Après 185,6 kilomètres de course et contre toute attente, c’est Michael Freiberg qui est allé conquérir le titre de champion d’Australie. Ce coureur de 28 ans a profité notamment du fait que l’échappée ait pris du champ avant de régler dans le final Chris Harper (Team BridgeLane) et Cmeron Meyer (Mitchelton-Scott), qui ont complété le podium de cette édition. Il succède au palmarès à Alexander Edmondson, lauréat l’an passé.
Michael Freiberg endosse la tunique de champion d’Australie
Un résultat pour le moins surprenant. La course en ligne du championnat d’Australie a offert un scénario particulier avec des seconds couteaux qui ont pu se mettre en évidence. Avec une échappée partie très tôt qui a pris assez rapidement ses distances avec le peloton, il était acté que ce ne serait une tête d’affiche qui s’imposerait. Un fait qui s’est parfaitement vérifié au fil des kilomètres jusqu’à la ligne d’arrivée. Et à ce jeu-là, c’est Michael Freiberg qui en a pleinement profité. Logiquement méconnu, ce coureur a constamment couru pour des formations australiennes modestes depuis l’entame de sa carrière. Mais surtout avant cette performance, il n’avait jamais réussi à remporter la moindre épreuve. C’est dire la sensation réalisée que cela représente.
C’est incontestable que ce succès le fait passer dans une autre dimension. L’année qui va se poursuivre s’annonce forcément particulière. Durant toutes les compétitions auxquels il prendra part, Freiberg revêtira la tunique du champion d’Australie. Ce ne sera pas dans des courses très réputées compte tenu du statut de ce coureur et de son équipe, qui évolue en Continental Pro (3e division). Mais être arrivé déjà dans cette situation est un formidable accomplissement, car c’était loin d’être un candidat sérieux au titre. Preuve que les courses nationales en circuit peuvent réserver toujours des surprises.
Du 15 au 20 janvier aura lieu le Tour Down Under 2019, première course par étapes de l’année cycliste. C’est notamment l’occasion de voir certains coureurs sous leurs nouvelles couleurs. Et après avoir passé l’intersaison, c’est enfin le temps pour chacun d’entre eux d’en découdre. Ceux qui prendront part à cette 21e édition démarreront à North Adelaide pour terminer quelques jours plus tard à Willunga Hill, soit un parcours 857,8 kilomètres à effectuer. C’est d’ailleurs dans cette dernière des six étapes que les favoris et outsiders devraient pouvoir lutter pour la victoire finale. Parmi les coureurs à suivre, Daryl Impey (Mitchelton-Scott) est évidemment concerné du fait de son statut de vainqueur sortant. Contre lui, Richie Porte (Trek-Segafredo), Wout Poels (Team Sky), Michael Woods (EF Eduxation First Pro Cycling Team) ou encore Diego Ulissi (UAE Team Emirates) apparaissent comme les plus sérieux rivaux. Mais encore d’autres outsiders auront des arguments à faire valoir. Retrouvez la liste des coureurs engagés et des favoris.
Les coureurs engagés sur le Tour Down Under 2019
Ils seront plusieurs à lorgner sur la victoire finale lors du Tour Down Under 2019. De quoi démarrer de la meilleure manière qui soit cette saison. Mais un seul arrivera à mettre son nom au palmarès. Parmi tout ceux qui prétendent à remporter cette course par étapes disputée en Australie, il y aura notamment un coureur emblématique du pays Richie Porte (Trek-Segafredo). Deuxième l’année dernière, le lauréat de l’épreuve en 2017 essaiera de rééditer pareille performance. Autre Australien ancien vainqueur, Rohan Dennis (Bahrain Merida) aura clairement son mot à dire pour réaliser la passe de deux après 2015. Ce même objectif qu’aura en ligne de mire Daryl Impey (Mitchelton-Scott) qui était parvenu à s’imposer il y a quasiment un an. Tom-Jelte Slagter (Team Dimension Data) sera aussi en quête d’un deuxième succès. Dans les autres coureurs à suivre, des sprinteurs de renom feront partie des engagés. Caleb Ewan (Lotto Soudal) fera tout son possible afin de briller à domicile. Pour lui rendre la tâche difficile, Peter Sagan (Bora-Hansgrohe) et Elia Viviani (Deceuninck – Quick Step) seront des prétendants concernant les victoires d’étapes. C’est donc à tous les niveaux qu’une féroce lutte est attendue pour cette 21e édition.
Favoris et outsiders du Tour Down Under 2019
***** Richie Porte
**** Daryl Impey, Rohan Dennis
*** Diego Ulissi, Michael Woods, Wout Poels
** Domenico Pozzovivo, George Bennett, Michael Valgren, Jay McCarthy
* Tom-Jelte Slagter, Pierre Latour, Luis Leon Sanchez, Nathan Haas, Dries Devenyns
Equipes et coureurs engagés – Liste des participants
Ce sont 19 équipes de 7 coureurs maximum qui prendront le départ de ce Tour Down Under 2019, première course par étapes de l’année, soit 133 coureurs engagés qui auront à parcourir 857,8 kilomètres répartis sur les six jours de course.
A l’occasion du cyclo-cross organisé à Gullegem, Mathieu van der Poel est parvenu à atteindre une statistique remarquable. Le Néerlandais a décroché sa centième victoire depuis l’entame de sa carrière. Un chiffre déjà exceptionnel pour un coureur hors norme, qui ne cesse de franchir les paliers les uns après les autres sans difficultés particulières.
Mathieu van der Poel, le cap des 100 franchi
C’est le genre de journée qui marque une carrière. Si ce n’était pas le cyclo-cross le plus prestigieux de la saison à Gullegem, cela n’empêche pas le fait que Mathieu van der Poel a réussi à obtenir une nouvelle victoire. La vingt-et-unième de sa saison en vingt-trois courses mais surtout la centième de sa jeune carrière. A seulement 23 ans, le Néerlandais a déjà réussi à atteindre un tel chiffre. C’est dire à nouveau la qualité du porteur du maillot de champion d’Europe, qui n’est plus à démontrer depuis un certain temps. Et en plus, rien ne semble l’arrêter en si bon chemin.
Dans les prochaines semaines puis les mois à venir, les objectifs seront nombreux. A commencer par les différentes épreuves de cyclo-cross qui comprennent son championnat national, les dernières manches de coupe du monde et les championnats du monde. Puis, ce sera le moment de passer à la route où sa priorité sera tournée vers les classiques du printemps. Entre Gand-Wewelgem, le Tour des Flandres ou encore l’Amstel Gold Race, il prétend à être performant et obtenir le meilleur résultat possible dans ces épreuves prestigieuses du calendrier. De beaux défis en perspective.
A noter que dans la course du jour, Gianni Vermeersch et David van der Poel ont complété le podium. Le champion du monde Wout Van Aert et le leader de la coupe du monde Toon Aerts avaient fait le choix de ne pas participer. Mais tout ce beau monde sera bel et bien réuni ce dimanche 6 janvier pour la septième et avant-dernière manche du DVV Trofee, qui est dominé actuellement par un certain… Mathieu van der Poel.
Du 15 au 20 janvier se déroulera le Tour Down Under 2019. C’est la 21e édition de cette épreuve qui marque le début de la saison cycliste et aussi du calendrier World Tour. La course s’élancera de North Adelaide pour s’achever à Willunga Hill. L’ensemble des coureurs engagés devront parcourir au total six étapes toutes en ligne qui représenteront 857,8 kilomètres. Lors de la précédente édition en janvier 2018, la victoire finale était revenue à Daryl Impey (Mitchelton-Scott). Le Sud-Africain avait réussi à devancer Richie Porte (BMC Racing Team) pourtant dans le même temps et Tom-Jelte Slagter (Team Dimension Data) complétait le podium en terminant à seize secondes. Ces trois coureurs seront de nouveau présents au départ de la course phare australienne.
Tout savoir sur le Tour Down Under 2019
Le 21e Tour Down Under restera sur les mêmes principes qui font sa réputation depuis tant d’années. Une large part belle sera accordée aux sprinteurs, qui auront à nouveau l’occasion de s’illustrer assez largement. Cela promet de belles passes d’armes entre plusieurs des meilleurs mondiaux qui feront le déplacement en terre australienne. De l’autre côté, les puncheurs et grimpeurs devraient logiquement ferrailler pour le gain du classement général final. Chaque seconde, la moindre bonification pourrait s’avérer cruciale pour terminer à la première place. Mais une autre chose est certaine, c’est que rien ne sera joué jusqu’à la dernière étape où l’arrivée va être jugée à Willunga Hill. C’est cette ascension empruntée chaque année qui permettra d’établir la hiérarchie définitive après donc 857,8 kilomètres de course et six étapes en ligne. Le vainqueur sortant Daryl Impey essaiera d’être le premier coureur à conserver son titre dans cette compétition, mais la concurrence menée par Richie Porte (1er en 2017, 2e en 2018) fera tout son possible pour que cette performance ne soit pas atteinte.
Parcours du Tour Down Under 2019 (2.UWT)
Mardi 15 janvier – Etape 1 – North Adelaide / Port Adelaide (132,4 km)
Pour commencer la saison 2019, la première étape du Tour Down Under 2019 devrait déboucher en toute logique sur une arrivée au sprint. Pourtant, une grande partie de la journée sera vallonné laissant que très peu de temps de répit. Mais une fois le cap des cents kilomètres passés, le tracé sera beaucoup plat. Cela permettra aux différents trains de placer dans les meilleures conditions possibles leurs sprinteurs respectifs, qui devront ensuite terminer le travail. En plus de la victoire, c’est un premier maillot de leader qui va être en jeu.
Mercredi 16 janvier – Etape 2 – Norwood / Angaston (149 km)
Les sprinteurs de nouveau à la fête ? Comme la veille, ce sont eux qui devraient pouvoir profiter du parcours proposé. En plus, l’étape sera globalement un peu moins vallonné, ce qui va favoriser certainement une arrivée avec un comité important. A noter cependant que le final disputé ce jour-ci sera en légère montée. Un facteur important à prendre en considération.
Jeudi 17 janvier – Etape 3 – Lobethal / Uraidla (146,2 km)
Pas de répit. C’est ce qui va attendre le coureurs lors de cette troisième étape. Le plus facile sera les premiers kilomètres, car ensuite les courtes acensions ou faux-plats montants ne vont pas cesser. En passant la ligne d’arrivée à sept reprises, le circuit vallonné va avoir un effet usant au fil du temps, ce qui devrait provoquer une certaine sélection. Mais difficile de savoir quel type de coureur arrivera à en profiter. Un sprinteur arrivera-t-il à tenir jusqu’au bout ou bien un prétendant parviendra à s’illustrer ?
Vendredi 18 janvier – Etape 4 – Unley / Campbelltown (129,2 km)
Une première lutte entre les favoris ? En tout cas, la fin de cette étape peut inciter les prétendants à la victoire finale à se dévoiler. Car après un peu plus de 120 kilomètres, et donc très proche de l’arrivée, une difficulté (Corkscrew Road at Church Road) présentant un pourcentage moyen de 9% se présentera. Si sa longueur n’est pas très importante, cela n’empêche pas le fait de pouvoir creuser quelques écarts par rapport à d’autres concurrents sachant qu’en plus une fois le sommet franchi, seule une descente mènera à l’arrivée.
Samedi 19 janvier – Etape 5 – Glenelg / Strathalbyn (149,5 km)
L’avant-dernière étape promet un départ rapide. Avec une montée dès le départ, des coureurs afficheront l’intention de sortir et pourront bénéficier par la suite d’une partie pour le moins vallonné. Mais une fois le cap de la mi-course franchi, les portions plates ou moins difficiles seront plus présentes. De quoi avantager les sprinteurs désireux de jouer une dernière fois leurs cartes personnelles sur cette édition. A moins qu’un autre coureur ne parvienne à leur subtiliser le succès.
Dimanche 20 janvier – Etape 6 – McLaren Vale / Willunga Hill (151,5 km)
C’est l’étape reine, sans aucun doute. Pour le sixième et dernier acte de ce Tour Down Under 2019, les coureurs vont enfin s’expliquer dans la montée réputée de Willunga Hill. C’est celle-ci qui a pour habitude de dégager une certaine hiérarchie, et elle permet à de très nombreuses reprises à son vainqueur de remporter également le classement général. Cette année ne devrait pas déroger à la règle. C’est dire le caractère décisif de cette journée, qui comprendra deux parties bien distinctes. Si les 125 premiers kilomètres ne comprennent pas de difficultés particulières, ça sera beaucoup plus corsé par la suite avec la première des montées de Willunga Hill. Son sommet à vingt kilomètres du terme permettra de faire un premier état des lieux des forces en présence. Puis, il sera temps de se confronter à cette même ascension une seconde fois avec un pourcentage autour de 7,5% sur environ trois kilomètres. Et pour la première fois que cette arrivée à Willunga Hill clôturera la compétition, le vainqueur final sera forcément connu.
Pour la deuxième fois de sa carrière, Patrick Bevin vient de décrocher le titre néo-zélandais du contre-la-montre. Après 2016, le coureur portant le maillot de la formation CCC Team a très largement dominé l’épreuve. Hamish Bond, le tenant du titre, et Hayden Mccormick (Team BridgeLane) ont terminé sur le podium.
Patrick Bevin commence parfaitement l’année
Une réelle démonstration ! Patrick Bevin a réussi à surclasser ses adversaires durant ce championnat chronométrée en Nouvelle-Zélande. Très net vainqueur, le coureur de 27 ans a mis quasiment deux minutes à son dauphin, qui fut Hamish Bond le lauréat de la précédente édition. Cet écart est d’autant plus impressionnant que le parcours faisait quarante kilomètres. Mais visiblement le coureur de CCC Team était dans un très bon jour ne laissant aucune chance à la concurrence. C’est aussi une belle revanche sachant que l’année dernière, sa participation avait été impossible suite à une chute intervenue un peu plus tôt.
C’est donc de la meilleure manière possible que Patrick Bevin commence cette nouvelle saison. Pour lui, il s’agira désormais de tenter de réaliser en remportant la course en ligne. Une chose jamais réalisée jusqu’à présent. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir déjà tenté sa chance. Son meilleur résultat reste pour le moment une troisième place acquise en 2012.
Déjà sur la liste de départ en 2016 et 2017, Bob Jungels effectuera cette année son troisième Tour d’Italie en carrière. Son équipe Deceuninck-QuickStep a officialisé cette nouvelle à travers les réseaux sociaux. Pour le dernier vainqueur de Liège-Bastogne-Liège, finir dans le top 5 reviendrait à réaliser sa meilleure performance.
Bob Jungels dans les engagés du Giro 2019
Un candidat de plus pour le classement général. Après notamment Tom Dumoulin, Simon Yates, Primoz Roglic, Vincenzo Nibali, Alejandro Valverde, c’est la participation de Bob Jungels qui a été confirmée. Le Luxembourgeois occupera le rôle de leader dans ce Grand Tour pour l’équipe Deceuninck-QuickStep avec l’ambition légitime de pouvoir jouer les premiers rôles. Son passé dans cette course parle en tout cas nettement pour lui. Lors de ses deux précédentes apparitions, il est parvenu à terminer à la sixième place et à la huitième place du général tout en obtenant deux maillots blancs (classement du meilleur jeune). C’est dire à quel point le coureur de 26 ans s’y sent à l’aise. D’ailleurs comme c’est indiqué dans le communiqué de Deceuninck-QuickStep, il ne cache pas sa satisfaction de revenir cette année participer à cette compétition.
« J’adore le Giro, c’est une course magnifique et difficile qui te pousse au-delà de tes limites.C’est un parcours intéressant pour les bons coureurs de contre-la-montre. La première semaine n’a pas l’air si difficile mais les étapes s’annoncent imprévisibles. C’est ce qu’il y a de bien, avec le Giro : ce n’est pas une course où tout est contrôlé comme sur le Tour, et cela me convient. Il y a des ascensions difficiles, 60 kilomètres de chrono… c’est génial. »
Bob Jungels aura effectivement un rôle intéressant à jouer compte tenu du parcours proposé. Bon grimpeur, mais surtout à l’aise dans le contre-la-montre, il pourrait utiliser à merveille les trois qui seront programmés tout au long des trois semaines. Dans ce secteur, le Luxembourgeois aura l’opportunité de faire certaines différences par rapport à ses adversaires. Ses performances réalisées dans l’exercice solitaire cumulées à celles effectuées dans la haute montagne lui permettront ou non de prétendre à un grand résultat.
Auteur d’une belle dernière saison, Rudy Molard va démarrer cette année sur le territoire français. Pour le coureur de Groupama-FDJ, sa rentrée aura lieu au Tour de la Provence en février comme en 2018 et avec Paris-Nice comme premier grand objectif.
Rudy Molard privilégie les courses françaises
Pas de changement d’une année à l’autre. Entre 2018 et 2019, aucune modification n’est à signaler concernant le calendrier de Rudy Molard pour ce qui est de sa première partie de saison. En effet, le Français se rendra du côté du Tour de la Provence afin d’effectuer ses premiers jours de course. Il avait été déjà présent lors de la précédente édition. Puis, pour ne pas changer, c’est le Tour du Haut Var qu’il disputera. A noter que cette compétition va durer désormais trois jours et non plus deux comme c’était le cas auparavant.
Après avoir disputé ces deux courses par étapes qui ont lieu dans le sud de la France, Molard prendra part ensuite au Paris-Nice. Une course dans laquelle il s’était particulièrement fait remarquer l’an passé. Vainqueur d’une étape à Vence, il signait alors son plus grand succès depuis l’entame de sa carrière professionnelle. Mais depuis cette période, le coureur de Groupama-FDJ a parcouru du chemin comme en témoigne ses jours passés dans la tunique de leader lors du Tour d’Espagne. Les derniers mois lui ont fait incontestablement fait passer un cap, à lui de confirmer dès les prochaines semaines.
Se fixant le Tour de France comme grand objectif en 2019, Geraint Thomas prendra part à quelques compétitions auparavant dont le Tour de Suisse. Disputée entre le 15 et le 23 juin, ce sera seulement la deuxième fois de sa carrière que le Gallois y participera.
Geraint Thomas s’aligne sur le Tour de Suisse
Direction la Suisse avant le Tour de France. C’est le choix qui a été fait concernant la programmation de Geraint Thomas. Afin de ne pas reconstituer le duo Thomas-Froome avant la prochaine Grande Boucle, les rôles seront partagés le mois précédent. Autrement-dit, le Britannique fera le Critérium du Dauphiné alors que le Gallois disputera le Tour de Suisse. Ce sera l’occasion pour lui de briller à l’approche du grand événement de juillet. A noter tout de même que Thomas a couru une seule année cette épreuve, c’était en 2015.
Cette année-là, le statut de ce coureur n’était pas le même. Mais cela ne l’avait pas empêché de terminer à la deuxième place du classement général final. Son meilleur résultat acquis à cette période au niveau du WorldTour. Pour son retour, il essaiera cette fois-ci de l’emporter même si le principal sera de se montrer rassurant quant à sa forme physique pour défendre au mieux son statut de tenant du titre au Tour de France. Assurément, le Tour de Suisse sera une étape importante dans sa conquête d’un deuxième maillot jaune.
En même temps que l’annonce de sa présence au Tour de France par le Team Sky, Chris Froome participera également au Critérium du Dauphiné. Pour le Britannique, il s’agit d’un retour acté dans cette course par étapes après avoir manqué l’édition précédente.
Le Critérium du Dapuhiné disputé avec Chris Froome
Un retour fortement attendu. Alors que son principal objectif sera axé cette année sur le Tour de France, Chris Froome profitera notamment du Critérium du Dauphiné pour monter en puissance. Cette épreuve revient d’ailleurs dans son calendrier qu’il avait décidé de zapper la saison dernière. Ce choix était facilement explicable du fait que le Britannique avait participé au Tour d’Italie et voulait récupérer un maximum en vue du Tour de France. Un pari qui s’était avéré failli gagnant comme le démontre sa victoire finale dans le Grand Tour italien et son podium (3e) sur la Grande Boucle.
Ratant en 2018 de remporter son cinquième Tour de France, Chris Froome va donc retenter sa chance en 2019. Mais avec une approche bien différence et disons plus traditionnelle. Si le Giro ne sera pas à son programme, le Critérium du Dauphiné fera office de course de préparation pour l’un des leaders du Team Sky. Cette course par étapes d’une semaine lui a souvent réussi par le passé. Il s’y est déjà illustré en remportant à trois reprises le classement général, c’était en 2013, 2015 et 2016. Ces années correspondent d’ailleurs à trois de ses sacres sur le Tour. Peut-être que 2019 suivra le même chemin. Mais quatrième en 2017 lors de sa dernière participation, cela ne lui avait pas empêché de gagner dans la foulée son quatrième Tour de France.
En même temps que l’annonce de la présence commune de Geraint Thomas et Chris Froome sur le Tour de France, celle d’Egan Bernal sur le Giro a été officialisée. Le Colombien, qui participera pour la première fois de sa carrière à ce Grand tour y aura un rôle important. C’est dans la peau d’un coureur visant le classement général qu’il prendra le départ.
Le Tour d’Italie 2019 disputé avec Egan Bernal
Il n’aura pas fallu beaucoup de temps à Egan Bernal pour prendre de l’envergure chez le Team Sky. Dès sa deuxième saison dans cet effectif, le Colombien va occuper le rôle de leader au départ d’un Grand Tour. C’est dire à quel point son équipe lui accorde une sacrée confiance alors qu’il n’a que 21 ans. Logiquement peu expérimenté, ce sera la première fois que le coureur sud-américain commencera une compétition de trois semaines dans cette disposition. Pour autant, il pourrait s’avérer un candidat redoutable au classement général. Avec une équipe dédiée à son service, ce sera l’occasion de voir de quoi il est capable.
En 2018, Bernal a déjà montré de belles dispositions dans le circuit World Tour. Vainqueur du Tour de Californie et deuxième du Tour de Romandie, ses résultats obtenus sur une semaine ont été plus que satisfaisants. Sinon, sa découverte des Grands Tours et plus précisément du Tour de France fut aussi une belle réussite. Équipier modèle dans la montagne pour Chris Froome et Geraint Thomas, il avait été très important dans le sacre du Team Sky et terminait même à la quinzième place finale. C’est dire les capacités du Colombien, qui devrait en toute logique continuer à progresser. Le Giro 2019 pourrait marquer une étape importante… une première victoire d’étape, un premier top 10, top 5, voire un podium ou même une victoire finale en Grand Tour.
Pour le traditionnel GP Sven Nys qui se déroule le premier jour de l’année, un résultat sans grande surprise a eu lieu. Le champion d’Europe Mathieu Van der Poel qui a connu certaines péripéties durant cette course est tout de même parvenir à s’imposer. C’est sa vingt-et-unième victoire depuis l’entame de cette saison.
Le GP Sven Nys revient à Mathieu Van der Poel
Mathieu Van der Poel commence l’année 2019 comme il avait terminé la précédente au Superprestige de Diegem, par une victoire. Mais celle-ci n’a pas été obtenu après avoir réalisé une course limpide, sans accrocs. Deux faits intervenus dans les premières minutes ont bien failli modifier le tournant de l’épreuve du jour. Victime d’une chute, ce qui est assez inhabituel chez lui, le Néerlandais a du coup reculé au classement mais n’a pas mis beaucoup de temps pour remonter. Puis, c’est une crevaison qui l’a stoppé dans son élan. Elle sera sans grandes conséquences le concernant.
A la fin du deuxième tour, Van der Poel allait prendre le pouvoir sans jamais le quitter jusqu’à la fin. Impérial une nouvelle fois, la bagarre a eu lieu pour les places d’honneur. Arrivé avec un peu plus de trente secondes de retard, Toon Aerts a limité la casse en terminant à la deuxième place. Laurens Sweeck a complété le podium. A noter que Wout Van Aert le champion du monde avait fait le choix de ne pas se rendre sur cette épreuve.
Le résultat du jour a eu un impact immédiat au général du DVV Trofee avec un changement de leader. Alors que Aerts dominait depuis le Koppenbergcross, le Belge vient de se faire dépasser par Van der Poel, qui le devance désormais de huit secondes. Le septième et avant-dernier rendez-vous comptant pour cette compétition se déroulera ce dimanche à Bruxelles.
Pour le premier jour de l’année 2019, le Team Sky a décidé de lever le suspense sur le programme de ses principaux leaders. Geraint Thomas et Chris Froome vont se retrouver comme en 2018 au départ du Tour de France avec la première place en ligne de mire. L’un tentera de défendre son titre et d’obtenir une deuxième victoire tandis que l’autre essaiera de remporter la course pour la cinquième fois.
Team Sky aligne Thomas et Froome au Tour de France 2019
Le Team Sky et ses principaux coureurs affichent leurs ambitions. Pour cette nouvelle saison, la formation britannique ira finalement sur le Tour de France avec Geraint Thomas et Chris Froome. Ce même duo s’était déjà présenté lors de la précédente édition avec une belle réussite. Il avait réussi à terminer à la première et troisième place du classement général final.
Que ça soit avec l’un ou l’autre, l’objectif restera le même en 2019, celui de l’emporter. Une tâche pas simple, mais dont le Team Sky a pris l’habitude de relever depuis de très nombreuses années. Depuis 2013, seule une Grande Boucle lui a échappé. Et parmi toutes celles-ci, Froome a glané cinq succès et Thomas un. Vainqueur tous les deux de cette épreuve mythique, ils s’avanceront donc en position de co-leader au moment du Grand Départ donné le 6 juillet à Bruxelles. Ensuite, les faits de course ainsi que la forme de chacun permettra sans doute de dégager une certaine hiérarchie entre les deux coureurs. Mais ça s’annonce pas simple, car ils visent chacun le même but.
En 2019, le Tour de France sera l’objectif principal de Froome et de Thomas. A une seule nuance près que le Gallois pense également à briller un peu plus tard dans la saison, sur le contre-la-montre des mondiaux qui se dérouleront dans le Yorkshire. Et préférant se fixer ces priorités plutôt que de partir sur le Giro. En ce qui concerne le quadruple vainqueur de la plus célèbre course cycliste au monde, le Tour d’Italie ne fera également pas partie de sa programmation à la différence de l’année dernière. Il n’y défendra donc pas son titre afin de se concentrer sur la conquête d’un cinquième sacre au Tour. Là-bas, c’est seulement au 28 juillet, date correspondant à la dernière étape, que le pari pourra être considéré comme payant ou non.
Ambitieux et désireux d’avoir plus de responsabilités, Gianni Moscon va être servi en 2019. Pour cette prochaine saison, l’Italien aura de nombreux objectifs à relever. Dans la première partie, Tirreno-Adriatico, les classiques du nord et le Giro seront ses priorités. Avec l’envie de décrocher de grands résultats.
Une première partie d’année 2019 chargée pour Gianni Moscon
Un tout nouveau statut. C’est ce qui attend Gianni Moscon pour 2019. Dans le Team Sky qui est un effectif de très grande qualité, l’Italien va devoir endosser un rôle majeur et se montrer à la hauteur. Il sera leader plus d’une fois dans les mois à venir. A commencer par Tirreno-Adriatico (13 – 19 mars), qui constituera un objectif important sans oublier les Monuments Milan-San Remo, Tour des Flandres et Paris-Roubaix. D’ailleurs, le coureur de 24 ans ne s’en cache pas et affirme ses ambitions dans la Gazzetta dello Sport.
« La fin de saison m’a fait comprendre ce dont j’avais besoin pour être fort. Par rapport au passé je fais plus de volume et moins d’intensité. À Tirreno, je penserai au classement général. Ce type de course peut me convenir. Ensuite je serai leader de Sky sur les classiques et c’est à la fois une grande fierté et une grande responsabilité. »
Succéder au palmarès à Michal Kwiatkowski, autre coureur du Team Sky, serait évidemment la meilleure manière de prouver ses capacités sur les courses par étapes. Dans ce registre, le dernier vainqueur du Tour of Guangxi compte même aller plus loin que les épreuves d’une semaine. C’est pourquoi la 102e édition du Giro relèvera d’une importance capitale le concernant. Selon ses dires, elle lui permettra d’en savoir beaucoup plus sur ses réelles capacités à courir pour une place au général au bout de trois semaines de compétition.
« Je ne sais pas quelles seront mes tâches au Giro mais pour le classement général je vais essayer de tenir aussi longtemps que possible. Je pense qu’à mon âge il est bon d’expérimenter mes limites et de me tester pour mieux me connaître. Mais il y aura aussi des étapes où je veux faire quelque chose, comme celle de L’Aquila qui pourrait être une bonne opportunité. »
devSur sa lancée de ces précédentes sorties comme celle de Loenhout deux jours auparavant, Mathieu van der Poel a enchaîné avec une nouvelle victoire à l’occasion du Superprestige de Diegem (Belgique). Il s’agit de la vingtième de la saison pour le Néerlandais, qui poursuit sa moisson impressionnante.
Mathieu Van der Poel invaincu en Superprestige
Une année terminée en beauté. Pour la dernière course de 2018, c’est une nouvelle fois sans surprise que Mathieu Van der Poel s’est imposé. Dans une épreuve disputée de nuit sur le circuit de Diegem comptant comme la sixième manche du Superprestige, le Néerlandais a été dominateur. Mais ça n’a pas été le cas immédiatement comme ce fut des fois le cas ces dernières semaines.
Auteur d’un départ moyen tout comme son rival Wout Van Aert repoussé encore plus loin dans la hiérarchie, Van der Poel s’est d’abord retrouvé aux alentours de la dixième position. Puis, petit à petit, il est progressivement remonté dans le classement jusqu’à prendre les commandes en terminant le deuxième tour et commençant tout juste le troisième. C’est d’ailleurs dans celui-ci qu’un fait de course assez improbable le concernant allait se produire. Entrain de distancer Michael Vanthourenhout, il est alors tombé, stoppé par un bénévole qui se trouvait sur le tracé et qui ne l’a pas vu arriver. Heureusement, plus de peur que de mal. Et Van der Poel a repris sa marche en avant.
Au fil des tours, son avance s’est creusée. Pas même son dauphin Vanthourenhout en grande forme n’a pu l’accrocher malgré une belle résistance jusqu’au bout. Toon Aerts, leader de la coupe du monde, a lui complété le podium. Pour Van Aert, au terme d’une course plutôt compliquée, cela s’est terminé par une cinquième place. Au classement général de ce Superprestige 2018/2019, Van der Poel mène logiquement les débats avec six victoires en autant de manches disputées. Seul Aerts à dix unités peut encore espérer le déloger, mais cela paraît très peu probable et même impossible. Il ne reste plus que deux courses de Superprestige à effectuer en février prochain. Sinon, le prochain rendez-vous c’est déjà ce mardi pour le jour de l’an à l’occasion du GP Sven Nys comptant pour le DVV Trofee.
Victime d’un accident au début du mois de décembre, Samuele Manfredi n’est pas encore en passe d’être sorti d’affaire. L’Italien se retrouve à l’heure actuelle toujours dans un coma artificiel, mais des signaux positifs sont à retenir d’après la communication des dernières informations.
Samuele Manfredi, le point sur son état de santé
Pas rétabli, mais une amélioration notable. C’est ce qui est à relever d’après le message publié sur les réseaux sociaux de la part de Groupama-FDJ à propos de la situation de Samuele Manfredi. Pour en revenir aux faits, son coureur membre de la toute nouvelle équipe continentale avait subi un accident de la route il y a environ trois semaines. Celui-ci l’a dû le placer dans un coma artificiel et depuis cette journée, il semble bel et bien qu’il y a du mieux même si bien évidemment la prudence reste de mise.
D’après la formation française, son état de santé reste préoccupant mais des signes favorables avec des tests de réactivité encourageants sont notés également. De quoi se montrer confiant pour la suite des événements. Mais impossible pour l’heure de dresser un quelconque diagnostic définitif. Les prochains jours permettront d’en savoir certainement un peu plus encore sur l’évolution de l’état de santé. A 18 ans, Samuele Manfredi a déjà fait parler de lui dans la catégorie juniors en prenant la deuxième place de Paris-Roubaix.
Dernières informations au sujet de Samuele Manfredi : Son état de santé reste préoccupant mais on note des signes favorables avec des tests de réactivité encourageants. Merci de votre soutien.
Dans un entretien croisé avec Alberto Contador pour la télévision publique espagnole, TVE, Enric Mas a notamment évoqué son calendrier pour l’année à venir. Celui-ci sera en très grande partie tourné autour d’un seul événement, le Tour de France. Pour sa probable première participation, l’Espagnol veut s’affirmer déjà comme un candidat à la victoire finale.
Le Tour de France, l’ambition d’Enric Mas
Très peu connu il y a encore quelques mois, Enric Mas a changé depuis de dimension. Et c’est peu dire tant ses derniers résultats ont retenu particulièrement l’attention. Pour seulement son deuxième Grand Tour en carrière, l’Espagnol est parvenu d’éblouir de toute sa classe et de son talent la Vuelta en août-septembre dernier. Vainqueur d’une étape de montagne à Andorre l’avant-dernier journée de course, c’est encore plus sa deuxième place au classement général qui lui a permis de se distinguer. Une performance notable et dire qu’il n’a que 23 ans.
Enric Mas représente assurément l’avenir du cyclisme espagnol. Spécialisé dans le registre des courses par étapes, c’est dans ce créneau qu’il axera logiquement son programme en 2019. C’est le Tour d’Algarve (20 – 24 février) qui devrait marquer son entrée en lice. Puis, un bloc d’un mois interviendra entre la fin mars et la fin avril, du Tour de Catalogne à Liège-Bastogne-Liège. Entre temps, le coureur de Deceunick – Quick-Step se rendra sur le Tour du Pays Basque et la Flèche Wallonne. Et après voir réalisé ces compétitions, ce sera lors le moment de penser exclusivement au Tour de France, son principal objectif de l’année. Pour se préparer au mieux, le Tour de Suisse en juin lui permettra de peaufiner sa forme.
C’est un grand défi qui attend en tout cas Mas sur le prochain Tour de France. Auteur certes d’un podium dans une épreuve de trois semaines, l’Espagnol présente le désavantage d’être totalement inexpérimenté sur la Grande Boucle. Une faiblesse relative qu’il essaiera de contrecarrer en arrivant à s’illustrer pleinement dans la montagne. A son meilleur niveau, cela peut faire de sacrées étincelles.
A un peu plus d’un mois de la tenue de l’épreuve, le parcours de l’Etoile de Bessèges 2019 a été entièrement révélé. Cette 49e édition qui se passera sur quatre journées (7 – 10 février) devrait une nouvelle fois favoriser en grande partie les sprinteurs avant que les prétendants du classement général ne s’expliquent sur le contre-la-montre final à Alès. Tony Gallopin (AG2R La Mondiale) est le tenant du titre de l’épreuve.
Les profils des quatre étapes de l’Etoile de Bessèges 2019
Etape 1 : Bellegarde – Beaucaire (145 km)
Etape 2 : Saint Geniès de Malgoirès – La Calmette (158 km)
A un peu plus de deux semaines de l’entame du Tour Down Under, la formation Lotto Soudal a annoncé le nom des coureurs qui défendront leurs couleurs. Parmi les sept heureux élus, Caleb Ewan sera sans aucun doute le chef de file avec l’ambition de briller à domicile.
Lotto Soudal avec Caleb Ewan sur le Tour Down Under
Pour la première compétition officielle de l’année, Lotto Soudal abattra déjà une carte importante. Présente sur le Tour Down Under, elle aura à cœur de s’illustrer en gagnant au moins une étape avec son leader qui sera Caleb Ewan. L’Australien transfuge dans cette intersaison de l’équipe Mitchelton-Scott a pris l’habitude de commencer sur ses terres et bien lui en a pris. Sur les trois dernières éditions, le coureur de 24 ans a cumulé pas moins de sept succès d’étapes dont le dernier qui remonte à la 4e étape en 2018. Une réelle preuve que cette course lui convient à merveille, et il tentera de poursuivre cette très belle série sous un maillot différent.
Pour Lotto Soudal, ce sera sa meilleure chance de gagner au minimum une des six étapes programmées. Avec quelques arrivées au sprint, Ewan sera forcément attendu au tournant face à la concurrence. Pour l’aider dans cette mission, l’Australien pourra notamment compter sur un train qui lui sera dédiée. En l’occurrence, Adam Blythe et Roger Kluge auront pour rôle de l’amener dans les meilleures conditions possibles. Sinon dans l’optique du classement général, Thomas De Gendt devrait être le meilleur élément de cette équipe. Capable de coups d’éclats, le Belge peut s’avérer être un client redoutable pour lutter dans les premières positions.
Décidément, il n’y a rien à faire pour ses adversaires. Récent vainqueur de la manche de coupe du monde de Heusden-Zolder, Mathieu Van der Poel a poursuivi sur son élan en s’imposant sur le tracé de Loenhout comptant cette fois-ci pour le DVV Trofee. Derrière le champion d’Europe, Wout Van Aert et Toon Aerts ont dû à nouveau se contenter du podium.
Mathieu Van der Poel gagne une fois de plus
Quand va-t-il s’arrêter ? Mathieu Van der Poel enchaîne les courses les unes après les autres avec toujours le même résultat à la fin. Vainqueur à Loenhout pour le DVV Trofee, il a comme à son habitude dominé la concurrence et lui a laissé aucune chance. A aucun moment de la course, le Néerlandais n’a semblé en difficulté, et sa chute au deuxième tour n’a franchement rien changé à l’issue. Trop fort, c’est en patron que le Néerlandais s’est à nouveau imposé. En vingt-et-un cyclo-cross disputés, le porteur du maillot de champion d’Europe en a remporté dix-neuf. Une preuve supplémentaire s’il en fallait une de son emprise incroyable sur la discipline.
Dans cette course à Loenhout, Van der Poel a d’ailleurs rapidement pris le choses en main et montré aux concurrents qu’il n’y aurait pas le moindre espoir à nourrir. Dès qu’il a fait le choix d’accélérer, personne n’a été en mesure de le suivre. Une façon aussi de remettre les pendules à l’heure alors que l’écart qui le séparait de Wout Van Aert à Heusden-Zolder il y a deux jours n’était pas très conséquent. Vainqueur avec une dizaine de secondes d’avance, la marge était devenue plus ténue mais celle-ci a repris de l’ampleur sur cette journée. En finissant avec un avantage de quarante secondes, la victoire fut éclatante et acquise sans grandes difficultés.
Avec le résultat obtenu, Van der Poel a en plus fait une excellente opération dans l’optique du classement général du DVV Trofee. Pour établir la hiérarchie, il n’est pas question d’engranger un maximum de points, mais de faire le cumul des temps réalisés après chaque épreuve. A ce jeu-là, Toon Aerts demeure encore en tête après la cinquième manche mais son avantage est désormais très faible par rapport à Van der Poel qui est revenu à onze secondes. Une différence anodine après le très mauvais jour qu’avait connu le prodige néerlandaissur le Koppenbergcross. La prochaine épreuve du DVV Trofee disputée le jour de l’an (GP Sven Nys) sera très certainement l’occasion pour lui de passer en tête. Mais avant cela, ils se retrouveront ce 30 décembre à Diegem, sixième manche du Superprestige.
A quelques jours d’entrer en 2019, Michal Kwiatkowski a officialisé quelques grandes lignes de son programme. Dans les courses qui seront particulièrement visées par le Polonais, les classiques ardennaises, le Tour de France et les championnats du monde relèveront d’une importance capitale.
Michal Kwiatkowski, plusieurs grands objectifs en 2019
Dans moins de deux mois, Michal Kwiatkowski démarrera la saison 2019. Pour le coureur du Team Sky, qui a publié un message sur les réseaux sociaux, sa rentrée aura lieu du côté de l’UAE Tour (24 février – 2 mars). Un changement notable par rapport aux deux années précédentes où sa première apparition se faisait toujours sur le Tour de la Communauté de Valence, puis au Tour d’Algarve. Mais cette fois-ci, l’ex champion du monde a finalement décidé de se rendre en Asie pour entamer la saison prochaine. Après avoir disputé cette semaine, ses prochaines compétitions ne sont pas pour l’heure connues mais une chose est certaine, c’est que le triptyque des Ardennaises sera un point fort de son année. C’est en tout cas un objectif qu’il va cibler en priorité. Déjà vainqueur de l’Amstel Gold Race en 2015, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège ne sont pas inscrits à son palmarès.
Une fois la première partie de saison passée, le Tour de France suivra au mois de juillet. Dans cette épreuve, le Polonais aura aussi à cœur de briller que ça soit en se distinguant par une performance individuelle ou bien par une forte impression laissée comme équipier. Mais assurément sur les prochains championnats du monde, Kwiatkowski fera partie des principaux favoris. Sur le tracé du Yorkshire qui peut convenir à ses qualités, un deuxième titre mondial en carrière semble être dans ses cordes. Si une telle performance se réalisait, cela lui permettrait de boucler l’année de la meilleure manière possible.
Après avoir été coureur cycliste professionnel, Denis Menchov refait son apparition dans le monde du cyclisme, mais dans une configuration différente. Dès la prochaine saison, l’ex vainqueur du Giro et de la Vuelta sera dans la peau du directeur sportif de l’équipe Continental Pro Gazprom – RusVelo.
Nouvelles responsabilités pour Denis Menchov chez Gazprom – RusVelo
C’est parti pour une deuxième carrière. Celle de sportif haut niveau étant passée, c’est toujours dans le cyclisme qu’elle se déroulera pour Denis Menchov mais désormais en tant que directeur sportif. Une voie qui a été déjà choisie par plusieurs autres coureurs avant lui. Pour le Russe, il s’agira dans un premier temps de faire ses preuves et seul le temps pourra ainsi prouver ses réelles capacités dans ce rôle. C’est dans l’équipe de son pays Gazprom – RusVelo qu’il aura à mener cette mission.
Il est évident que son expérience du plus haut niveau va être un poids important dans cet effectif qui évolue dans la deuxième division mondiale. Auteur d’une carrière assez riche en terme de résultat, Menchov a connu de grands moments durant ses quatorze années de professionnalisme. Spécialiste avant tout des courses par étapes, c’est sur ces épreuves qu’il a réussi à construire la majorité de son palmarès. Ses plus beaux faits d’arme resteront assurément ses victoires au classement général final de la Vuelta en 2007 et au Giro en 2009. Et compte aussi deux autres podiums, l’un sur la Vuelta 2005 et l’autre obtenu sur le Tour de France 2008. Des performances qui témoignent d’une belle régularité au plus haut niveau. A lui désormais de transmettre le flambeau aux jeunes coureurs russes.
“Recently we have talked with Renat about the possibility of joining the team. It took me a while to make this decision, but of course I am glad to join the only Russian pro team. I hope my experience will be useful and I will be able to share it with the young riders” D. Menchov pic.twitter.com/mEnPGQrYnF
Alors que la saison 2019 approche à grands pas, le programme de Vincenzo Nibali prévu initialement sera modifié quelque peu. D’après les dires de son entraîneur Pablo Slongo à CyclingNews.com, le coureur italien ne sera finalement pas présent sur le Tour de la Communauté de Valence mais participera bien aux Strade Bianche.
Le calendrier 2019 de Vincenzo Nibali change un peu
A quelques semaines de débuter la nouvelle saison, Vincenzo Nibali a choisi de peaufiner une partie de son programme de courses. Sa rentrée était normalement prévue d’abord au Tour de la Communauté de Valence (6-10 février), mais finalement ce ne sera pas le cas. A la place, le coureur de Bahrain-Merida effectuera un autre stage en altitude au Mont Teide pour travailler les efforts en montagne. Cette décision repousse de ce fait sa première apparition en compétition à la fin du mois de février. A moins d’un autre changement entre temps, il fera partie des engagés de la première édition de l’UAE Tour, qui est en fait une fusion du Tour de Dubaï et du Tour d’Abu Dhabi.
Après avoir commencé l’année sur le continent asiatique, le reste de sa saison se fera intégralement en Europe, au moins jusqu’au Tour de France inclus. Dès le mois de mars, le vainqueur des trois Grands Tours ira sur les Strade Bianche. Une petite surprise sachant que ce cette épreuve n’avait pas été tout de suite programmée de sa part. Du coup, ça va être la cinquième fois de suite que le requin de Messine prendra le départ de cette mythique classique italienne. Et qui sait il pourrait bien jouer les trouble-fêtes. Puis, plus tard, Nibali essaiera de faire bonne figure notamment sur Milan-San Remo pour défendre son titre, ou encore sur Liège-Bastogne-Liège, le Giro et le Tour qui sont ses principaux objectifs ces prochains mois. Des objectifs élevés pour un coureur qui a toujours soif de succès et de garnir encore un peu plus un palmarès déjà bien rempli.
Seulement trois jours après avoir remporté la manche de coupe du monde disputée à Namur, Mathieu Van der Poel s’est de nouveau imposé. Pour le compte de la même compétition, le Néerlandais a dominé la concurrence sur le circuit de Heusden-Zolder. C’est sa cinquième victoire consécutive cette saison dans cette épreuve.
Mathieu Van der Poel ajoute une ligne de plus à son palmarès
Noël vient de passer, et les bonnes habitudes restent. Mathieu Van der Poel est toujours aussi dominateur dans le monde du cyclo-cross. La septième épreuve de la coupe du monde à Heusden-Zolder (Belgique) l’a une nouvelle fois prouvé. Pourtant, le scénario du début de course a pu laissé croire le contraire. Contrairement aux dernières sorties et même à cette saison en général, le champion d’Europe en titrene s’est pas détaché immédiatement. C’est même Toon Aerts, le porteur du maillot de leader de la coupe du monde, qui avait terminé le premier tour en tête de course. Le Belge menait alors un groupe à l’avant dont faisait notamment partie Van der Poel, mais à la sixième place. A ce moment là, un suspense légitime a existé. Peut-être que le roi de la discipline allait connaître un jour plus plus difficile. Mais rien de tout ça, le doute s’est en fait assez vite estompé.
Dans le deuxième et troisième tour, aucune véritable différence n’avait été encore faite. Michael Vanthourenhout et Toon Aerts accompagnait Mathieu Van der Poel, qui s’est mis tout à coup à accélérer au quatrième tour. Prenant d’abord rapidement quelques secondes d’avance, il s’est peu à peu envolé. En l’espace de quelques minutes, l’écart avec les plus proches poursuivants est passé de dix à trente secondes. Un matelas suffisamment confortable qui lui a permis de maintenir une allure élevée, mais de gérer parfaitement son effort. C’est derrière lui pour les places d’honneur que la course a vraiment été disputée. Avec Wout Van Aert qui a réussi à avoir le dernier mot pour franchir la ligne d’arrivée en deuxième position. La troisième place a été obtenue par le champion du monde espoirs Joris Nieuwenhuis auteur d’une très belle course. Et qui vient de décrocher son premier podium chez les élites en coupe du monde. Mais face à Van Aert le champion du monde et surtout contre Van der Poel, il n’y avait pas la possibilité de prétendre à mieux tant le Néerlandais a survolé les débats.
Un classement général resserré
Vainqueur désormais de cinq des sept premières manches de l’année, cela peut paraître paradoxal mais Van der Poel ne peut pas prétendre à remporter la coupe du monde. Absent sur les courses d’ouverture aux Etats-Unis, il avait de ce fait ouvert la porte. Et pourtant, il se retrouve déjà à la troisième place du classement ce soir avec 400 points engrangés, mais trop loin pour revenir sur la tête que possède encore Toon Aerts. Quatrième à Heusden-Zolder, le Belge a perdu quelques points précieux dans cet objectif qu’il poursuit, car son principal adversaire Van Aert s’est rapproché à huit petites unités. Avec 475 points contre 468, cela signifie que tout se jouera en janvier prochain à Pontchâteau puis à Hoogerheide (Pays-Bas). Deux manches pour faire la différence et inscrire son nom au palmarès.
Ce n’était pas prévu dans les plans de l’équipe CCC Team, mais elle s’est adaptée à la situation. Suite à la décision de Stefan Denifl de rompre son contrat, un remplaçant a été trouvé pour compléter l’effectif de la saison prochaine. C’est Riccardo Zoidl qui sera le 23e coureur de cet effectif.
CCC Team recrute au dernier moment Riccardo Zoidl
En l’espace de quelques heures, un départ et une arrivée sont intervenus chez CCC Team. Après avoir officialisé la rupture du contrat de Stefan Denifl due à des raisons personnelles, c’est un compatriote qui prend sa place laissée vacante en l’occurrence Riccardo Zoidl. L’Autrichien qui bénéficie là d’un concours de circonstances n’a pas hésité une seule seconde pour répondre favorablement à cette équipe WorldTour, qui a voulu s’attacher ses services. A travers le communiqué publié, sa joie est palpable et sa motivation est à son plus haut niveau.
« C’est l’un des plus beaux cadeaux de Noël que je n’ai jamais eu. J’étais vraiment surpris de recevoir cet appel et cette place chez CCC Team au dernier moment. C’est une chance que je dois saisir et je suis très motivé et reconnaissant envers l’équipe. Je vais essayer de montrer que je mérite de revenir dans le WorldTour. Dans mes dernières années WorldTour j’ai fait quelques erreurs mais je pense que j’ai tourné la page et que je peux de nouveau gagner, que ce soit grâce à l’équipe ou dans un registre plus personnel. »
Depuis deux ans, Riccardo Zoidl était descendu d’un cran et même de deux en passant de Trek-Segafredo une formation de première division au Team Felbermayr – Simplon Wels, qui évolue au troisième échelon. Mais ce nouveau contrat signé lui permet assurément de retrouver l’élite du cyclisme mondial qu’il a déjà connu durant trois saisons entre 2014 et 2016. Une expérience non négligeable sur laquelle compte Jim Ochowicz, le manager général de CCC Team.
« Nous sommes ravis d’accueillir Riccardo Zoidl, se réjouissait pour sa part Ochowicz. Quand une place s’est libérée dans notre effectif, Riccardo a été notre premier choix grâce à ses récents résultats et à son expérience WorldTour. En tant qu’ancien Champion d’Autriche du contre-la-montre, vainqueur du Tour d’Autriche 2013, et plus récemment du Tour de République Tchèque, Riccardo a déjà de solides résultats à son actif et aussi quatre participations dans des Grands Tours. Ses facultés de grimpeur seront un atout pour l’équipe, notamment pour les courses WorldTour d’une semaine où il renforcera vraiment notre groupe. »
C’est une nouvelle à la fois inattendue et surprenante qui a été officialisée dans la nuit de de dimanche à lundi. Prêt à courir pour CCC Team en 2019, Stefan Denifl en accord avec sa formation a tout simplement décidé de mettre un terme à cette collaboration avant même qu’elle puisse vraiment débuter.
Stefan Denifl ne portera pas le maillot de CCC Team
Un mystère. C’est à quoi ressemble le revirement de situation concernant Stefan Denifl. L’Autrichien qui avait réussi à trouver un contrat pour 2019 après que sa dernière équipe Aqua Blue Sport ait disparue va finalement ne pas honorer cette signature. En cause, des raisons personnelles qui ont poussé le coureur à prendre cette décision évidemment lourde de sens. Le communiqué de CCC Team qui se veut bref et succinct ajoute qu’aucune explication supplémentaire n’est donnée par respect de la vie privée de Denifl.
Ce choix a pour effet immédiat qu’il se retrouve sans aucune équipe pour 2019, et il est loin d’être certain que Denifl retrouve à court terme une autre solution. Pour le moment, l’Autrichien a certainement d’autres préoccupations que l’aspect sportif, et c’est tout à fait normal et logique. Pour CCC Team, ce recrutement pouvait être considéré comme une belle option compte tenu du passé de l’Autrichien. Si 2018 avait été certes assez compliqué pour lui avec aucun résultat probant, 2017 lui avait permis d’atteindre un niveau jamais atteint auparavant. Pour preuve, sa victoire finale au classement général de son tour national et une victoire d’étape décrochée sur le Tour d’Espagne. Le plus grand exploit de sa carrière à l’heure actuelle, et pour encore un moment apparemment.