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Remco Evenepoel : La vérité choquante sur son absence à Paris-Roubaix (et sa guerre contre Pogacar)

Transfert chez Red Bull-BORA-hansgrohe, ambitions revues à la hausse, mais même prudence. Le prodige belge explique pourquoi il continue de reporter son baptême sur l’Enfer du Nord, quand son rival slovène en a déjà fait une priorité. Une décision calculée qui révèle les fractures d’une carrière cabossée.

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Le choix du stratège : pourquoi Evenepoel dit « non » à Paris-Roubaix

La réponse est limpide, sans détour, mais sans portes définitivement fermées. Interrogé sur Bartoli Time (RMC) sur une éventuelle participation à Paris-Roubaix à l’image de Tadej Pogacar, Remco Evenepoel a posé ses conditions : « Bien sûr, un jour je serai au départ, ça c’est clair. »

Mais ce jour n’est pas 2026. Le champion olympique, transféré cet hiver chez Red Bull-BORA-hansgrohe après sept saisons fondatrices chez Soudal Quick-Step, assume un choix réfléchi. « Si on doit comparer ma carrière avec celle de Tadej, il a fait quelques années sans problème, sans arrêt. Moi j’ai quelques problèmes lors des dernières années. »

Là où Pogacar peut explorer – le Slovène préférant même Paris-Roubaix à un cinquième Tour – Evenepoel construit encore. Chaque pavé du Nord représente un risque supplémentaire qu’il refuse, pour l’instant, d’ajouter à l’équation.

La malédiction des chutes : un corps déjà éprouvé

Le calendrier des blessures d’Evenepoel ressemble à un chemin de croix :

2020, Tour de Lombardie : Chute spectaculaire dans un ravin, fracture du pelvis, 26 semaines d’absence. Certains craignaient alors pour sa carrière.

2024, Tour du Pays Basque : Nouvelle lourde chute, 8 semaines d’arrêt avec fracture de la clavicule et du scapula.

2024, entraînement : Accident avec une portière ouverte, 6 semaines supplémentaires d’arrêt, côtes fracturées, nouvelle fracture du scapula et de la main.

Contrairement à la trajectoire relativement linéaire de Pogacar, la carrière du Belge a été brutalement freinée à plusieurs reprises. Avant de s’attaquer aux pavés les plus violents du calendrier, il doit d’abord stabiliser sa saison. Enchaîner. Durer.

La stratégie Red Bull : performance avant exploration

Chez Red Bull-BORA-hansgrohe, l’objectif est cristallin. « Pour le moment, le plus important c’est de retrouver mon meilleur niveau et d’avoir une saison vraiment stable avec beaucoup de victoires un peu partout », explique Evenepoel. « Après on pourra peut-être changer la vision. »

Priorité numéro 1 : dominer son terrain avant de l’élargir

Le message est cohérent, assumé. « Moi je dois encore progresser sur les Grands Tours, sur les courses d’une semaine, sur les courses qui me conviennent très très bien. Quand je serai à un certain niveau, à pouvoir gagner ces courses-là […] alors je pourrai plus me concentrer sur les autres courses que je n’ai pas encore faites. »

La comparaison avec Pogacar revient naturellement, sans amertume : « Pour Tadej c’est différent. Il a déjà gagné 4 fois le Tour de France, le Giro, le Tour de Flandre… Donc pour lui c’est plus facile de se concentrer sur d’autres courses. »

La révolution Red Bull : moins de « freestyle », plus de structure

Le kick-off de la saison 2026 a eu lieu sous le soleil de Majorque. Et le choc culturel est palpable pour le coureur de 25 ans.

Un univers totalement nouveau

« Déjà lors du premier meeting, nous étions plus de 200 personnes ! » s’étonne Evenepoel. « C’est vraiment structuré, vraiment différent. Moins freestyle. »

La galaxie Red Bull, c’est :

Plus de moyens : « Il y a beaucoup plus d’argent, beaucoup plus de possibilités pour les tests, les reconnaissances« 

Plus d’exigence : « Les entraînements sont plus durs. Il y a déjà plus d’exercices après 2-3 semaines« 

Plus d’intensité : « Ce dont j’avais besoin. Si je veux augmenter mon niveau, il faut que je souffre à l’entraînement« 

Le programme 2026 : ambitions claires, leadership partagé

Evenepoel n’a pas esquivé ses objectifs :

Les Classiques ardennaises (Amstel Gold Race, Liège-Bastogne-Liège)

Un podium sur le Tour de France

Reconquérir le maillot arc-en-ciel

Sur la Grande Boucle, révolution stratégique : un leadership partagé avec l’Allemand Florian Lipowitz.

Zak Dempster, manager sportif : « L’idée, c’est d’y aller avec 2 gars qui ont fait 3ème du Tour lors des 2 dernières années. L’approche, ce sera de rouler pour Lipowitz et Remco avec une forte équipe. »

Evenepoel : « C’est nouveau mais je pense que c’est plutôt pas mal parce qu’il y a moins de risque de tout perdre si l’un des deux abandonne ou tombe malade. »

Klaas Lodewyck, directeur sportif : « Ce sont 2 jeunes coureurs avec un énorme potentiel. L’un est meilleur sur les efforts explosifs. L’autre sur les efforts plus longs. Je pense que c’est une saine concurrence. »

L’écosystème belge : la « Belgian Touch » chez Red Bull

L’arrivée d’Evenepoel s’accompagne d’une véritable colonie belge :

Cinq coureurs belges dans l’effectif (dont Jordi Meeus et Maxim Van Gils)

Une partie du staff néerlandophone

Une ambiance déjà familière pour le champion

Maxim Van Gils confirme : « On a beaucoup parlé néerlandais pendant ce stage. »

Le duel de l’ombre : la course contre Pogacar

Même sans se confronter directement sur les pavés, le duel Evenepoel-Pogacar structure déjà la saison 2026.

Deux philosophies, deux temporalités

Pogacar explore. Evenepoel consolide. Le Slovène peut se permettre de viser Paris-Roubaix. Le Belge doit d’abord prouver qu’il peut enchaîner les saisons pleines.

Evenepoel le reconnaît : « Je fais déjà des intensités dans ma troisième semaine après la reprise. Si je veux me rapprocher du niveau de Tadej Pogacar, je dois souffrir. »

Le calendrier 2026 d’Evenepoel : une montée en puissance calculée

Début de saison : Chrono par équipes à Majorque

Février : Tour de Valence et Tour de Catalogne

Avril : Les classiques ardennaises

Juillet : Tour de France avec leadership partagé

Arrière-saison : Championnats du monde

La patience comme arme absolue

Remco Evenepoel joue la carte de la prudence calculée. Paris-Roubaix attendra. L’Enfer du Nord n’est pas annulé, mais reporté. Jusqu’à ce que le corps et la carrière soient prêts.

La priorité : stabiliser, durer, dominer les terrains connus avant de conquérir les nouveaux.

Le pari : qu’une saison pleine, sans blessure, avec des victoires sur les Grands Tours, vaut mieux qu’un baptême précipité sur les pavés.

L’objectif ultime : se rapprocher du niveau de Pogacar, non pas en l’imitant, mais en suivant son propre chemin. Plus sinueux, certes. Mais peut-être plus durable.

Le message est passé. Evenepoel ne fuit pas Paris-Roubaix. Il prépare simplement son arrivée. Quand il sera prêt. Quand son corps aura oublié les chutes. Quand sa carrière aura trouvé son rythme. Alors seulement, il affrontera l’Enfer. Pas en touriste. En conquérant.

Révélations sur la machine de guerre 2026 d’INEOS Grenadiers : Le Dogma F épouse les roues Scope pour un seul but

L’équipe britannique lève le voile sur son vélo pour la saison 2026. Pas de révolution, mais une évolution ciblée. Au cœur de la stratégie : le maintien du cadre Pinarello Dogma F, couplé à un nouveau partenariat ambitieux avec Scope Cycling. Décryptage d’une machine optimisée pour reconquérir les sommets.

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INEOS Grenadiers 2026 : Stabilité Pinarello, révolution Scope

Le choix surprenant d’INEOS pour battre le Jumbo-Visma

Alors que le peloton professionnel est en perpétuelle quête de nouveautés fracassantes, INEOS Grenadiers joue la carte de la continuité intelligente pour 2026. La formation britannique reconduit son partenariat avec Pinarello et son cadre Dogma F, un choix assumé. Cette plateforme, éprouvée sur tous les terrains du WorldTour, offre une base de développement stable.

Le changement, lui, est radical au niveau des roues. Exit le précédent équipementier, place à Scope Cycling. Ce nouveau partenariat triennal n’est pas un simple changement de fournisseur. Il s’agit d’une alliance stratégique, présentée comme un co-développement intensif entre les ingénieurs de Scope et le département performance d’INEOS.

Le Pinarello Dogma F, l’inoxydable colonne vertébrale

Pourquoi ce cadre reste une arme absolue

Le Dogma F conserve son statut de monture de référence. Sa philosophie ? L’équilibre parfait. Conçu pour allier rigidité, légèreté et aérodynamisme, il excelle aussi bien dans les ascensions brutales que sur les terrains vallonnés ou les contre-la-montre.

Sa force réside dans son haut niveau d’intégration. Câbles entièrement cachés, poste de pilotage optimisé, chaque centimètre est sculpté pour réduire la traînée et offrir une stabilité irréprochable, même à plus de 90 km/h en descente. Cette polyvalence fait de lui un vélo « passe-partout », idéal pour une équipe qui vise tous les terrains de la Grande Boucle à la Classique de Liège.

Scope Cycling, le nouveau partenaire qui veut tout gagner

« Gagner le Tour de France » : le mantra du nouveau partenaire

La grande nouveauté s’appelle Scope Cycling. Cette marque néerlandaise devient le fournisseur exclusif de roues pour les trois prochaines saisons. Les déclarations sont sans ambiguïté.

Nieck Busser, de Scope Cycling, l’affirme clairement : « L’objectif à long terme est clair : gagner le Tour de France. » Cette collaboration est vue comme un banc d’essai ultime. Les roues Scope seront testées, poussées dans leurs retranchements et améliorées en continu dans le creuset de la compétition la plus exigeante.

Une optimisation systémique pour des gains marginaux décisifs

La science derrière le nouveau vélo d’INEOS

Chez INEOS Grenadiers, la performance ne se résume pas à empiler des composants haut de gamme. Elle est systémique. Le vélo est pensé comme un ensemble cohérent où le cadre, les roues, la position du coureur et les réglages interagissent.

Carsten Jeppesen, Directeur des Opérations Performance chez INEOS, explique : « Après un processus de tests approfondi, Scope offrait une trajectoire en parfaite adéquation avec nos ambitions. » Le travail conjoint en soufflerie a été déterminant. L’objectif ? Valider des gains mesurables sur la traînée aérodynamique, la stabilité latérale dans les vents de côté et le rendement énergétique à chaque coup de pédale.

L’intégration des roues Scope vise ainsi des améliorations ciblées : une meilleure tenue dans les longues échappées, une réactivité accrue dans les relances et une optimisation sur les efforts contre-la-montre.

Design et livrée : une évolution subtile

Le rouge et blanc, un message fort pour 2026 ?

Le Dogma F 2026 arbore une livrée renouvelée, mais non révolutionnaire. Les teintes rouges et blanches dominent, remplaçant le noir des saisons précédentes. Des touches d’orange viennent ponctuer l’ensemble.

Cette évolution esthétique irait de pair avec le prochain maillot de l’équipe, selon certaines rumeurs. Ce choix reflète la philosophie globale du projet 2026 : évoluer sans rupture, affiner sans tout bouleverser. La machine est visuellement reconnaissable, mais avec une signature actualisée.

Une stratégie cohérente pour reconquérir la première place

Le vélo INEOS Grenadiers 2026 incarne une stratégie mûrie. En conservant le Dogma F, l’équipe mise sur une plateforme fiable et polyvalente. En s’alliant avec Scope Cycling, elle injecte un nouveau savoir-faire et une volonté agressive de développement.

Cette alliance « Dogma F x Scope » n’est pas un coup d’essai, mais un pari calculé. Il traduit la volonté de l’équipe de regagner sa position dominante en optimisant chaque détail, des roues à la position du coureur. Le message est lancé à Jumbo-Visma, UAE Emirates et autres prétendants : INEOS mise sur l’intelligence collective et l’évolution continue pour reconquérir le sommet, avec un objectif ultime et commun aux deux partenaires : la victoire sur le Tour de France. La bataille technique pour le maillot jaune 2026 est déjà lancée.

Pauline Ferrand-Prévot vise l’histoire en 2026 : Le doublé Tour de France – Mondial dans son viseur

Après une saison 2025 magistrale couronnée par les victoires à Paris-Roubaix et au Tour de France Femmes, Pauline Ferrand-Prévot n’a plus soif, elle a faim. La championne française, auréolée de son titre olympique 2024, dévoile une ambition démesurée pour l’année à venir : régularité, nouvelles classiques, et un doublé inédit Tour de France – Championnat du Monde. PFP, une athlète en état de grâce.

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Le retour de la Maestra : Comment Ferrand-Prévot a dompté 2025

2025 devait être une année d’apprentissage. Elle fut une année de consécration. De retour sur route après son sacre olympique sur le VTT à Paris 2024, Pauline Ferrand-Prévot a transcendé ses propres plans. Sa philosophie ? « Essayer, expérimenter. Si ça marche, formidable. Sinon, on passe à autre chose sans regret. » Une approche décomplexée qui a produit des étincelles.

Le printemps a vu la championne de Visma-Lease a Bike réaliser l’impensable : s’imposer en solitaire sur l’enfer du Nord – Paris-Roubaix, avant d’enchaîner les podiums sur les chemins blancs de Strade Bianche et dans le Tour des Flandres. Des résultats qui n’étaient qu’un prélude à l’été français.

Le secret du Col de la Madeleine : L’art de la patience

Le Tour de France Femmes 2025 a scellé sa légende retrouvée. Mais derrière la démonstration de force finale au sommet du Col de la Madeleine se cache un combat intérieur bien moins visible : celui contre l’impatience. « Le plus difficile était d’attendre l’ascension de la Madeleine. Je savais que j’étais prête, mais vous ne savez jamais à quel point » confie-t-elle dans le podcast Inside the Beehive de son équipe. « Contrôler cette attente a été mon plus grand défi. La patience n’est pas ma qualité première. »

Une attente stratégique qui a payé au centuple. Lorsqu’elle a enfin pu lâcher ses adversaires, la sensation fut unique. « J’étais en parfaite maîtrise. C’est ce sentiment où rien ne peut vous arriver, le même qu’aux Jeux Olympiques. C’est rare, et terriblement gratifiant. »

2026 : L’année de tous les possibles pour une championne affamée

L’appétit vient en mangeant, et les succès de 2025 ont aiguisé les ambitions de la Française. Son contrat avec Visma-Lease a Bike court encore deux ans, et elle compte bien en exploiter chaque seconde. Son credo pour la saison prochaine ? La régularité.

« Je pense pouvoir être plus constante sur l’ensemble de la saison » affirme-t-elle avec une conviction tranquille. Les leçons de 2025, année d’expérimentation réussie, sont désormais intégrées. « J’ai tellement appris l’année dernière que maintenant, je sais ce que je dois faire. »

La liste de chasse 2026 : Classiques, Tour de France et le Mondial

Ses objectifs sont clairs, ambitieux, et assumés. Pauline Ferrand-Prévot ne se contente pas de vouloir défendre ses titres ; elle veut élargir son palmarès :

Plus de Classiques : Forte de ses performances printanières, elle veut ajouter d’autres monuments à son tableau de chasse.

Le doublé Tour de France : Remporter une deuxième couronne consécutive sur la Grande Boucle féminine est une priorité absolue.

Le titre Mondial : Le graal manquant à sa collection exceptionnelle (hors VTT) est dans son viseur. Les Championnats du Monde 2026 à Montréal représentent l’objectif ultime.

« J’aimerais gagner plus de Classiques, mais je veux aussi essayer de remporter à nouveau le Tour de France et être championne du monde l’année prochaine » lance-t-elle, résumant un programme à faire pâlir ses concurrentes.

Une intuition de grande année : Le mental gagnant de PFP

Au-delà de la préparation physique et tactique, c’est peut-être son état d’esprit qui fait la différence. Sans pouvoir totalement l’expliquer, Pauline Ferrand-Prévot pressent que 2026 sera une année exceptionnelle.

« Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai le sentiment que ce sera une super bonne année pour moi » avoue-t-elle, confiante. Cette intuition, nourrie par la réussite et la maîtrise acquises, est le carburant d’une championne au sommet de son art.

La préparation : Sa période préférée

Un détail révélateur : elle aborde la lourde préparation pour le Tour de France avec un plaisir non dissimulé. « C’est ce que je préfère dans le cyclisme » admet-elle. Cette passion pour le travail de l’ombre, pour la construction méthodique de la performance, est le socle de ses futurs succès.

De Paris-Roubaix au sommet de la Madeleine, Pauline Ferrand-Prévot a réécrit son histoire en 2025. Désormais, son regard est braqué sur 2026 avec une ambition simple : marquer l’histoire du cyclisme féminin. La quête de régularité, le désir de nouveaux trophées sur les classiques, la défense de son titre sur le Tour et la conquête de l’arc-en-ciel à Montréal dessinent le portrait d’une championne insatiable. La machine est lancée, et le peloton mondial est prévenu.

Florian Sénéchal : « Mon cœur voulait Alpecin » – Le pari de la renaissance pour 2026

Après l’effondrement d’Arkéa-B&B Hotels, Florian Sénéchal a dû reconstruire. Sa solution ? Un retour aux fondamentaux. À 32 ans, le champion de France 2022 a fait le choix du cœur en signant pour la formation belge Alpecin-Premier Tech. Actuellement en stage en Espagne, le Nordiste livre ses premières impressions et dévoile les raisons intimes d’un transfert qui ressemble à un retour à la maison.

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Un choix du cœur et du bon sens

Le visage de Florian Sénéchal s’éclaire lorsqu’il évoque Alpecin. « C’est la seule équipe que mon cœur voulait choisir » confie-t-il à la presse, depuis son stage de pré-saison à Valence. Un coup de foudre sportif, mais aussi une décision stratégique.

Ce transfert, né en 2024, s’est concrétisé avec une simplicité déconcertante. « J’avais des contacts chez Canyon France. Je leur ai dit d’en parler aux frères Roodhooft. Ça s’est fait naturellement » raconte le coureur. Une opportunité née d’un réseau, au moment précis où son équipe bretonne disparaissait, faute de sponsors.

Retrouver son ADN : la « mentalité belge » des classiques

Chez Alpecin, Sénéchal ne découvre pas un monde inconnu. Il y retrouve une culture, un ADN qu’il connaît par cœur. « C’est une équipe qui vit Classique, qui vit la puissance et la vitesse dans les sprints » analyse-t-il.

Après six saisons chez Soudal Quick-Step, le Nordiste, qui réside en Belgique, se sent en terrain conquis. « J’aime leur style de travail. Je retrouve mes points de repère dans une mentalité belge. » Une philosophie agressive, tournée vers les courses d’un jour du Nord de l’Europe, parfaitement alignée avec son propre profil de rouleur-puncheur.

Premier stage à Valence : prendre ses marques sans van der Poel

Le baptême du feu a lieu en Espagne. À Benicàssim, près de Valence, Sénéchal enchaîne les kilomètres avec ses nouveaux coéquipiers. Un stage indispensable pour s’acclimater. « C’était vivement conseillé de venir ici pour prendre ces premiers repères » admet-il.

Une intégration qui se fait en l’absence du leader, Mathieu van der Poel, déjà lancé dans sa saison de cyclo-cross. Peu importe. L’essentiel est de s’imprégner des méthodes, du matériel Canyon et de créer des automatismes avec l’effectif.

Un rôle précis : lâcher-prise pour les leaders

À 32 ans, Sénéchal arrive avec une mission claire. Il n’est pas recruté comme chef de file, mais comme un luxueux équipier de choc. Son expérience et sa puissance doivent servir les ambitions de Mathieu van der Poel, Jasper Philipsen et Kaden Groves.

« Mon objectif est de performer à mon meilleur niveau et de fournir un travail de qualité » déclare-t-il sur les réseaux de l’équipe. Un discours d’équipier parfait, prêt à se mettre au service d’un collectif ultra-compétitif.

Le programme 2026 : des Émirats aux pavés flamands

Le calendrier de Sénéchal dessine une montée en puissance vers son terrain de jeu de prédilection. Sa reprise est prévue sur l’UAE Tour, mi-février. Une épreuve pour affûter la condition.

Puis, direction le nord. Son premier grand objectif sera l’Omloop Het Nieuwsblad, le 28 février. C’est là, dans le vent et sur les pavés, que l’apport de Sénéchal sera scruté à la loupe. Peut-il, dans ce cadre optimal, retrouver le niveau qui l’a vu triompher à Cholet en 2022 ?

Une nouvelle dynamique après deux années compliquées

Ce transfert chez Alpecin représente bien plus qu’un simple changement de maillot. C’est une bouffée d’oxygène après deux saisons difficiles dans une structure Arkéa en crise. « Je suis impatient et reconnaissant de relever de nouveaux défis » affirme-t-il.

Dans cette équipe stable et performante, dédiée aux classiques, Sénéchal dispose enfin de l’écosystème parfait pour renaître. Loin des incertitudes, au cœur d’une machine à gagner. Le pari est lancé.

Révolution silencieuse dans le peloton : Pourquoi Tudor Pro Cycling a fait le choix stratégique (et sentimental) de Sportful pour 2026

La Tudor Pro Cycling Team de Fabian Cancellara tourne une page clé de son histoire. Après ASOS, c’est le géant italien du textile technique Sportful qui endosse le rôle de partenaire officiel à partir de 2026. Un changement de fond, mais pas de forme : le maillot iconique reste, tandis que l’ambition technique s’envole. Décryptage d’un partenariat qui mêle données, performance et une solide histoire d’amour avec « Spartacus ».

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Maillot 2026 dévoilé : Le design reste, la technologie décolle

Tudor Pro Cycling a levé le voile sur son équipement pour la saison prochaine. Surprise : le design sobre et élégant, noir rehaussé de rouge Tudor, ne change pas. Ce qui évolue radicalement, c’est ce qui se cache sous le tissu. Le partenariat avec Sportful n’est pas un simple changement de logo, mais une alliance technologique dédiée à l’optimisation extrême de la performance.

Une fusion entre expertise Italienne et data du peloton

Sportful n’arrive pas les mains vides. La marque, qui habille déjà Red Bull – BORA – hansgrohe, possède un palmarès historique (Mapei, Tinkoff-Saxo) et une méthodologie éprouvée : la co-création avec les athlètes. Pour Tudor, l’objectif est clair : développer des textiles sur-mesure en se basant sur les retours précis des 47 coureurs de l’équipe.

Les axes de R&D sont triples :

Aérodynamisme : Chasser la moindre traînée pour gagner des watts précieux.

Thermorégulation : Optimiser l’évacuation de la sueur et la régulation thermique, de l’Enfer du Nord aux ascensions alpestres.

Confort longue durée : Éliminer les points de friction pour une performance constante, même après six heures de course.

Cette approche « data-driven » transforme le maillot d’un simple uniforme en un équipement de pointe, parfaitement aligné sur la trajectoire ascendante de l’équipe.

L’histoire vient Full Circle : Le retour gagnant de Cancellara chez Sportful

Au-delà des datas, ce partenariat pulse au rythme du cœur. Il marque un retour aux sources plein d’émotion pour Fabian Cancellara.

2010-2026 : Du triplé historique à l’héritage d’une équipe

En 2010, « Spartacus » vivait une saison de légende sous les couleurs de Saxo Bank, vêtu de Sportful. Cette année-là, il a enchaîné Tour des Flandres, Paris-Roubaix et deux étapes sur le Tour de France. Une saison mythique, cousue du même fil que son maillot.

« Sportful a participé à certains des moments les plus importants de ma carrière, surtout cette saison 2010 inoubliable » confie le fondateur de Tudor. « Ramener cette histoire, cette confiance, au sein du projet Tudor est très spécial. Nous ne renouons pas seulement avec une marque, nous construisons sur un socle d’expérience commune. » Ce lien personnel transcende le simple business. C’est un gage de confiance et une promesse de qualité, portée par un homme qui connaît l’exigence absolue du plus haut niveau.

La feuille de route Tudor : Graver son nom dans le WorldTour

Ce changement de partenaire technique n’est pas un coup d’essai, mais un coup d’accélérateur. Il s’inscrit dans la trajectoire ambitieuse et calculée de Tudor Pro Cycling.

Une équipe en orbite, sur route et en Gravel

Avec 47 coureurs de 11 nationalités et une présence affirmée sur route et en gravel, Tudor se construit une identité hybride et moderne. Les performances en 2025, comme le podium de Michael Storer au Tour de Lombardie derrière Pogacar et Evenepoel, ont confirmé son statut d’équipe Professional la plus en vue.

L’objectif des trois prochaines années est sans équivoque : obtenir une licence WorldTour. Chaque décision, du recrutement à l’équipementier, est orientée vers ce but. Le choix de Sportful, partenaire éprouvé du plus haut niveau, envoie un signal fort à tout le peloton : Tudor vise la permanence parmi l’élite, et s’en donne les moyens techniques et humains.

Le partenariat entre Tudor Pro Cycling et Sportful est bien plus qu’une nouvelle étiquette sur un maillot. C’est la convergence d’une vision technologique exigeante, d’une histoire humaine puissante et d’une ambition sportive claire. Pour les fans, le maillot restera ce symbole noir et rouge familier. Pour les coureurs, il deviendra une seconde peau, optimisée par des décennies d’expertise italienne. Et pour Fabian Cancellara, c’est la boucle d’une carrière légendaire qui se referme, pour mieux lancer son équipe vers l’avenir. La révolution Tudor est en marche, et elle est désirement habillée pour l’étape décisive.

Le révélateur bleu électrique : Soudal Quick-Step dévoile son arme de visibilité massive pour 2026

Alors que le peloton s’agite dans les coulisses du mercato hivernal, Soudal Quick-Step frappe un grand coup sur le plan visuel. Ce mardi 16 décembre, l’équipe belge, en partenariat avec Castelli, a levé le voile sur son maillot pour la saison 2026. Loin d’une simple évolution esthétique, cette tenue incarne une stratégie : celle de la sécurité active. Un bleu nuit profond, mais strié d’éclairs jaune fluorescent. Un signal fort, directement inspiré de la campagne « Shine for Safety », qui promet de faire scintiller les Wolfpack sur l’asphalte.

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Plus qu’un maillot, un gilet de sécurité haut de gamme

Le constat est immédiat. La dominante bleu foncé, signature historique de l’équipe, est préservée. Fidélité à l’ADN, mais pas statu quo. La révolution se niche dans les détails, ou plutôt dans leurs éclats.

Le jaune fluorescent, nouveau coéquipier invisible

Gone sont les discrètes frises. Place à des bandes jaune fluorescent d’une intensité nouvelle, stratégiquement placées sur le torse et le dos. Cette intégration n’est pas décorative. Elle est physiologique. Elle vise à capter l’œil des automobilistes dans les conditions de lumière tamisée, au petit matin ou en fin de journée, lorsque les risques sont les plus élevés. Le cuissard, lui, reste uni en bleu foncé pour un maintien technique identique à 2025.

« Shine for Safety » : Du concept à l’étoffe

Cette démarche est l’extension logique de l’initiative lancée lors des Classiques ardennaises 2025. Elle traduit une préoccupation montante dans le peloton : la sécurité routière à l’entraînement. Tim Merlier, sprinteur et leader de l’équipe, salue l’innovation : « Nous passons des centaines d’heures sur des routes ouvertes. Tout ce qui augmente notre visibilité est un avantage crucial. C’est une protection concrète. » Le maillot devient un équipement de sécurité.

Un mercato tournant : Le Wolfpack se réinvente sans Evenepoel

Si le maillot change, le roster aussi. La saison 2026 marque un pivot stratégique majeur pour Soudal Quick-Step avec le départ fracassant de son leader absolu.

Les départs : L’ère post – Remco s’ouvre

Le transfert de Remco Evenepoel (vers Red Bull – BORA – hansgrohe) est l’épicentre du séisme. Il emporte avec lui des lieutenants précieux comme Mattia Cattaneo. L’équipe voit aussi partir James Knox (Team Picnic PostNL), le jeune Luke Lamperti (EF), et enregistre les retraites de vétérans comme Pieter Serry. Une page se tourne.

Les arrivées : Un collectif épaissi et expérimenté

Pour compenser, la direction a mené un recrutement volumineux et ciblé, privilégiant l’expérience et la polyvalence :

Jasper Stuyven (Lidl-Trek) : Un spécialiste des Classiques et un finisseur intelligent.

Dylan van Baarle (Visma) : Un pilier des courses d’un jour, apportant une robustesse et une intelligence tactique inestimables.

Steff Cras (TotalEnergies) : Un grimpeur solide pour renforcer l’équipe sur les courses par étapes.

Alberto Dainese (Tudor) & Filippo Zana (Jayco) : Un duo italien pour renforcer le secteur sprint et la montagne.

Laurenz Rex (Intermarché) : Un belge talentueux pour les courses rapides.

Les espoirs Jonathan Vervenne et Fabio van den Bossche complètent ce tableau, avec le jeune Cériel Desal en approche.

Objectif 2026 : Une identité renouvelée sur tous les fronts

Le message est clair. Sur la route, Soudal Quick-Step veut être plus visible et plus sûr. Dans la construction de l’équipe, elle mise sur un collectif étoffé et moins dépendant d’un seul homme. Le maillot 2026 est le symbole tangible de cette double transition. Il ne s’agit plus seulement de gagner des courses, mais de les aborder avec une philosophie renouvelée, où la prudence et la visibilité deviennent des atouts tactiques. La Wolfpack entre dans une nouvelle ère, déterminée à briller… pour être vue.

Lenny Martinez 2026 : Une statégie bien huilée pour conquérir le Tour de France

À l’aube de sa deuxième saison chez Bahrain Victorious, Lenny Martinez mise sur la continuité. Le jeune prodige français de 22 ans a dévoilé un programme 2026 quasiment identique, avec une nuance de taille : le Tour de Suisse remplace le Dauphiné. Objectif ultime ? Le maillot à pois sur la Grande Boucle, après y avoir déjà brillé en 2025.

Programme 2026 : La recette du succès reconduite

Lenny Martinez ne brise pas une dynamique gagnante. Pour sa deuxième année sous les couleurs bordeaux et or de Bahrain Victorious, le grimpeur de Cannes repart sur une base éprouvée. Une stratégie délibérée pour capitaliser sur les repères acquis et affiner sa forme vers un pic estival.

Un calendrier progressif et maîtrisé

Sa saison débutera, comme en 2025, par le doublet provençal de fin février : la Classic Var (21 fév.) et le Tour des Alpes-Maritimes (22 fév.). S’ensuivra la première grande épreuve WorldTour de l’année : Paris-Nice (8-15 mars), où il avait remporté une étape l’an passé.

Le printemps sera articulé autour de deux classiques ardennaises et d’un tour par étapes : la Flèche Wallonne (23 avril) et le Tour de Romandie (29 avril – 4 mai), autre théâtre d’une de ses victoires en 2025.

Le seul changement : un test grandeur nature face à Pogacar

La seule modification notable intervient en juin. Martinez troque le Critérium du Dauphiné (devenu Tour Auvergne-Rhône-Alpes) pour le Tour de Suisse (17-21 juin). Une proposition de son staff, acceptée avec enthousiasme.

« C’est toujours sympa de voir autre chose », confie-t-il. Cette mutation offre un avantage de taille : un face-à-face direct avec Tadej Pogacar, déjà annoncé au départ. Une opportunité parfaite pour se jauger face au favori du Tour, quelques semaines avant le grand rendez-vous.

Le Tour de France : L’objectif roi et la quête du pois

Tout son premier semestre est calibré pour arriver au meilleur niveau en juillet. Lenny Martinez ne fait pas mystère de ses ambitions : le Tour de France (4-26 juillet) est « le point clé de la saison ».

Construire sur les fondations de 2025

Lors de sa première participation en 2025, Martinez a marqué les esprits en endossant à plusieurs reprises le maillot à pois du meilleur grimpeur. Cette expérience, aussi précieuse que douloureuse, a forgé sa détermination. En 2026, il ne vise pas seulement à reproduire cet exploit, mais à le concrétiser jusqu’à Paris. L’objectif est clair : gagner des étapes de montagne et lutter pour le classement de la montagne.

Une liberté d’action préservée

Son statut au sein de Bahrain Victorious évolue. Après une saison de rodage et trois victoires WorldTour (Paris-Nice, Tour de Romandie, Dauphiné), Martinez bénéficie d’une liberté tactique accrue. L’équipe lui fait confiance pour saisir les opportunités, tout en servant la stratégie collective. Cette marge de manœuvre est le signe d’une confiance absolue dans son talent et son instinct de coureur.

Lenny Martinez 2.0 : Plus mature, plus fort, plus déterminé

À 22 ans, Lenny Martinez a quitté l’ère des promesses pour entrer dans celle de la confirmation. Son intégration au sein d’une équipe internationale est désormais achevée.

Les leçons d’une « saison folle »

Il qualifie lui-même sa saison 2025 de « un peu folle », entre pics de forme spectaculaires et inévitables creux. Ces fluctuations sont le lot des jeunes talents. Aujourd’hui, il aspire à plus de régularité au plus haut niveau. La stabilité de son programme est un levier pour y parvenir.

Une philosophie inchangée : « Soit premier, soit rien »

Derrière son physique frêle et son apparente nonchalance se cache un compétiteur intraitable. Sa devise, « Soit premier, soit rien », résume son état d’esprit. Il reste ce grimpeur d’instinct, capable de dérailler une course sur un coup de tête. Bahrain Victorious a choisi de cultiver cette audace, non de la brider.

Le programme 2026 de Lenny Martinez épouse une logique implacable : progressivité, confrontation de haut niveau et focalisation absolue sur le Tour de France. En échangeant le Dauphiné contre le Tour de Suisse, il relève un nouveau défi face à Pogacar. Avec davantage d’expérience et la même soif de victoires, le jeune Français a tous les atouts pour transformer l’essai et écrire un nouveau chapitre de son ascension vers le sommet du cyclisme mondial.

Vuelta 2026 : le parcours explosif se dévoile à Monaco ! Un départ de folie et un final andalou inédit

Le mercredi 17 décembre 2025 à 19h, le cyclisme mondial aura les yeux rivés sur Monaco. La présentation officielle du parcours de la Vuelta a España 2026 promet des révélations de taille : un Grand Départ historique en Principauté, des incursions en France et une conclusion révolutionnaire à Grenade. Préparation d’une édition qui pourrait tout chambouler.

Lire aussi : Mercato 2026 / Analyse des transferts qui redessinent le cyclisme mondial

17 décembre 2025, 19h : Le grand rendez-vous révélateur

Le suspense touche à sa fin. Ce mercredi 17 décembre à 19h00 précises, depuis Monaco, l’organisation lèvera le voile sur le tracé intégral de la Vuelta 2026. La cérémonie, diffusée en direct sur RTVE, détaillera les 21 étapes de cette 81e édition, programmée du 22 août au 13 septembre 2026. Un moment crucial pour les équipes, les coureurs et les fans, qui découvriront les aspérités d’un parcours déjà annoncé comme l’un des plus ardus de la dernière décennie.

Monaco entre dans l’Histoire : le triplé inédit des Grands Départs

La Vuelta 2026 commence par un coup de maître. Monaco devient la première ville au monde à avoir accueilli le départ des trois Grands Tours. Un CLM inaugural spectaculaire : Dès le samedi 22 août, les favoris s’affronteront sur un contre-la-montre individuel de 9,6 km dans les rues de la Principauté. Un tracé sinueux et technique, entre le Casino et le port, avec une arrivée en ligne droite mythique : celle du Grand Prix de F1. Cap sur la France : Dès le lendemain, dimanche 23 août, la course quittera Monaco pour une étape intégralement française. Une entrée en matière européenne qui souligne l’ambition internationale de cette édition.

Le parcours décrypté : entre France, Pyrénées et concentré andalou

Si quelques étapes restent mystérieuses, la cartographie générale se précise. La Vuelta 2026 tournera le dos au nord de l’Espagne pour un voyage centré sur le sud et la France.

Première semaine : De la Méditerranée aux Pyrénées

Après Monaco, la course plongera dans le sud de la France. Une étape très attendue reliera Gruissan à Font-Romeu, dans les Pyrénées-Orientales, offrant potentiellement la première arrivée au sommet de cette Vuelta. Un premier coup de feu pour les grimpeurs.

Deuxième semaine : La descente vers l’Andalousie

Le parcours devrait ensuite filer vers le sud. Des villes comme Cordoue pourraient faire leur retour, évoquant des souvenirs de sprints royaux. Le relief se fera plus présent, préparant le terrain à l’apothéose finale.

Troisième semaine : L’Andalousie, terrain de décision ultime

C’est ici que tout se jouera. La dernière semaine sera un concentré de difficultés en terre andalouse, conçu pour créer de l’écart. Les cols mythiques confirmés : L’Alto de la Pandera (8,4 km à 7,8%) et le terrible Alto de Peñas Blancas (19 km à 6,7%) sont officiellement au programme. Deux ascensions où Richard Carapaz a déjà inscrit son nom. Un CLM décisif à Jerez : Un second contre-la-montre, qui pourrait emprunter en partie le circuit de Jerez, ajoutera une dose d’incertitude tactique.

La grande révolution : l’arrivée finale à Grenade. Pour la première fois depuis des décennies, la Vuelta ne conclura pas à Madrid. C’est dans les rues de Grenade, avec l’ombre de la Sierra Nevada, que le vainqueur 2026 sera couronné les 12 et 13 septembre. Une fin de course totalement inédite.

21 (13/09) Grenade Grenade Finale Arrivée historique hors de Madrid.

Les projets qui n’ont pas abouti (et pourquoi)

Le parcours final est le fruit d’arbitrages. Des projets spectaculaires ont été écartés : L’arrivée finale aux Canaries, abandonnée : Un scénario de folie prévoyait 4 étapes à Tenerife et Grande Canarie, avec une ascension du Teide. Abandonné après le retrait de Grande Canarie, il a ouvert la voie à Grenade.

Le retour par Andorre, incertain : Souvent évoqué, un passage par la principauté pyrénéenne ne semble pas figurer au tracé final cette année.

Comment ne rien rater de la présentation officielle ?

Tous les détails seront révélés le mercredi 17 décembre 2025 à 19h00.

Où ? À Monaco, ville du Grand Départ 2026.

Sur quelle chaîne ? En direct sur la chaîne publique espagnole RTVE (et probablement sur ses plateformes numériques).

Entre son départ monégasque historique, son escapade française et son final andalou concentré, la Vuelta 2026 s’annonce comme un monument. Un parcours conçu pour les audacieux, qui promet trois semaines de course imprévisibles et de suspense absolu. Rendez-vous le 17 décembre pour lever le dernier voile sur cette épopée à venir.

Sam Welsford chez INEOS : Le pari audacieux d’un sprinteur en quête de légitimité

Le transfert est officiel. Sam Welsford, le sprinteur australien de 29 ans, s’engage avec INEOS Grenadiers pour les saisons 2026 et 2027. Un choix stratégique pour l’équipe britannique, longtemps en quête d’un puncheur, et un tournant crucial pour le coureur. Analyse d’une signature qui pourrait redessiner la hiérarchie du sprint mondial.

Sam Welsford débarque chez les Grenadiers : Un nouveau défi à saisir

L’équipe INEOS Grenadiers a officialisé la signature de Sam Welsford. L’Australien, en fin de contrat chez Red Bull-BORA-hansgrohe, s’engage pour deux saisons. À 29 ans, le sprinteur cherche un nouvel élan dans une structure réputée pour son professionnalisme absolu. Un changement d’air qui ressemble à un ultime test.

Le bilan mitigé qui précède le grand saut

Malgré un palmarès flatteur de douze victoires professionnelles, dont sept en WorldTour, Welsford peine à convaincre en Europe. Son terrain de prédilection ? Le Tour Down Under australien, où il a remporté six étapes en 2024 et 2025. Mais sa participation à un seul Grand Tour (le Tour de France 2023) révèle une limite. INEOS voit pourtant en lui une « marge de progression » significative.

La feuille de route d’INEOS : Construire un leader pour les grandes boucles

Pour INEOS, ce recrutement comble un vide stratégique. L’équipe, historiquement tournée vers les grimpeurs et les « généralistes », manquait cruellement d’un sprinteur de pointe depuis le départ de Caleb Ewan. Geraint Thomas, directeur de la performance, l’admet : « Nous n’avons pas eu beaucoup de sprinteurs… mais lorsqu’il y en a eu, ils ont connu un certain succès. » La mission est claire : offrir à Welsford le train parfait pour viser les victoires d’étapes sur les Tours.

L’atout maître : Elia Viviani, du peloton au staff

Un élément pourrait faire la différence : Elia Viviani. Le champion italien, récemment retraité et multiple champion du monde sur piste, rejoint le staff de l’équipe. Son expérience de sprinteur d’élite sera un atout précieux pour peaufiner la position et la tactique de Welsford dans les finales nerveuses. Un duo mentor-protégé qui sent la stratégie à long terme.

Les mots du principal intéressé : « Un environnement idéal pour progresser »

Dans le communiqué officiel, Sam Welsford n’a pas caché son enthousiasme. « Je suis ravi de rejoindre INEOS Grenadiers. J’ai toujours admiré le professionnalisme de l’équipe et son engagement total » a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Je pense que c’est l’environnement idéal pour continuer à progresser en tant que sprinteur et viser de grands résultats. » Des mots qui traduisent une volonté de se réinventer au plus haut niveau.

Un passé sur piste qui forge l’esprit d’équipe

INEOS ne mise pas seulement sur ses jambes. Son passé de pistard d’exception – champion olympique 2024 et multiple champion du monde de poursuite par équipes – est un atout psychologique. « La manière dont il a l’habitude de travailler dans ce cadre s’intégrera parfaitement à notre environnement collectif » souligne Geraint Thomas. Une discipline et une synergie précieuses pour les rouages d’un train de sprint.

Verdict : Un transfert à haut risque… et à haut potentiel

Ce transfert est un pari bilatéral. Pour Welsford, c’est la chance de prouver qu’il n’est pas qu’un « roi de janvier », mais un sprinteur complet. Pour INEOS, c’est l’opportunité d’ajouter une nouvelle corde à son arc tactique, trop longtemps négligée. Si la greffe prend, l’équipe britannique pourrait enfin briller dans les finales massives. Le compte à rebours vers 2026 est lancé. La pression, elle, est déjà palpable.

Mattias Skjelmose prolonge chez Lidl-Trek : Le pari de la fidélité jusqu’en 2028

L’annonce a fait l’effet d’une bombe. Alors que les tensions étaient palpables, Mattias Skjelmose, vainqueur de l’Amstel Gold Race 2025, scelle son avenir avec Lidl-Trek jusqu’en 2028. Une décision de fidélité qui interroge et redessine la stratégie de l’équipe face à l’arrivée du prodige Juan Ayuso. Plongée dans les coulisses d’un choix stratégique.

Une prolongation surprise qui court-circuite les rumeurs

Tout laissait présager son départ. Les désaccords publics, l’arrivée fracassante de Juan Ayuso, un rôle de leader contesté… Pourtant, Lidl-Trek a officialisé ce lundi 15 décembre la prolongation de Mattias Skjelmose jusqu’à la fin 2028. Un engagement long terme qui coupe court aux spéculations et stabilise l’effectif de l’équipe américano-allemande. Le Danois, arrivé en tant que stagiaire en 2020, fera donc toute la première décennie de sa carrière professionnelle sous la même bannière, un cas rare dans le cyclisme moderne.

Skjelmose vs les géants : L’exploit qui a tout changé

Le sprint de la consécration à l’Amstel Gold Race

La saison 2025 restera comme un tournant. Le 20 avril, Mattias Skjelmose entre dans la légende des Classiques en réalisant l’impensable : battre Tadej Pogačar et Remco Evenepoel dans un sprint à trois haletant. Cette victoire sur l’Amstel Gold Race n’est pas qu’un succès palmarès. C’est la preuve irréfutable de son appartenance au très haut niveau. Un statut de leader qu’aucune arrivée ne peut désormais lui contester.

Un palmarès solide et une régularité exemplaire

Au-delà de l’éclat ardennais, la montée en puissance du Danois est linéaire et impressionnante :

Tour de Suisse 2023 : Vainqueur du classement général.

Vuelta 2024 : 5ème au général, maillot blanc du meilleur jeune.

Paris-Nice 2024 : Victoire d’étape.

Championnats du Monde 2025 (Kigali) : 4ème place à 2’53 » de Pogačar.

Ce profil polyvalent, performant sur les courses d’un jour et les grands tours, fait de lui un atout majeur pour Lidl-Trek.

La cohabitation Ayuso / Skjelmose : Du conflit à l’alliance forcée ?

Les « embrouilles » qui ont failli tout faire capoter

La prolongation n’efface pas les tensions passées. Skjelmose avait mal digéré l’arrivée tonitruante de l’Espagnol Juan Ayuso, perçue comme une relégation au second rang. Des désaccords publics ont émaillé la saison : sur sa participation au Tour de Guangxi blessé, ou lors de la découverte du programme commun sur les Ardennaises. L’équipe a navigué en eaux troubles.

Le nouveau deal : Partager le leadership sur le Tour de France

La feuille de route 2026 acte cette cohabitation. Skjelmose et Ayuso partageront un programme similaire : Paris-Nice, Tour du Pays Basque, le triptyque ardennais, et in fine, le Tour de France. Aux côtés de Mads Pedersen, ils formeront un trio d’attaques redoutable. La mission de Luca Guercilena, manager général, sera de gérer ces egos et d’optimiser cette force de frappe inédite.

« Cette équipe, c’est ma famille » : Le cri du cœur d’un coureur ancré

Au-delà des calculs sportifs, la décision de Skjelmose est profondément personnelle. Ses déclarations sont sans équivoque. « Prolonger signifie tout pour moi. Cette équipe est ma famille, je me sens chez moi. Je ne m’imagine pas rouler ailleurs. » Mattias Skjelmose. Il évoque un « parcours spécial », ayant grandi avec la structure depuis l’ère Nibali jusqu’à l’ère Lidl. Un sentiment d’appartenance et une ambiance « où personne ne se croit supérieur » qui ont pesé lourd face aux sollicitations externes.

La vision Lidl-Trek : Construire l’avenir sur un pilier

Pour la direction, cette signature est un message fort. Luca Guercilena salue « un pilier » de l’équipe, dont la polyvalence (Classiques / Grands Tours) et la mentalité (leader et équipier) sont indispensables. En verrouillant Skjelmose, Pedersen (contrat à vie) et Ayuso, Lidl-Trek se dote d’un noyau compétitif pour les trois prochaines années, capable de rivaliser avec les géants Ineos et UAE.

Objectifs 2026-2028 : La Vuelta, les Ardennaises… et la Grande Boucle

Le contrat dessine clairement les ambitions :

Les Classiques ardennaises : Skjelmose y est désormais un favori officiel.

La Vuelta : Objectif podium, voire plus.

Le Tour de France : Le grand inconnu. Sa première participation se fera en partageant le leadership. Un défi immense et un test crucial pour son alliance avec Ayuso.

La prolongation de Mattias Skjelmose est bien plus qu’une simple signature. C’est un acte de fidélité réciproque dans un milieu mercantile, un pari sur la cohabitation des talents, et une pièce maîtresse dans l’échiquier stratégique de Lidl-Trek. L’histoire dira si ce choix audacieux, né des cendres de tensions médiatisées, deviendra le socle d’une nouvelle ère de succès. Le prochain chapitre s’écrira sur les routes du Tour de France 2026.

Ion Izagirre, le Basque au palmarès d’or, tirera sa révérence en 2026

Le coureur cycliste Ion Izagirre, figure majeure du peloton et double vainqueur d’étape sur le Tour de France, a officialisé la fin de sa carrière pour décembre 2026. À 36 ans, le puncheur de Cofidis s’offre une 17e et dernière saison pour clore une trajectoire exemplaire, marquée par la régularité, le prestige et le respect. Retour sur le parcours d’un champion discret mais terriblement efficace.

La décision qui marque une fin d’ère

Le chrono est lancé. Ion Izagirre a décidé de raccrocher définitivement le vélo à l’issue de la saison 2026. Une annonce officielle qui met un terme à des semaines de spéculations. Un contrat sur mesure pour une retraite programmée. « C’est un choix mûri, personnel. Je veux finir en accord avec moi-même et donner le maximum lors de cette dernière boucle » a-t-il confié. À 37 ans en février prochain, il entamera son ultime tour de piste, avec la sérénité du devoir accompli.

Pourquoi son palmarès le classe parmi les grands du XXIe siècle ?

Son bilan est celui d’un coureur complet, à l’aise sur tous les terrains. Loin du tumulte médiatique, Izagirre a bâti une carrière en or massif.

Le roi des étapes de Grands Tours : Il entre dans le cercle très fermé des coureurs ayant gagné une étape sur les trois Grands Tours. Victoire au Giro en 2012, sur le Tour de France en 2016 avec Movistar, et sur la Vuelta en 2020. Un hat-trick de prestige.

La consécration ultime sur la Grande Boucle : En 2023, sous les couleurs de Cofidis, il a récidivé sur le Tour, offrant à son équipe une victoire retentissante et scellant son statut de champion intemporel.

Un patron des courses par étapes : Il n’a pas attendu les Grands Tours pour gagner. Son triomphe absolu ? La conquête du Tour du Pays Basque en 2019, un sommet émotionnel pour un enfant du pays. Le Tour de Pologne 2015 complète ce tableau d’un spécialiste redoutable des courses d’une semaine.

Le parcours d’un globe-trotter fidèle à ses racines

Sa carrière est une carte du monde cycliste. Elle a commencé en 2010 sous le maillot basque d’Orbea, avant l’aventure Euskaltel-Euskadi. Puis, ce furent les grands opérateurs : Movistar, Astana, Bahrain-Merida. À chaque étape, il a endossé différents rôles : espoir, équipier de luxe, leader. « Chaque maillot m’a appris quelque chose. Chez Movistar aux côtés de Valverde, chez Astana avec Nibali… C’était une école permanente » analyse-t-il.

Son arrivée chez Cofidis en 2022 a marqué un nouveau chapitre : celui du capitaine de route, du mentor. Même sans victoire, sa quatrième place sur le Tour de Lombardie 2024 a prouvé qu’il restait un compétiteur de premier plan.

Que va-t-il apporter à Cofidis pour ses deux dernières années ?

Sa mission est claire : transmettre et performer.

Un leader d’expérience : Il sera le pilier stratégique pour les jeunes coureurs de l’équipe dans les courses par étapes.

Une carte joker pour les classiques ardennaises : Son récent Top-5 en Lombardie le prouve, il peut encore viser le top 10 sur les monuments.

L’ambassadeur parfait : Son professionnalisme et son humilité incarnent les valeurs que Cofidis souhaite promouvoir.

Son directeur sportif chez Cofidis résume : « Ion, c’est de l’or en barre. Son calme, son analyse de course et son palmarès font de lui un exemple pour tous. »

Quel héritage laisse-t-il au cyclisme espagnol ?

Dans l’ombre des « géants » comme Contador, Valverde ou même son frère Gorka, Ion Izagirre a tracé sa propre voie. Celle de l’efficacité sans fard. Il laisse l’image d’un coureur intègre, moderne, capable de gagner de février à octobre, du contre-la-montre aux cols escarpés. « Il est l’un des coureurs espagnols les plus complets de sa génération » estiment les observateurs. Son retrait, couplé à celui d’autres icônes, sonne comme la fin d’un cycle pour le cyclisme ibérique.

Le maillot 2026 de Red Bull-BORA-hansgrohe : Quand le cyclisme prend son envol

L’équipe WorldTour a levé le voile sur sa tenue de course pour la saison prochaine. Inspiré par l’aéronautique, ce maillot plus clair, frappé de bleu dynamique, incarne vitesse et performance. Une identité visuelle qui se veut le reflet d’une ambition sans limites, dévoilée lors d’une spectaculaire mise en scène baptisée #PelotonTakeoff.

Un décollage spectaculaire pour un maillot inspiré de l’aviation

Le peloton a vu rouge et bleu. Mais pour 2026, c’est une palette plus claire et aérienne qui s’impose. Red Bull-BORA-hansgrohe a officiellement présenté son maillot pour la prochaine saison, une tenue où chaque détail souffle un vent de vitesse et de modernité. Conçu en étroite collaboration avec Specialized, ce kit est bien plus qu’un simple vêtement : c’est une déclaration d’intention.

Inspiré par le monde de l’aviation – pilier de l’ADN Red Bull –, le design cherche à matérialiser la performance pure. L’objectif ? Allier vitesse, précision et légèreté dans une silhouette immédiatement identifiable. Le maillot, largement anticipé par les fans après des fuites contrôlées, a été révélé dans le cadre du projet #PelotonTakeoff. Une campagne audacieuse qui a vu neuf coureurs de l’équipe… faire littéralement décoller un planeur par la seule force de leurs jambes. Un symbole fort pour une équipe qui vise les sommets.

Les 3 clés du design « Aéro »

Une silhouette clair-obscur : Dominante blanche pour une meilleure réflexion de la chaleur, rehaussée de manches bleu électrique et de frises dynamiques de la même teinte sur les flancs. Le short reste noir, ancrant la tenue.

Un héritage affirmé : Ce design est l’évolution directe du maillot « Édition Tour de France 2025 », qui avait marqué les esprits. La transition vers plus de clarté est une évolution logique, poursuivant le travail engagé depuis 2024.

Le détail signature : Les épaules bleues, visibles de loin, deviennent l’élément distinctif de l’équipe dans le peloton. Un marqueur identitaire puissant.

De la piste au ciel : Comment l’aviation a influencé chaque couture

L’inspiration aéronautique n’est pas qu’un slogan marketing. Elle se lit dans les lignes du maillot. Les rayures en chevron sur le torse ne sont pas décoratives. Elles évoquent directement les ailes d’un avion et les flux d’air, symbolisant l’aérodynamisme et la progression vers l’avant. Ce langage visuel place la performance technique au cœur de l’identité de l’équipe.

La séance photo officielle confirme cette fusion des univers. Elle a été réalisée à l’intérieur d’un parachute Red Bull authentique, utilisé en conditions réelles par un athlète de la marque seulement quelques jours auparavant. Sur ce fond chargé de sens, des visages familiers et nouveaux présentent la tenue : le champion d’Europe juniors Karl Herzog, le champion du monde U23 Lorenzo Finn, et surtout, les leaders attendus sur les Grands Tours, Florian Lipowitz et Primož Roglič. Le message est clair : l’avenir et l’expérience sont alignés sous la même bannière.

Palette chromatique 2026 : Pourquoi plus de blanc ?

Le choix d’une base claire est avant tout fonctionnel et stratégique. Après le bleu profond de 2024 et l’équilibre retrouvé en 2025, le blanc 2026 répond à une exigence : lutter contre la chaleur. En réfléchissant davantage les rayons du soleil, il offre un avantage thermique non négligeable lors des étapes caniculaires. Le « Bleu Dynamique » qui l’accompagne apporte le contraste et la visibilité nécessaires, tout en maintenant le lien avec les couleurs historiques du sponsor.

Au-delà du WorldTour : Une identité qui essaime

Cette nouvelle identité visuelle ne se limitera pas à l’équipe première. C’est toute la structure Red Bull – BORA – hansgrohe qui adoptera ce « look volant ». Les Red Bull – BORA – hansgrohe Rookies (l’équipe de développement) et l’équipe junior grenke – Auto Eder courront également avec ce design unifié. Une manière de renforcer la cohésion de la filière et d’insuffler la même philosophie de performance à tous les échelons.

Le maillot 2026 de Red Bull-BORA-hansgrohe est bien plus qu’un changement esthétique. C’est la matérialisation d’une philosophie : allier l’innovation technique, l’esprit d’équipe et une ambition démesurée. Porté par des champions comme Remco Evenepoel (dont la présence renforce le prestige du projet), cette tenue symbolise le décollage d’une formation qui a clairement l’intention de dominer les ciels du cyclisme mondial. La saison 2026 s’annonce sous le signe de l’altitude.

Aubin Sparfel, 19 ans, domine la Coupe de France de cyclo-cross : l’étoile montante du cyclisme français

À seulement 19 ans, le jeune prodige vosgien Aubin Sparfel a signé une saison de maître en remportant le classement général de la Coupe de France Élite. Malgré une deuxième place sur la dernière étape à Ouistreham, sa régularité et sa domination précoce dessinent le portrait d’un futur champion, désormais tourné vers la conquête du monde. Décryptage d’un parcours déjà exceptionnel.

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Une couronne française malgré un accroc Normand

Le sable d’Ouistreham a résisté, mais la destinée, elle, était déjà écrite. Ce dimanche 14 décembre, Aubin Sparfel, l’immense favori, a dû s’incliner face au Belge Gerben Kuypers lors de la 5e et ultime manche. Une défaite de seulement quatre secondes, une simple parenthèse. Car le jeune Vosgien de 19 ans, avec ses victoires sur les quatre premières épreuves, a depuis longtemps verrouillé son premier titre de champion de la Coupe de France Élite. Il succède ainsi à David Menut au palmarès.

Le résultat final : Une domination sans appel

Avec 32 points d’avance sur son dauphin Tristan Verrier, et devant Damien Beton, la supériorité de Sparfel est mathématique. Son hiver dans les sous-bois français restera dans les annales : deux victoires à Albi, deux à Quelneuc, et déjà un succès en Coupe du Monde U23 à Flamanville en novembre.

Sparfel, l’apprenti qui n’a plus de leçons à recevoir

À 19 ans, Aubin Sparfel ne se contente pas de briller chez les Espoirs. Il frappe déjà à la porte des plus grands, affichant une polyvalence et une maturité rares.

Un palmarès route / Cyclo-cross déjà éloquent

Membre phare de l’équipe développement Decathlon-AG2R, le puncheur a explosé sur la route en 2025 en remportant le Tour du Finistère, sa première victoire chez les professionnels. Il a ensuite enchaîné avec le maillot vert du Giro Next Gen, le général de l’Alpes Isère Tour et une étape du Tour d’Alsace. Une progressivité vertigineuse.

Objectif 2027 : Le WorldTour en ligne de mire

Le plan de carrière est clair. Sparfel intégrera l’équipe première Decathlon-AG2Ren 2027. En attendant, chaque course est une étape vers cet ultime niveau. Son statut de leader en Coupe du Monde Espoirs en est la parfaite illustration.

Coxyde, prochaine étape vers la consécration mondiale

La saison française est bouclée. Le regard se tourne maintenant vers la Belgique et les dunes mythiques de Coxyde, où se jouera la prochaine manche de Coupe du Monde Espoirs le 21 décembre.

Le défi : Garder le maillot de leader

Vainqueur à Flamanville, Aubin Sparfel aborde cette épreuve en tête du classement général de sa catégorie. L’enjeu est de taille : confirmer son statut de meilleur espoir mondial de la discipline sur un terrain exigeant, face à l’élite internationale.

Le Top 10 d’Ouistreham : La photo d’arrivée

Derrière le duel Sparfel-Kuypers, le podium a été complété par Tristan Verrier à 9 secondes. Le Top 10 de cette dernière manche française se compose comme suit :

Gerben Kuypers (BEL) – 56’22 »

Aubin Sparfel (FRA) – à 4″

Tristan Verrier (FRA) – à 9″

Damien Beton (FRA) – à 24″

Matéo Jot (FRA)

Mathieu Morichon (FRA)

Timothé Gabriel (FRA)

Sander De Vet (BEL)

Ugo Ananie (FRA)

Hugo Jot (FRA)

« Une saison réussie au niveau français » a résumé sobrement Aubin Sparfel. Un euphémisme pour un adolescent qui redéfinit les contours de la précocité dans le cyclisme hexagonal. Entre la route et les sous-bois, entre la France et le monde, son parcours trace une ligne droite vers les sommets. Coxyde sera le premier test de cette nouvelle dimension. L’histoire est en marche.

Namur 2025 : Mathieu Van der Poel retour gagnant mais difficile

Premier Cyclo Cross de l’hiver et première victoire pour Mathieu Van der Poel, vainqueur ce dimanche 14 décembre à Namur, dans la douleur après un duel attendu face à Thibau Nys avec Michael Vanthourenhout comme arbitre.

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Il n’a pas écrasé la course, pas même dominée dans son ensemble, pourtant à l’arrivée c’est tout de même lui qui gagne. Mathieu Van der Poel a été chahuté à Namur, sur la 4ème manche de Coupe du Monde 2025/2026 de de Cyclo Cross pour sa reprise, le Champion du Monde est parti à la faute et a chuté à la mi course mais dans le final, le plus solide qui sort vainqueur c’est encore et toujours lui.

Le petit fils de Raymond Poulidor n’a plus perdu en Cyclo Cross depuis le 21 janvier 2024 mais il s’en est fallu de peu ce dimanche pour que le Maître tombe de son trône tant Thibau Nys, fils du grand Sven, a fait une course remarquable, tant techniquement que physiquement, jusqu’à cette petite faute et cette chute dans le dernier tour qui lui coûte ses chances de victoires. Nul ne saura si jeune belge aurait dominé la légende de la discipline dans les derniers hectomètres mais le spectacle aurait été merveilleux.

Classement Coupe du Monde de Cyclo Cross Hommes 2025/2026 Namur :

1 – Van der Poel Mathieu (Alpecin – Deceuninck) en 58:29
2 – Nys Thibau (Baloise Glowi Lions) + 0:09
3 – Vanthourenhout Michael (Pauwels Sauzen – Altez Industriebouw Cycling Team) + 0:11
4 – Van der Haar Lars (Baloise Glowi Lions) + 0:12
5 – Verstrynge Emiel (Crelan – Corendon) + 0:42
6 – Vandeputte Niels (Alpecin-Deceuninck Development Team) + 0:53
7 – Ronhaar Pim (Baloise Glowi Lions) + 0:55
8 – Nieuwenhuis Joris (Ridley Racing Team) + 0:57
9 – Meeussen Witse (Crelan – Corendon) + 1:14
10 – Vandebosch Toon (Crelan – Corendon) + 1:29

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AVC, réapprentissage du vélo et naissance : le combat intense de Ludovic Robeet pour revenir

Le coureur belge de Cofidis, victime d’un accident vasculaire cérébral en septembre, s’est confié sur sa lente reconstruction. Entre rééducation neurologique, reprise de l’entraînement et naissance de sa fille, il livre un témoignage poignant sur son quotidien et ses espoirs de retour dans le peloton.

Un réveil en pleine nuit qui change une vie

Le 8 septembre 2025, vers 3 heures du matin, Ludovic Robeet se réveille en sursaut. Un picotement anormal le parcourt. Une moitié de son corps est paralysée. Sa compagne, Louise Jacquemin, alors en fin de grossesse, dort à l’étage inférieur. « J’ai tenté de l’appeler, mais son téléphone était en silencieux. J’ai réussi à me traîner jusqu’à elle, mais impossible de parler. Aucun son ne sortait », raconte le coureur de 31 ans. Louise alerte immédiatement les secours.

S’ensuit un mois d’hospitalisation éprouvant, marqué par des vertiges, des maux de tête intenses et une perte d’équilibre. « Pour faire deux pas, je devais me tenir. »

Réapprendre à marcher, puis à pédaler

Aujourd’hui, la situation a évolué. « J’ai retrouvé la marche, je peux me tenir debout, et je suis remonté sur le vélo », explique Robeet, soulagé. Mais la rééducation neurologique reste un défi quotidien. « Avec ce type de lésion, on ne sait jamais si la récupération sera totale. Mais je vois des progrès. Je suis optimiste. »

Un entraînement sous haute concentration

Ses sorties à vélo, il les aborde avec une prudence extrême. « J’ai déjà fait trois heures, mais c’est très fatigant. Tout est à réapprendre. Garder ma trajectoire demande une concentration maximale. » Les réflexes ont changé : « Si une voiture arrive vite, je freine. Avant, je doublais. Dans les virages, je ralentis énormément. Rouler en groupe me stresse encore. »

Le rôle crucial de sa compagne, Louise Jacquemin

En pleine tourmente, Robeet a pu compter sur un soutien indéfectible : sa compagne, Louise Jacquemin, ancienne coureuse de l’équipe Wallonie-Bruxelles. « Elle a tout géré : ma crise, l’hôpital, tout en terminant sa grossesse. Sans elle, ça aurait été bien plus dur. » Quelques semaines après l’AVC, le couple accueille Ambre, leur première fille. « Elle est arrivée au moment où je recommençais à marcher normalement. Un vrai rayon de soleil. »

L’ambition : retrouver les classiques flandriennes

Sous contrat avec Cofidis jusqu’en 2027, Robeet ne subit aucune pression de la part de son équipe. « Ils me disent de prendre mon temps. C’est moi qui me mets la pression. » Son objectif ? « J’aimerais revenir pour les classiques flandriennes. Ces courses me manquent. Mais la route est encore longue. » Il rêve de « retrouver les sensations d’avant », tout en sachant que rien ne sera plus comme avant.

Une leçon de résilience et d’humilité

L’épreuve a transformé le coureur surnommé « La Machine ». « J’ai appris l’humilité. Chaque petite victoire compte : un pas, un tour de pédale, une nuit de sommeil. » Aujourd’hui, il avance jour après jour, entre séances de rééducation, sorties à vélo et nuits entrecoupées par les pleurs de sa fille. « C’est beaucoup de choses à gérer, mais ce ne sont que des bonnes nouvelles. » Et demain ? « Je veux vivre avec ce qui m’est arrivé, et continuer à évoluer. En tant qu’homme, et peut-être un jour, de nouveau en tant que coureur. »

Namur 2025 : L’enfer de la Citadelle prêt à dévorer les géants du Cyclo-Cross

C’est le retour des monstres sacrés. Pour la 4e manche de la Coupe du Monde 2025-2026, la Citadelle de Namur accueille la rentrée très attendue de Mathieu van der Poel et Puck Pieterse. Un parcours légendaire, des champions affamés : plongée dans l’antre du cyclo-cross mondial où se joue bien plus qu’une victoire.

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Le choc des titans est de retour à Namur

La Citadelle de Namur n’est pas un circuit. C’est un tribunal. Ce dimanche 14 décembre 2025, la mythique butte belge va à nouveau prononcer son verdict lors de la 4e manche de la Coupe du Monde de cyclo-cross. L’événement capital de la saison marque le retour fracassant des deux champions du monde en titre après une absence des premières manches. L’affrontement promet d’être historique.

Tout est démesure à Namur. Les pentes avoisinent les 25% de dénivelé, transformant chaque montée en calvaire et chaque descente en saut dans l’inconnu. Un parcours qui ne pardonne aucune faiblesse, physique ou technique. C’est ici que les hiérarchies se définissent, que les légendes se forgent dans la boue et l’effort.

La tête d’affiche : Des stars et des challengers affûtés

Les listes d’engagés (hommes et femmes) dessinent un plateau d’une rare densité. Chaque nation a aligné ses meilleurs éléments pour ce rendez-vous incontournable.

Chez les Hommes Élite (Départ à 15h10) :

Le retour du roi : Mathieu van der Poel (Alpecin-Deceuninck) effectue sa rentrée mondiale. Le Maître, quintuple champion du monde, vise d’emblée la reconquête.

Le défi Belge : Thibau Nys (Baloise Trek Lions), leader actuel du classement général, et le champion de Belgique Michael Vanthourenhout (Pauwels Sauzen-Bingoal) tenteront de résister sur leurs terres.

L’armada Néerlandaise : Joris Nieuwenhuis et Lars van der Haar (Baloise Trek Lions), tous deux vainqueurs de manches cette saison, seront des rivaux directs.

L’espoir Français : Menés par David Menut, Rémi Lelandais et Nathan Bommenel, les Français visent un coup d’éclat dans la fournaise.

Chez les Femmes Élite (Départ à 13h40) :

Le retour de la reine : Puck Pieterse (Fenix-Alpecin), championne du monde 2025, fait sa première apparition. Son état de forme est le grand inconnu.

Les tenaces Néerlandaises : Lucinda Brand et Ceylin del Carmen Alvarado (Baloise Trek Lions), habituées des podiums, profiteront de toute hésitation.

L’élément Français : Amandine Fouquenet, en pleine confiance après son podium à Flamanville, est la grande espoir tricolore, soutenue par Hélène Clauzel et Célia Gery.

Les 3 enjeux cachés de la bataille de Namur

La conquête psychologique : Van der Poel et Pieterse peuvent-ils reprendre d’emblée la main sur des concurrents déjà en rythme ? Une victoire à Namur enverrait un message de terreur au peloton.

La guerre des leaders : Thibau Nys défend son maillot de leader face à son propre coéquipier Van der Haar et à un Van der Poel revanchard. La stratégie d’équipe sera cruciale.

Le Critérium pour Paris 2026 : Cette manche est un banc d’essai parfait pour les Jeux Olympiques de Paris, où le cyclo-cross fera son entrée. Chaque performance est scrutée.

Le guide du spectateur : Ne rien manquer du spectacle

Diffusion TV : Eurosport 2 & Max et L’Équipe Live assureront la retransmission intégrale en France.

Diffusion internationale : FloBikes diffusera la course aux États-Unis et au Canada.

Conditions météo : Un temps froid et humide est annoncé, promettant un parcours boueux, glissant et encore plus sélectif. Le vrai visage de Namur.

Analyse tactique : Comment gagner à la Citadelle ?

Gagner à Namur ne se résume pas à être le plus fort. Il faut être le plus malin.

Gestion de l’effort : Les relances incessantes dans les montées épuisent les réserves. Il faut savoir doser.

Technique de descente : Reprendre 5 secondes en descente peut économiser une dépense d’énergie colossale. C’est un art.

Placement : Se retrouver bloqué dans la montée du « Mur » peut signifier la fin des espoirs. La position en tête est vitale dès le premier tour.

Namur est bien plus qu’une course. C’est un mythe, un baptême de feu et le point de bascule de la saison. Ce dimanche, la Citadelle ne couronnera pas simplement un vainqueur. Elle désignera le patron de la discipline pour les mois à venir. Face au retour des souverains, la relève est prévenue : l’Enfer les attend.

Giovanni Carboni suspendu par l’UCI : l’Unibet Tietema Rockets résilie son contrat après des anomalies biologiques

Suspension provisoire, rupture de contrat et enquête interne : l’équipe cycliste française Unibet Tietema Rockets a pris une décision radicale face aux irrégularités du passeport biologique de Giovanni Carboni. Retour sur une affaire qui secoue le peloton.

Scandale dans le cyclisme : Unibet Tietema Rockets jette l’éponge sur Giovanni Carboni

L’histoire devait être celle d’un renouveau. Celle d’un coureur italien de 30 ans, Giovanni Carboni, repêché par une équipe ProTeam française ambitieuse, l’Unibet Tietema Rockets. Un nouveau départ après des années en équipe continentale. Mais le 11 septembre 2025, tout bascule. L’Union Cycliste Internationale notifie à l’équipe la suspension provisoire du coureur. Motif : des anomalies inexpliquées dans son passeport biologique, remontant à la saison 2024, lorsqu’il portait le maillot de la formation japonaise JCL Team UKYO.

L’équipe, membre du Mouvement pour un Cyclisme Crédible (MPCC), réagit immédiatement. Elle suspend le coureur et engage un dialogue. Puis, ce samedi, le coup de tonnerre : un communiqué officialise la rupture unilatérale du contrat. La raison ? Une « violation des devoirs de transparence et de loyauté » du coureur, révélée par une enquête interne.

L’UCI, le passeport biologique et l’ombre du dopage

Le passeport biologique de l’athlète est un outil de surveillance longitudinale. Il traque les variations suspectes des paramètres sanguins ou hormonaux d’un coureur, souvent indicatrices de pratiques interdites. Pour l’UCI, les anomalies constatées chez Carboni en 2024 sont « non expliquées ». Suffisantes pour justifier une suspension provisoire, en attendant la conclusion de la procédure disciplinaire.

Une suspension cinglante : Prononcée le matin même de la Coppa Sabatini, dont Carboni devait être le starter.

Des faits antérieurs : L’enquête porte sur la saison 2024, avant son arrivée chez les Rockets.

L’attente d’une sanction : Carboni, toujours présumé innocent dans le cadre de la procédure UCI, risque une lourde peine.

Pourquoi l’équipe a-t-elle rompu le contrat ?

Dans son communiqué, l’Unibet Tietema Rockets (qui deviendra Unibet Rose Rockets en 2026) est claire : sa décision est indépendante de la procédure de l’UCI. Elle s’appuie sur ses propres constats. « Notre examen interne confirme la violation par Carboni des principes de transparence et d’équité dus par un coureur. »

L’équipe met en avant son appartenance au MPCC, un collectif d’équipes engagées pour un cyclisme propre. Une ligne éthique qu’elle brandit comme un étendard, surtout après un recrutement hivernal ambitieux (Groenewegen, Lafay, Venturini).

La chronologie d’une rupture :

11 septembre 2025 : Suspension provisoire notifiée par l’UCI.

Octobre 2025 : Début du dialogue entre l’équipe et le coureur.

Enquête interne : Les Rockets mènent leur propre investigation.

Découverte : Manquement du coureur à ses obligations de loyauté.

Résultat : Résiliation unilatérale du contrat.

Qui est Giovanni Carboni, le coureur au destin brisé ?

Vainqueur du Tour du Japon en 2024, 5e du Trophée Laigueglia cette année, Carboni avait montré des signes de regain. Ancien porteur du maillot blanc du meilleur jeune sur le Giro 2019, il n’avait jamais totalement confirmé ce potentiel. Son transfert chez les Rockets devait être l’opportunité de sa carrière. C’est finalement son arrêt brutal.

Palmarès récent de Giovanni Carboni :

2024 : Vainqueur du Tour du Japon.

2025 : 5e du Trophée Laigueglia, tops 10 à la Mercantour Classic et au Tour de Turquie.

Le MPCC et l’éthique : un engagement affiché

En prenant cette décision radicale, l’Unibet Tietema Rockets assume pleinement son statut de membre du MPCC. Le mouvement prône une approche proactive et stricte en matière d’éthique. Ici, l’équipe ne s’est pas contentée d’attendre le verdict de l’UCI. Elle a agi en fonction de ses propres valeurs, quitte à se séparer d’un élément recruté quelques mois plus tôt. Une décision qui envoie un message fort au peloton : la tolérance zéro n’est pas un slogan, mais une pratique.

Ce qu’il faut retenir de l’affaire Carboni

L’affaire Giovanni Carboni dépasse le simple cas d’un coureur suspendu. Elle illustre :

La rigueur des contrôles : Le passeport biologique reste un outil redoutable pour traquer les irrégularités, même a posteriori.

La responsabilité des équipes : Les formations, surtout membres du MPCC, sont tenues d’agir avec une vigilance accrue.

La fin immédiate d’une carrière dans une équipe : Une suspension provisoire peut entraîner des conséquences contractuelles immédiates, avant même toute condamnation définitive.

Alors que l’équipe se prépare à sa mue en Unibet Rose Rockets, elle nettoie son escadre. Le message est clair : la crédibilité se construit aussi par des choix difficiles.

L’avenir de Giovanni Carboni, lui, est désormais entre les mains de l’UCI. Sa carrière, durablement entachée, vient de connaître un tournant probablement fatal.

Du chômage technique à la Dream Team : Le coup de poker fou de Cosnefroy chez Pogacar

Lâché par Decathlon AG2R, puis presque par Picnic, Benoît Cosnefroy pensait sa carrière en péril. Contre toute attente, le puncheur français atterrit dans la meilleure équipe du monde, UAE Emirates, aux côtés de Tadej Pogacar. Récit d’un rebond spectaculaire et d’un programme sur-mesure pour le champion normand.

Le triple salto de Cosnefroy : Du marché satirique au coeur de l’empire UAE

Fin septembre, Benoît Cosnefroy, 30 ans, n’avait plus d’équipe. Le marché des transferts, saturé, semblait lui tourner le dos. Une page de douze ans avec AG2R/Decathlon se tournait. L’angoisse du vide était palpable.

« Quand on n’a rien début septembre, ça fait peur. Il s’est passé pas mal de choses dans ma tête » admet le champion français. Le projet avec Picnic PostNL s’effondre au dernier moment. Sa valeur marchande s’effrite.

C’est alors que Mauro Gianetti, manager général d’UAE Emirates, ressort un dossier. Celui d’un « bon mec », d’un gagneur qui séduit par son état d’esprit autant que par ses coups d’éclat. Le contre-la-montre était engagé. Et il a été remporté. « C’est assez fou de se retrouver dans la meilleure équipe du monde » s’émerveille Cosnefroy, comparant son transfert à « un triple saut pour retomber sur mes jambes ». Un exploit de gymnaste pour un renouveau inattendu.

Une philosophie UAE : Plus de profil que de puissance en Watts

La signature Cosnefroy éclaire la stratégie de recrutement d’UAE Emirates. L’équipe ne se contente pas d’empiler des générateurs de watts. Elle cherche des profils, des caractères, des gagneurs. « Chez UAE, ils ont plus regardé le coureur que je suis que mes datas » révèle le Normand. Un aveu crucial dans un cyclisme hyper-analytique. Ses 21 victoires (dont Plouay 2021 et Québec 2022 en World Tour) ont pesé plus lourd qu’un fichier de puissance parfait.

« Je n’ai pas les plus beaux fichiers de watts mais j’arrive à gagner des courses » résume-t-il, pragmatique. Une qualité que l’équipe a identifiée pour renforcer son armada dans un créneau spécifique : les courses d’un jour et les classiques de « seconde zone ».

Le contrat de la liberté : Cosnefroy, tueur à gages des courses secondaires

Le rôle de Benoît Cosnefroy chez UAE est clairement défini. Et il est à l’opposé du statut de simple équipier. « Je vais courir beaucoup de courses de seconde zone. Ça me va très bien » affirme-t-il sans détours. Son objectif ? « Jouer et gagner. C’est pour ça qu’ils m’ont pris. Ils ne m’ont pas pris pour monter les cols du Tour de France devant ».

Un programme sur-mesure et un cadeau de bienvenue

UAE a dessiné un calendrier parfaitement adapté à ses qualités de puncheur et à son appétit de victoires :

Débuts : Classique de Valence (25 janv.) puis Challenge de Majorque.

Objectifs Français : Faun Ardèche Classic & Faun Drôme Classic (fin février).

Coup de cœur : Son inscription au Grand Prix du Morbihan, qu’il a remporté trois fois (2019, 2024, 2025). « Je crois qu’ils ont regardé mon palmarès » plaisante-t-il.

Aucun Grand Tour n’est prévu. Une absence qui ne le frustre pas : « Sincèrement, ce n’est pas là où je prends le plus de plaisir ». Sa première course World Tour devrait être l’Amstel Gold Race.

Pogacar, un leader « Super Cool » : L’intégration express du Normand

Comment s’intègre-t-on dans une équipe où trône une superstar comme Tadej Pogacar ? Pour Cosnefroy, la réponse est simple : avec une étonnante sérénité. « C’est super cool d’être dans son équipe, car il n’y a pas de pression. Sa personnalité est super détendue, détachée de tout » décrit le Français. Cette ambiance a facilité une intégration éclair.

« L’impression qu’il a toujours été là »

Le manager Mauro Gianetti confirme : « Au bout de deux jours à Abu Dhabi, les autres gars m’ont dit qu’ils avaient l’impression qu’il avait toujours été là ». Preuve que le « bon mec » a immédiatement trouvé sa place. Les deux champions se croiseront principalement sur les classiques ardennaises. Une cohabitation sans friction, où Cosnefroy bénéficiera d’une liberté rare au plus haut niveau : « C’est l’équipe WorldTour où il y a le plus de liberté ».

Après la blessure, tous les voyants sont au vert

La saison 2025 de Cosnefroy a été tronquée par une blessure au genou après le Tour de Suisse. Une période difficile, désormais derrière lui. « Au niveau de mon corps, je me sens bien. Au moral aussi. Tous les voyants sont au vert » assure-t-il, tout en reconnaissant devoir « mettre du travail dans les jambes ». Une motivation décuplée par l’arrivée imminente d’un premier enfant et ce nouveau départ grandiose.

Le pari de Benoît Cosnefroy et d’UAE Emirates est fascinant. Il repose sur une alchimie entre le profil unique d’un gagneur et la philosophie flexible d’une super équipe. Loin de l’ombre de Pogacar, le Normand y cherchera la lumière sur ses terrains de jeu favoris. Son transfert n’est pas une fin de carrière dorée, mais le début d’un second souffle ambitieux et libérateur. L’histoire dira si ce coup de poker était un coup de génie.

Les 18 équipes World Tour masculines pour 2026-2028

L’UCI a dévoilé les 18 équipes qui composeront l’élite du cyclisme mondial masculin pour les saisons 2026, 2027 et 2028 avec notamment quelques changements comme la fusion de l’équipe Lotto avec Intermarché Wanty pour donner l’équipe Lotto Intermarché.

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La liste des 18 équipes de première division cycliste mondiale (UCI World Teams) :

Alpecin – Premier Tech
Bahrain Victorious
Décathlon CMA-CGM Team
EF Education EasyPost
Groupama FDJ United
Ineos Grenadiers
Lidl-Trek
Lotto – Intermarché
Movistar Team
NSN Cycling Team
Redbull Bora Hansgrohe
Soudal QuickStep
Team Jayco Alula
Team Picnic PostNL
Team Visma Lease a Bike
UAE Team Emirates XRG
UNO X Mobility
XDS Astana Team

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Tasse de thé Versus descente à 100 km/h : l’absurde blessure qui cloue Formolo pour 6 semaines

Une simple tasse, une chute banale. Et pour Davide Formolo, puncheur italien de la Movistar, c’est l’hiver qui bascule. Victime d’un accident domestique aussi improbable que sévère, le champion de 33 ans est contraint à six semaines d’arrêt complet. Une convalescence qui compromet sa préparation et hypothèque gravement son début de saison 2026. L’ironie du sort, lui, en a fait son post Instagram.

La chute d’une tasse, un arrêt forcé : le coup du sort pour le grimpeur

Le danger, pour un cycliste professionnel, se niche souvent là où on ne l’attend pas. Alors qu’il peaufinait sa condition en vue des objectifs 2026, Davide Formolo a été victime d’un incident qui relève presque de la fable. En faisant tomber une tasse de thé, il s’est infligé une coupure profonde au niveau du tendon du gros orteil. Résultat : une incapacité totale à le mouvoir.

Conséquence immédiate : une intervention chirurgicale s’est avérée indispensable. L’opération, programmée dans la foulée, scelle son sort : un repos strict de six semaines est ordonné. Un timing catastrophique en plein cœur de la préparation hivernale, période cruciale d’accumulation de foncier.

La cruelle ironie d’un métier à haut risque

C’est avec un humour teinté d’amertume que Formolo a partagé son infortune sur Instagram. Son post résume à lui seul l’absurdité de la situation. Il y compare les risques démesurés du métier – les camions frôlant le guidon, les descentes vertigineuses sur asphalte mouillé – à la banalité triviale de l’accident. « Tu parcours 30 000 km par an avec des camions à 2 cm de ton guidon… et un soir, une tasse de thé tombe sur ton pied. Résultat : 6 semaines d’arrêt. »

Cette déclaration, virale, souligne le côté impitoyable et imprévisible du destin pour un athlète de haut niveau. Le vrai danger n’était pas sur la route, mais dans sa cuisine.

Un plan hivernal et des ambitions 2026 à réviser d’urgence

Cette blessure intervient à un moment charnière. Davide Formolo, vainqueur d’étape sur le Giro 2015 et champion d’Italie 2019, venait de boucler une solide saison 2025. Ponctuée de plusieurs tops 10 sur des classiques d’un jour (10ème du Giro della Toscana, 7ème de la Prueba Villafranca), elle confirmait son statut de puncheur fiable au sein de la Movistar, où il est sous contrat jusqu’à fin 2026.

Conséquences directes : un début de saison compromis

La période de repos de six semaines repousse mécaniquement la reprise de l’entraînement significatif. Les premières courses de l’année, normalement celles où un coureur affine sa condition, sont désormais hors de portée. Son programme de reprise devra être intégralement reconstruit par le staff médical et sportif de la Movistar.

L’équipe espagnole, qui intégrera Cian Uijtdebroeks en 2026, comptait sur l’expérience et la régularité de l’Italien pour ses courses par étapes et classiques ardennaises. Son retard initial devient un paramètre stratégique supplémentaire à gérer.

La leçon (amère) : la vulnérabilité des géants

L’histoire de Davide Formolo est plus qu’un simple fait divers sportif. C’est un rappel saisissant de la fragilité des athlètes d’élite. Ces corps taillés pour l’effort surhumain restent vulnérables aux incidents du quotidien. Elle met en lumière l’équilibre précaire sur lequel repose une carrière, où tout peut basculer en une fraction de seconde, loin des pelotons et du bruit des tribunes.

Sur les réseaux, la communauté cycliste lui souhaite désormais une convalescence sans encombre. Son retour sera attendu, avec l’espoir que cette mésaventure restera une simple anecdote ironique dans un palmarès appelé à s’étoffer.

João Almeida 2026 : le pari audacieux du Giro-Vuelta, sans le Tour de France

João Almeida ne fera pas le Tour de France en 2026. A l’occasion de la conférence médiatique d’UAE Team Emirates-XRG, le Portugais a dévoilé un programme taillé pour la conquête : le Giro et la Vuelta en objectifs majeurs, avec une préparation sur mesure. Une saison qui marque son émancipation et ses ambitions personnelles pour les Grands Tours.

Almeida 2026 : le plan de bataille pour viser deux Grands Tours

Le coureur portugais de 27 ans change de braquet. Finie l’ombre de Tadej Pogačar sur le Tour de France. Place à une saison sur mesure, pensée pour la performance sur le Giro et la Vuelta.

Un printemps crescendo

João Almeida entamera sa saison en Espagne, dès février, par la Volta a la Comunitat Valenciana (Tour de Valence). Une reprise en douceur, suivie de la Figueira Champions Classic au Portugal et de la Volta ao Algarve, épreuve qu’il maîtrise parfaitement.

Mars sera décisif avec deux courses par étapes exigeantes du WorldTour : Paris-Nice puis le Tour de Catalogne. Deux véritables bancs d’essai pour affiner sa condition avant l’objectif majeur du printemps.

L’objectif Giro : “Une course spéciale pour moi”

Le Giro d’Italia constitue la première grande cible de l’année. Almeida y a déjà porté le maillot rose pendant deux semaines (2020) et y a fini sur le podium (3e en 2023). Son ambition est claire : viser la victoire finale. “Je suis très heureux d’y retourner. L’équipe me donne cette opportunité, je veux la saisir” a-t-il confié à Benidorm.

La Vuelta en point d’orgue

Après le Giro, une coupure puis une reprise progressive sont prévues. La Vuelta a Burgos servira de dernière touche avant le second Grand Tour de l’année : la Vuelta a España. Almeida y a brillé en 2025 (2e du général). Il compte bien confirmer en 2026.

Pourquoi Almeida fait-il l’impasse sur le Tour de France ?

Un choix stratégique de l’équipe et du coureur, qui marque un tournant dans sa carrière.

Fin du rôle de lieutenant sur le Tour

Ces deux dernières années, Almeida était un soutien précieux pour Tadej Pogačar sur le Tour. En 2026, il passe à autre chose. “Je n’ai pas l’impression que Tadej ait vraiment besoin de moi pour gagner un Grand Tour” explique-t-il avec franchise. UAE lui offre ainsi la chance de devenir leader à part entière sur d’autres terrains.

Un calendrier optimisé pour un leader

Le programme 2026 d’Almeida est le reflet d’une nouvelle stature. Il évite la surcharge et se concentre sur des courses par étapes où son profil de grimpeur-rouleur peut s’exprimer pleinement. L’objectif : arriver frais et fort sur les deux Grands Tours qu’il a choisis.

Le calendrier 2026 de João Almeida : étape par étape

Voici le détail de la saison du Portugais, de février à septembre.

Volta a la Comunitat Valenciana (4-8 février) : Reprise sous le soleil espagnol.

Figueira Champions Classic (mi-février) : Retour au pays.

Volta ao Algarve (18-22 février) : Un classique de son programme.

Paris-Nice (8-15 mars) : Premier test WorldTour.

Tour de Catalogne (23-29 mars) : Dernier rodage avant le Giro.

Giro d’Italia (8-31 mai) : Objectif majeur n°1.

Championnats du Portugal (28 juin) : Titre national en ligne de mire.

Vuelta a Burgos (4-8 août) : Préparation spécifique.

Vuelta a España (22 août – 13 septembre) : Objectif majeur n°2.

2026, année de l’émancipation pour Almeida

À 27 ans, João Almeida entre dans une phase cruciale de sa carrière. Ce programme Giro-Vuelta, taillé sur mesure, est une opportunité en or de décrocher un succès majeur dans un Grand Tour.

Face à de possibles rivaux de taille (un Jonas Vingegaard sur le Giro ?), le Portugais reste lucide mais ambitieux : “S’il vient, la victoire aura encore plus de valeur.”

Pendant ce temps, UAE Team Emirates-XRG répartit intelligemment ses leaders : Pogačar sur le Tour, Almeida sur le Giro et la Vuelta. Une stratégie d’équipe qui pourrait bien payer en 2026. Une saison à suivre de très près.

Élève Pogacar : Isaac Del Toro plonge dans le Grand Bain du Tour de France 2026

La stratégie d’UAE Team Emirates XRG pour 2026 se dessine. Alors que João Almeida visera le Giro et la Vuelta en leader, la grande nouveauté réside dans la promotion d’Isaac Del Toro. Le prodige mexicain de 22 ans fera ses grands débuts sur la Grande Boucle avec une mission précise : apprendre au côté du maître, Tadej Pogacar. Décryptage d’un plan de carrière millimétré.

Le choc des calendriers : Pourquoi UAE envoie Del Toro sur le Tour et Almeida sur le Giro

L’équipe UAE Team Emirates XRG a dévoilé ses cartes pour le début de saison 2026. Et la donne change. L’ascension fulgurante d’Isaac Del Toro, deuxième du Giro 2025 et auteur de 21 victoires, a obligé la direction sportive à revoir sa copie. Le Portugais João Almeida, lieutenant historique de Pogacar, hérite du rôle de leader sur le Giro et la Vuelta. Une décision logique pour ce spécialiste des Grands Tours, troisième du Giro en 2023.

« Ce n’est pas un choix difficile » a confié Almeida. « Le Tour est spécial, mais j’ai hâte de retrouver le Giro. » Ce repositionnement libère une place de choix sur la Grande Boucle pour le Mexicain.

Isaac Del Toro : L’apprenti sorcier sur les routes de France

À seulement 22 ans, Isaac Del Toro s’apprête à vivre une saison de transition cruciale. Son statut ? Celui d’élève talentueux placé sous la tutelle du numéro 1 mondial. « L’idée est d’être avec Tadej pour apprendre et progresser le plus vite possible » a résumé le Mexicain.

Sa mission sur le Tour sera donc double : protéger Pogacar dans sa quête d’un cinquième maillot jaune, et absorber chaque leçon de stratégie, d’effort et de gestion d’une course unique.

Le programme 2026 d’Isaac Del Toro : Des Classiques au Tour

Le calendrier du Mexicain est un modèle du genre, mêlant expérience et responsabilités progressives :

Reprise : UAE Tour (16-22 février).

Les Classiques avec Pogacar : Strade Bianche et Milan-San Remo.

Preuve en semaine : Tirreno-Adriatico (9-15 mars – carte de leader probable).

Affûtage : Tour du Pays Basque (6-11 avril) et Critérium du Dauphiné (7-14 juin).

L’objectif ultime : Le Tour de France (4-26 juillet) en tant que lieutenant d’élite.

Analyse : La méthode UAE pour fabriquer un futur génie

La décision d’UAE est un coup de maître tactique et managérial.

Pour Del Toro : Il découvre le Tour sans la pression du résultat, mais avec l’intensité maximale. Une immersion totale dans le grand bain, idéale pour son développement à long terme.

Pour Almeida : On lui offre enfin la reconnaissance méritée et un double rôle de leader sur des Grands Tours qu’il affectionne.

Pour Pogacar : Il dispose d’un lieutenant surdoué, avide d’apprendre et capable de le suivre dans les secteurs les plus exigeants.

Cette séparation des tâches entre les deux leaders adjoints montre la profondeur incroyable de l’effectif d’UAE et une vision claire de l’avenir. Del Toro, souvent comparé à Pogacar pour son profil complet (grimpeur, puncheur, rouleur), incarne l’avenir de l’équipe.

En confiant à Isaac Del Toro les clés de son apprentissage sur le Tour aux côtés de Pogacar, UAE Team Emirates ne fait pas que préparer l’édition 2026. L’équipe construit, pierre par pierre, le successeur du Slovène. La saison prochaine sera celle de tous les enseignements pour la périte mexicaine. Et le monde du cyclisme aura les yeux braqués sur ce disciple hors norme.

La faim du loup : Décryptage du programme XXL de Pogacar pour dominer 2026

L’annonce était attendue. Depuis Benidorm, Tadej Pogacar a levé le voile sur son calendrier 2026. Un programme audacieux, calibré pour l’histoire : conquérir les deux Monuments qui lui échappent encore et viser un cinquième maillot jaune. Entre ambitions affichées et surprises potentielles, plongée dans la stratégie du phénomène slovène.

Un calendrier « priorité aux Classiques » pour 2026

Tadej Pogacar ne fait pas dans la demi-mesure. Pour sa saison 2026, le leader d’UAE Team Emirates XRG a opté pour une stratégie agressive, centrée sur les monuments du printemps. Son objectif est limpide : ajouter Milan-San Remo et Paris-Roubaix à son déjà légendaire palmarès. Sa rentrée sera italienne, le 7 mars, sur les Strade Bianche de Sienne, un terrain qu’il maîtrise parfaitement. Suivra un bloc de course d’une densité exceptionnelle.

La quête des deux joyaux manquants

Pogacar a soif de compléter sa collection. Le 21 mars, il sera au départ de la Primavera, Milan-San Remo, une course d’attente où son explosivité pourrait faire la différence dans la montée du Poggio. Puis, après le Tour des Flandres, viendra l’objectif probablement le plus cher à son cœur : Paris-Roubaix, le 12 avril. Sa deuxième place en 2025 a aiguisé son appétit pour la victoire sur les pavés. Liège-Bastogne-Liège, qu’il a déjà remporté, clôturera ce printanière marathon.

Une préparation inédite pour le Graal du Tour

Après l’enfer du Nord, place à une stratégie raffinée pour l’été. Pour la première fois de sa carrière, Pogacar inscrira à son programme le Tour de Romandie (28 avril – 3 mai), suivi du Tour de Suisse (17-21 juin). Deux courses par étapes exigeantes, choisies pour parfaire sa condition sans s’épuiser. « Pour préparer le Tour » a-t-il glissé. L’objectif est clair : arriver frais mais ultra-aiguisé au départ de Barcelone, le 4 juillet.

Le doute planétaire : Et le Giro dans tout ça ?

Lors de la conférence, un élément a semé le trouble. Interrogé sur une éventuelle participation au Giro, Pogacar a esquivé avec un sourire. « Je ne peux rien garantir. Mon expérience, mon état d’esprit, ne permettent pas de garantir quoi que ce soit. Je peux toujours changer d’avis. » Un aveu qui laisse la porte ouverte à tous les scénarios, rappelant sa surprise de dernière minute pour Paris-Roubaix en 2025. Le programme reste donc théoriquement flexible.

Objectif ultime : L’histoire au Tour de France 2026

Tout ce chemin mène à un seul but : un cinquième Tour de France. Un succès qui le placerait définitivement parmi les plus grands de l’histoire, à un tour du record de Merckx, Indurain et Anquetil. Le départ à Barcelone et un contre-la-montre par équipes initial pourraient lui offrir un premier maillot jaune symbolique. Face à lui, une nouvelle génération et des rivaux affûtés, mais Pogacar semble prêt à tout sacrifier pour cet accomplissement.

Le programme officiel de Pogacar (Jusqu’au Tour de France)

07 Mars : Strade Bianche (Italie)

21 Mars : Milan-San Remo (Italie)

05 Avril : Tour des Flandres (Belgique)

12 Avril : Paris-Roubaix (France)

26 Avril : Liège-Bastogne-Liège (Belgique)

28 Avril – 03 Mai : Tour de Romandie (Suisse)

17 – 21 Juin : Tour de Suisse (Suisse)

04 – 26 Juillet : Tour de France

La stratégie UAE Emirates XRG : Un collectif au service d’une étoile

Ce programme ambitieux n’est possible qu’avec une équipe surpuissante. UAE Emirates a construit un effectif capable de le soutenir sur tous les terrains. Le prodige mexicain Isaac Del Toro devrait être un atout précieux, tandis que Joao Almeida sera chef de file sur le Giro et la Vuelta. Cette répartition intelligente des leaders permet à Pogacar de concentrer ses forces sur son double objectif Printemps-Été, sans dilution.

Le programme 2026 de Tadej Pogacar est celui d’un champion assoiffé de légende. Il marque un équilibre subtil entre la quête de nouveaux territoires (les classiques manquantes, la Romandie) et la consolidation de son empire (le Tour). Reste à voir si ce calendrier chargé résistera aux aléas de la saison et à la tentation d’une incursion surprise. Une certitude : avec Pogacar, l’impossible est toujours à l’ordre du jour.

La renaissance contrariée d’Enric Mas : blessure, Giro et la fin d’une ère au Tour

Opéré d’une thrombophlébite, incertain pour son retour, et désormais éclipsé par Cian Uijtdebroeks au Tour de France : Enric Mas traverse l’épreuve la plus complexe de sa carrière. Lors de la présentation du Movistar Team, le grimpeur majorquin a esquissé un programme 2026 flou, marqué par une volonté de rupture avec la France et un objectif inédit : le Giro. Décryptage d’une saison charnière.

Révélations choc : pourquoi Enric Mas tourne le dos au Tour de France

L’ombre d’une blessure persistante

Miné par des problèmes de varices et une thrombophlébite à la jambe gauche, Enric Mas n’a plus couru depuis son abandon sur le Tour de France 2025 (18e étape). Une opération en octobre a scellé sa saison. Aujourd’hui, sa reprise reste un point d’interrogation.

L’espoir d’un retour lors du Challenge de Mallorca fin janvier est ténu. « On adorerait commencer là, mais on verra si j’y arrive » confie-t-il, lucide. Le processus est long. « C’est une blessure à récupération longue… Je dois y aller pas à pas. » Aucune date n’est gravée dans le marbre.

Une page qui se tourne : Uijtdebroeks, nouveau patron du Tour

Movistar a officialisé l’inédit : pour la première fois depuis 2019, Enric Mas ne sera pas le leader de l’équipe sur la Grande Boucle. Ce rôle échoit au jeune Belge Cian Uijtdebroeks, recruté pour être « protagoniste » sur le Tour.

« Quand on me l’a proposé, j’ai dit ‘allez, on y va !’ », s’enthousiasme le coureur de 22 ans. Une transition générationnelle assumée. Mas, lui, accueille cette arrivée sans pression : « L’équipe s’est beaucoup renforcée. »

La confession : « Je veux faire une pause avec la France »

Le Giro 2026, un objectif de cœur

Dans un entretien à MARCA, Enric Mas a levé le voile sur ses motivations profondes. « Je veux faire une pause de quelques années, ou de quelques mois, disons-le, par rapport à la France. » Après sept participations consécutives au Tour, le besoin de changement est palpable.

Son nouveau graal ? Le Giro d’Italia, qu’il n’a jamais couru. « J’aime le parcours du Giro 2026, je l’aime beaucoup. » Associé à une possible Vuelta, ce programme italo-espagnol dessine une nouvelle géographie pour sa carrière.

La quête prioritaire : redevenir « l’Enric d’avant »

Avant de penser Grands Tours, l’urgence est de retrouver son niveau. « Mon idée est de redevenir l’Enric que j’étais », insiste-t-il. La condition physique dictera tout. « En début d’année, je me contenterai d’être à nouveau l’Enric d’avant. Ensuite, on décidera du calendrier. »

Une approche humble, étape par étape, pour un champion conscient que le chemin sera long. La priorité n’est pas de courir, mais de « revenir à [son] meilleur niveau ».

Movistar 2026 : les dessous d’un tremblement de terre stratégique

Uijtdebroeks, le pari audacieux

Le recrutement de Cian Uijtdebroeks n’est pas un simple renfort. C’est un signal fort. Movistar mise sur la jeunesse et un profil tourné vers l’avenir pour le général du Tour. Le Belge devra rapidement s’adapter à un rôle de leader absolu sur la course qu’il rêve de dominer.

Un avenir en pointillés pour Mas

Si la santé le permet, le programme idéal pour Mas serait un doublé Giro-Vuelta. Une configuration qui lui permettrait de viser la gagne sur un Grand Tour (le Giro) sans la pression du Tour, tout en jouant la carte « patron » sur les routes espagnoles.

Pour l’équipe, c’est une manière de répartir les ambitions et de maximiser ses chances sur les trois Grands Tours. Mais tout dépendra de la convalescence du Majorquin.

Une saison de tous les défis

2026 s’annonce comme une année de reconstruction pour Enric Mas. Entre la lutte contre la blessure, la découverte du Giro et l’adaptation à un nouveau rôle au sein d’une Movistar renouvelée, chaque kilomètre sera une victoire. Son histoire, désormais, s’écrira loin des Champs-Élysées. Une page se tourne. Une autre, incertaine mais passionnante, commence.

Van der Poel à Namur : l’arme de domination massive est de retour

Ce dimanche 14 décembre, sur les pentes infernales de la Citadelle de Namur, Mathieu van der Poel fait son entrée dans la Coupe du Monde de cyclo-cross. Son simple retour, après une pneumonie en fin de saison sur route, agit comme un électrochoc. Le peloton, mené par un Thibau Nys en état de grâce, retient son souffle. L’ère de la terreur recommence-t-elle ?

Namur, le théâtre parfait pour une reprise en maître

Sur la carte mondiale du cyclo-cross, la Citadelle de Namur est un monument de souffrance. Ses deux ascensions vertigineuses par tour et son dévers technique en font un sélecteur naturel. C’est précisément ici, sur ce circuit qui pardonne le moins, que Mathieu van der Poel a choisi de revenir. Un signal fort, presque un message d’intimidation. Là où d’autres chercheraient un retour progressif, le champion du monde mise sur la difficulté pure pour écraser tout doute – et peut-être, toute concurrence.

Un pourcent en dessous ? L’avertissement qui glace le peloton

« Je me sens bien, prêt à me battre pour la victoire immédiatement, même si je suis encore un pourcent en dessous de mon niveau de l’an dernier. » La déclaration de « MVDP », rapportée par la presse belge, a résonné comme un coup de tonnerre. Dans l’univers ultra-compétitif du cyclo-cross, où les écarts se jouent à quelques secondes, un Van der Poel à 99% reste le plus fort du monde. Ses concurrents l’ont compris.

« À partir de maintenant et jusqu’aux Mondiaux, nous courons pour la deuxième place. Je n’ai aucune illusion. » La sentence de Toon Aerts, expérimenté spécialiste belge, résume le fatalisme ambiant. Lars van der Haar renchérit : « Si vous regardez l’histoire, vous savez que les victoires s’envolent une fois que Van der Poel arrive. »

Les chiffres de la terreur : 24 victoires sur 25 courses

L’analyse objective des statistiques justifie ce pessimisme. Le Néerlandais a remporté 24 de ses 25 dernières courses de cyclo-cross. Sa dernière défaite ? Benidorm, en janvier 2024. Avant cela, il faut remonter à Zonhoven un an plus tôt. Cette régularité écrasante a bâti une aura d’invincibilité psychologique, devenue son arme la plus redoutable.

Thibau Nys, l’étoile montante face au géant

Cette saison avait pourtant trouvé un nouveau héros : Thibau Nys. Vainqueur des deux premières manches de Coupe du Monde à Tábor et Flamanville, le jeune champion de Belgique, fils de la légende Sven Nys, semblait avoir changé de dimension. Son nom est sur toutes les lèvres pour incarner la résistance. Van der Poel lui-même le désigne comme le « nouveau repère ».

Mais la hiérarchie est sans appel. « Thibau est déjà bien meilleur. Mais ne nous attendons pas encore à ce qu’il atteigne ce niveau [de Van der Poel] » tempère Toon Aerts. Le duel promet d’être fascinant, mais déséquilibré.

Le programme de la quête du record : 13 courses vers l’Histoire

Le retour à Namur n’est que l’acte I d’une saison méticuleusement calibrée. Van der Poel a dévoilé un calendrier de treize courses, le menant jusqu’au Graal : les Championnats du Monde à Hulst (Pays-Bas), le 1er février 2026.

Objectif Hulst : vers un 8e titre mondial historique

À Hulst, l’enjeu est historique. Avec sept titres mondiaux élites, Van der Poel égale déjà le record d’Eric De Vlaeminck. Un huitième couronnement le rendrait l’unique détenteur absolu du record. « C’est une conséquence directe, pas un objectif en soi » nuance-t-il, préférant mettre en avant la performance pure. Mais le poids de l’histoire est là.

Calendrier prévisionnel Mathieu van der Poel 2025-2026 :

14 déc. 2025 / Namur (BEL) Coupe du Monde UCI

20 déc. 2025 / Anvers (BEL) Coupe du Monde UCI

21 déc. 2025 / Coxyde (BEL) Coupe du Monde UCI

22 déc. 2025 / Hofstade (BEL) X2O Trofee

26 déc. 2025 / Gavere (BEL) Coupe du Monde UCI

29 déc. 2025 / Loenhout (BEL) X2O Trofee

1er janv. 2026 / Baal (BEL) X2O Trofee (GP Sven Nys)

2 janv. 2026 / Mol (BEL) Exact Cross

4 janv. 2026 / Zonhoven (BEL) Coupe du Monde UCI

18 janv. 2026 / Benidorm (ESP) (TBC) Coupe du Monde UCI

24 janv. 2026 / Maasmechelen (BEL) Coupe du Monde UCI

25 janv. 2026 / Hoogerheide (NED) Coupe du Monde UCI

1er fév. 2026 / Hulst (NED) – Mondiaux Championnats du Monde UCI

TBC : À confirmer

Van der Poel vs. Van Aert : le choc des titans est relancé

La saga hivernale ne serait pas complète sans les face-à-face légendaires avec Wout van Aert. Le Belge effectuera son retour une semaine après Namur, à Anvers, le 20 décembre. « Nous nous croiserons alors. J’espère que nous pourrons offrir un spectacle » a déclaré Van der Poel.

Leurs confrontations, bien que moins nombreuses, restent l’ultime référence. Au moins cinq duels sont attendus cette saison, dont des moments-clés à Anvers, Gavere et potentiellement aux Mondiaux. C’est la seule rivalité capable, peut-être, de troubler la marche triomphale du Néerlandais.

Le seul espoir des rivaux : des circuits « anti-Van der Poel »

Existe-t-il une faille dans l’armure ? Les spécialistes n’en identifient que deux :

Les circuits « chantiers » : Comme Termonde, où le portage du vélo est omniprésent, égalisant les différences de puissance pure.

Les parcours peu sélectifs : Où le peloton reste groupé, favorisant les attaques surprises et les erreurs tactiques.

Benidorm, théâtre de sa dernière défaite en 2024, en est le parfait archétype. Un scénario de bordure ou de sprint en petit groupe représente le principal espoir pour un Thibau Nys ou un Van Aert en grande forme.

Infos pratiques : Suivre Namur 2025

Date & Heure : Dimanche 14 décembre 2025. Départ hommes élites : 15h10.

Lieu : Citadelle de Namur, Belgique.

Circuit : L’un des plus exigeants au monde (dénivelé, dévers technique).

Où regarder : Diffusion attendue sur L’Équipe Live et Eurosport 2.

Ce dimanche à Namur, plus qu’une simple manche de Coupe du Monde se joue. C’est le retour d’une force de la nature dans son élément. Le peloton, malgré les progrès de Thibau Nys et le retour imminent de Wout van Aert, semble résigné à subir. La campagne de domination de Mathieu van der Poel est ouverte. Son objectif : écrire une page d’Histoire définitive à Hulst. Le premier acte, à Namur, s’annonce déjà implacable.