprunté, son sommet sera situé à moins de 40 kilomètres de l’arrivée, qui s’annonce loin de tout repos avec 7,4 derniers kilomètres à 7% de moyenne. Des écarts sont à prévoir tout comme le lendemain pour la dernière étape de haute montagne de cette édition. D’Albertville à Val Thorens, tout pourrait encore basculer. Avec le Cormet de Roselend, mais surtout la dernière ascension longue de 33 kilomètres, la moindre défaillance se paiera cher.

Tour de France 2019 etape 19 parcours
Saint-Jean-de-Maurienne – Tignes (123 km)
Tour de France 2019 etape 20 parcours
Albertville – Val Thorens (131 km)

Pour certains, il s’agira de conserver ses positions et d’autres de tenter le tout pour tout afin de chambouler la hiérarchie établie à 24 heures d’arriver sur Paris et plus précisément sur les Champs Elysées.

Tour de France 2019 : une deuxième semaine variée

Après dix jours de course et une journée de repos bien méritée, le Tour de France 2019 repartira de plus belle lors d’une deuxième semaine qui pourrait s’avérer riche en enseignements. Elle marquera le passage du peloton dans les Pyrénées avec les premières étapes de haute montagne, sans oublier le seul chrono individuel qui sera disputé.

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Un peu de plaine et du contre-la-montre dans la 2e semaine du Tour de France 2019

Cinq jours mais un programme dense. La deuxième semaine du Tour de France 2019 ne comptera que quatre étapes en ligne, néanmoins elle sera déterminante dans la conquête du maillot jaune. Quasiment tous les jours sans exception seront décisifs pour la lutte au classement général. Seule la onzième étape, qui est la reprise après la journée de repos, ne devrait pas chambouler la hiérarchie en toute logique. A Toulouse, c’est une explication entre les purs sprinteurs qui est attendue. Ces derniers ne manqueront pas de saisir cette occasion car par la suite les occasions seront faméliques d’ici Paris.

Pour les spécialistes du contre-la-montre, il ne faudra pas aussi se rater. Pour eux, une seule et unique opportunité se présentera à l’occasion de cette 106e édition. A Pau, les gros rouleurs auront 27 kilomètres pour exprimer toute leur puissance et jouer le gain de l’étape. Parmi eux, certains joueront également le classement général. Dans leur optique, creuser le plus possible représenterait une très belle opération, car après les grimpeurs éventuellement distancés auront de quoi faire pour combler ce retard.

Tour de France 2019 etape 13 parcours
Pau – Pau (27 km)

Trois journées passées dans les Pyrénées

Déjà la veille de ce chrono, une étape tracée Toulouse et Bagnères-de-Bigorre a pu permettre de franchir les cols de Payresourde et la Hourquette d’Ancizan. Mais avec une dernière difficulté à 30 kilomètres de l’arrivée, pas sûr que les favoris s’expliquent. Ce sont davantage les baroudeurs grimpeurs qui devraient s’illustrer dans cette journée. A moins qu’une surprise démente ce scénario.

Tour de France 2019 etape 12 parcours
Toulouse – Bagnères-de-Bigorre (202 km)

Il y aura plus l’occasion de faire des écarts sur les deux autres étapes pyrénéennes, beaucoup plus montagneuses ou en tout cas plus redoutables dans le final. Avec deux arrivées successives au sommet, le Tour de France abordera un moment charnière dans l’avant-dernier week-end. A commencer par l’étape Tarbes-Tourmalet, qui semble déjà très alléchante. Avec ce mythe comme arrivée d’étape, il est certain que les meilleurs grimpeurs ne pourront pas se cacher. En plus d’une victoire de prestige à la clé, c’est une belle opération en vu du général qui peut être réalisée. Sur cette étape, plus d’un connaîtra des difficultés et verra ses espoirs partir définitivement.

Tour de France 2019 étape 14 parcours
Tarbes – Tourmalet (117 km)

A moins que le lendemain avec la répétition des efforts ne fasse plus de dégâts encore. Sur 185 kilomètres entre Limoux et Foix, pas moins de quatre cols devront être franchis dont le Mur de Péguère et le Prat d’Albis, une ascension inédite. Longue de 11,8 kilomètres à 6,9%, cette arrivée au sommet s’annonce difficile et pourra sacrer qu’un homme en grande condition. Au soir de la quinzième étape et après plusieurs étapes de montagne, il sera alors possible d’en savoir plus sur les intentions et les objectifs encore réalisables pour chacun.

Tour de France 2019 etape 15 parcours
Limoux – Foix (185 km)

Tour de France 2019 : une première semaine déjà corsée

La Belgique, la Planche des Belles Filles, le Massif Central,… Dès la première semaine, le Tour de France 2019 ne manquera pas de moments-clés. Plusieurs étapes auront nécessairement un impact sur le classement général même si la route restera encore longue avant de rallier Paris.

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Tour de France 2019 : de la plaine et un chrono par équipes pour commencer

Comme tous les ans, les sprinteurs seront à la fête lors de la première semaine. Mais il n’y aura pas que des arrivées massives prévues, loin de là. De quoi donner du piment à ce Tour de France 2019 quasiment d’entrée de jeu. Après une entrée en matière sur 192 kilomètres autour de Bruxelles destinée aux coureurs rapides, c’est dans cette même ville qu’aura lieu le lendemain un contre-la-montre par équipes. Long de 27 kilomètres, il sera important à négocier prioritairement pour les protagonistes du général. L’un d’entre eux pourrait bien même se retrouver avec la tunique jaune au soir de la deuxième étape.

Ensuite, c’est une étape entre guillemets plus calme qui devrait attendre le peloton entre Binche et Epernay (214 km). Les sprinteurs devraient une nouvelle fois se disputer la victoire à moins qu’un baroudeur n’en décide autrement. Le jour suivant, de Reims à Nancy, le kilométrage est similaire (215 km) tout comme le scénario qui devrait se dérouler. Ce sera peut-être même la seule fois où deux étapes de suite risquent de se terminer avec un peloton assez groupé. Après, les difficultés vont commencer à apparaître et donc le dénivelé va s’en ressentir immédiatement.

Vosges : un massif intermédiaire mis à l’honneur

Avec l’étape entre Saint-Dié-des-Vosges et Colmar, c’est un premier changement de braquet, mais pas radical. Les grimpeurs-baroudeurs seront clairement sur un terrain qui va leur convenir. Les principales difficultés sont toutes situées sur la dernière partie du tracé dont le sommet de la dernière ascension qui est à quinze kilomètres du but. De quoi rendre le final animé avec une descente et quelques kilomètres de plat pour finir.

Tour de France 2019 étape 5 parcours
Saint-Dié-des-Vosges – Colmar (169 km)

Le lendemain, les choses seront plus dures. La première explication entre les cadors devraient avoir lieu, c’est même une certitude tant le profil est exigent avant d’arriver sur la Planche des Belles Filles. Le Markstein, le Grand Ballon, le Hundsruck, le Ballon d’Alsace, le Col des Chevrères sont les différents obstacles qui attendent les coureurs avant la redoutable montée finale. Celle-ci a fait des dégâts lors de ses trois précédents passages en 2012, 2014 et 2017. L’édition 2019 ne devrait pas déroger à la règle. En plus, il y aura un kilomètre supplémentaire à faire, qui empruntera des passages aux environs des 20%. Un premier tournant dans cette Grande Boucle ?

Tour de France 2019 etape 6 parcours
Mulhouse – La Planche des Belles Filles (157 km)

Le Massif Central traversé par la Grande Boucle

Le lendemain, c’est normalement un retour au calme qui est prévu vers Chalon-sur-Saône. Mais le temps de répit devrait être de courte durée avec une étape entre Mâcon et Saint-Etienne plus que piégeuse. Vraiment le genre de parcours qui peut permettre de lancer de grandes manœuvres et qui sera difficile à contrôler pour l’équipe du leader. Alléchante sur le papier, reste à voir ce qu’elle donnera le 13 juillet.

Tour de France 2019 etape 8 parcours
Mâcon – Saint-Etienne (199 km)

Pour ce qui est du lendemain, le jour de la fête nationale, beaucoup de Français tiendront à briller. En destination de Brioude, ville de Romain Bardet, le parcours sera assez vallonné et pourrait bien convenir à un membre d’une échappée. A mois de quinze kilomètres du terme, une dernière difficulté peut permettre de faire la différence. Et qui sait le coureur d’AG2R La Mondiale aura aussi peut-être une idée en tête.

Tour de France 2018 etape 9 parcours
Saint-Etienne – Brioude (170 km)

Pour clôturer cette première semaine, les coureurs s’élanceront de Saint-Flour pour filer vers Albi, ville chère à Lilian Calmejane. Le coureur de Direct Energie aura très certainement à cœur de briller sur ses terres. Pour cela, il faudra prendre la bonne échappée dans un premier temps et battre tous ses potentiels rivaux dans le final, mais aussi résister au peloton qui tentera de ramener les sprinteurs pour jouer la victoire.

Parcours Tour de France 2019 : De Bruxelles aux Champs-Elysées

Ce jeudi, le parcours du Tour de France 2019 (6 – 28 juillet) a été dévoilé. La Grande Boucle s’élancera de Bruxelles, et commencera par une étape en ligne. Ce sera le cinquième Grand Départ donné de Belgique. Lors des trois semaines de course, le peloton passera notamment vers le Massif Central, les Pyrénées avant de se diriger vers les Alpes qui s’annoncent décisives. Deux contre-la-montre (un par équipe et un individuel) auront également lieu. Et comme il est de tradition, l’Avenue des Champs Elysées marquera la fin de cette 106e édition longue de 3 460 kilomètres.

Le parcours du Tour de France 2019 : 7 étapes de plaine, 5 vallonnées, 7 de montagne et 2 chronos

Bruxelles pour commencer. Les engagés du Tour de France 2019 débuteront du côté de la capitale belge avec une étape en ligne. Celle-ci devrait tourner logiquement en faveur d’un sprinteur. L’enjeu est énorme car il va s’agir d’endosser le premier maillot jaune de cette édition, qui ne va pas tarder à rentrer dans un moment fatidique pour les prétendants au général. Dès le lendemain, à nouveau à Bruxelles, un contre-la-montre par équipes de 27 kilomètres permettra de dégager une première hiérarchie. Pour certains, l’objectif sera de creuser un certain écart alors que pour d’autres, limiter la casse sera le but poursuivi.

C’est durant la troisième journée de course partant de Binche que le peloton quittera la Belgique, le seul pays étranger traversé, pour arriver en France du côté d’Epernay. Dans cette suite de la première semaine, un rendez-vous retiendra particulièrement l’attention. C’est la sixième étape qui se terminera à la Planche des Belles Filles. Montée pour la première fois en 2012, cette difficulté sera déjà empruntée pour la quatrième fois en 2019. Devenu désormais incontournable, ses redoutables pentes représenteront un premier grand test pour les favoris d’autant plus que l’arrivée rallongée d’un kilomètre par rapport aux autres passages va rendre l’ascension encore plus dure. Des passages aux environs des 20% seront à gravir avant de franchir la ligne. C’est dire ce qui attend les coureurs.

Mais cette entame de Tour de France ne manquera pas de piment avec deux jours plus tard une arrivée jugée à Saint-Etienne. Durant cette journée, les coureurs seront en prise à chaque instant, ce qui peut promettre des évolutions au général. Pour les sprinteurs, il ne faudra pas rater les quelques opportunités sur les dix premiers jours, car ensuite les grimpeurs auront très largement les faveurs des pronostics.

Plusieurs arrivées au sommet

Au contraire des années précédentes, la première journée de repos n’interviendra pas le lundi mais bien le mardi. C’est donc dix premières étapes qui auront lieu de façon ininterrompue avant que la deuxième semaine ne démarre. Cette dernière sera constituée en grande partie de la montagne. Mis à part l’arrivée à Toulouse favorable aux sprinteurs, les autres journées pourraient avoir une incidence plus ou moins importante sur le général. Le contre-la-montre de Pau sur 27 kilomètres sera le seul individuel dans cette édition. De quoi ravir les moins bons spécialistes. Avec les arrivées à Bagnères-de-Bigorre, mais surtout au Tourmalet et au Part-d’Albis, certains pourraient bien perdre toutes leurs illusions. Le programme pyrénéen s’annonce en tout les cas corsé avec deux arrivées au sommet. Le nombre sera similaire dans les Alpes, la semaine suivante.

La troisième et dernière semaine promet d’être dantesque. Elle montera progressivement en puissance avec un tracé qui ne cessera de se durcir. Après une étape à Nîmes, puis une fin plus vallonnée à Gap, le triptyque alpestre atteindra des hauteurs qui permettront aux grimpeurs de s’illustrer. Lors de la 18e étape, entre Embrun et Valloire, les mythiques cols de l’Izoard et du Galibier seront à escalader. Le lendemain, les coureurs passeront par le Col de l’Iseran situé à plus de 2 700 mètres d’altitude avant d’en terminer par la montée de Tignes. Et alors que les organismes seront déjà bien empruntés, l’avant-dernière étape du Tour 2019 entre Albertville et Val Thorens comportera le Cormet de Roselend, mais surtout une arrivée à 2 365 mètres d’altitude, soit la troisième plus haute de toute l’histoire du Tour. Le dernier obstacle avant de pouvoir relâcher la pression et finir en apothéose sur les Champs-Elysées le lendemain.

Le programme complet du Tour de France 2019

Etape 1 : Bruxelles – Bruxelles (192 km)

Etape 2 : Bruxelles – Bruxelles (27 km – CLM par équipes)

Etape 3 : Binche – Epernay (214 km)

Une étape entre la Belgique et la France loin d’être évidente. Si le tracé est à considérer comme plutôt plat et favorable aux sprinteurs, il n’est pas certain d’assister à une arrivée massive du côté d’Epernay. En cause, quelques côtes notamment présentes dans les trente derniers kilomètres qui auront pour but d’user le peloton. Cela pourrait même inciter certains coureurs de passer à l’offensive. De quoi offrir un scénario des plus indécis pour le retour en France dans cette 106e édition.

 Etape 4 : Reims – Nancy (215 km)

Etape 5 : Saint-Dié-des-Vosges – Colmar (169 km)

Les premiers véritables difficultés de ce Tour de France 2019. C’est pour la cinquième étape à l’occasion d’une journée disputée entre Saint-Dié-des-Vosges et Colmar. Si c’est loin d’être encore de la haute montagne, cela doit inciter tout de même à la méfiance concernant les candidats au général. Dans les quarante derniers kilomètres, l’enchaînement Côte des Trois-Epis et Côte des Cinq Châteaux fera indéniablement une certaine sélection. De là à voir des favoris se distinguaient ou à flancher, ce serait étonnant. Mais la prise de risque peut valoir le coup sachant qu’à peine une quinzaine de kilomètres sépare le dernier sommet de la ligne d’arrivée.

Etape 6 : Mulhouse – Planche des Belles Filles (157 km)

Ce sont ni les Alpes, ni les Pyrénées, mais c’est une vraie belle journée de montagne qui attendra les coureurs du Tour de France 2019 en ce jeudi 11 juillet. Sur les 157 kilomètres, ils devront notamment passer par cinq difficultés répertoriées toutes redoutables sans exception. A commencer par Le Markstein qui sera prolongé du Grand Ballon. Le point le plus haut de la journée culminant à 1 336 mètres d’altitude. Puis, après la descente et une phase plate très courte, la course abordera le Col du Hundsruck. Passé la mi-parcours, le Ballon d’Alsace sera à grimper avant de se rendre progressivement vers le Col des Chevrères. Cette montée n’est pas très longue mais propose de forts pourcentages qui feront très certainement la sélection. Et c’est seulement après tout ça qu’il sera temps de la Planche des Belles Filles où sera jugée une nouvelle arrivée, la quatrième depuis 2012. Devenu en peu de temps un incontournable, elle a toujours permis de faire certains écarts entre les favoris. Et au vu du profil, tout laisse à croire qu’un scénario similaire peut se reproduire.

Etape 7 : Belfort – Châlon-sur-Saône (230 km)

Etape 8 : Mâcon – Saint-Etienne (199 km)

Pas de grands cols, mais la journée de moyenne montagne par excellence. Entre Mâcon et Saint-Etienne, les coureurs ne seront pas au bout de leurs peines. Mis à part dans la première partie de course, les difficultés vont constamment s’enchaîner ne laissant aucun répit. Il se pourrait bien que cette étape sorte de l’ordinaire. En tout cas, elle offre aux tempéraments offensifs un magnifique terrain d’expression. Autant un homme fort membre d’une échappée peut profiter de ce dénivelé pour aller jouer la gagne qu’un favori peut se dévoiler et faire un grand coup. Dans le Forez, tout peut être imaginé, ce qui donne forcément une saveur particulière à cette journée.  

Etape 9 : Saint-Etienne – Brioude (170 km)

Ressemblant dans certains aspects à l’étape de la veille, celle-ci entre Saint-Etienne et Brioude devrait s’avérer de nouveau difficile pour le peloton à contrôler. Les portions plates seront que très peu présentes. Si le Mur d’Auret-sur-Loire placé dans la première partie pourra profiter aux baroudeurs pour se dégager, c’est surtout la côte de Saint-Just qui devrait avoir une incidence dans le final. Son sommet à douze kilomètres du terme peut laisser envisager plusieurs scénarios.

Etape 10 : Saint-Flour – Albi (218 km)

Etape 11 : Albi – Toulouse (167 km) 

Etape 12 : Toulouse – Bagnères-de-Bigorre (202 km)

Une entrée dans les Pyrénées en douceur. Ce n’est pas une journée terrifiante à laquelle sera confronté le peloton. Avec deux cols réputés mais assez loin de l’arrivée, cela devrait plus être une bataille pour la victoire d’étape que celle pour le général. Le sommet du Col de Peyresourde sera à environ 65 kilomètres de l’arrivée tandis qu’après l’ascension de Hourquette d’Ancizan, il en restera encore une trentaine à parcourir. Pas sûr donc qu’à Bagnères-de-Bigorre, la hiérarchie soit modifiée même quelque peu.

Etape 13 : Pau – Pau (27 km – CLM individuel)

Un test important. L’unique contre-la-montre individuel de cette édition se tiendra durant la treizième étape et ne sera pas très long. Il fera 27 kilomètres et effectué autour de la ville de Pau sur un parcours un petit vallonné dont une côte celle d’Esquillot, mais rien de bien méchant non plus. Les meilleurs rouleurs devront impérativement gratter du temps sur les grimpeurs pas trop à l’aise dans ce genre d’effort puisque dans la foulée du très lourd va arriver.

Etape 14 : Tarbes – Col du Tourmalet (117 km)

Une arrivée mythique pour une victoire de prestige en jeu. La deuxième étape en ligne dans les Pyrénées offrira un magnifique terrain de jeu pour les grimpeurs encore plus qu’en direction de Bagnères-de-Bigorre deux jours auparavant. Car, après la Planche des Belles Filles en première semaine, ce sera la deuxième arrivée au sommet de ce Tour de France. Et non des moindres avec le Col du Tourmalet, qui servira de juge de paix. Mythique ascension et réputé très difficile à la fois pour sa longueur et ses pourcentages, cela s’annonce comme un grand rendez-vous à ne pas manquer. En plus, l’étape sera courte (117 km), ce qui devrait favoriser l’action. A noter aussi qu’à la moitié du tracé le Col du Soulor sera également à franchir, avant de s’attaquer à ce géant de la Grande Boucle. Il est probable que plus d’un aura dit adieu à ses grandes ambitions au soir de cette étape.

Etape 15 : Limoux – Prat-d’Albis (Foix) (185 km)

Une dernière journée corsée dans les Pyrénées. Si elle n’atteindra pas les hauteurs telles que le Col du Tourmalet peut présenter, l’enchaînement des difficultés pourraient faire des dégâts. Avec le Port de Lers, suivi du Mur de Péguère, les coureurs seront déjà mis à contribution avant même de se frotter à une arrivée inédite sur le Tour. A Foix, ils en finiront par le Prat d’Albis, qui refermera le chapitre pyrénéen.

Etape 16 : Nîmes – Nîmes (177 km) 

Etape 17 : Pont-du-Gard – Gap (206 km)

Etape 18 : Embrun – Valloire (207 km)

Pas d’arrivée au sommet, mais un programme de choix. C’est ce qui attend les protagonistes lors de la dix-huitième étape. Une journée qui marque l’entrée de la course dans les Alpes. Et celle-ci sera directement réalisée de manière brutale avec trois cols à franchir. Après une mise en bouche avec le Col de Vars, deux géants du Tour feront face aux coureurs, le Col d’Izoard puis le Col du Galibier. De quoi ravir les adeptes de la montagne mais aussi des hautes altitudes. Leurs deux sommets respectifs culminant respectivement à 2 360 mètres et 2 640 mètres d’altitude. Une fois passé tout ces obstacles, une dernière descente mènera directement à l’arrivée jugée à Valloire.

Etape 19 : Saint-Jean-de-Maurienne – Tignes (123 km)

Une étape pas très longue et une arrivée au sommet. Autant d’éléments pour encore faire basculer le Tour de France à 48 heures de l’arrivée. L’étape entre Saint-Jean-de-Maurienne et Tignes peut en tout cas offrir ce genre de scénario. Reste à certains coureurs d’en profiter pleinement, mais il ne faudra pas attendre la toute fin sinon le gain risque d’être marginal. A cinquante kilomètres de l’arrivée, la course abordera le Col de l’Iseran, qui peut s’avérer redoutable en atteignant en plus les 2 770 mètres d’altitude. Ce sera le point le plus haut de cette 106e édition. Quand le sommet sera franchi, il ne restera plus que 38 kilomètres. La majorité d’entre eux seront surtout effectués en descente ou en plaine, avant de remonter pour rejoindre Tignes.

Etape 20 : Albertville – Val Thorens (131 km)

Des allures d’étape reine. En tout cas, l’organisation a fait le choix pour cette année de concentrer les difficultés jusqu’à la veille de l’arrivée finale traditionnelle à Paris. Pour le dernier opus alpestre, ce sera un menu très copieux en perspective. Trois cols ou côtes seront répartis sur les 131 kilomètres entre Albertville et Val Thorens. Après une entrée en matière de quelques kilomètres, il faudra déjà attaquer le Cormet de Roselend. Un premier obstacle de taille, qui se poursuivra par la côte de Longefoy quelques dizaines de kilomètres plus loin. Mais c’est surtout après avoir traversé la commune de Moûtiers que le pire est à venir avec la longue, très longue montée vers Val Thorens. Cette difficulté fait pas moins de 33 kilomètres. A ce seul chiffre évocateur, cela témoigne de ce que vont devoir affronter les coureurs. Mais aussi un terrain propice pour tenter les ultimes offensives afin de terminer à la meilleure place possible du général. Quand il en sera fini de Val Thorens, tous les pièges auront été déjoués et le vainqueur du Tour 2019 sera alors connu. Mais pas avant, le profil de cette avant-dernière journée peut réserver quelques surprises.

Etape 21 : Rambouillet – Paris Champs-Elysées (127 km) 

https://twitter.com/LeTour/status/1055417573326622721

Fernando Gaviria quitte Quick-Step pour rejoindre UAE Team Emirates

On savait le futur de Fernando Gaviria incertain, mais c’est maintenant officiel : il courra sous les couleurs d’UAE Team Emirates pour les trois prochaines saisons. Le sprinteur colombien de 24 ans a quitté la formation Quick-Step Floors, longtemps empêtrée dans la recherche d’un nouveau sponsor.

Neuf victoires cette saison pour Fernando Gaviria

C’est une pièce majeure de l’équipe belge qui s’en va. Après quatre saisons aux côtés de Patrick Lefevere durant lesquelles il a remporté 34 victoires, Fernando Gaviria a donc choisi UAE Team Emirates pour poursuivre sa carrière. Faisant partie des tout meilleurs sprinteurs de sa génération, le prodige colombien a notamment remporté deux succès sur le dernier Tour de France, et quatre lors du Giro d’Italia 2017 (aussi victorieux du classement par points). Malgré la perte d’un tel élément, Quick-Step conserve tout de même dans son effectif d’autres cadors du sprint mondial, que sont Viviani, Hodeg, et Jakobsen.

Comme l’a expliqué Patrick Lefevere dans une interview donnée à Sporza, les raisons du départ de sa pépite sont financières :

« Je n’avais pas trouvé de nouveau sponsor, j’étais embêté. J’ai donc demandé à l’agent de Gaviria de vérifier si d’autres formations seraient intéressées.« .

Le manager de la Quick-Step n’a pas dramatisé la situation :

« Il faut faire des choix. Avec Jakobsen, Viviani et Hodeg nous avons encore d’autres sprinteurs. Laisser partir Gaviria est un risque calculé : si je dois abandonner un coureur cher, autant que ce soit lui ».

Le principal intéressé a quant à lui exprimé toute sa satisfaction depuis le site internet de la formation émiratie :

« Avec ce nouveau maillot, je ne vais pas cacher mes objectifs, je veux les plus grandes victoires. Je suis ravi de pouvoir courir avec mes compatriotes Henao, Muñoz, et Molano. Je remercie vraiment UAE Team Emirates de croire en moi.« 

https://twitter.com/TeamUAEAbuDhabi/status/1055197251872743427

Stefan Denifl s’engage avec le Team CCC pour la saison 2019

Membre depuis 2017 de la formation Aqua Blue Sport (2e division mondiale), Stefan Denifl va retrouver bientôt le World Tour. L’Autrichien s’est en effet engagé avec la toute nouvelle équipe CCC Team née de la fusion entre BMC Racing Team et CCC Sprandi Polkowice. Son contrat actuel va pour le moment jusqu’au terme de la prochaine saison.

Stefan Denifl vient de trouver une équipe pour la saison 2019

CCC Team continue de prendre de l’envergure. Cette toute nouvelle équipe qui va connaître sa première saison dans le World Tour construit progressivement son effectif pour la prochaine saison. Stefan Denifl est le nouveau coureur à le rejoindre. Libre de tout contrat du fait qu’Aqua Blue Sport, son actuel équipe, a décidé de ne pas poursuivre, l’Autrichien se devait de trouver rapidement une destination. C’est chose faite désormais avec ce transfert officialisé.

Stefan Denifl aura pour défi de se relancer après avoir vécu une dernière saison assez frustrante. N’ayant pas réussi à réaliser de très grands résultats, 2018 ne fut pas aussi faste que 2017. Il y a seulement un peu plus d’un an, l’Autrichien réalisait la plus belle performance de sa carrière en remportant une étape du Tour d’Espagne. C’est sans aucun doute son plus grand accomplissement depuis ses débuts professionnels. Revivre une telle journée à l’avenir sera un des objectifs à viser avec CCC Team, qui lui accorde sa confiance. Et espère avoir flairer le bon coup.

« Je veux revenir à mon niveau de 2017 où je pouvais gagner des courses ici et là. Je veux aussi participer au travail d’équipe et rendre les fans et sponsors fiers. Même si mon programme de course n’est pas encore déterminé, le Tour d’Italie serait vraiment cool et c’est mon rêve de participer au Tour de France. Revenir au niveau WorldTour signifie tellement d’opportunités de disputer de belles courses. Je suis très heureux de pouvoir retrouver ce niveau. »

https://twitter.com/BMCProTeam/status/1055006038288748546

Mark Cavendish poursuit un an chez Dimension Data

Arrivé en fin de contrat avec la formation Dimension Data, Mark Cavendish vient de prolonger pour une saison supplémentaire. Le Britannique est désormais lié avec l’équipe World Tour sud-africaine jusqu’à la fin 2019 avec comme objectif de retrouver son meilleur niveau.

Mark Cavendish reste avec Dimension Data

Son avenir était encore incertain, il est désormais connu. Mark Cavendish ne quittera pas Dimension Data pour aller rejoindre une autre équipe en vue de la saison prochaine. Le sprinteur britannique portera encore le même maillot, au moins jusqu’au terme de l’année 2019. Sa formation a annoncé via les réseaux sociaux que son coureur phare resterait dans ses rangs un an minimum. C’est évidemment une nouvelle qui lève tous les doutes sur ce qui pouvait être sa prochaine destination.

En difficulté ces deux dernières saisons à cause d’un manque de résultats probants mais aussi des blessures qui ont stoppé son élan, le Cav compte sur les prochains mois pour se relancer. Dimension Data a relayé les propos de l’ex-champion du monde sur son site.

« Ce n’est un secret pour personne que les deux dernières saisons ont été très difficiles pour moi physiquement en raison de blessures et de maladies. La fatigue physique provoquée par le virus d’Epstein-Barr est terrible, mais le plus difficile a été l’impact sur mon travail, qui est ma vie et ma passion. Ne plus être capable de faire ce qu’on aime est très difficile à gérer et cela a un impact mental sur vous. »

A 33 ans, l’originaire de l’Île de Man est donc plus motivé que jamais pour prouver qu’un retour au sommet de la hiérarchie des sprinteurs est possible le concernant.

« Il semble que ma carrière a été faite de come-backs je suis sûr que 2019 sera dans la même veine, après quelques années difficiles dues à la maladie. Je sais que je suis sur la bonne voie pour revenir et dominer à nouveau dans le sport. »

https://twitter.com/TeamDiData/status/1055198998045384714

Quick-Step Floors remporte le classement par équipes de l’UCI World Tour

Quick-Step Floors clôt sa saison avec un succès collectif ! L’écurie belge a en effet terminé en tête du classement par équipes de l’UCI World Tour avec un total exceptionnel de 13 385,97 points, soit plus de 3 000 unités d’avance sur son dauphin, le Team Sky (10 213 p). C’est l’équipe allemande Bora-Hansgrohe qui complète le podium, cumulant elle 9 180 points.

Saison parfaite de bout en bout pour la Quick-Step Floors

C’est la cerise sur le gâteau. Après 10 mois de courses aux quatre coins de la planète, le team dirigé par Patrick Lefevere s’est vu remettre le trophée récompensant la meilleure équipe de l’année lors d’une cérémonie se déroulant en Chine (à l’occasion du Tour de Guangxi). Régulière tout au long de la saison, la formation qui prendra le nom de Deceuninck-Quick Step en 2019 (suite à la signature d’un nouveau partenariat) succède donc à la Sky, victorieuse l’an passé.

Sans remporter de Grand Tour, mais avec 73 victoires au compteur (dont Liège-Bastogne-Liège ou encore le Tour des Flandres), la Quick-Step Floors a su faire briller ses fortes individualités (Alaphilippe, Viviani, Gaviria), pour ainsi glaner autant de succès. Mais il ne faut pas réduire cette superbe année juste à ces trois coureurs, comme le soulignait très justement Philippe Gilbert lors de la cérémonie donnée à Guilin « Nos soixante-treize succès ne représentent pas seulement un beau butin en termes de quantité mais également en termes de qualité. Nous nous sommes imposés avec quatorze coureurs différents. Cela en dit long sur la force de notre équipe.« 

Pour les formations françaises en WorldTour que sont AG2R La Mondiale et Groupama-FDJ, le bilan est plutôt mitigé. L’écurie de Vincent Lavenu est passée de la 9ème à la 11ème place par rapport à 2017, tandis que celle de Marc Madiot a grimpé du 17ème au 14ème rang.

 

 

 

Simon Yates vainqueur de l’UCI World Tour 2018

Après des hauts et des bas, mais surtout au terme de la meilleure saison de sa carrière, le britannique de 26 ans Simon Yates est arrivé en tête du classement de l’UCI World Tour 2018. Le coureur de la Mitchelton-Scott devance Peter Sagan (Bora-Hansgrohe) de seulement 80 points, et le champion du monde Alejandro Valverde (Movistar) de plus de 450 points. Julian Alaphilippe (Quick-Step Floors), le premier français, termine quant à lui 8ème.

Simon Yates succède à Greg Van Avermaet

À l’issue du Tour de Guangxi (remporté par Gianni Moscon), la dernière épreuve du calendrier World Tour, Simon Yates est donc devenu le premier britannique à remporter l’UCI World Tour (Christopher Froome n’a jamais fait mieux que la 2ème place).

Même si sa saison avait bien commencé avec des victoires sur Paris-Nice et sur le Tour de Catalogne, le premier tournant de celle-ci a été le Giro d’Italia. Après 13 jours en tant que leader et 3 étapes remportées, Simon Yates avait du quitter sa tunique rose à 3 jours de l’arrivée suite à une terrible défaillance lors de la 19ème étape, où il avait accusé 39 minutes de retard sur Froome à l’arrivée. Mais malgré cette immense désillusion, le grimpeur de la Mitchelton-Scott a su rebondir, gagnant sur le Tour de Pologne avant de remporter la Vuelta, son premier Grand Tour. Vainqueur du classement combiné et du classement général avec 1 minute 46 d’avance sur son dauphin, le triomphe était total et mérité. Tous ces points accumulés ont donc permis a Simon Yates de devancer de peu le slovaque Peter Sagan, et ainsi succéder à Greg Van Avermaet, vainqueur en 2017.

Après une semaine ou j’ai coupé avec le vélo, j’ai réfléchi et c’était vraiment une année exceptionnelle dont je vais me souvenir pour toujours. […] J’aime courir avec l’instinct, c’est ce qui marche avec moi, c’est ce que mes fans aiment et j’espère que je vais continuer à faire ça et à décrocher d’encore meilleurs résultats dans les années à venir.

Côté français, ils sont trois à figurer dans le top 20 : Julian Alaphilippe (Quick-Step Floors) qui termine 8ème, Romain Bardet (AG2R La Mondiale) qui figure à la 14ème place, et Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) qui finit lui 17ème du classement.

Victoire de Robert Power sur la Japan Cup

Après sa 3ème place lors de la Japan Cup 2016, le jeune australien de 23 ans Robert Power (Mitchelton-Scott) s’est cette fois imposé sur cette même course, en remportant un sprint disputé à deux avec Antwan Tolhoek (Lotto NL-Jumbo). L’expérimenté Matti Breschel (EF Education First), arrivé une quarantaine de secondes après le duo de tête, complète le podium.

2ème victoire cette saison pour Robert Power

Le circuit vallonné de la 27ème édition de la Japan Cup (épreuve de l’UCI Asia Tour classée 1.HC) semblait propice aux échappées. En effet, 144,2 kilomètres étaient au programme de la course, soit 14 tours d’un circuit de 10,3 kilomètres comprenant une ascension de 4 kilomètres. Et c’est ce scénario qui s’est réalisé, permettant à Robert Power d’aller chercher un deuxième succès cette année, pour la dernière course de sa saison.

Après un départ prit sous un grand soleil, une échappée de trois coureurs s’est vite détachée du peloton. Rattrapés à une trentaine de kilomètres de la ligne, une contre-attaque de six costauds s’est alors formée, creusant rapidement un écart décisif pour la victoire. Mais dans la dernière ascension, Power et Tolhoek ont faussé compagnie au reste du petit groupe, pour aller se disputer la gagne en duo. Au sprint, le néerlandais n’a pas fait le poids, et Robert Power a pu s’adjuger la plus prestigieuse course cycliste japonaise.

Le coureur de la Mitchelton-Scott s’est par la suite exprimé via le site de son équipe, qu’il quittera la saison prochaine pour rejoindre la formation Sunweb : « Toute l’équipe a parfaitement couru aujourd’hui, et c’était super d’être de retour au Japon. J’avais adoré cette course il y a deux ans, c’est donc un plaisir de la remporter maintenant. C’est une victoire particulière car c’était ma dernière course sous les couleurs de Mitchelton-Scott, et je voulais donc donner le meilleur de moi-même, pour les remercier. »

 

Gianni Moscon remporte le Tour de Guangxi, Fabio Jakobsen rafle la dernière étape

La saison World Tour 2018 est maintenant terminée ! Au terme de la 6ème et dernière étape du Tour de Guangxi, c’est l’italien Gianni Moscon (Sky) qui a remporté le classement général, après une victoire au sprint de Fabio Jakobsen (Quick-Step Floors), devant deux coureurs de la Bora-Hansgrohe : Pascal Ackermann et Rüdiger Selig, respectivement 2ème et 3ème.

Fabio Jakobsen devance encore Pascal Ackermann

Après sa victoire lors de la 3ème étape, le néerlandais Fabio Jakobsen a remporté son deuxième succès sur le Tour de Guangxi 2018, une nouvelle fois devant Pascal Ackermann. Le jeune coureur de 22 ans a levé les bras pour la 9ème fois cette année, portant ainsi à 73 le nombre de victoires glanées cette saison par son équipe, l’écurie Quick-Step Floors. Quant à Gianni Moscon, il n’a pas été inquiété par ses concurrents, et a pu valider sa première place du classement général, grâce à un écart de 9 secondes avec son dauphin, l’autrichien Felix Großschartner de la Bora-Hansgrohe. Pour rappel, le champion d’Italie du contre-la-montre s’était emparé du maillot rouge au sommet de la 4ème étape, qu’il avait remportée en solitaire.

Sur les 169 kilomètres du parcours dessiné autour de la ville de Guilin, une seule difficulté pouvait perturber le scénario de la course : l’enchaînement coup sur coup d’une ascension de première puis de deuxième catégorie, aux deux tiers du parcours. Mais cela n’a pas suffit aux six échappés du jour, repris à une dizaine de kilomètres de l’arrivée par un peloton mené par la Sky, qui s’est ensuite dirigé vers un cinquième sprint massif en six étapes.

Sa victoire sur du jour a permis a Jakobsen de subtiliser le maillot bleu de meilleur sprinteur à Pascal Ackermann. Silvan Dillier (AG2R La Mondiale) a lui conservé sa tunique de meilleur grimpeur. À noter également la très belle 4ème place du français Rémi Cavagna de la Quick-Step Floors, à seulement 22 ans.

 

John Degenkolb remporte le critérium de la Japan Cup

Sur un parcours de 33,45 kilomètres à l’intérieur de la ville d’Utsunomiya (commune située au nord de Tokyo), l’allemand John Degenkolb (Trek-Segafredo) a remporté le critérium de la Japan Cup au sprint. Il a devancé sur la ligne Cameron Scott (Australian Cycling Academy) et Marco Canola (Nippo-Vini Fantini).

John Degenkolb se rassure en cette fin de saison

À la veille de la course en ligne de la Japan Cup, classée 1.HC et répertoriée dans le calendrier de l’UCI Asia Tour, John Degenkolb a donc remporté au sprint le court critérium d’ouverture de cette même Japan Cup. Le coureur allemand de 29 ans a pu ainsi se rassurer, lui qui n’avait plus gagné depuis sa victoire sur la 9ème étape du dernier Tour de France.

Même si ils ont été nombreux à tenter de s’échapper du peloton tout au long de la course, personne n’est parvenu à créer un réel écart, et c’est donc tout à fait logiquement que la course s’est jouée sur un sprint massif dans les rues d’Utsunomiya. À l’arrivée, le coureur de la Trek-Segafredo a exprimé toute sa joie et sa satisfaction après cette jolie victoire :

« Le Japon c’est exceptionnel, gagner ici après un énorme travail d’équipe c’est juste génial ! Dès le début, nous avons pris le contrôle de la course. Je suis tellement heureux de finir cette belle saison avec une victoire, et de récompenser cette équipe pour la confiance accordée tout au long de l’année ».

 

Matteo Trentin enlève la 5ème étape du Tour de Guangxi, Moscon reste leader

La 5ème étape du Tour de Guangxi était la plus longue de l’édition 2018. Et au terme d’un parcours de 212,2 kilomètres, c’est l’italien Matteo Trentin (Mitchelton-Scott) qui s’est imposé au sprint, devançant de peu Pascal Ackermann (Bora-Hansgrohe) et Jasper Stuyven (Trek-Segafredo). Gianni Moscon (Sky) conserve quant à lui le maillot de leader sur les épaules.

2ème victoire de la saison pour Matteo Trentin

En plus d’être la plus la plus longue de l’épreuve, la 5ème étape du Tour de Guangxi comportait son lot de difficultés. En effet, quatre ascensions répertoriées au classement de la montagne (toujours dominé par le suisse Silvan Dillier) étaient au programme de la journée. Mais malgré cela, Matteo Trentin a tenu, et est allé remporter au sprint la 2ème victoire de sa saison, après son titre de champion d’Europe acquis en août dernier.

Une nouvelle fois sous la pluie chinoise, une échappée intéressante s’était rapidement constituée après le départ de la course. Malgré une avance maximale avoisinant les cinq minutes, les fuyards se sont inévitablement fait rattraper par le peloton, sous l’impulsion de la Sky, travaillant pour protéger le maillot rouge de son leader Gianni Moscon. Dans la dernière ascension du jour, le peloton s’est scindé en deux, propulsant un groupe d’une cinquantaine de coureurs à l’avant, qui ont ainsi pu se disputer la victoire au sprint. Chutant juste avant la ligne, le français Arnaud Démare (Groupama-FDJ) n’a pas pu participer à l’emballage final. Son compatriote Rémi Cavagna (Quick-Step Floors) s’est lui montré plus à son avantage, puisqu’il occupe grâce à sa régularité la 4ème place du général à l’issue de cette étape.

Gianni Moscon prend le pouvoir sur le Tour of Guangxi

Au terme de la quatrième étape du Tour of Guangxi, Gianni Moscon est devenu le nouveau leader de cette course par étapes World Tour. L’Italien a dominé l’ensemble de ses adversaires sur la montée finale dont Felix Grosschartner (Bora Hansgrohe) et Sergei Chernetski (Team Astana), qui ont terminé respectivement deuxième et troisième.

Gianni Moscon remporte l’étape reine du Tour of Guangxi

S’il y en avait une à gagner, c’était celle-ci. L’antépénultième étape de ce Tour of Guangxi 2018 était considérée à juste titre comme décisive pour le classement général final. C’était la seule parmi les six jours de course au programme qui pouvait vraiment permettre de faire la différence. Gianni Moscon est celui qui est arrivé à la faire au sommet de Mashan Nongla Scenic Spot. Le coureur du Team Sky, au-dessus du lot, n’a laissé aucune chance aux autres concurrents. Impérial dans l’ascension décisive, il s’est même imposé en solitaire avec plusieurs secondes d’avance sur ses plus proches poursuivants. Grosschartner a fini à 5 secondes et Chernetski a fini à 8 secondes. Cet avantage crée devrait permettre en toute logique à l’Italien de s’imposer au classement général final.

Il reste désormais deux étapes à parcourir dans ce Tour de Guangxi. Mais celles-ci ne vont certainement pas changer la hiérarchie établie depuis aujourd’hui. C’est pourquoi Gianni Moscon est plus que jamais en très bonne position. Il faudrait un sacré retournement de situation pour ne pas le voir triompher pour la première fois de sa carrière dans une course par étapes de niveau World Tour. De quoi finir l’année de la meilleure façon possible.    

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Jan Bakelants devient un nouveau coureur du Team Sunweb

Lié à l’équipe AG2R La Mondiale depuis 2015, Jan Bakelants va s’en aller vers une autre formation pour la suite de sa carrière. Lors de la saison 2019, le Belge courra pour le Team Sunweb, qui a décidé de renforcer son effectif avec la venue du coureur de 32 ans.

Team Sunweb recrute Jan Bakelants

Jan Bakelants va découvrir un nouvel environnement. Après avoir passé une partie de sa vie professionnelle chez AG2R La Mondiale, un nouveau chapitre va débuter pour lui chez Team Sunweb. Dans l’équipe néerlandaise, il occupera notamment le rôle de capitaine de route. Fort d’une belle expérience, cela fait une décennie que le Belge a fait ses débuts en tant que professionnel et neuf saisons qu’il évolue dans le circuit World Tour. A 32 ans, Bakelants atteint un niveau dans sa carrière où son vécu sera primordial pour les plus jeunes.

Se révélant un équipier précieux quand il était à 100% avec AG2R La Mondiale, Bakelants devra se montrer tout autant un élément essentiel avec le Team Sunweb. Dans cet effectif, le Belge va être aux côtés de Tom Dumoulin, Michael Matthews et Soren Kragh Andersen, qui sont les coureurs destinés à relever des grands objectifs. En ce qui concerne le Belge, il se pourrait bien que quelques occasions se présentent quand même durant la saison. Vainqueur d’une étape au Tour de France en 2013, Bakelants a déjà prouvé par le passé sa capacité à briller sur un grand événement. Reste à voir à quel niveau il évoluera sachant que la dernière saison n’a pas été celle escomptée. Tombé gravement sur le Tour de Lombardie 2017, le Belge est toujours à la recherche de ses meilleures sensations, qui arriveront peut-être dans les prochains mois.

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